Qu’est-ce qu’il y a de plus local et de saison que la cueillette sauvage ? À mon avis… rien !
Voici des guides et astuces pour la cueillette sauvage.
Qu’est-ce qu’il y a de plus local et de saison que la cueillette sauvage ? À mon avis… rien !
Voici des guides et astuces pour la cueillette sauvage.
Tu la croises en balade sans y prêter attention… mais après avoir lu cet article, tu la regarderas avec beaucoup plus d’intérêt !
Considérée comme une mauvaise herbe, très présente en Bretagne, l’armoise commune cache une longue histoire d’usages populaires, de la cuisine aux remèdes maison.
Prêt à la (re)découvrir ? Comment la reconnaître, quelles sont ses vertus, comment l’ajouter à ton assiette : on t’explique tout !
Un petit point botanique pour bien commencer : l’armoise commune est une plante vivace, médicinale et condimentaire de la famille des Astéracées, comme le souci, la camomille ou encore la marguerite blanche ou jaune.
Elle peut atteindre jusqu’à 1 mètre 50 de haut, avec des tiges dressées rougeâtres et des feuilles découpées, vert foncé sur le dessus et argentées et duveteuses en dessous.
En été, elle produit de petites fleurs verdâtres ou rougeâtres, regroupées en épis discrets.
En Bretagne, tu la trouveras sur les talus, les friches, les bords de chemin ou de route.
Mais attention aux confusions possibles avec d’autres armoises.
Le meilleur moyen de repérer l’armoise commune est la face argentée du dessous de ses feuilles.
L’armoise est connue depuis l’Antiquité.
Elle était déjà citée comme plante médicinale par Hippocrate et utilisée au Moyen-Âge dans la pharmacopée populaire.
En Bretagne et ailleurs en Europe, elle entrait dans les rites de la Saint-Jean : on en faisait des couronnes ou des gerbes protectrices, censées éloigner les mauvais esprits.
C’est bien joli, mais en cuisine, qu’est-ce qu’on en fait ?
L’armoise commune présente une amertume que l’on peut adorer… ou pas.
Pour équilibrer les saveurs, associe-la avec du gras doux (beurre, fromage frais) ou avec des aliments plus acides comme le vinaigre de pommes, le citron ou les légumes lactofermentés.
On te donne quelques idées de recettes pour découvrir ou faire découvrir cette « pas si mauvaise » herbe :
En herboristerie traditionnelle, l’armoise commune est réputée comme :
Attention : l’armoise ne doit pas être consommée en excès, et elle est déconseillée chez la femme enceinte.
Tu trouveras l’armoise commune un peu partout dans la nature, au printemps et en été, dans les zones ensoleillées.
Les jeunes feuilles du printemps sont plus tendres et intéressantes en cuisine.
Si tu as l’intention de les sécher pour les conserver, récolte-les avant la floraison qui démarre en juin.
Évite les bords de route, où les plantes subissent la pollution.
Enfin, la règle d’or en cueillette sauvage : on ne ramasse que si l’on est certain à 100 % qu’il s’agit de la bonne plante.
S’il y a un doute, on laisse sur place !
Sinon, tu pourras toujours trouver de l’armoise récoltée et séchée par les producteurs, sur les marchés ou chez un herboriste local.

L’armoise se plaît dans les sols pauvres, bien drainés et au soleil, mais attention : elle peut vite devenir envahissante.
N’hésite pas à la contenir en pot ou en jardinière.
Son intérêt n’est pas qu’aromatique : l’armoise est une plante mellifère qui attire les pollinisateurs et repousse certains insectes que l’on n’a pas toujours envie de voir squatter le potager.
Les papillons, quant à eux, raffolent de ses feuilles au printemps !
Comme quoi, la nature nous surprend toujours, et une plante de friches et de talus, mauvaise herbe injustement ignorée, peut se révéler un véritable trésor dans nos assiettes ou pour notre santé.
Penses-y la prochaine fois que tu partiras en balade !
L’ail triquètre, la plante sauvage délicieuse… mais invasive.
