Envie de partir à la découverte des produits locaux de Bretagne ?
A la bonne heure ! 🤤
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Le cornichon, ce petit légume vert croquant et acidulé, est un incontournable de nos assiettes, surtout lorsqu’il est servi en pickles.
Bien plus qu’une simple garniture dans les sandwichs au pâté, il cache une histoire riche, un processus de culture exigeant, et de nombreux bienfaits pour la santé.
Polyvalent en cuisine, il se prête à de nombreuses recettes, bien au-delà de ce que nous imaginons.
Découvrons ensemble ce légume sous-estimé !
Le cornichon, aussi connu sous son nom scientifique Cucumis sativus, appartient à la famille des cucurbitacées, la même famille que le concombre, dont il est en réalité une version miniature.
Bien que le cornichon soit aujourd’hui un aliment courant dans de nombreux pays, ses origines remontent à plusieurs milliers d’années, et son histoire est étroitement liée à celle du concombre.
Les premières traces du cornichon remontent à environ 3 000 ans avant notre ère, dans la région de l’Inde, où il était largement cultivé.
Il a ensuite été introduit au Moyen-Orient, et en Égypte où il était très apprécié pour ses qualités rafraîchissantes.
En Europe, le cornichon est arrivé grâce aux Romains, qui l’ont découvert lors de leurs conquêtes et l’ont ramené dans leurs bagages.
Il a rapidement gagné en popularité, notamment en France où il est devenu un incontournable de la gastronomie au fil des siècles.
Si le concombre était déjà cultivé et consommé, c’est au XVIe siècle que le cornichon commence à se faire une place dans les potagers français.
Il est rapidement devenu une spécialité locale, notamment dans les régions du Val de Loire, de la Bourgogne, et de l’Aquitaine, qui bénéficient d’un climat propice à sa culture.
Au Moyen Âge, il était courant de confire les cornichons dans du vinaigre pour les conserver plus longtemps, une pratique qui s’est largement répandue à travers le pays, et qui est encore très prisée aujourd’hui.
C’est d’ailleurs sous cette forme que le cornichon est le plus consommé.


La production de cornichons a baissé en France depuis bien des années, et ceux que l’on trouve dans les supermarchés sont majoritairement importés de Chine et de l’Inde.
Quand aux cornichons bio, ils sont bien difficiles à trouver.
Alors pourquoi ne pas lui faire une petite place dans votre potager ?
Il existe plusieurs variétés de cornichons, adaptées à différents climats et usages.
Certaines variétés sont plus adaptées à la culture en pleine terre, tandis que d’autres sont idéales pour la culture en serre ou en pot.
En France, les variétés les plus courantes sont le Vert Petit de Paris et le Fin de Meaux, qui sont appréciées pour leur goût et leur croquant.
Le cornichon a besoin d’un sol bien drainé, riche en matière organique, et légèrement acide. Il lui faut également une exposition ensoleillée.
Les semis se font généralement au printemps, dès que les risques de gelées sont écartés car le cornichon est très sensible au froid.
Semez les graines de cornichon en pleine terre, dans des poquets espacés de 60 à 80 cm, en y plaçant 3 à 4 graines par poquet.
Vous pouvez également démarrer les semis en intérieur, sous abri, puis repiquer les plants en pleine terre lorsqu’ils ont 3 à 4 feuilles.
Le cornichon nécessite un arrosage régulier, surtout en période de floraison et de fructification. Attention cependant à ne pas mouiller le feuillage pour éviter les maladies fongiques comme le mildiou.
Le paillage est recommandé pour conserver l’humidité du sol et limiter la pousse des mauvaises herbes.
La récolte des cornichons commence environ 2 mois après le semis, généralement en été.
Cueillez les cornichons lorsqu’ils atteignent 5 à 10 cm, selon la variété. Plus vous les récoltez jeunes, plus ils seront croquants et tendres.
Méfiez-vous des limaces et des escargots qui peuvent ruiner vos efforts en un rien de temps !
Le cornichon est bien plus qu’un simple accompagnement.
Il regorge de nutriments essentiels et présente plusieurs avantages pour la santé, surtout s’il est consommé frais.
Le cornichon est constitué à 94% d’eau. Il est donc idéal pour rester hydraté, et est par conséquent très peu calorique. En réalité, le problème avec le cornichon c’est la charcuterie qui l’accompagne !
Le cornichon est une bonne source de fibres alimentaires, particulièrement lorsqu’il est consommé frais.
Les fibres favorisent une bonne digestion, et contribuent à la sensation de satiété, ce qui peut aider à contrôler l’appétit.
Le cornichon est riche en vitamines C et K. La vitamine C, un puissant antioxydant, aide à renforcer le système immunitaire, tandis que la vitamine K est essentielle pour la santé des os et la coagulation du sang.
Le cornichon possède des propriétés détoxifiantes grâce à sa teneur en eau et en potassium. Il aide à éliminer les toxines du corps et à réduire la rétention d’eau, ce qui est bénéfique pour les reins et le système urinaire.
Les cornichons fermentés, tels que les pickles lactofermentés, sont riches en probiotiques. Ces bonnes bactéries soutiennent la santé intestinale, améliorent la digestion, et renforcent le système immunitaire.
Le cornichon est un ingrédient polyvalent qui peut être utilisé de nombreuses façons en cuisine.
Voici cinq idées de recettes pour le mettre en valeur.
Une salade rafraîchissante qui met en avant la texture croquante du cornichon.
Le tartare de saumon est un plat délicat et savoureux, et l’ajout de cornichons frais hachés lui apporte une touche d’acidité et de croquant.
Une idée d’apéritif originale et gourmande !
Le cornichon est un véritable trésor de saveurs et de bienfaits.
Qu’il soit cultivé dans votre jardin ou acheté chez un producteur local, il mérite d’être mis à l’honneur dans vos recettes du quotidien.
Alors, quelle recette allez-vous tester ?
Ce n’est plus un secret, les produits de la ruche font des merveilles sur notre santé !
Leurs bienfaits sont incontestables.
Chez Mangeons Local, le sujet nous passionne depuis longtemps et fait l’objet de nombreux articles : miel, pollen, cire d’abeille, etc.
Dans cet article, on te parle des bienfaits de la propolis !
Ça t’intéresse d’en savoir plus ?
Propolis brune, verte, rouge ou blanche, on fait le point sur les différentes variétés et leurs vertus.
En lisant cet article, tu sauras tout sur ce petit trésor de la ruche !
La propolis brune est une résine que l’on retrouve sur certains bourgeons d’arbres comme le peuplier, le châtaignier ou encore le bouleau, le saule et les pins.
Il ne s’agit donc pas d’une substance produite par les abeilles, mais plutôt d’une sorte de mastic naturel que l’abeille récolte au printemps et à l’automne afin de protéger la ruche.
Au sein de la colonie, la propolis brune joue un rôle essentiel puisqu’elle permet à la fois d’étanchéifier les parois de la ruche, mais aussi de l’assainir et d’éloigner microbes et maladies.
Sa composition varie en fonction de l’arbre sur lequel elle est récoltée.
Cependant, on y retrouve majoritairement de la résine de bourgeons d’arbres, de la cire d’abeille à laquelle elle est mélangée ainsi que des huiles essentielles et du pollen.
Véritable antibiotique naturel, la propolis brune est réputée pour son action antibactérienne, antiseptique et purifiante.
Sa consommation permet d’améliorer les défenses de l’organisme et de soigner les maux de l’hiver (rhume, mal de gorge, nez qui coule). On la retrouve sous forme de spray, de gommes, de sirops, mais également dans la composition de certains dentifrices et bains de bouche, car elle favorise l’hygiène bucco-dentaire.

La propolis verte provient du baccharis dracunculifolia, un arbuste sauvage semblable au romarin qui pousse dans l’État de Minas Gerais au Brésil.
Tout comme la propolis brune, elle est récoltée par les abeilles sur le bourgeon du baccharis dracunculifolia, qui par sa forte concentration en chlorophylle, lui confère cette couleur verte.
Son rôle dans la ruche est semblable à celui de la propolis brune. Elle en cimente les parois dans le but de l’assainir et de la protéger des agressions extérieures.
La propolis verte contient des flavonoïdes, des huiles essentielles et un acide phénolique que l’on nomme l’Artépilline C qui s’avère très efficace pour renforcer les défenses naturelles.
Elle se distingue des autres en raison des propriétés du baccharis et de cet acide phénolique, reconnu pour ses vertus antioxydantes.
Excellent allié pour renforcer le système immunitaire, la propolis verte est aujourd’hui utilisée en complément de traitements médicamenteux lourds.
Objet de recherches scientifiques, elle semblerait jouer un rôle intéressant et efficace dans l’accompagnement de traitements comme la chimiothérapie et la radiothérapie.
Sa teneur en acide caféique et en Artépilline C aurait une action antimitotique qui permettrait de mobiliser le système immunitaire et de faciliter la destruction des cellules cancéreuses néfastes.

La propolis rouge est récupérée par les abeilles sur les palétuviers (Dalbergia Escastaphyllum) situés au nord-est du Brésil, le long des côtes et près des mangroves.
Récoltée dans des zones délaissées par les humains, la propolis rouge est certainement la plus pure de toutes.
Son rôle dans la ruche est similaire à celui de la propolis brune et verte. Les abeilles l’utilisent comme mastic, pour calfeutrer les entrées d’air, assainir la ruche et parfois même, enduire les cadavres des intrus pour bloquer leur putréfaction.
Savais-tu que les parois de la ruche sont couvertes de propolis ?
En fonction de la saison, les abeilles en augmentent ou en réduisent la quantité. Lorsque l’hiver approche, elles en ajoutent pour maintenir une température intérieure convenable.
La propolis rouge possède un pourcentage important d’isoflavones.
Phytoœstrogène, proche des hormones féminines, il permettrait de lutter contre les effets secondaires de la ménopause, tels que les bouffées de chaleur, l’ostéoporose et les sécheresses vaginales. Elle possède d’autre part des propriétés antivirales, antimicrobiennes, elle est hépatoprotectrice et stimulante immunitaire.

La propolis blanche est essentiellement issue des montagnes et des terroirs français ou européens.
Sa particularité réside dans le fait qu’elle est extraite à l’eau et ne possède donc pas d’alcool. Cela en fait un remède idéal pour les familles et les enfants.
Comme toutes les autres propolis, elle est utile en cas de rhume, toux, mal de gorge et autres maladies bactériennes.
Elle est également très efficace pour la cicatrisation. Sa composition, riche en antioxydants, flavonoïdes, oligo-éléments, vitamines et acides aminés en fait un allié pour les peaux souffrant d’acné, d’eczéma ou de psoriasis.
La propolis blanche est également efficace pour équilibrer le cuir chevelu. Sa teneur en flavonoïdes en fait un excellent régulateur de sébum. Grâce à ses vertus purifiantes et assainissantes, elle permet d’assainir et de purifier le cheveu et de le rendre plus fort.

Plus de doute possible, la propolis est un trésor de santé naturelle !
Antibactérienne, antivirale, anti-inflammatoire, antioxydante, soutien immunitaire, cicatrisante, la propolis est fascinante.
Maintenant que tu as exploré ses multiples bienfaits et son potentiel sur ta santé, tu souhaites peut-être en savoir davantage sur d’autres produits de la ruche !
Si tel est le cas, je t’invite à lire notre article sur le pollen d’abeilles dont les vertus sont également très intéressantes !
Si cet article t’a plu, n’hésite pas à le partager et nous faire part de tes commentaires et de ton expérience avec la propolis !
Pour célébrer le printemps et reprendre des forces après les longs mois d’hiver, rien de mieux qu’une cure de pollen d’abeille !
Dans cet article, on te dit tout sur ce super aliment de la ruche.
De ses bienfaits aux étapes pour bien choisir ton pollen, tu y trouveras toutes les informations essentielles pour réussir ta cure.
Tu es prêt ? Suis le guide !
Tout d’abord, on distingue deux sortes de pollen :
Le pollen d’abeille se compose des éléments suivants :
Il contient également de nombreuses vitamines, dont la A, C, D, E et majoritairement la B. Il renferme des polyphénols, qui neutralisent les radicaux libres responsables du vieillissement de nos cellules. Il concentre également une quantité de flavonoïdes et de caroténoïdes aux propriétés antioxydantes.
Les apiculteurs attendent généralement les premières miellées de mai pour récolter le pollen d’abeille. Cette période peut s’étendre de la fin du mois d’avril au mois de juin, en fonction de la région.
Pourquoi choisir cette période ?
Les abeilles hivernent !
Dès l’arrivée des beaux jours, elles sortent de la ruche et partent à la recherche de pollen pour reconstituer des réserves alimentaires.
Le pollen constitue une source puissante de nourriture qui est essentielle à la survie de l’essaim.
En effet, sa consommation stimule les glandes hypopharyngiennes de l’abeille qui lui permettent de produire la gelée royale, dont se nourrissent la reine et les larves.
En attendant le mois de mai, la colonie a ainsi le temps de reprendre des forces et surtout de se développer.
Pour récolter le pollen, les apiculteurs placent une trappe à pollen sur la ruche.
Celle-ci est composée de 3 éléments :
Le pollen est ensuite trié pour enlever les débris et les impuretés provenant de la ruche. Il peut être séché ou congelé, en fonction du mode de conservation choisi par l’apiculteur.

Il contient des substances immunostimulantes et des phytonutriments qui contribuent au renforcement des défenses immunitaires.
Grâce à ses vertus antibiotiques et antiseptiques, il est un véritable allié de l’hiver.
Les polyphénols, les flavonoïdes et les caroténoïdes contenus dans le pollen en font un puissant antioxydant.
Sa consommation régulière permet de lutter contre les radicaux libres qui abîment les cellules et qui sont responsables du vieillissement.
Grâce à la présence de ferments lactiques, le pollen contribue au maintien de la flore intestinale, il apporte de bonnes bactéries à notre microbiote.
Les lactobacilles et les bifidobactéries qu’il renferme permettent d’éliminer les agents pathogènes présents dans l’intestin.
Sa teneur en vitamines A, B, C, D, E, et en glucides aide l’organisme à garder la forme et à lutter contre la fatigue.
Il est efficace contre l’anémie, c’est par ailleurs un excellent complément alimentaire pour les personnes âgées et les végétariens.
Le pollen d’abeille est riche en protéines !
Elles constituent entre 25 % et 30 % de sa masse totale.
Si elles sont nécessaires aux abeilles pour développer leurs fonctions vitales et pour pérenniser la colonie, elles le sont également pour l’Homme.
À noter que sa teneur en protéines est variable d’un pollen à l’autre.
Le pollen est un fortifiant naturel, qui facilite le bien-être intestinal.
Il s’agit d’un complément alimentaire peu calorique. Cependant, il diminue la sensation de satiété et stimule l’appétit.
Sa consommation est souvent recommandée à la suite de maladies ou de troubles alimentaires.
La composition du pollen d’abeille dit « entomophile » est tout à fait différente du pollen volatil.
Pour faire simple, ce n’est pas parce que tu es allergique au pollen que tu dois proscrire ta consommation de pollen d’abeille.
Au contraire, son effet sur tes défenses immunitaires peut améliorer ton métabolisme et t’aider à lutter contre le rhume des foins.
Le pollen d’abeille se présente sous plusieurs formes : en pelotes, en poudre ou frais (cru).
Il existe plusieurs sortes de pollen, dont les propriétés sont différentes.
Pour profiter des bienfaits du pollen, il est recommandé de faire des cures (1 à 3 fois par an, lors des changements de saison).
Une cure de 4 à 6 semaines est idéale, par exemple avant l’arrivée de l’hiver et au début du printemps.
C’est un bon moyen de se préparer aux rudesses de l’hiver puis de faire le plein d’énergie.
Teste quelques jours pour voir comment réagit ton corps et si tout va bien, continue !
Quelques précautions sont à prendre en compte avant de démarrer une cure de pollen, car même à faibles doses, il peut causer des réactions.
Sa consommation chez les personnes ayant des allergies nécessite un avis médical. La dose journalière est généralement de 15 à 20 grammes.
Afin de t’assurer que tu n’as pas de réaction allergique, commence ta cure avec une toute petite dose de pollen et observe comment ton corps réagit.
De manière générale, tu peux te fier aux recommandations inscrites sur l’emballage.
Le pollen d’abeille frais a été congelé par l’apiculteur, immédiatement après sa récolte. Il conserve ainsi toutes ses propriétés.
Tu peux le garder au congélateur et prélever la quantité dont tu as besoin chaque jour.
Afin de bénéficier de son aspect crémeux, pense à sortir une portion avant l’heure du petit déjeuner, il sera plus moelleux !
Le pollen d’abeille sec a été chauffé après sa récolte à des températures oscillant entre 38 et 40 degrés Celsius.
Une partie de ses nutriments sont détruits.
C’est la différence majeure entre le pollen frais et le pollen sec.
Cependant, il se transporte plus facilement et peut se consommer aisément. Il se conserve très bien dans un endroit sec et à température ambiante.
Pour consommer le pollen d’abeille, rien de plus simple.
Privilégie plutôt une prise le matin, au moment du petit déjeuner.
Le pollen en poudre peut être dilué dans un peu d’eau, dans un jus, un smoothie, une infusion ou une compote.
Le pollen en grains et le pollen frais peuvent agrémenter une salade de fruits ou des céréales.
Prends juste soin de bien le mastiquer pour une meilleure absorption !

Tu es convaincu ? Tu souhaites commencer une cure de pollen avant l’arrivée du printemps ? N’hésite pas à regarder la liste des producteurs de miel, pollen et propolis présents en Bretagne !
Tu pourras ensuite nous raconter en commentaire quelle a été ton expérience.

Encore un kouign ?
Oui, et celui-ci n’est ni un kouign-amann ni la kouign bigoudène dont on t’a déjà parlé sur le blog, même s’ils partagent leur origine géographique.
Cette spécialité bretonne te donne, une fois de plus, l’occasion de te régaler… Mais attention à ne pas louper le coche, car on ne le trouve pas toute l’année !
Tu le rencontreras peut-être sous le nom de pain doux ou « bara dous » en breton, kouign de Mahalon, miche beurrée ou kouign ened (gâteau de Carême).
Ce gâteau, à mi-chemin entre le pain et la brioche, trouve son origine entre le Pays bigouden et Douarnenez.
Les boulangers le préparaient juste avant le Carême, soit 40 jours avant Pâques, une période que l’on appelle ici « Les Gras », bien connus pour le célèbre carnaval qui a lieu chaque année à Douarnenez.
Une croûte bien dorée, une mie dense et moelleuse, légèrement sucrée mais pas trop… C’est un vrai régal au petit-déjeuner, au goûter ou à l’heure du brunch.
Ne le confonds pas non plus avec le « pain doux » créole : les deux n’ont pas grand-chose en commun.
Ce gâteau est une véritable Madeleine de Proust pour les Finistériens du sud-ouest ou les « expats » qui venaient passer les vacances d’hiver chez papy-mamie, à Lesconil ou au Guilvinec.
Autrefois, les familles préparaient leur gâteau à la maison et se rendaient chez le boulanger du village pour le cuire dans son four.
On y déposait alors un objet distinctif pour que chacun retrouve son kouign !
La tradition, c’est de manger le pain doux avec du chotten, une tête de cochon grillée.
Plus facile, tu peux acheter un beau morceau de lard rôti chez ton charcutier, ou alors zapper le cochon et déguster ta miche beurrée comme une brioche : nature, tartinée de beurre ou de confiture.
La plupart des boulangeries du Finistère, au-delà du Pays bigouden, proposent du pain doux durant tout le mois de février.
Face au succès de cette petite douceur, certains en fabriquent toute l’année… Mais personnellement, je trouve qu’il perd alors de son charme.
Comme pour tous les produits de saison, le plaisir réside dans le fait de patienter et de le retrouver chaque année !
Et puis, il y a plein d’autres spécialités bretonnes avec lesquelles se régaler en attendant…
C’est un gâteau qui se conserve très bien, et qui pourrait même s’exporter. Logiquement, tu dois le laisser « rassir » pendant 3 à 4 jours pour qu’il soit encore meilleur.
Certains boulangers respectent cette tradition et te vendront un pain doux de 3 jours.
Une fois acheté, garde-le à température ambiante, dans un torchon. Au moment de le déguster, tu peux passer tes tranches quelques minutes au grille-pain pour les réchauffer.
Sauras-tu attendre si longtemps avec un kouign des Gras maison ?… À toi de voir.
Il existe autant de recettes que de boulangers, ou même de familles. Certaines n’incluent pas de lait, d’autres ne sauraient y ajouter des raisins secs, et encore moins du rhum : sacrilège ! D’autres encore le parfument à la vanille ou à la fleur d’oranger.
La recette pour 3 pains (oui, le kouign des gras se prépare en quantité) :
Prévois un très grand saladier, car la pâte va tripler de volume !
La préparation :
C’est prêt ! Tu n’as plus qu’à patienter 3 jours… ou pas !
Bon appétit !
Copyright photo entête : Luc Valigny pour Pain & Kouign
Le « chotten » ou « cost-penn » est un plat typique du sud Finistère et plus exactement du Pays bigouden.
Autant te le dire d’emblée : ce n’est pas le mets le plus sexy, car il s’agit ni plus ni moins qu’une demi-tête de cochon rôtie.
Et c’est à une période bien précise de l’année qu’on le déguste, avec une autre spécialité bretonne, dans une association de saveurs… assez surprenante.
Curieux d’en savoir plus ? Reste avec nous, on t’explique tout dans cet article :
On te le disait en intro, le chotten, ou « kost-penn » en breton, est une demi-tête de cochon saumurée, puis rôtie au four.
Et il faut remonter dans le temps pour trouver les origines de ce plat traditionnel du Pays bigouden.
Souviens-toi, dans l’article sur le porc en Bretagne, on t’expliquait que l’animal tenait autrefois une place importante dans les foyers bretons.
Et « dans le cochon, tout est bon »… même la tête !
Alors, pas question de la jeter !
Dans le Pays bigouden, lorsque la bête était abattue en fin d’année pour nourrir la famille durant tout l’hiver, on conservait celle-ci dans le saloir, jusqu’en février.
Pourquoi février ? Parce que c’est à cette époque de l’année que démarre le Carême, qui veut traditionnellement que l’on se passe de viande et d’œufs durant 40 jours avant Pâques.
La veille du mercredi des Cendres, à savoir mardi Gras, était donc un jour de fête sur les tables, qui précédait une période plus maigre.
Sortie de son saloir quelques jours avant cette date, la demi-tête de cochon de chaque maison était apportée chez le boulanger, qui mettait pour l’occasion son four à disposition.
En plus de sa tête de porc, chaque famille apportait également au boulanger son kouign des Gras, appelé aussi miche beurrée, pain doux, ou Bara Dous.
Les deux étaient cuits ensemble dans le four, et dégustés pendant les quelques jours précédant le Carême.
Et c’est cette curieuse association gustative qu’on évoquait dans l’intro de cet article.
Du cochon salé avec un pain brioché sucré… Tu crains le mélange ?
Je t’invite à passer outre et à y goûter !
On repassera pour le côté healthy, mais sous les papilles, c’est un véritable délice.

Copyright photo : Véronique Le Berre
Il devient de plus en plus difficile d’acheter du chotten au détail dans les charcuteries du sud Finistère.
Tu auras plus de chances d’en déguster dans les fêtes locales d’associations ou rassemblements familiaux du côté de Pont-l’Abbé, Penmarc’h ou encore Loctudy.
Et puis, il faut bien avouer que la vision de la demi-tête de cochon attire peu les convoitises…
Alors si tu veux te faire un vrai repas des Gras, opte pour un beau morceau de lard rôti, plus facile à trouver chez ton producteur ou commerçant de proximité.
Quant au pain doux, tu n’auras aucun mal à le dénicher chez ton boulanger préféré.
Si tu as envie de tester l’expérience chez toi, le chotten est assez facile à préparer.
Il te faudra néanmoins un peu de patience, car la cuisson requiert plusieurs heures.
La liste des ingrédients est assez réduite :
La préparation :
Pour manger le chotten selon la tradition, 3 jours avant tu auras préparé un « Bara Dous ».
Une fois la tête de cochon découpée, dépose un bon morceau sur une tranche de ton kouign des Gras.
… et bon appétit !
Lorsque l’on évoque la cuisine typique de Bretagne, une image de paysages sauvages, de traditions préservées et de saveurs authentiques se dessine invariablement.
Au cœur de cette région empreinte d’histoire se trouve une perle culinaire : le ragoût d’agneau d’Ouessant.
Un plat qui, tout en incitant à la gourmandise, raconte l’histoire singulière de l’île d’Ouessant à la pointe du Finistère.
Découvrez cette recette unique pour la concocter vous-même par la suite.
L’élevage de mouton est une tradition ouessantine très ancienne.
Le mouton d’Ouessant est une race spécifique de petite taille avec une toison imperméable. Pratique vu le climat local ! Ses cornes sont enroulées, un peu comme celles du mouflon.
Au milieu du 19e siècle, on compte environ 6000 moutons.
Chaque famille de l’île en possédait. Si de septembre à février les bêtes évoluaient en troupeaux en liberté, le reste de l’année elles étaient dans des parcelles closes afin de protéger les cultures.
C’était la principale source de viande de l’île.
Le ragoût d’agneau d’Ouessant est un plat pauvre, c’est-à-dire qu’il est confectionné avec les bas morceaux : épaule, poitrine et collier.
Ces derniers mijotent longuement avec des légumes. Cela permettait, à l’époque, aux femmes de travailler dans les champs pendant que le repas cuisait tout seul.
Mais la particularité de cette recette unique en son genre, c’est la cuisson traditionnelle dans les mottes.