Tu en as forcément déjà vu lors de tes promenades dans la campagne ou dans les sous-bois : l’ail triquètre forme de jolis tapis vert et blanc au printemps, dégageant une puissante odeur d’ail.
Peut-être n’as-tu jamais osé en ramasser ou en consommer…
Mais tu vas pouvoir sauter le pas : dans cet article, on te dévoile tout sur cette plante comestible, on te donne quelques idées recettes ainsi que nos astuces pour être sûr de ne pas te tromper lors de ta cueillette sauvage.
L’ail triquètre, ou Allium triquetrum, aussi appelé « ail à 3 angles » est une plante bulbeuse de la famille des Liliacées, comme la ciboulette ou le poireau perpétuel.
Elle est originaire du pourtour méditerranéen.
On la trouve surtout dans les endroits frais : dans les sous-bois, sur les talus humides, ou à proximité des cours d’eau.
Haute d’une quarantaine de centimètres, elle arbore au printemps des feuilles triangulaires (d’où son nom) d’un vert tendre, et de jolies fleurs blanches en clochettes, formant de véritables tapis.

Les premières feuilles sortent de terre en février.
Tu les reconnaîtras facilement au toucher : elles dégagent une forte odeur d’ail lorsqu’on les froisse.
Les fleurs, quant à elles, apparaissent en avril.
Oui ! L’ail triquètre est une plante comestible.
Les feuilles, les fleurs, les bulbes : tout se mange !
Tu peux récolter les feuilles dès le mois de mars (préfère les jeunes pousses, plus tendres), les fleurs un peu plus tard en avril/mai, et enfin les bulbes en été, lorsque la plante est au repos.
Ce n’est pas le cas dans toutes les régions, mais l’ail triquètre se plaît un peu « trop » sur le pourtour atlantique et colonise non seulement les jardins, mais également les talus, les bas-côtés… au détriment d’autres espèces.
En Bretagne, elle est inscrite sur la liste des plantes vasculaires invasives avérées.
Certaines communes organisent régulièrement des opérations de fauchage et d’arrachage, pour tenter de contenir son expansion.
Pour autant, elle continue de se propager par multiplication de ses bulbilles, et par semis spontané ou sous l’action des fourmis qui disséminent ses graines.

Il est donc fortement déconseillé de cultiver l’ail triquètre dans son jardin.
Mais rassure-toi, tu en trouveras facilement partout, si tu vis à proximité d’un coin de campagne ou de bois.
Mais attention, en cueillette sauvage, on peut confondre certaines plantes entre elles.
L’ail triquètre peut ressembler à d’autres espèces comme la jacinthe et le perce-neige.
Fie-toi à ton odorat : si ça sent l’ail, c’est de l’ail !
Évite de le ramasser à proximité de routes, ou sur les endroits très passants de promeneurs.
Les plantes peuvent en effet être contaminées par les déjections d’animaux de compagnie.
Enfin, une fois rentré chez toi, rince abondamment ta récolte à l’eau claire avec quelques gouttes de vinaigre.
Une fois que tu y auras goûté, tu ne pourras plus t’en passer !
Dès le printemps, l’ail triquètre viendra agrémenter tous tes plats.
Cisèle ses feuilles crues, comme une herbe aromatique, dans une salade, une omelette, une quiche, un pain maison, une pâte à pizza…
Ou, si tu en as récolté beaucoup, réalise une soupe ou délicieux pesto à tartiner ou à servir sur une assiette de pâtes.
Tu pourras utiliser les fleurs pour décorer un plat de crudités, un plateau de fromages.
Enfin, les bulbes peuvent être émincés et ajoutés dans tes préparations crues ou cuites, comme de l’ail classique.

Si tu veux utiliser ta récolte fraîche, ne tarde pas à la préparer pour bénéficier de son croquant, de ses saveurs et de ses propriétés.
Sinon, tu peux l’émincer et la congeler dans des bacs à glaçons avec de l’huile d’olive.
Enfin, tu peux tenter l’aventure du séchage à l’air libre ou au déshydrateur, mais tu risques de perdre une bonne partie de ses parfums.