Dans les mottes ? Étrange et pourtant si savoureux !
Il y a très peu d’arbres sur l’île d’Ouessant. La faute au climat.
Alors les habitants avaient pour habitude, faute de bois, d’utiliser en guise de combustible les ajoncs et les mottes extraite de la lande sur le littoral.
Alors pour le ragoût d’agneau, ils utilisaient une cocotte en fonte qu’ils enfouissaient sous un tas de mottes sèches qui se consumaient pendant environ quatre heures.
Cette technique donnait à la viande des parfums d’herbes fumées, et au plat tout entier un caractère iodé prononcé à l’instar des Ouessantins.
Par ailleurs, la viande et les légumes cuits ainsi lentement, devenaient fondants à souhait. Un vrai régal !
La cuisson sous les mottes était par ailleurs utilisée pour tout type de plat : coquillages, poisson, far, etc.
Bien sûr, pour reproduire la recette du ragoût d’agneau d’Ouessant, nous n’avons pas forcément des mottes sous la main. Et il n’est pas certain qu’un bout de pelouse donnerait les mêmes résultats !
Aussi il faut le préparer au four, et le laisser cuire lentement pour retrouver le côté fondant.
Évidemment, la recette originale sous les mottes est délicieuse mais impossible à refaire chez soi sans les mottes.
Donc si vous souhaitez vivre cette expérience culinaire unique en son genre, il vous faudra vous rendre sur l’île d’Ouessant où des restaurateurs proposent régulièrement ce plat qui fait la fierté de l’île.
Immersion culturelle et gustative garantie !
Pour un ragoût d’agneau digne de celui d’Ouessant, il faut compter au moins deux heures et demie de cuisson au four.
Mais la préparation est, quant à elle, assez simple et rapide.
Pour huit personnes, il vous faudra donc :
Pour la préparation :
Voilà la véritable recette du ragoût d’agneau d’Ouessant.
Est-ce qu’on vous en voudrait d’ajouter des navets ou bien un rutabaga ? Non, mais ne le criez pas haut et fort si vous vous trouvez à proximité d’un Ouessantin, on ne sait jamais ce qu’il pourrait se passer 😉
Le ragoût d’agneau d’Ouessant, ou ragoût dans les mottes, est une invitation à la découverte, à la convivialité et à la célébration des saveurs régionales.
Chaque bouchée raconte une histoire, celle de l’île d’Ouessant, de ses habitants et de leur amour pour la cuisine.
Alors à vos fourneaux, et bon appétit bien sûr !
Hum, une bonne frigousse un dimanche froid d’hiver, bien au chaud près de la cheminée !
Tu te demandes peut-être de quoi on parle ?… La frigousse vient compléter la liste des nombreuses spécialités bretonnes, et, comme tu peux t’en douter, c’est un plat gourmand comme on les aime ici.
Reste avec nous, on te dit tout sur son origine, ses ingrédients, et on te donne la recette en fin d’article.
La frigousse est un plat populaire datant du Moyen-Âge, originaire du Pays de Rennes.
Il s’agit d’une fricassée ou un ragoût de volaille.
D’ailleurs, son nom vient de « frigousser » qui signifie « mijoter ».
Tombée dans la désuétude, elle revient sur le devant de la scène grâce au regain d’intérêt pour les plats modestes, chaleureux et conviviaux.
C’est typiquement le genre de spécialité à base d’ingrédients simples et de saison, qu’on prépare pour un dimanche en famille, un jour de pluie ou de tempête où l’on aime passer du temps en cuisine et se réchauffer à base de repas réconfortants !
L’ingrédient phare de la frigousse est bien entendu la viande, et en particulier la volaille, même si certaines variantes de la recette peuvent inclure du bœuf.
On la choisit bien évidemment ultra locale, et dans le bassin de Rennes, ce n’est pas ce qui manque !
Poulet, pintade, coucou de Rennes, canard ou parfois perdrix… Le secret, c’est de faire revenir tous les morceaux de viande, au beurre avant de les laisser mijoter dans la frigoussière.
La deuxième star de la frigousse est le cidre qui va lentement réduire en sauce bien gourmande.
Là aussi, on privilégie les producteurs locaux en achetant son cidre près de chez soi.
Enfin, si la recette traditionnelle inclut des marrons (on n’est pas loin de Redon !) et des champignons, on y met surtout des légumes de saison comme des petits artichauts, des carottes, des pommes de terre…
Le petit plus : servir la frigousse avec des pommes que l’on aura fait préalablement caraméliser au four. On choisit une variété qui résiste bien à la cuisson comme la Reinette d’Armorique.
Et c’est du sérieux !
Comme il existe des confréries pour le kouign-amann, le kig ha farz ou encore l’oignon de Roscoff, une confrérie du Grand Ordre de la Frigousse s’est créée en 1991 à Rennes.
La mission de ces femmes et de ces hommes est de diffuser la tradition culinaire bretonne au-delà de ses frontières.
Avec leur costume noir et blanc, ils défilent sur les foires, les fêtes, les marchés gourmands pour faire connaître et déguster la frigousse, et se déplacent partout en France pour faire valoir notre patrimoine gastronomique.

Copyright « Grand ordre de la frigousse »
Les ingrédients Pour 4 personnes :
Les étapes :
Ça y est, tu en as l’eau à la bouche ? Dis-nous en commentaire si tu as déjà goûté la frigousse.
Si tu as déjà passé des vacances du côté de Pont-l’Abbé ou du Guilvinec, tu as peut-être goûté à cette spécialité ultra locale.
La kouign bigoudène, c’est une sorte de pancake brioché, traditionnellement cuit sur billig que l’on déguste au petit-déjeuner ou au goûter.
On te dit tout sur cette lichouserie bretonne, mais attention, tu risques de devenir addict !
Pour décrire la kouign bigoudène, on pourrait dire que c’est un pancake ou une petite crêpe avec une texture ultra moelleuse.
On le mange au petit-déjeuner ou au goûter, nature avec un peu de beurre, ou accompagné de caramel au beurre salé, de sucre, de confiture, de chocolat fondu…
Attention, il ne faut pas confondre la kouign bigoudène avec le kouign-amann, ce gâteau feuilleté et beurré, ou avec le kouign des gras, un pain brioché que l’on cuit traditionnellement en période de carnaval, surtout dans la région de Douarnenez.
D’ailleurs, pour cette spécialité, on dit bien « la » kouign !
Cette petite crêpe est originaire du Pays Bigouden, à l’extrême sud-ouest du Finistère.
Et si la recette s’est exportée au-delà de l’Odet, il n’y a vraiment qu’en Pays Bigouden que tu la trouveras dans les restaurants et paillotes de plage, comme chez Marie-Cath à Penmarc’h ou au Rayon Vert à la Torche.
On ne sait pas exactement où et quand elle a été créée la première fois, mais son ancêtre serait probablement la kouign plaked, une spécialité de Kerity (Penmarc’h) qui a quasiment disparu aujourd’hui.
Tout est dans le choix de la levure : elle doit être fraîche exclusivement.
Pour cela, adresse-toi à ton boulanger préféré qui sera ravi de t’en vendre un cube.
Deuxième secret : la levée de la pâte, qui doit avoir lieu dans un endroit chaud.
Autrefois, on déposait son plat sous l’édredon, dès le saut du lit, pour bénéficier de la chaleur résiduelle de la nuit. Tu peux lui réserver une place près de la cheminée ou du radiateur, ou alors derrière une fenêtre exposée au soleil.
Mais surtout, n’oublie pas d’installer un plateau sous ton plat, car la pâte a tendance à déborder !
Ce que j’aime avec la kouign, c’est sa rapidité de préparation (10 minutes top chrono), et de cuisson.
Quand tu n’as désespérément pas acquis le tour de main pour tourner les crêpes sur la billig, avec la kouign, c’est bien plus facile !
Les ingrédients (tu peux tout trouver en ultra local grâce aux producteurs près de chez toi) :
La recette :
As-tu eu l’occasion de goûter à cette spécialité bigoudène ? Ou peut-être en as-tu déjà cuisiné ?
Viens nous le dire en commentaire !
Les galettes de Pont-Aven, ce n’est pas qu’un film de Joël Séria, même si l’œuvre a largement contribué au succès du délicieux biscuit breton.
Car c’est bien de lui qu’on va te parler dans cet article.
À 130 ans, la galette de Pont-Aven n’a pas pris une ride, et on l’aime toujours autant !
On te raconte tout de l’épopée de la star des goûters et des p’tits creux.
Logique !
Si la galette de Pont-Aven était déjà fabriquée depuis le XVIIe siècle, c’est Isidore Penven, tout juste héritier de la boulangerie familiale, qui en écrit officiellement la recette en 1890.
Ronde, aux bords dentelés, elle mesure 6 centimètres de diamètre, pèse 8 grammes, et elle est estampillée du tampon de son fabricant.
L’histoire familiale fait que l’entreprise se scinde en deux, et en 1920 la biscuiterie « Traou Mad » (« les bonnes choses » en breton) voit le jour.
Aujourd’hui, les deux marques se partagent la recette originale et produisent, chacune, plusieurs milliers de galettes par jour.
D’ailleurs, la galette de Pont-Aven a valu à la petite cité du Finistère la distinction de « Site remarquable du goût ».
Pas du tout !
Le palet breton, également fabriqué à Pont-Aven, est plus épais, plus friable et plus riche en beurre, là où la galette en contient moins de 30 %.

Pas du tout (bis) !
Il y a la « galette de Pont-Aven » qui est le fameux biscuit dont on parle dans cet article, et il y a la « galette » qui est une crêpe salée, du moins en Haute-Bretagne.
Et tu l’auras compris, ça n’a également rien à voir avec la galette des rois !
Devenue emblème de la petite ville du sud Finistère, la galette de Pont-Aven plaît aux petits comme aux grands, quelle que soit l’heure de la journée.
Trempée dans le café, dans le sac à dos pour la rando, au goûter avec une glace ou une salade de fruits, ou encore festive avec une coupe de Champagne (ou une bolée de cidre)… Il n’y a pas d’heure pour l’apprécier !
Facilement transportable, elle se conserve bien, et cela contribue à son succès partout dans le monde : de Tokyo à New York, aujourd’hui elle s’exporte dans plus de 50 pays !
Et puis, que serait la galette de Pont-Aven sans sa célèbre boîte en métal ?
Décorée d’œuvres de Paul Gauguin ou de portraits de femmes en coiffe bretonne, elle devient boîte à sucre, à biscuits, à couture ou à bric-à-brac… et fait incontestablement partie du charme !

Malheureusement pour nous, la recette originale est tenue secrète.
Et ce n’est pas en visitant les ateliers à Pont-Aven que tu perceras le mystère.
En revanche, c’est une chouette occasion de découvrir les coulisses de sa fabrication.
Ce que l’on sait, c’est que le délicieux biscuit ne contient que des ingrédients bruts : de la farine de froment, du beurre, du sucre, des œufs, le tout local (excepté le sucre) et sélectionné avec soin.
Aucun additif ni conservateur n’est ajouté à la préparation.
Tu peux toujours t’entraîner dans ta cuisine pour essayer de trouver LA recette par toi-même !
La galette de Pont-Aven se décline aujourd’hui en de nombreuses variétés : au caramel, aux pépites de chocolat ou à la farine de blé noir…
Mais c’est encore nature qu’on la préfère, et toi ?

Un paquet de galettes ouvert dans ton placard ?
« Gast, on ne va quand même pas gâcher ! »
Quelques idées pour les utiliser :
As-tu déjà essayé de reproduire la recette de la galette de Pont-Aven ?
Et pour les lichous et lichouses (Gourmands et gourmandes en Breton) qui ont encore faim, on te parle dans un autre article des spécialités bretonnes.
Attention, il risque de te mettre l’eau à la bouche !
Tu en as certainement entendu parler, autour d’un barbecue ou chez un ami fin gourmet ?!
Cette épice bretonne à la provenance mystérieuse vient sublimer les crustacés et autres produits de la mer.
D’accord, ce n’est pas si simple que ça.
Tentons d’y voir plus clair et laissez-vous bercer par les nombreuses légendes autour du Kari Gosse…
Pour certains, l’origine de cette épice remonte au XVIIe.
Un homme de la compagnie des Indes, tombé d’un bateau, aurait été sauvé de la noyade par un certain Mr Gosse. En guise de remerciement, le rescapé lui aurait révélé la recette de ce mystérieux mélange aux saveurs venues de loin.
En 2008, un diplomate indien, passionné de gastronomie, a formellement identifié cette odeur.
Pour lui, ce Kari proviendrait d’une caste de pêcheurs du sud-est de l’Inde et rapporté en France depuis Pondichéry.
Un écrivain groisillon quant à lui avançait en 2016 une autre théorie.
Selon lui, l’histoire se situe au XIXe. Un pharmacien de Lorient, Mr Gosse, aurait mis au point ce mélange au parfum d’outre-mer et déposé le brevet.
Un peu moins romanesque, mais bon, pourquoi pas ?
Quelles qu’en soient les croyances locales, on peut difficilement nier l’origine « exotique » du nom Kari Gosse !
Kari vient de la langue tamoule et désigne un mélange d’épices. Le mot curry est un anglicisme venant de la colonie anglaise de l’Inde.
Ce mélange rougeâtre d’épices est composé de : gingembre, curcuma, girofle, piment rouge, cannelle, poivre, coriandre, cumin, cardamome et fenugrec.
Légèrement pimenté, il se marie très bien avec les crustacés pour le plus grand plaisir des amoureux de la table.
La famille Pouëzat, unique fabricant de ce trésor, en conserve secrètement le dosage.
Kari Gosse est une marque aujourd’hui protégée par l’institut National de la Propriété Industrielle.
Ce curry breton, conditionné dans un flacon d’apothicaire, est toujours fabriqué de façon artisanale et commercialisé à petite échelle.
Quelques pharmacies et magasins possèdent le droit à la vente dans le Morbihan et dans le Finistère.
En cherchant bien, tu le trouveras dans des épiceries fines, magasins bio ou sur quelques rares sites en ligne sensibles au savoir-faire breton.
Les chefs des plus grandes tables se l’arrachent et l’offre ne permet pas toujours de faire face à une demande croissante.
Le Kari Gosse ça se mérite !
Attention aux produits dérivés « à base de » et autres faux currys bretons.
Je te propose de commencer par une « Sauce au Kari Gosse », tout simplement !
Tu auras besoin seulement de :
Voici la recette :
Il ne reste qu’à copieusement napper la viande ou le poisson que tu auras choisis.

©Sean Mitchum
Et pour les grands jours, laisse toi tenter par Le Homard à la morbihannaise
Tu auras besoin des ingrédients suivants :
La recette :
Le dîner est servi !
La liqueur de fraise de Plougastel est une véritable pépite du terroir breton.
Issue de l’emblématique fruit rouge de la pointe bretonne, réputé pour sa saveur sucrée et son parfum envoûtant, cet élixir à la fabrication artisanale ravit les papilles des amateurs de spiritueux.
Découvrez les secrets de cette boisson d’exception !
La liqueur de fruits est un breuvage aussi gourmand qu’ancien.
Il s’agit d’une boisson alcoolisée préparée sans fermentation à partir d’alcool, de fruit, d’eau et de sucre.
C’est l’un des spiritueux les plus vieux que l’on connaisse avec une histoire qui remonte à au moins 1000 ans.
C’était autrefois une boisson préparée essentiellement par les moines qui en gardaient jalousement le secret de fabrication.
Les liqueurs alors fabriquées étaient utilisée comme remèdes par les membres de la famille royales et les nobles.
Il faut attendre le XVIe siècle pour que les liqueurs de fruits ne soient plus uniquement considérées comme des remèdes. Elles commencent, à cette époque, à être consommées pures ou mélangées pour le plaisir.
Elles restent tout de même le privilège des plus riches.
Pour fabriquer de la liqueur de fruits, il faut suivre plusieurs étapes :
Tous les goûts sont dans la nature, et la famille des liqueurs le prouve à merveille !
Vous trouverez ainsi des liqueurs de fruits, des liqueurs de fleurs, des liqueurs de plantes (à la menthe par exemple), ou encore des crèmes de fruits.
Une crème de fruit est bien une liqueur, mais elle est souvent plus légère en alcool et surtout, elle est plus sucrée. En effet, une liqueur titre entre 15 et 55° et une crème doit titrer au moins 15°.
Quant au sucre, une liqueur en contient 100 grammes par litre, contre 250 grammes pour la crème.
Les liqueurs et les crèmes sont de plus en plus appréciées et reconnues. La crème de Cassis de Dijon, par exemple, bénéficie d’une Indication Géographique depuis 2013.

La liqueur de fruits est souvent consommée en fin de repas comme digestif.
Elle peut être dans ce cas consommées pure, ou avec un peu d’eau. Certains aiment aussi y ajouter deux glaçons pour qu’elle soit bien fraiche.
Mais elle a également toute sa place à l’apéro notamment dans le Kir. Avec un peu de vin blanc ou de crémant, c’est délicieux.
La Bretagne a d’ailleurs créé sa propre recette de kir : une dose de crème de cassis dans du cidre.
C’est délicieux !
Et ça se décline avec la liqueur de fraise de Plougastel.
La liqueur de fruits entre aussi dans la composition de plusieurs cocktails pour des apéritifs festifs.
Chaque région a sa liqueur comme le Cassis de Dijon, la Bénédictine en Normandie ou bien la liqueur de Génépi à base de plantes aromatiques provenant des Alpes.
Il n’en fallait pas moins pour que les Bretons créent la leur !
Et par chance, un délicieux fruit rouge fait la renommée de la pointe du Finistère : la fraise de Plougastel.
Originaire du Chili, ce fruit a été importé en France au XVIIIe siècle par Amédée-François Frézier, officier du roi.
Les plants ramenés ne donnent que très peu de fruits. Il faut attendre que l’officier soit affecté à Brest même pour que la culture de la fraise se développe. En effet, le climat à Plougastel y est très favorable.
C’est ainsi que la fraise de Plougastel est devenue un produit local connu et reconnu au-delà des frontières bretonnes.
Fiers de cette petite pépite, les Bretons ont décidé d’en faire une liqueur qui sait mettre en valeur le goût de la fraise de Plougastel.
Cette liqueur est d’ailleurs l’une des plus savoureuses.
Envie de vous laisser tenter par une délicieuse liqueur de fraise bien de chez nous ?
La liqueur de fraise de Plougastel de Landevenneg est faite pour vous !
Élaborée par la Maison Fisselier, artisan liquoriste établi dans le village de Landévennec, cette liqueur bénéficie d’une double macération des fruits.
Ces derniers restent entiers dans l’alcool pendant plusieurs semaines. L’infusion obtenue est ensuite pressée à la main avec une presse à l’ancienne, ce qui lui donne ce goût fruité si prononcé.
C’est l’un des produits phare de la Maison Fisselier. Alors laissez-vous tenter !
La liqueur de fraise de Plougastel incarne à merveille la richesse du patrimoine culinaire breton.
Sa fabrication artisanale libère ses arômes puissants qui en font un véritable délice à savourer.
Symbole de l’authenticité et du savoir-faire local, la liqueur de fraise de Plougastel tient toutes ses promesses pour un moment des plus savoureux !


Quand on pense aux whiskies, on pense à l’Écosse et ses lacs, ses châteaux en ruines et ses magnifiques paysages.
Pourtant une autre région commence à se faire une belle place dans le monde privilégié du whisky.
Et cette région, c’est la Bretagne !
Depuis quelques décennies, des distilleries voient le jour et ont même réussi l’exploit de classer quelques-uns de leurs whiskies parmi les meilleurs au monde.
Mais quelles sont les spécificités d’un whisky breton ? Qu’est-ce qui fait son caractère ?
On vous dit tout sur ce récent produit made in Breizh !
Par Toutatis, les Dieux nous seraient-ils tombés sur la tête ?
La Bretagne, terre Celte, est traditionnellement connue pour son chouchen, son cidre et son lambig. On lui connait aussi depuis plusieurs années de très bonnes bières.
Mais du whisky ?
Oui, vous avez bien lu.
Le whisky a fait ses débuts en Bretagne à la fin des années 80.
C’est donc une histoire très récente qui, malgré un démarrage modeste, n’en est pas moins une réussite.
C’est à cette époque que Gilles et Yves Leizour, qui ont repris la distillerie Warenghem à Lannion, décident de diversifier l’activité de l’entreprise en se lançant dans l’élaboration de spiritueux.
Il faut attendre 1983 pour voir les débuts de la création du premier whisky breton (et français !).
Ce n’est qu’après plusieurs essais que la distillerie Warenghem arrive à une commercialisation, en 1987, du whisky WB qui est une belle réussite.
La distillerie continue sur sa lancée en construisant en 1993 la première distillerie de France entièrement dédiée au whisky.
Son savoir-faire commence à être reconnu, et petit à petit, elle se fait une place dans la cour des grands.
C’est ainsi qu’en 2013, son whisky Armorik Double Maturation reçoit le prix du meilleur whisky européen aux World Whiskies Awards.
Il obtient l’année suivante une double médaille d’or au San Francisco World Spirits Competition.
D’autres distilleries se lancent dans l’aventure, comme la distillerie des Menhirs située dans le Finistère.
Elle est connue pour avoir été la première au monde, rien que ça, à utiliser du blé noir pour fabriquer son whisky. Et c’est peu de dire que ce fut une réussite !

Le whisky breton est unique.
En effet, pour protéger ce produit local, l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité) a créé en 2015 une Indication Géographique Protégée (IGP).
Cela permet de garantir que toutes les étapes de l’élaboration du whisky ont été réalisées en Bretagne.
Pour bénéficier de l’IGP, un whisky breton doit être brassé, fermenté, distillé et vieilli en Bretagne pendant au minimum trois ans en fûts de chêne. Il doit également titrer à au moins 40%.
C’est aussi une manière de protéger le savoir-faire et les méthodes de fabrication traditionnelles des distilleries installées en Bretagne.
De façon générale, un whisky breton offre des notes douces, fruitées et équilibrées.
Cependant, chaque distillerie va apporter sa petite touche distinctive.
Il existe plusieurs distilleries bretonnes qui fabriquent du whisky :
Si tout a commencé dans les Cotes-d’Armor, on remarque que chaque département breton a désormais une ou plusieurs distilleries, preuve d’un succès populaire certain.
Toutes ont à cœur de proposer des produits de qualité qui sauront se distinguer sur la scène française et internationale.
Les différentes distilleries bretonnes sont fières de leur savoir-faire, et participent même à des concours internationaux pour mettre en avant leurs whiskies dont certains se classent très bien.
Mais quels sont les meilleurs whiskies bretons ?
On retrouve en tête de liste le single malt tourbé Yeun Elez Jobic et l’Armorik Classic, tous deux produits par la distillerie Warenghem.
Ils ont remporté chacun des prix et médailles lors de divers concours à travers le monde. L’Armorik Sherry Cask, vieilli en fûts de sherry saura également ravir les amateurs de whisky avec ses saveurs de fruits secs et de noix.

L’Eddu Silver, whisky au blé noir élaboré par la distillerie des Menhirs, fait aussi partie des meilleurs whiskies bretons.
Sa saveur atypique est aussi gourmande que chaleureuse avec des notes de céréales, de miel et d’épices. C’est indiscutablement l’un des produits bretons à goûter absolument !
L’Ed Gwenn, élaboré à partir d’orge, est l’opposé de l’Eddu. Ses saveurs douces et exotiques ont réussi à séduire les amateurs comme les néophytes.

Vous êtes plutôt whisky tourbé avec des saveurs bien prononcées ? Le Kornog, de la Celtic Whisky Distillerie est pour vous !
Vous pouvez aussi vous tourner vers la distillerie Glann Ar Mor qui propose des gammes de whiskies plus tourbées.
L’appréciation d’un whisky dépend des goûts de chacun en matière de profils gustatifs.
Entre saveurs fruitées et notes épicées, les whiskies bretons offrent un large panel de saveurs, ce qui permet à chacun de trouver le whisky qui lui correspond.
La production de whisky en Bretagne a connu une évolution remarquable, et les whiskies bretons ont su conquérir le cœur des amateurs de ce spiritueux dans le monde entier.
Les petites distilleries d’hier sont aujourd’hui des maisons bien établies qui témoignent de la qualité grandissante des whiskies bretons fabriqués de façon artisanale avec des produits locaux.
Si vous cherchez une boisson originale qui soit une bonne alternative au thé et au café, pourquoi ne pas vous tourner vers le sobacha ?
Originaire du Japon, cette infusion de sarrasin torréfié commence à se faire une place en Bretagne car elle peut être produite localement, et elle apporte beaucoup pour la santé.
Voici ce que vous devez savoir sur cette boisson d’ici et d’ailleurs.
C’est la petite nouveauté qui commence à séduire de plus en plus de personnes en quête de goûts nouveaux.
Mais qu’est-ce que le sobacha exactement ?
Le sobacha est une infusion de graines de sarrasin torréfiées, consommée depuis plusieurs siècles en Asie, et plus particulièrement au Japon.
En japonais, « soba » signifie sarrasin, et « cha » signifie thé.
Cette infusion ne sera introduite en Europe que bien après, c’est-à-dire à partir du XIVe siècle, tout simplement parce que le sarrasin est une plante asiatique qui n’apparait chez nous qu’au Moyen-Âge.
Si le sarrasin a été peu à peu remplacé en agriculture par l’orge et le blé, bien plus rentables, il connait un regain d’intérêt depuis quelques années, notamment pour son petit goût de noisette bien particulier.
Et c’est ainsi que le sobacha commence à s’imposer, en particulier en Bretagne, région française qui a adopté le sarrasin depuis fort longtemps.
On entend souvent parler de blé noir et de sarrasin, sans que l’on connaisse réellement la différence entre les deux.
On parle de blé noir pour qualifier la farine, qui est de couleur grise, obtenue par le broyage du sarrasin.
Les deux termes sont donc synonymes.
Mais parler de blé noir nous induit en erreur puisque le sarrasin n’est pas une céréale. En effet, il s’agit d’une plante à graines appartenant à la famille des polygonacées.
La farine de blé blanche est, quant à elle, une farine de blé froment. Ce dernier est bien une céréale.
Les graines de sarrasin sont versées dans une poêle préchauffée à feu doux.
Elles sont ensuite remuées régulièrement pour permettre une torréfaction uniforme. Cela évite également que les grains ne brûlent au fond de la poêle.
Le temps de torréfaction dépend bien évidemment de la quantité de sarrasin, mais les graines doivent dégager un délicieux arôme de noisette, et prendre une belle couleur dorée.
Il faut ensuite les retirer du feu et les verser dans un récipient afin qu’elles puissent refroidir.
Vous pourrez alors utiliser le sarrasin torréfié dans un sobacha, ou bien l’intégrer dans vos recettes de cuisine.
Avec le sobacha, vous profiterez de tous les bienfaits du blé noir. En effet, il est :
Le sobacha, le café et le thé sont trois boissons différentes en termes de goût, d’origine et d’effet sur l’organisme.
Le thé et le sobacha sont des boissons élaborées à partir de plantes originaires d’Asie, et le café est préparé à partir des graines du caféier que l’on trouve dans les régions tropicales.
Le sarrasin ne contient pas de caféine, ce qui fait du sobacha une boisson idéale à toute heure de la journée.
Le café contient bien évidemment une quantité significative de caféine, et le thé contient à la fois de la caféine et de la théine qui ont tous les deux des effets sur l’organisme.
En effet, consommés avec excès, ils peuvent provoquer une augmentation du rythme cardiaque, augmenter l’anxiété et perturber le sommeil. À éviter juste avant d’aller se coucher.
Le goût du sobacha est riche, chaleureux et avec un petit côté réconfortant.
Il dégage des arômes de noisette grillée, dont l’intensité est plus ou moins prononcée en fonction du degré de torréfaction du sarrasin.
Au nez, on a le plaisir de retrouver notre crêpe bretonne… miam !
Comme le sobacha ne contient pas de caféine, il peut être consommé à tout moment de la journée.
De la même manière que l’orgé (dit « café d’orge »), qui est également une boisson 100% locale.
Il est apprécié le matin pour son côté énergétique, ou après les repas comme boisson digestive.
Pour préparer votre sobacha, laissez infuser environ une cuillère à soupe de graines torréfiées par tasse dans de l’eau chaude pendant 5 à 10 minutes.
Plus vous laisserez infuser les graines, plus le goût du sobacha sera intense.
Les graines resteront dans le fond de votre mug.
Comme elles sont comestibles, vous pouvez les consommer lorsque vous buvez votre infusion, mais vous pouvez aussi filtrer votre boisson pour que ce soit plus agréable à boire.
Vous pouvez ensuite boire le sobacha chaud ou froid, selon vos goûts et vos envies.
Les plus gourmands pourront tout à fait ajouter un peu de sucre ou de miel.
Le lait végétal ainsi que des épices telles que la cannelle se marient également très bien avec le sobacha.
Accompagnez le tout de biscuits et sablés bretons, et vous aurez un délicieux goûter prêt en quelques minutes !
Nous n’avons pas tous des graines de sarrasin sous la main, ni le temps ou l’envie de les passer à la poêle pour les griller amoureusement, avant de les faire infuser et pouvoir passer à la dégustation.
Heureusement, pour notre plus grand bonheur, il est possible d’acheter en ligne des sachets d’infusion sobacha (au sarrasin bio) et entièrement torréfiée en Bretagne.
Bio et local : what else ?
Le sobacha est une boisson savoureuse qui est une alternative originale au café et au thé.
Il s’accorde très bien avec des épices, du miel et accompagne parfaitement petits gâteaux et autres lichouseries.
Produit localement en agriculture biologique, nul doute qu’il séduira les amateurs de découvertes culinaires.