Comme beaucoup de plantes comestibles qui sortent de terre au printemps, l’ail à 3 têtes offre un véritable boost pour la santé.
Grâce à ses composés soufrés, c’est un antibactérien naturel.
Riche en vitamine C, il renforce les fonctions immunitaires.
Il apporte également des bienfaits pour la digestion et le système cardiovasculaire, en contribuant à réduire le mauvais cholestérol.
Pour profiter au maximum de ses propriétés, consomme-le ultra frais et cru.
Évite toutefois d’en manger en quantité si tu présentes une allergie à l’ail, à l’oignon ou aux plantes de la même famille.
Il peut également fluidifier le sang, donc attention si tu es sous traitement anticoagulant.
Tu n’as pas trouvé d’ail triquètre en pleine nature et tu aimerais en cultiver ?
Tourne-toi vers une alternative moins envahissante : l’ail des ours.
Les deux plantes sont très proches, tant au niveau du goût que du point de vue de leurs bienfaits naturels, et appartiennent d’ailleurs à la même famille.
L’ail des ours a des feuilles plus larges, ressemblant à celles du muguet.
Mais toutes deux ont la même saisonnalité, et se cuisinent de la même manière.
Adepte de cueillette sauvage ? On te parle également sur le blog d’autres plantes comestibles à récolter lors de tes balades.
Si je te dis que tu peux préparer du Champagne, des gelées, des desserts, et même soigner un rhume avec une plante qui pousse très certainement à côté de chez toi… Tu me crois ?
Je te parle aujourd’hui du sureau, le secret bien gardé de nos campagnes.
Trop souvent délaissé, voire craint, car on lui prête, à tort, une toxicité, il mérite bien plus d’attention car ses fleurs et ses baies sont de véritables trésors culinaires.
Embarque avec nous, on te dévoile tout !
La première étape est d’apprendre à reconnaître le sureau.
Il s’agit d’un arbuste de 3 à 5 mètres de haut, qui pousse spontanément dans les campagnes, au bord des chemins ou des champs, mais également très présent dans les jardins.
Il se développe particulièrement bien en Bretagne.
Deux parties de la plante nous intéressent : ses fleurs blanches en ombelles délicates, semblables à de la dentelle et au goût de litchi, et ses baies noires, dont la saveur s’approche de la mûre et de la myrtille.
Si, jusqu’à présent, tu ne t’es jamais intéressé au sureau, c’est peut-être parce qu’on t’a toujours dit qu’il était toxique.
Mais rétablissons la vérité.
Le sureau noir, ou Sambucus nigra, n’est pas nocif.
Il existe en revanche une espèce à laquelle on te déconseille fortement de toucher : le sureau yèble.
Il pousse dans les mêmes écosystèmes, mais il est facile à reconnaître.
Ce n’est pas un arbuste, mais une plante herbacée rhizomique. Ses ombelles regardent donc vers le ciel, et non vers le sol. Sa floraison est également bien plus tardive.
Autre raison pour laquelle tu peux croire que le sureau est toxique, c’est que ses baies peuvent te rendre malade… mais seulement si tu les manges crues !
Si tu es adepte de la cueillette sauvage, on conseille d’éviter de récolter sur les sureaux situés en bordure du champ, car ils ont pu absorber les intrants chimiques.

Le sureau fleurit au printemps. En Bretagne, on récolte les fleurs fin mai, début juin.
Les fruits, quant à eux, arrivent à maturité à la fin de l’été, généralement en septembre. C’est le bon moment pour les cueillir quand ils sont bien noirs.
La fleur de sureau, en plus de sa saveur délicate, a des propriétés expectorantes, antitussives, antivirales.
En tisane, elle est parfaite pour lutter contre les rhumes et autres virus hivernaux.
Tu peux récolter les ombelles, puis les faire sécher pour les conserver pendant plusieurs mois.
Les baies contiennent, comme la myrtille, de nombreuses vitamines et antioxydants.
Le sureau est donc un parfait allié santé et gourmandise : que demander de plus ?