Et vous, allez-vous vous laisser tenter par une infusion au sarrasin ?
Dites-nous en commentaire ce que vous en avez pensé !
Parmi les nombreuses spécialités bretonnes sucrées, tu connais certainement les crêpes, le palet breton ou encore le far aux pruneaux.
Mais as-tu déjà entendu parler du parlementin ?
Si tu habites Rennes ou si tu y as séjourné, tu as dû croiser cette pâtisserie dans certaines boutiques.
Si ce n’est pas le cas, on t’explique tout !
Le parlementin (on te raconte l’origine de son nom un peu plus bas) est une pâtisserie à base de poudre d’amandes, dont la texture ressemble à celle du financier bien connu.
La différence est que cette spécialité rennaise est fourrée d’une compotée de pommes au cidre, et surmontée d’une tuile de nougatine.
Son poids : 70 grammes précisément.
Du moelleux, du fondant et du croquant : parfait pour les lichous et les lichouses !
La seule pomme utilisée dans la réalisation du parlementin est la reinette d’Armorique.
C’est une variété ultra locale, bien parfumée, idéale pour la cuisson.
Le cidre, quant à lui, est longuement chauffé et réduit pour exhaler tous ses arômes.
Les deux ensemble donnent une compotée à la consistance parfaite, fondante, mais pas trop liquide, qui arrive comme une surprise quand on croque pour la première fois dans le gâteau.
Bordeaux avait son cannelé, Nantes, son petit beurre, Montélimar son nougat… Mais Rennes n’avait pas de spécialité !
En 1999, la Chambre économique de Rennes a demandé à la Fédération des pâtissiers d’Ille-et-Vilaine de concevoir un gâteau qui pourrait devenir LA spécialité de la ville.
Elle devait être exportable et transportable facilement, et contenir du cidre.
C’est la recette du Rennais Laurent Le Daniel, Meilleur Ouvrier de France, qui a été retenue. Son gâteau, il l’a créé avec deux autres pâtissiers : Bouvier et Chauou.
Il a failli s’appeler Pomandine ou Pomandin.
Mais c’est le nom de parlementin qui a été retenu, en référence à sa forme parallélépipédique, qui rappelle le bâtiment du centre-ville de Rennes.
En 1999, s’achèvent au Parlement de Bretagne les cinq années de travaux qui ont suivi son incendie en 1994. Il s’agissait donc d’un bel hommage, et d’un clin d’œil à son historique : sa construction, au XVIIe siècle, avait été rendue possible grâce à un l’impôt prélevé sur les « pots de cidre ».
Tu sais maintenant tout sur le parlementin de Rennes..
Tu espérais une recette ? Navrée de te décevoir : celle-ci est tenue bien secrète par ses créateurs.
On connaît juste les ingrédients : beurre, œuf, sucre, pomme, amandes, poudre d’amande, cidre, farine de blé, glucose, poudre à lever, pectine et sel.
Mais si tu veux goûter au parlementin, tu peux commander celui-ci directement auprès de la pâtisserie Daniel (crédit photo de l’image à la une de cet article), ou mieux, te programmer un petit week-end à Rennes.
Ce sera une belle occasion d’aller flâner au Marché des Lices, ou de déguster une bonne galette saucisse autour du stade rennais.
Et si tu as tenté de reproduire toi-même la recette du parlementin, on est curieux de connaître le résultat : viens nous raconter en commentaire !
As-tu déjà entendu parler du marron de Redon ?
Cette petite ville du sud Bretagne possède un terroir propice à la culture de la châtaigne, et sa renommée s’étend d’ailleurs bien au-delà de son territoire.
Un Comité et une Confrérie du Marron de Redon ont même été créés !
Envie de tout savoir sur ce délicieux fruit d’automne ? On te dit tout dans cet article.
Le marron de Redon est en réalité… une châtaigne !
Dans notre article dédié sur le blog, on t’explique la différence entre châtaigne et marron. À ne pas confondre avec le fruit du marronnier d’Inde, qui, lui, n’est pas du tout comestible !
Le marron de Redon est un fruit issu d’un châtaignier greffé pour créer une variété particulièrement adaptée au terroir breton, à son sol et à son climat.
Le nom de « marron de Redon » englobe en réalité plusieurs espèces, plus ou moins précoces ou tardives, donnant des fruits plus ou moins gros. En voici quelques-unes : la Saint-Jean, la précoce de Maure, ou encore le gros poil.
Sa zone de production s’étend sur 30 kilomètres environ autour de Redon.
Le châtaignier, appelé aussi « arbre à pain », aurait été introduit par les Romains dans le pays de Redon.
Pendant longtemps, la châtaigne a constitué l’alimentation de base pour les paysans de cette région.
Puis, la généralisation de la pomme de terre ainsi qu’une maladie qui a décimé des châtaigneraies entières ont fait chuter la production, la divisant par dix en à peine 50 ans !
Un regain d’intérêt pour ce fruit délicieux et nutritif dans les années 70 a permis à une poignée de producteurs de créer une nouvelle variété : le marron de Redon était né.
Il faut dire que le sol et le climat du sud Bretagne s’y prêtent particulièrement : une terre non calcaire, profonde et friable, des températures douces. Bref, les conditions idéales !
Pour le savoir, tu peux aller faire un tour sur la Foire Teillouse, qui a lieu fin octobre. Chaque année, deux tonnes de châtaignes y sont grillées.
Le marron de Redon présente quelques atouts supplémentaires par rapport à la châtaigne classique :
D’ailleurs, cette petite peau que tu trouves à l’intérieur d’une châtaigne s’appelle le tan. Le marron, pour se nommer ainsi, doit comprendre moins de 10 % de tan.
Ce goût particulièrement doux et cette chair généreuse ont servi la réputation de Redon bien au-delà des frontières bretonnes.
Les Anglais en sont spécialement amateurs !
À Redon, on ne rigole pas avec le marron.
Un comité de producteurs défend et en fait sa promotion sur divers événements.
Il existe aussi une Confrérie du Marron de Redon, créée en 1983 par 3 amis.
Chaque année, pour l’anniversaire de la Confrérie, début octobre, ses membres défilent solennellement dans les rues de Redon, dans leurs tenues portant des couleurs symboliques : le vert comme la bogue, l’ocre comme le fruit, le doré comme la feuille de châtaignier qui jaunit en automne.

Un chapitre qui va plaire aux gourmands !
Les puristes te diront que le marron de Redon ne sera jamais meilleur que grillé uniformément et dégusté tel quel avec une bolée de cidre.
On te donne quand même deux recettes délicieuses réconfortantes pour l’automne :
Ingrédients :
Recette :
Ingrédients :
Recette :
Bon appétit !…
Attention, on aborde un sujet sensible aujourd’hui.
Que tu vives ou non en Bretagne, tu t’es déjà certainement demandé quelle est la différence entre une crêpe et une galette ?
Une fois n’est pas coutume, on va te donner une réponse de Normand : ça dépend !
Un peu comme le débat « pain au chocolat » vs « chocolatine », c’est surtout une histoire de territoire… mais pas seulement !
Commençons par le plus facile.
Dans les crêpes et les galettes, on peut distinguer la crêpe sucrée, fabriquée à partir de farine de froment, de lait, de beurre, d’œufs… de la crêpe (ou galette) dite « salée » à base de farine de sarrasin, aussi appelé blé noir.
Sur ce point, tous les territoires bretons sont d’accord : la crêpe sucrée se nomme « crêpe », et pas autrement.
Il n’y a pas de recette universelle : on affirme ici qu’il en existe une par clocher ! Certains ajoutent de la vanille à leur pâte à crêpes, du miel, ou encore du lait Ribot.
L’épaisseur dépend des habitudes de chacun, du coup de poignet lors du tournage sur la billig (la crêpière traditionnelle en fonte), ou simplement des préférences.

À l’est d’une ligne Vannes–Saint-Brieuc, région communément appelée « Haute Bretagne », il existe non pas deux, mais trois types de crêpes :
Les trois ont une épaisseur assez similaire.
À l’ouest de cette même ligne, soit en Finistère, Morbihan et dans une partie des Côtes-d’Armor, si tu te rends dans une crêperie, on te proposera :
Et c’est tout.
Si la première se déguste traditionnellement salée et la seconde sucrée, il est souvent possible de commander, par exemple, une « complète sur froment » ou une crêpe 100 % sarrasin (ou blé noir) pour le dessert : une option appréciée par les personnes intolérantes au gluten.
Je te conseille d’ailleurs la crêpe blé noir + chocolat ou blé noir + caramel au beurre salé : un délice !
En Basse-Bretagne, la crêpe de sarrasin est plus fine que la crêpe de froment.
Si tu demandes ta crêpe « kraz », on te la servira bien cuite, croustillante, et luisante de beurre : c’est comme cela qu’elle est la meilleure !
Enfin, si tu commandes une crêpe blé noir « en galette », en basse Bretagne, il s’agit de deux crêpes l’une sur l’autre. Donc plus épaisse.
Pour autant, le terme « galette » n’est pas inexistant en Basse-Bretagne.
À Pont-Aven, par exemple, ces fameuses galettes que tu trouves dans de jolies boîtes en métal décorées n’ont pas grand-chose à voir avec les crêpes servies au restaurant.
Il s’agit de petits biscuits à croquer, bien beurrés.
Non loin de là, à Quimper, une erreur de cuisson a donné naissance à la crêpe dentelle.
C’est Marie-Catherine Cornic, qui, en 1857, ayant laissé une crêpe de froment trop longtemps sur sa bilig, a eu l’idée de la rouler sur elle-même, donnant ainsi naissance à cette petite douceur qu’on adore déguster à l’heure du café.
Si tu as eu l’occasion d’aller voir un match au Stade Rennais ou de te rendre sur un festival de musique en Bretagne, tu as sans doute goûté à ce plat extraordinairement simple, mais bon, qui te rassasie en moins de deux : la galette saucisse.
Entre le sandwich et le rouleau de printemps, il s’agit d’une saucisse de porc grillée, parfois accompagnée d’oignons cuits au beurre, et enroulée d’une… galette de blé noir.
Eh oui, ce mets, avant-gardiste de la street-food, trouvant son origine en Ille-et-Vilaine, on parle ici de galette, bien épaisse pour entourer correctement la viande et te remplir l’estomac pour la longue soirée de fête qui t’attend.