Ce qu’on adore avec le sureau noir, c’est qu’il offre deux occasions de se régaler : avec ses fleurs et avec ses fruits.
Tu surveilles le sureau près de chez toi depuis plusieurs semaines, et ça y est : il est en fleurs !
Tout d’abord, prévois le temps nécessaire pour pouvoir t’occuper de ta cueillette immédiatement.
Ne récolte que les ombelles dont tu as besoin, et laisses-en suffisamment sur l’arbre pour profiter des baies dans quelques mois !
Enfin, c’est la partie la plus longue, trie ton sureau pour ne garder que les fleurs et non les pétioles, qui donnent une saveur amère.
Ça sent le pipi de chat ? C’est normal, mais ne t’arrête pas à cela !
Tu vas pouvoir réaliser :
On le rappelle, les baies du sureau noir sont à cuire absolument. Sinon, ils risquent de te donner d’importants soucis digestifs.
Voici comment les cuisiner :

Il te faudra :
Ensuite, il n’y a plus qu’à !
Tu pourras le déguster avec une eau plate ou pétillante, réaliser des cocktails avec ou sans alcool, ou alors, en ajoutant de l’agar-agar au moment de la cuisson, préparer une délicieuse gelée à étaler sur tes crêpes.
Plante du sureau chez toi !
Tu ne seras pas le seul à profiter de ses fruits : de nombreux oiseaux les adorent et il attire également les papillons. Parfait pour favoriser la biodiversité dans ton jardin !
La morelle est le nom que l’on donne aux plantes vivaces du genre solanum.
Ce dernier fait lui-même partie de la grande famille des solanacées qui comprend notamment les tomates ou les aubergines.
Il existe ainsi plusieurs variétés de morelles, chacune ayant ses spécificités.
Découvrez tous les secrets des morelles, des idées recettes et des conseils pour en faire pousser dans votre jardin.
Parler de la morelle est n’est pas exact puisqu’il en existe plusieurs variétés.
Les plus connues sont la morelle noire et la morelle douce-amère.
Cette plante à fleurs a pour nom scientifique Solanum Nigrum.
Mais vous pouvez aussi la rencontrer sous les noms suivants : amourette, tomate du diable, herbe maure, crève-chien ou encore myrtille de jardin.
La morelle noire est une plante assez petite : environ 60cm à 1.10m de hauteur. La floraison commence en juin et dure jusqu’en décembre. Elle produit de toutes petites baies noires contenant une grande quantité de graines.
La Solanum Nigrum était autrefois considérée comme une plante magique que les sorcières utilisaient pour rencontrer le diable au sabbat. D’où le surnom de tomate du diable.
C’est a priori une plante qui a mauvaise réputation !
La morelle noire est considérée aujourd’hui comme une adventice car elle pousse partout : dans les jardins, les cultures, les haies, au pied des murs, etc.
Elle est également toxique si ingérée en grande quantité. Cependant, les feuilles, et les fruits complètement mûrs sont utilisés en cuisine dans de nombreux pays.
La Solanum Dulcamara, de son petit nom latin, est un sous-arbrisseau rampant.
On la surnomme parfois la réglisse sauvage, la morelle rouge, ou encore la vigne de Judée.
La morelle douce-amère est plus grande que la morelle noire, pouvant atteindre 3 mètres de longueur. Elle s’élève également en s’agrippant aux buissons et arbustes voisins La morelle douce-amère produit de petites baies rouges et des fleurs violettes.
Bien qu’utilisée dans les pharmacopées traditionnelles depuis des centaines d’années pour traiter des problèmes cutanés, la morelle douce-amère est toxique.
Les morelles sont nombreuses.
Vous pouvez donc trouver la morelle furieuse (ou belladone), la morelle aux oiseaux, la morelle de Balbis ou encore la morelle faux-jasmin. Cette dernière est cultivée en tant que plante ornementale.
Ce sont celles que l’on retrouve en Europe où elles ont été introduites au fil des siècles.
D’autres variétés de morelles existent en sur le continent américain, ainsi qu’en Océanie d’où elles sont originaires.

En Bretagne, la morelle noire est souvent la plus fréquemment observée.
Elle pousse le long des chemins, dans les jardins et dans les terrains perturbés.
Sa capacité à s’adapter à tous les milieux en fait une espèce courante dans la région.
Les feuilles et les baies morelles sont considérées comme toxiques. Il est donc recommandé de les manipuler avec précaution.
Cependant, arrivées à maturité les baies de la morelle noire peuvent être consommées sans risque en quantité limitée. Il en va de même pour les feuilles qui sont cuisinées comme des épinards dans certaines régions.
Vous pouvez donc les intégrer à vos recettes de cuisine de façon modérée.
Utiliser la morelle en cuisine, c’est l’occasion de découvrir de nouvelles saveurs, et d’apporter un peu d’originalité sur la table.
Alors pourquoi se priver ?
Voici quelques idées de recettes avec la morelle noire :
Pour cultiver la morelle dans votre jardin, voici quelques conseils simples :
Les morelles ne sont pas exigeantes, et nécessitent peu d’entretien une fois établies.
De plus, elles favorisent la biodiversité en offrant un habitat et de la nourriture aux insectes pollinisateurs, aux oiseaux et aux petits animaux.
Si vous êtes intéressé par la permaculture, la morelle est décidément une plante à cultiver.
Elle apporte aussi, grâce à leurs fleurs colorées, une touche esthétique et harmonieuse dans votre jardin.
Alors, vous êtes convaincu ? Dites-nous quelle variété vous avez choisie pour votre jardin !
Hum, les belles mûres charnues et sucrées qu’on dévore au cœur de l’été, les mains toutes griffées par les ronces et tachées de noir !
La mûre sauvage fait partie de ces petits plaisirs saisonniers qui rappellent, pour certains, les joies d’une après-midi en famille pendant les grandes vacances, et le parfum des confitures de mamie qui embaumait sa cuisine !
Dans cet article, on te dit tout sur la saison de la mûre, nos meilleurs conseils de cueillette, et on te parle des autres baies sauvages que l’on trouve en Bretagne.
La mûre, aussi appelée meuron dans certaines régions, est tout simplement le fruit de la ronce commune, un buisson épineux considéré comme envahissant qui pousse au bord des champs et des chemins de campagne.
C’est une petite baie ronde similaire à la framboise, noire, sucrée et juteuse lorsqu’elle est à maturité.
Il existe d’autres variétés de mûre rouge ou blanche, mais la mûre noire est l’espèce la plus commune que l’on trouve sous sa forme sauvage.
La saison de la mûre s’étale généralement de juillet à septembre.
Selon les régions et les températures de l’été, elle peut être plus ou moins précoce ou tardive. À toi de surveiller les ronciers proches de chez toi et à te tenir prêt à partir en cueillette !
Si tu en as la possibilité, essaie de récolter le matin.
Choisis tes fruits bien charnus, parfumés, brillants et bien foncés, c’est à ce moment-là qu’ils sont à maturité.
En revanche, laisse sur place les mûres flétries ou sèches. Elles ont soit pris un coup de chaud, soit trop d’humidité.
Manipule-les avec précaution, car la mûre est un fruit fragile.

Si tu avais l’habitude d’« aller aux mûres » dans ton enfance, tes parents ou grands-parents t’ont certainement répété qu’il ne fallait pas ramasser les fruits proches du sol.
La raison : l’échinococcose alvéolaire.
Derrière ce nom barbare se cache un parasite très dangereux pour l’homme, transmis par le renard dans ses urines, lorsqu’il est infecté.
Voilà pourquoi il veut mieux laisser sur place les mûres situées à tes pieds, aussi appétissantes soient-elles !
Cette petite baie savoureuse offre une foule de bienfaits pour la santé.
Comme les autres fruits rouges, elle possède un fort pouvoir antioxydant. Elle est riche en vitamine K, en potassium, en fer, en vitamine C, en manganèse et en fibres.
Elle contient en outre beaucoup d’eau, dont notre organisme a besoin au cœur de l’été.