Dans une petite partie au sud-ouest du Finistère, appelée Pays Bigouden, du côté de Penmarc’h et de la Pointe de la Torche, il existe une autre spécialité : la kouign bigoudène.
À ne pas confondre avec le kouign-amann, ce gâteau feuilleté au beurre et… au beurre, qui se déguste tiédi au four !
La kouign est une sorte de pancake épais, cuit sur billig.
Sa particularité : on ajoute de la levure de boulanger fraîche dans la préparation et on laisse pousser la pâte pendant plusieurs heures. Ce procédé donne à la kouign un côté brioché absolument délicieux.
J’espère ne pas t’avoir embrouillé le cerveau avec ces histoires de crêpes et de galettes !
As-tu remarqué que dans le monde, chaque pays a sa galette ? Tortilla au Mexique, chapati en Inde, pita au Liban, blini en Russie ou baghrir au Maroc…
Partout, il existe une recette à base de farine et de liquide que l’on cuit sur une plaque.
Si l’on aime dire que les Bretons ont inventé la crêpe, ce n’est pas tout à fait vrai. Mais il n’y a qu’ici que tu trouveras les meilleures crêpes de sarrasin… ou galettes !
C’est un peu la star des produits bretons, celui qui ferait presque de l’ombre à nos emblématiques crêpes…
Le pâté Hénaff, c’était la petite boite bleue que nos grands-parents nous dénichaient du fond des placards.
C’est un peu notre madeleine de Proust à tous.
Mais savez-vous d’où vient exactement son succès ? Connaissez-vous les secrets de fabrication de ce délicieux produit ?
Vous avez de la chance : nous ne pouvons nous résoudre à vous laisser sur votre faim, et nous vous dévoilons tout ce qu’il y a à savoir sur le pâté Hénaff…
Tout le monde (ou presque !…) connait le pâté Hénaff.
Mais est-ce que tout le monde connait réellement son histoire ? C’est moins sûr !
Alors revenons sur l’un des plus grands succès de notre région.
Le pâté Hénaff nous vient tout droit du pays bigouden, et plus précisément de Pouldreuzic dans le Finistère, à mi-chemin entre Audierne et Pont-L’Abbé.
C’est dans cette jolie commune du bout du monde que Jean Hénaff fonda une conserverie de légumes en 1907.
Mais pour être indépendant de la saisonnalité des légumes, il décida avec ses fils d’élargir son activité afin de pouvoir en vivre toute l’année.
Et c’est ainsi que naquit le seul, l’unique : le pâté Hénaff.
Jusque-là, vous vous dîtes sûrement que si c’est bel et bien une réussite familiale, il n’y a rien d’exceptionnel.
Et pourtant, c’est une véritable petite révolution à l’époque !
La renommée du pâté Hénaff vient principalement de sa recette unique qui casse les codes en ce début de siècle.
En effet, alors que l’on cherchait à valoriser les morceaux nobles avant toute chose, Jean Hénaff suivit le fameux adage qui indique que « tout est bon dans le cochon ».
Il mit dans sa recette tous les morceaux du cochon, qu’ils soient nobles ou non.
L’entreprise familiale traverse le siècle en résistant aux deux guerres.
Elle ne vend plus que du pâté et des rillettes jusqu’à ce qu’en 1995, Jean-Jacques Hénaff (qui est la troisième génération à la barre) décide de diversifier l’activité en créant la saucisse Hénaff.
Le savoir-faire de la maison Hénaff est reconnu en 2016, soit plus de 100 ans après la création de l’entreprise, avec le label « Entreprise du Patrimoine Vivant ».
Le succès de ce produit breton est tel qu’un musée, situé dans l’ancienne ferme de Jean Hénaff à Pouldreuzic, lui est consacré.
Savez-vous que depuis 2013, l’entreprise bretonne est habilitée à fournir de la nourriture à la Station Spatiale Internationale ?
Hé oui, la maison Hénaff participe à l’élaboration de 25 plats pour les grandes occasions, qui répondent au cahier des charges le plus strict qui puisse exister.
Mais quelle fierté de penser que Thomas Pesquet a pu déguster des produits bretons depuis là-haut !…
(Pour ma part, je ne l’ai pas emmené dans les étoiles… mais dans mes voyages, et c’est déjà pas si mal, non ?)
C’est aujourd’hui la quatrième génération de la famille Hénaff qui dirige de main de maitre l’entreprise.
Et force est de constater que l’esprit d’innovation du fondateur coule toujours dans les veines de ceux qui lui succèdent.
En effet, au pâté traditionnel s’ajoute désormais une gamme bio ! Vers lequel votre cœur penchera ?
La recette exacte est évidemment top secrète !
Ne fait pas de pâté Hénaff qui veut…
On se doute cependant que la recette, faisant la part belle au porc, est finalement assez simple.
Les ingrédients ? Les voici :
Le tout certifié sans nitrite et sans gluten.
Tout comme la saucisse Hénaff qui, par exemple, est depuis le début de sa fabrication sans colorant ni conservateur.
Il est tout de même à noter que la boîte traditionnelle de pâté est produite à partir de viande de cochons élevés en hors-sol : Sur Mangeons Local, on ne recommande pas ces élevages, malheureusement majoritaires en Bretagne, et on te conseille plutôt de partir sur produits issus d’agriculture biologique !
Et ça tombe bien…
Le succès de l’entreprise Hénaff vient aussi du fait qu’elle sait répondre aux attentes des consommateurs et aux évolutions de notre société.
C’est ainsi qu’elle continue à proposer de nouveaux produits de qualité, notamment en créant une gamme bio il y a une dizaine d’années.
Viande locale, élevage sur paille (plus respectueux des besoins naturels de l’anima), pas de conservateur, pas d’additif, pas de colorant : vous retrouverez les recettes gourmandes dans des produits sains.
Dans cette gamme, il y a le pâté Hénaff bien sûr (je te le conseille, il est excellent !), mais aussi des terrines de campagne, des rillettes de porc et des rillettes de poulet.
De quoi ravir les papilles des plus petits comme des plus grands !
PS : Pour les végétariens et autres addicts de légumes, Hénaff propose également des tartinades à tomber !…
Si le pâté Hénaff se suffit à lui-même sur une simple tranche de pain, il est tout à fait possible de l’intégrer à vos recettes de cuisine.
Vous voulez des idées ?
Nous avons ce qu’il vous faut !…
Chaud ou froid, le pâté Hénaff se déguste de façons diverses et variées.
Il peut tout à fait remplacer les lardons dans une salade, accompagner de bonnes frites maison ou des coquillettes, être poêlé avec des légumes, remplacer un steak dans un burger fait maison, ou encore se retrouver dans un hachis Parmentier revisité.
Il peut aussi garnir les crêpes de blé noir, s’inviter à l’apéro sous forme de cake et être l’ingrédient secret des tomates farcies.
Bref, vous l’aurez compris, il est très simple de l’ajouter à vos recettes de tous les jours. Il vous suffira d’un peu d’imagination.
Et vous, vous le préférez comment le pâté Hénaff ?…
Parfois il suffit de pas grand-chose pour sublimer, voire revisiter complètement, une recette…
Surprenez vos convives, ou faites-vous plaisir dans vos plats de tous les jours, en apportant une petite touche originale et parfumée grâce à l’huile de homard breton.
Découvrez ce qu’est exactement l’huile de homard et comment l’utiliser en cuisine !
Si le homard est très réputé pour sa chair délicieuse, l’huile est en revanche un produit que l’on connaît beaucoup moins.
Elle est pourtant très savoureuse.
Nul doute que les amateurs de crustacés tomberont sous le charme…
Mais alors, c’est quoi l’huile de homard breton ?
L’huile de homard est un produit de qualité qui contient peu d’ingrédients.
Cette huile est élaborée à partir de homard bleu, d’huile et d’aromates tels que des échalotes et de l’ail.
L’huile n’est pas extraite du homard : c’est sa carapace qui infuse dans l’huile et lui donne son parfum si particulier.
C’est une recette idéale pour tendre vers le zéro déchet en utilisant toutes les parties du homard !
Si l’on peut utiliser de l’huile d’olive, il est préférable de choisir une huile avec un goût neutre, comme l’huile de pépins de raisin, afin de ne pas dénaturer le goût si particulier du homard.
De plus, l’huile d’olive supporte moins bien la chaleur.
La recette est assez simple à faire soi-même, mais elle prend du temps, alors mieux vaut anticiper un peu :
Votre huile de homard breton est prête !
Note : Vous n’avez peut-être pas la possibilité de vous procurer un homard frais facilement, ou bien vous êtes impatients de découvrir l’huile de homard, alors pas de panique, vous pouvez l’acheter toute faite !
Celle-ci est produite de façon artisanale sur l’île de Groix.
Vous pouvez vous laisser tenter par l’huile de homard en cuisine : les gourmands apprécieront son goût particulier, les raisonnables y verront les bienfaits de cette préparation !
Le homard a la réputation d’être le plus fin des crustacés. Sur nos côtes c’est le homard bleu (ou homard européen) que l’on retrouve. Sa chair est tendre à souhait, légèrement sucrée et iodée.
C’est ce goût parfumé que l’on va retrouver dans l’huile, d’autant que la carapace du homard bleu est assez épaisse.
Une huile au goût neutre sera parfaite pour mettre en valeur les saveurs du homard.
En plus d’offrir un goût délicatement parfumé pour des recettes savoureuses, le homard est un aliment bon pour la santé.
Peu gras, il est source de vitamines, de minéraux, de protéines et d’oméga-3.
Voilà une bonne excuse pour en déguster dès que l’on peut !
L’huile de pépins de raisin recommandée pour cette recette est, quant à elle, source de vitamine E qui est un antioxydant important pour l’équilibre des niveaux de cholestérol dans le sang.
C’est une alternative plus saine que l’huile d’olive, et elle a l’avantage de mettre particulièrement les autres aliments en valeur !
Vous vous demandez comment vous servir de l’huile de homard en cuisine ?
Vous vous rendrez cependant vite compte que l’huile de homard peut être utilisée dans beaucoup de recettes. Il vous suffira de laisser libre cours à votre imagination.
Par exemple, elle se marie parfaitement bien aux sushis, filets de poissons, salades (avec ou sans fruit de mer) ou encore carpaccios de la mer.
Mais l’huile de homard peut également apporter une touche marine à des plats plus simples comme des tagliatelles aux légumes ou une salade de pommes de terre.
Vous pouvez aussi l’intégrer à vos sauces comme la vinaigrette ou la mayonnaise !
Les possibilités sont infinies, mais en voici déjà deux (miam !) :
Vous serez vite conquis par cette huile parfumée originale.
N’hésitez d’ailleurs pas à partager avec nous vos astuces et recettes avec l’huile de homard !
Légume phare du terroir breton, l’artichaut régale nos papilles tout en bichonnant notre organisme.
Découvre pourquoi il est bon pour la santé et nos conseils pour bien le cuisiner !
L’artichaut est une plante vivace de la famille des Astaréacées.
Elle se replante donc seule année après année, et peut atteindre jusqu’à 2 mètres de hauteur.
Difficile de passer à côté au jardin !
Elle est issue du chardon sauvage, comme son cher cousin le cardon.
C’est un légume fleur, c’est-à-dire une plante potagère cultivée pour ses fleurs… que l’on mange avant même qu’elles apparaissent.
La partie que l’on consomme est le capitule : il est récolté avant la floraison de la plante afin d’être comestible.
En cuisine, le cœur d’artichaut est apprécié pour son goût unique et délicat, et sa texture tendre et fondante.
On adore aussi détacher les feuilles du cœur, et les tremper dans une bonne sauce !
En Bretagne, les têtes d’artichaut sont récoltées de mai à novembre.
La culture de l’artichaut nécessite entre 250 et 300 heures de travail manuel par hectare. C’est une plante qui a besoin d’entretien pour pousser correctement et être productive.
C’est donc de la fin du printemps au début de l’hiver que tu trouveras des artichauts locaux sur les étals !
Originaire du bassin méditerranéen, l’artichaut est cultivé depuis le début du XIXᵉ siècle en Bretagne.
Aujourd’hui, 75 % des artichauts français sont produits en Bretagne par près de 1000 producteurs. Alors oui… on peut dire qu’il est breton !
C’est une plante sensible au gel et à la sécheresse. Il est donc principalement planté près des côtes, car le climat le protège des gelées et offre un bon taux d’humidité.
Il existe 3 variétés d’artichauts bretons :
Très connu pour ses bénéfices sur la silhouette, on sait moins que l’artichaut est aussi un véritable probiotique (il contribue à l’équilibre de notre microbiote intestinal), et qu’il a des vertus anti-inflammatoires et anti-cancéreuses.
Les feuilles d’artichaut renferment des molécules qui purifient et protègent le foie.
Ces molécules stimulent la production de bile, ce qui aide le foie à se débarrasser des toxines.
En favorisant l’élimination des graisses par la voie hépatique, l’artichaut prévient l’excès de cholestérol dans le sang.
Il limite la production du mauvais cholestérol au profit du bon cholestérol.
On peut aussi compter sur l’artichaut pour réguler le travail des reins : il élimine les toxines et les calculs rénaux.
Ses vertus diurétiques contribuent là encore au bon fonctionnement de l’organisme.
Plusieurs options s’offrent à toi pour cuire un artichaut : à la vapeur, à la cocotte-minute, au four, à l’eau (et au micro-ondes en dernier recours !).
Pour la cuisson à l’eau, plonge tes artichauts dans un gros volume d’eau froide.
Si tu es équipé, privilégie une cuisson douce à la vapeur. Elle préserve toutes les vitamines et les minéraux de l’artichaut.
Le temps de cuisson de l’artichaut varie selon la méthode de cuisson employée et la taille du légume.
Par conséquent, les petits violets cuisent beaucoup plus vite que le camus de Bretagne.
Pour 4 gros artichauts verts :
Pour vérifier la cuisson d’un artichaut, tire sur une de ses feuilles : elle doit se détacher facilement. Si elle résiste, c’est que l’artichaut n’est pas cuit !