Il serait donc dommage de t’en priver en pleine saison !
La mûre sauvage ne se conserve pas longtemps.
En revanche, elle résiste bien à la congélation.
Au retour de cueillette, lave bien tes mûres plusieurs fois à l’eau claire pour retirer les saletés, résidus de ronces et petits insectes.
Tu peux ensuite :
Tu peux opter pour les grands classiques : confiture, gelée, sirop.
Elle se cuisine également, comme la framboise, en dessert : tarte, gâteau, crumble avec des pommes, clafoutis, sorbet, coulis.
Ose les associations sucré/salé avec un bon fromage de chèvre, dans un chutney, ou encore une sauce pour accompagner une viande. Ou, tout simplement, tu peux les dévorer sans modération, natures ou avec un fromage blanc fermier acheté en circuit court.

Il existe de nombreuses plantes et fruits sauvages à cueillir en Bretagne…
Moins commune que la mûre, la myrtille sauvage est elle aussi un petit joyau de l’été qui pousse en Bretagne, dans les zones boisées.
Tu la reconnaîtras aisément à sa couleur bleutée et à sa forme sphérique.
Déguste sans attendre, c’est là qu’elle est la meilleure.
Miam, de véritables pépites sucrées dissimulées dans les sous-bois bretons.
Plus petites que les framboises de culture, leur arôme est également plus intense.
Leur pleine saison s’étale de juin à août, et elles poussent principalement dans les clairières et les endroits ensoleillés des zones boisées.
Pour les dénicher, regarde tes pieds !
Rondes ou légèrement coniques, bien plus petites que la garriguette, elles arborent un rouge plus vif, plus foncé.
Leur saveur est intense, sucrée et parfumée, plus aromatique que les fraises cultivées.
Leur saison est plus précoce que les autres fruits rouges : de mai à juillet.
On trouve la fraise des bois, comme son nom l’indique, dans les sous-bois et le long des chemins forestiers.
Plus rare que d’autres baies, la groseille sauvage est néanmoins un trésor à découvrir.
Elle se présente sous la forme d’un petit fruit rond ou légèrement ovale, d’un rouge ou d’un blanc éclatant. Sa saveur est acidulée et rafraîchissante.

Attention, ne cueille, et surtout ne consomme ces baies que si tu es certain de les avoir bien reconnues.
D’ailleurs, cette précaution est valable pour toute plante sauvage que tu ramasses en pleine nature.
Bonne cueillette !
Au sein de la vaste famille des plantes comestibles à cueillir près de chez vous, la bardane se distingue !
Cette plante, utilisée depuis l’Antiquité, recèle une multitude de bienfaits pour la santé et une palette infinie de saveurs à découvrir en cuisine.
Découvrez les petits secrets de la bardane, et les différentes manières de la cuisiner :
La bardane est une plante à fleurs de grande taille, connue sous le nom scientifique Arctium.
Elle est aisément reconnaissable à ses grandes feuilles vertes en forme de cœur (ou d’oreille d’éléphant selon certains).
La bardane produit des capitules de fleurs allant du rose au pourpre. Les capitules sont des groupes de petites fleurs sur une même tête florale. Ils sont fréquents chez des plantes comme les tournesols, les pissenlits et les marguerites.
Les capitules de la bardane ressemblent à ceux de l’artichaut puisque les deux plantes appartiennent à la même famille. Cependant ceux de la bardane sont plus petits et compacts.
La bardane produit aussi de petits fruits recouverts de sortes de petits crochets.
La bardane est une plante qui aime les climats tempérés. Elle se plait d’ailleurs plutôt bien en Bretagne.
Il en existe plusieurs variétés : la grande bardane (Arctium Lappa), la petite bardane (Arctium Minor) et la bardane tomenteuse (Arctium tomentosum)

Si elle est souvent considérée comme une mauvaise herbe, la bardane est pourtant une plante qui a su plaire et ce, depuis la préhistoire !
Découvrez quelques anecdotes étonnantes que vous ne soupçonniez pas.
Hé oui !
Pour nos ancêtres la bardane était loin d’être une mauvaise herbe.