L’artichaut se déguste aussi bien chaud que froid.
Généralement, on le préfère tiède.
Finalement, ce qui varie le plus, c’est surtout la sauce dans laquelle on trempe les feuilles : Vinaigrette, crème fraîche et ciboulette, mayonnaise, sauce au yaourt, ou simplement nature, chacun l’aime à sa façon !
Même s’il est le plus souvent consommé cuit, il peut aussi se manger cru en salade, en fines lamelles bien assaisonnées.
La queue de l’artichaut est amère et fibreuse. Pas très digeste donc !
Coupe-la à la base de l’artichaut avec un gros couteau bien tranchant, ou brise-la d’un coup sec.
À une exception près : la tige des petits artichauts (notamment le petit violet) peut être en partie consommée du fait de sa tendreté.

Les idées de recettes pour manger les artichauts sont très nombreuses… on t’en propose trois !
Ingrédients pour 4 personnes
Préparation :
Ingrédients pour 4 personnes
Préparation
Ingrédients
Préparation :
Et chez toi, comment se mangent les artichauts ?
Manger local, c’est top pour la planète, pour soutenir le circuit court, pour ta santé et ton porte-monnaie.
Mais t’intéresses-tu à la provenance de ce que tu verses chaque matin dans ta tasse ou dans ton mug ?
Nous sommes nombreux à être accro au café starter du matin ou au thé vert qu’on sirote toute la journée.
Sais-tu qu’il existe plein de plantes bretonnes, 100 % locales, qui sont délicieuses en infusion ?
On t’en présente 10 dans cet article :
Aussi appelée tisane ou familièrement « pisse-mémé », une infusion ce sont tout simplement des plantes qu’on plonge dans l’eau bouillante pour préparer une boisson chaude.
Dépourvue de caféine ou de théine, l’infusion peut se boire toute la journée, et, selon la plante choisie, elle peut avoir des actions bénéfiques sur la santé.
En Bretagne, il existe une foule de plantes qui se prêtent aux tisanes.
Tu peux soit les acheter déjà séchées, soit partir à la cueillette sauvage et les sécher toi-même, soit, pour certaines, les infuser directement après cueillette et rinçage sous l’eau claire.
Voici 5 grands classiques de plantes hyper faciles à cultiver chez soi ou à trouver dans la nature, ici en Bretagne.
La mélisse citronnelle, ou mélisse sauvage, se ramasse au bord des chemins, sur les sols frais bretons.
Mais si tu veux toujours en avoir sous la main, tu peux en cultiver dans ton potager : tu vas adorer son petit goût frais et citronné.
En infusion, elle a des propriétés digestives, antispasmodiques et apaisantes. Idéale pour dormir comme un bébé !
La mélisse citronnelle s’infuse de préférence fraîchement cueillie pour bénéficier au maximum de ses arômes et de ses vertus. En été, tu peux aussi l’infuser, puis la laisser refroidir et la placer au réfrigérateur : ça te donne une boisson fraîche, hydratante et non sucrée.
À la sortie de l’hiver, quand on a un peu forcé sur la raclette, on a souvent besoin d’une petite détox.
Et justement, c’est en mars que commence la saison de l’artichaut !
La tisane d’artichaut est une recette antigaspi, à réaliser tout simplement avec les feuilles d’artichaut cuites qui te restent d’un précédent repas.
Elle purifie le foie, régule le taux de glycémie, facilite la digestion et le transit, et a même un effet anti-rhumatismes.
Vitamines, antioxydants… On ne présente plus les bienfaits de la pomme.
En infusion, avec un peu de miel ou de cannelle, elle est ultra gourmande et réconfortante pour un dimanche soir au coin du feu.
On l’appelle aussi le thé à la pomme (mais c’est un abus de langage, car il n’y a pas de théine).
Pour la préparer, dépose simplement des morceaux de pommes (avec la peau qui concentre les nutriments) dans une casserole avec de l’eau et les épices que tu aimes, laisse bouillir une quinzaine de minutes, filtre et verse dans une tasse.

On trouve très facilement de l’ortie partout dans la nature.
On la connaît surtout en soupe, moins en infusion.
Elle lutte contre l’anémie, soulage les problèmes urinaires et les troubles digestifs, est reminéralisante, et elle contient beaucoup de vitamine C.
Pour préparer une tisane d’ortie, infuse pendant 10 minutes une petite poignée feuilles et tiges fraîches et, si tu en as, quelques fleurs séchées.
Les petites maladies de l’hiver ont fait leur retour : rhume, toux, mal de gorge… Tu n’y as pas échappé ?
Tu peux te soigner naturellement avec une infusion de lierre terrestre.
Pour cela, fais sécher les feuilles de lierre pendant quelques jours dans un endroit sec et ventilé.
L’idéal, c’est de préparer ton lierre terrestre séché aux beaux jours et de le stocker dans un bocal pour préparer l’hiver.
Peut-être en connais-tu certaines ? On t’invite à découvrir ces saveurs surprenantes et 100 % bretonnes.
Tu peux bénéficier de tous les bienfaits des algues comestibles dans une tasse d’eau chaude, en faisant infuser, par exemple, des paillettes de laitue de mer.
N’hésite pas à sucrer avec un peu de miel (local, évidemment) pour contrebalancer l’amertume.
Une infusion pour les plus lichous d’entre nous !
Ce n’est pas la tisane qui a le plus de vertus médicinales, mais elle nous ramène aux délicieux goûters de notre enfance.
Et au cœur de l’hiver, on en a bien besoin !
Dans les Côtes D’Armor, Yohann Gouéry, « torréfacteur d’alternatives bretonnes » propose dans sa boutique Graines de Bio cette infusion à base de graines de sarrasin, originaire du Japon.
Sans gluten, désaltérant, le sobacha se déguste toute l’année, chaud ou glacé, sucré ou non.

Le Kofé est également un produit proposé par Yohann, une excellente alternative au café, sans ses effets excitants, et avec une empreinte carbone bien moindre.
Il se prépare de la même manière, dans une cafetière traditionnelle, italienne ou à piston.
Le petit épeautre est riche en protéines et en magnésium : que demander de plus ?
L’Orgé, autre produit phare produit par Yohann, est élaboré à base de malt d’orge torréfié.
Infusé quelques minutes, il a le goût d’une tisane de céréales, légère et assez désaltérante.
Mais si tu le laisses plus longtemps dans ta tasse, il dévoile tous ses arômes, ainsi qu’une légère amertume qui fait vraiment penser au café.
Et il en a même la couleur !
Et toi, quelles sont tes tisanes bretonnes préférées ? As-tu déjà goûté aux infusions de graines torréfiées ?
Viens nous dire en commentaire ce que tu en as pensé !
Une texture onctueuse, un petit gout acidulé et légèrement piquant…
Tu l’as reconnu ? C’est le lait ribot !
On te dit tout sur ce breuvage 100% breton :
Typiquement breton, le lait ribot vient du mot ribod, baratte en breton
À l’origine, ce terme désigne le liquide qui s’écoule de la baratte quand on bat la crème pour en faire du beurre.
Il y a 40 ans, il était sur la table des Bretons chaque jour !
On y trempait sa galette de blé noir et on en arrosait les pommes de terre. Hydratant et très digeste, il servait aussi de boisson, tout simplement !
Traditionnellement, le lait Ribot est donc un lait baratté. Mais tu vas le voir, la méthode de fabrication n’est plus la même qu’il y a 60 ans.
Aujourd’hui, le lait ribot est un lait fermenté, comme le yaourt.
Il a d’ailleurs une texture de yaourt à boire. Il est fabriqué avec du lait de vache auquel sont ajoutés des ferments lactiques.
Les bienfaits des laits fermentés sont connus depuis la nuit des temps.
Ils sont consommés dans de nombreuses cultures : le kéfir dans le Caucase, le lben au Moyen-Orient, le lassi en Inde…
Le gros lait est une spécialité laitière bretonne, elle aussi, et plus précisément Finistérienne.
Il s’agit d’un savoureux yaourt au levain fermier, qui répond aussi au doux nom de Gwell.
Le Gwell n’est autre que le gros lait.
Comme le lait ribot, il est fermenté, mais est beaucoup plus épais.
Le petit lait, lui, est le liquide translucide que l’on obtient lors de l’égouttage des fromages.
On l’appelle aussi le lactosérum, et il se boit également.
Le mot babeurre (buttermilk en anglais) désigne ce qui reste dans la baratte une fois que les morceaux de beurre sont enlevés.
Il s’agit donc du lait ribot, c’est un synonyme !
Le Kéfir est un lait fermenté consommé depuis l’antiquité entre l’Europe et l’Asie.
Comme le lait ribot, il est fabriqué à partir de lait animal.
Mais cette fois-ci, ce ne sont pas des ferments lactiques qui y sont ajoutés. Ce sont les grains de kéfir : ils n’ont rien de végétal, ce sont des micro-organismes.
Incorporés au lait, ils le font fermenter.
Le lait ribot est l’ami de notre système digestif :
Les produits au lait cru étant déconseillés pendant la grossesse, mieux vaut boire un lait ribot pasteurisé en attendant l’heureux évènement !
Le lait ribot est utilisé par certains jardiniers pour dévitaliser les souches d’arbre.
C’est une astuce écologique qui évite que des pousses ne repartent et qui accélère la décomposition de la souche.
Si tu as déjà essayé, dis-le nous en commentaires !
Pour réussir ton lait ribot, il te faut les bactéries Streptococcus thermophilus et Lactococcus lactis.
Ce sont elles qui transforment ton lait en lait ribot !
Achète un litre de lait cru entier fermier non pasteurisé, puis :
Voilà, tu obtiens un lait fermenté !
Le véritable lait ribot peut se conserver jusqu’à 3 semaines s’il reste bien au frais.
C’est son acidité qui lui permet de mieux se conserver qu’un lait cru classique.
Pour consommer un produit local et traditionnel, achète idéalement ton lait ribot en circuit court.
Tu peux en trouver à la ferme directement, chez ton fromager, au marché et dans certaines grandes surfaces bretonnes qui commercialisent des produits locaux et artisanaux. Regarde également du côté des magasins bio.
Il existe la version industrielle dans les hypermarchés… mais il n’a pas le même goût.
Quand on fait les yaourts soi-même, on ajoute un yaourt (maison ou industriel) au lait.
Alors procède de la même manière, mais remplace le yaourt par du lait ribot !
Mélange-le à ton lait classique, verse dans les pots puis enfourne dans ta yaourtière.
Pour apporter légèreté et moelleux à tes recettes préférées (crêpes, gâteau au yaourt, gâteau marbré, galettes…), n’hésite pas à remplacer lait, yaourt et eau par du lait ribot.
Voici les ingrédients pour une recette particulièrement savoureuse de gâteau au lait ribot :
Préparation :
Ingrédients :
Préparation :
Reprends la recette du gâteau au lait ribot qui est juste au-dessus et ajoute 3 pommes en morceaux au moment de verser la pâte dans le moule.

Tu connaissais le lait ribot ?
Si cet article t’a décidé à y goûter, reviens nous dire ce que tu en as pensé !
Il y a 60 ans, on buvait plus de cidre que d’eau en Bretagne !
Un ouvrier agricole pouvait en boire 6 litres par jour.
Aujourd’hui, les Bretons se contentent de 11 litres par an… mais c’est bien plus élevé que la moyenne nationale qui est de 2 litres !
Tu veux découvrir d’autres anecdotes sur cette boisson fermentée emblématique de notre région ?
C’est parti !
Avec 10 kg de pommes, on peut obtenir 4 à 7 litres de cidre.
Tout dépend :
Les pommes à cidre se divisent en 4 catégories : les douces, les douces-amères, les amères et les acidulées.
Pour une bouteille de cette boisson du terroir, compte une dizaine de pommes à cidre.
Le cidre est une boisson alcoolisée connue depuis l’antiquité.
Originaire d’Asie centrale, la pomme est arrivée en Europe au néolithique.
On sait que la production de cidre s’est développée en France au Moyen âge, avec l’invention du pressoir. Mais il était sûrement déjà produit et consommé dans les foyers avant !
Au cours des siècles, les vergers de pommiers et la consommation de cidre n’ont cessé de croitre en France.
Dans chaque ferme, il y avait une presse à cidre et une cave avec des tonneaux. On y envoyait les enfants chercher de quoi abreuver les adultes et les employés de l’exploitation.
Le cidre est ensuite passé du statut de produit « paysan » consommé essentiellement en Normandie et en Bretagne, au statut de boisson populaire appréciée de tous aujourd’hui !
Plus d’1 français sur 2 déguste du cidre avec sa galette des Rois !
L’épiphanie est un évènement qui se partage en famille.
Cette boisson rustique et conviviale a donc toute sa place sur la table dans ce moment festif.
Avec son goût fruité et son effervescence, le cidre est l’allié des desserts gourmands comme la galette des Rois. Il rafraîchit les palais des convives !
Seul dilemme : l’accompagner de cidre doux ou cidre brut ?
En Bretagne, servir le cidre dans un verre est presque un sacrilège !
La bolée est un récipient des campagnes d’autrefois.
À l’époque, chaque famille fabriquait ses propres récipients en terre cuite, dont des bols de différentes tailles. Ils servaient à boire la soupe, l’eau, le vin, le cidre…
Voilà comment le cidre et la bolée ne se sont plus quittés et sont devenus une tradition !
Dans un verre de cidre bio, tu bois le jus de pommes non traitées chimiquement.
Elles sont récoltées dans des vergers qui respectent les normes de la filière arboricole biologique.
Respect de la biodiversité, de la saisonnalité, et bien sûr absence d’engrais et de produits phytosanitaires, font partie des conditions de production du cidre bio.
Voilà la différence, non négligeable pour ta santé et tes papilles, avec le cidre classique.
Tu trouveras par exemple du cidre bio chez Le P’tit Fausset, une entreprise familiale bretonne qui en produit depuis 1948. En bio depuis plus de 30 ans, cette cidrerie artisanale est basée à Mérignac dans les Côtes-d’Armor.
Elle utilise les pommes de ses vergers et des producteurs bio des alentours. Il n’y a donc que des pommes bretonnes dans les cidres du P’tit Fausset !
En plus de cette matière première de qualité, l’artisan cidrier Gilles Barbé maîtrise les méthodes ancestrales de fabrication. Elles donnent un cidre aux qualités gustatives et nutritionnelles incontestables.
Acheter chez les producteurs locaux, c’est valoriser leur savoir-faire !
Pense aussi à te procurer ton vinaigre de cidre en bio et local, pour profiter de tous ses bienfaits.

Ce cidre-là en revanche, tu ne risques pas de le trouver en circuit court… et pour cause : c’est un produit purement québécois !
Le « cidre de glace », c’est la fusion de 2 emblèmes de cette province du Canada : les pommes et le froid.
Ne t’imagine pas un cidre version sorbet, c’est bien une boisson !
Traditionnellement, ce cidre est fabriqué avec des variétés de pommes spécifiques qui, une fois mûre, ne tombent pas du pommier. De ce fait, elles restent exposées aux éléments naturels : pluie, vent, froid, soleil.
Peu à peu, elles se déshydratent donc se concentrent en sucre. Ça donne une boisson liquoreuse très parfumée.
Aujourd’hui, les pommes sont généralement récoltées, mises dans des caisses et exposées au froid naturel ou en chambre froide, en fonction de la météo du moment.
À la différence des cidres que tu connais, le cidre de glace n’a pas de bulle, est trop doux / liquoreux, et son taux d’alcool peut atteindre 13 % !
Le temps de conservation du cidre dépend de sa qualité et de la façon dont il a été mis en bouteille.
Un bon cidre peut vieillir en cave pendant 5 ans.
Au frais, à l’abri des variations de température, de l’humidité et de la lumière, il va continuer à évoluer grâce aux levures qui le composent.
Tu le conserves à la maison ? Alors mets-le dans un placard frais et sec et consomme-le dans l’année.
Si tu l’as acheté chez un producteur, pense à lui demander des conseils sur le mode de conservation de son produit, c’est lui qui le connaît le mieux !
Après… le mieux, c’est comme toujours de le consommer. 😉
Pour accompagner une galette ou un dessert, comptes 2 verres (ou 2 bolées !) de cidre par convive.
Une bouteille de cidre de 75 cl te permettra donc de servir 6 verres environ.
Et toi, à quelle occasion débouches-tu une bouteille de cidre ?
En Bretagne, on est mondialement connus pour savoir faire le beurre… un peu moins pour le fromage.
Et pourtant ! Les fromages bretons sont nombreux, variés et pour certains, surprenants !
Il faut dire qu’avec 750 000 vaches laitières et 20 % de la production nationale de lait en France, on a de la ressource !
On t’emmène pour un tour de Bretagne des meilleurs fromages : ça te tente ?
Un TOP13 qui porte bonheur !…
Ou devrais-je dire « les » tommes, car chacune a ses spécificités en termes d’affinage et de saveurs. On trouve notamment :
LE fromage breton le plus… « light » !
Avec 12 % de matières grasses, il est plus digeste et contient moins de lactose que la plupart des fromages.
Mais il n’en manque pas moins de caractère.
Délicieux lorsqu’il est fondu, tu peux l’utiliser pour gratiner un plat de légumes, dans une tartiflette à la mode Breizh, ou sur un plateau raclette.
Totalement addictif !
Le Ti Guéméné est un fromage de lait de vache agrémenté de petits morceaux d’andouille.
À déguster tel quel , à faire fondre sur des pommes de terre ou à glisser dans un burger maison.
C’est l’un des plus anciens fromages bretons.
Les premiers fromages de Bretagne ont en effet été fabriqués à partir du début du 19è siècle par les moines de l’Abbaye de Timadeuc, dans le Morbihan. Et le Trappe l’est toujours !
Crémeux, il est parfait froid ou fondu, ou à manger en raclette agrémentée de charcuteries bretonnes.
Le petit frère du Trappe.
Lui aussi était traditionnellement produit par les moines de Timadeuc. Aujourd’hui, sa fabrication est externalisée mais la maturation se fait toujours à l’Abbaye.
Sa particularité : il affiné à l’huile de noix, qui lui donne ce goût si typique !
Ajouter des algues dans le fromage : il n’y a bien que les bretons pour oser le faire !
C’est notamment le cas du Ti Pavez, affiné à l’eau de mer, ou de certaines tommes que l’on trouve parfois en version « aux algues ».
À Kervignac, la Fromagerie d’Arvor fabrique de délicieux fromages de chèvre bio et labellisés Be Reizh, dont un fromage de chèvre aux algues : à découvrir !
Un grand classique, fabriqué à Noyal-sur-Vilaine (35), le Petit Breton a plus de 100 ans d’existence !
Avec ses 25 % de matières grasses, ce fromage de vache à pâte pressée non cuite est ultra moelleux et gourmand, et dégage des arômes fruités.
À l’origine, ce fromage était fabriqué par les moines trappistes de Saint-Paulin au Québec, mais il a conquis le monde.
Aujourd’hui, on le trouve dans plusieurs régions du nord et nord-ouest de la France, dont la Bretagne.
Avec sa belle croûte orange, il a plus ou moins de caractère selon son lieu de production, et si son lait est cru ou pasteurisé.
Surprise à la découpe !
Derrière sa croûte grise, on n’imagine pas que ce fromage à pâte pressée non cuite cache une couleur noir charbon… ou plutôt noir encre de seiche !
Effet Wahou garanti auprès de tes invités, d’autant plus que sa couleur contraste avec ses saveurs très douces.
Pense juste à la brosse à dents pour la fin du repas !
Ce petit fromage au lait cru de vache doit son nom à sa forme et à sa couleur grise qui rappelle les mégalithes et le granit bretons.
Sous cette croûte affinée entre 2 et 4 semaines, on découvre une pâte délicate, dense et très parfumée.
Ici encore, c’est une couleur peu commune pour un fromage.
Le Galet Céladon contient de la spiruline, une micro-algue d’eau douce bourrée de bienfaits pour la santé.
Ici, la spiruline apporte au fromage des saveurs bien particulières entre chlorophylle, sous-bois, champignons, et une couleur vert vif étonnante…
À découvrir !
À l’origine, le Cheddar est une invention anglaise : ce fromage de la vallée de Cheddar, dans le sud ouest du pays, répond à une fabrication bien spécifique.
Une fois le lait caillé, le fromage est découpé en lambeaux, qui sont broyés avec du sel puis remis en moulage dans une toile. On appelle cela la cheddarisation !
C’est selon cette technique, mais avec du lait breton, qu’est fabriqué le Cheddar Breton.
Le savais-tu ? La couleur orange que l’on associe souvent au cheddar industriel n’a rien de naturelle, elle est apportée par un colorant. Le cheddar fermier et artisanal, lui, est bien de couleur crème.
Après les anglais, on est aussi allés piquer des idées de fromage chez les italiens.
La mozzarella bretonne, fabriquée (entre autre) près de Concarneau dans le Finistère, est exclusivement réalisée à base de lait de bufflonne. En te baladant non loin de l’exploitation, tu peux voir les bufflonnes qui paissent tranquillement dans les champs : ça change des vaches !
Mais sais-tu que tous les fromages ne sont pas disponibles toute l’année ?
C’est le principe de saisonnalité des fromages : comme pour les fruits, les légumes, le poisson et même la viande.
Curieux d’en savoir plus ? On t’en parle juste ici !
Difficile de faire l’impasse sur la saucisse quand on aime la gastronomie bretonne !
Mais connais-tu la saucisse de Molène ?
Au large du Finistère, dans le parc marin naturel d’Iroise, se trouvent une dizaine de petites îles à la biodiversité exceptionnelle. C’est l’archipel de Molène. La plus grande (qui fait 1 km² !) est l’ile de Molène.
On y trouve une grande diversité d’oiseaux et de mammifères marins, mais aussi la fameuse saucisse de Molène.
Sa particularité ? Elle est fumée aux algues !
Dans cet article, je te dis tout sur son histoire insulaire et son goût incomparable.
La saucisse de Molène est une spécialité à base de porc au goût iodé et fumé, reconnaissable entre tous.
Ne la confonds pas avec la saucisse de Ouessant qui, elle, est fumée à la tourbe.
Leur point commun : une fabrication issue d’un savoir-faire ancestral.
Les Molénais d’autrefois étaient pêcheurs, forcément !
Et comme tous les fermiers bretons, ils élevaient aussi des cochons.
Pour conserver cette viande, ils utilisaient deux modes de conservations complémentaires : le salage et le fumage.
Mais sur ces îles finistériennes sans arbres, il a fallu trouver un autre végétal à brûler que le bois.
Les habitants de Molène se sont donc tournés vers les algues.
Une fois récoltées et séchées, elles servaient (entre autres) au fumage des saucisses.
Traditionnellement, la saucisse état placée dans la cheminée 2 heures par jour pendant une semaine.
Une fumaison lente, délicate… et iodée !
La saucisse de Molène est également appelée « Pikolenn », qui signifie « grand » en breton.
La Pikolenn est tout simplement le plus grand format de la saucisse de Molène !
Tu la trouveras aussi dans une taille plus classique de type chipolata (qu’on appelle aussi Molénettes).

La fumaison de la saucisse de Molène se fait avec un mélange d’algues comestibles (kombu, laitue de mer, etc.), récoltées sur l’ile de Quéménès.
Pour définir ce mix d’algues, on utilise le terme fourre-tout de « goémon ».
La récolte des algues fut longtemps pratiquée à grande échelle sur ces iles, d’où leur surnom d’« Archipel des Goémoniers ».
Ces hommes qui ramassaient les algues à la main avaient des conditions de vie difficiles et un travail harassant.
On les appelait « Pigouilles », en référence à la perche qui faisait avancer leurs bateaux.
Un peu plus bas, je te propose la recette de leur spécialité, les « patates pigouille » !
La saucisse de Molène n’a pas d’AOC.
En revanche, lorsqu’elle est fabriquée dans le respect de la recette traditionnelle, tu pourras être sûr :
La saucisse de Molène se consomme froide ou chaude.
Cuite à l’eau, glissée dans une galette de blé noir, grillée au four ou encore cuisinée en ragout, elle parfume tous les plats qu’elle accompagne !
Aujourd’hui la Pikolenn n’est plus fabriquée à Molène, mais juste en face sur le continent.
Tu la trouveras dans les boucheries, charcuteries et épiceries du Conquet.
Si tu n’es pas du coin, il y a bien entendu la solution internet. Tu dénicheras cette spécialité culinaire dans les boutiques en ligne de certains artisans et commerçants Conquetois.
Tu peux aussi profiter de la Fête de la mer pour manger à coup sûr une véritable saucisse de Molène !
Elle a lieu tous les étés en août sur l’ile de Molène.

Faite en boyaux naturels tournés à la main, elle se marie avec tout ! Légumes, poissons, légumineuses…
Découvre maintenant 6 recettes goûteuses.
Tu ne verras pas de recette plus authentique que celle-ci, car c’était le plat quotidien des goémoniers.
Ils mettaient les ingrédients à mijoter dans la marmite avant de partir ramasser les algues.
À leur retour, le repas était prêt !
Pour cette recette, tu as besoin de :
La préparation est simplissime :
Régale-toi avec ce plat aussi savoureux que revigorant !
Comme toutes les saucisses, la Pikolenn est délicieuse grillée au barbecue.
Son goût fumé aux algues change des grillades habituelles et ravit les papilles des amateurs de charcuterie !

Pour changer un peu du classique saucisse-lentille, je te propose de tenter une crème de lentilles à la saucisse de Molène.
Pour cette recette, munis-toi d’une cocotte et d’un mixeur.
La liste des ingrédients est la suivante :
Et voici la recette :
Tu obtiens ainsi une délicieuse crème de lentille arômatisée à la Pikolenn.
Ajoute un peu de crème à ce velouté et sers-le accompagné de la saucisse tranchée.
Évidemment, la saucisse de Molène a sa place dans une belle galette de blé noir.
C’est par ici pour la recette de la mythique galette saucisse bretonne !
Et si on la faisait voyager un peu cette Pikolenn ?
Bon, en réalité, on ne va pas aller bien loin !
Car tu peux trouver la majeure partie des ingrédients de la recette du rougail saucisse chez tes producteurs locaux, épices comprises !
Oui oui, la version bretonne du cassoulet existe !
On dit même qu’elle sublime la recette languedocienne originale 😉
Pour le vérifier, il suffit de te procurer ou de cuisiner le cassoulet breton à la saucisse de Molène.
Et toi, tu as déjà dégusté cette saucisse rustique au parfum d’air marin ?