Des traces de sa consommation par les humains remontent même au Mésolithique, une période située entre le Paléolithique et le Néolithique.
Depuis l’Antiquité, la bardane est utilisée comme plante médicinale et elle a su, par la suite, séduire les rois de France.
Charlemagne lui accorda même une reconnaissance officielle en la recommandant fortement dans le capitulaire De Vilis, un acte législatif datant du début du 8e siècle.
Dans ce document, Charlemagne a énuméré une centaine de plantes et d’herbes, exprimant ainsi son intention de réformer l’agriculture et l’administration de ses domaines.
Une mesure significative, sans aucun doute !
Quant au roi Henri III, il aurait été guéri de la vérole grâce à un remède composé notamment de racines de bardane et de vin blanc !
Les fruits de la bardane sont recouverts de petites écailles crochues qui facilitent leur dispersion.
Ces crochets permettent aux fruits de s’attacher aux poils des animaux, aux vêtements ou à d’autres surfaces, favorisant ainsi la dispersion des graines et la colonisation de nouveaux terrains.
Ces fruits contribuent au cycle de reproduction de la plante, assurant la survie et la propagation de la bardane dans son environnement.
Malin, n’est-ce pas ?
L’invention du Velcro est attribuée à l’ingénieur suisse George de Mestral qui, après une promenade en forêt avec son chien dans les années 1940, a remarqué que de nombreux fruits de bardane s’étaient accrochés aux poils de l’animal et à ses propres vêtements.
Intrigué, de Mestral a examiné de près les crochets de bardane au microscope et a conçu un système similaire pour créer un moyen de fixation simple et efficace.
Le résultat de ses recherches a abouti à l’invention du Velcro !

La bardane fait partie de ces plantes « zéro-déchet » puisque de la racine à la feuille, tout se mange !
Voici quelques suggestions de préparation :
Les jeunes feuilles peuvent être ajoutées crues à des salades afin d’ajouter une petite touche croquante.
La bardane, utilisée comme plante médicinale depuis l’Antiquité, présente de nombreux bienfaits pour la santé, ce qui en fait une raison supplémentaire d’en inclure régulièrement dans votre alimentation.
De plus, elle se révèle être une plante très utile au jardin !
En herboristerie traditionnelle, la bardane est réputée pour ralentir la chute de cheveux !
On en retrouve d’ailleurs dans beaucoup de recette de lotions capillaires.
La bardane favorise par ailleurs la digestion et aide à éliminer les toxines de l’organisme.
Une tisane de feuilles de bardane vous aidera en ce sens ! Faites infuser pendant 10 minutes 5 grammes de feuilles par litre d’eau. Vous pouvez ajouter un peu de miel pour sucrée l’infusion. Un régal !
En usage externe, les feuilles de bardane constituent un excellent traitement d’appoint pour lutter contre les crevasses, les gerçures et même les piqûres d’insectes !
La bardane, souvent considérée comme une mauvaise herbe, se révèle pourtant être une plante utile au jardin.
En effet, grâce à sa production abondante de nectar, elle attire de nombreux pollinisateurs.
D’autres petits insectes viennent se délecter de sa sève, et deviennent le repas de choix pour des araignées, des sauterelles et divers petits animaux.
Elle favorise de cette façon la biodiversité et l’équilibre écologique de son environnement.
L’intégration de la bardane dans votre jardin peut s’avérer une décision judicieuse, notamment si vous songez à suivre les principes de la permaculture.
La bardane fait partie des « mauvaises herbes », loin d’être mauvaises et totalement comestibles.
Alors pour vous aider à vous lancer dans son utilisation en cuisine, voici des recettes simples et savoureuses.
Les racines de bardanes sont très appréciées dans la gastronomie japonaise.
Découvrez une recette simple qui vous fera rapidement apprécier de nouvelles saveurs :
Pour surprendre vos convives, ou vous faire simplement plaisir avec des saveurs d’ailleurs, le curry de pois chiches et de feuilles de bardane est fait pour vous !
Vous pouvez servir cette préparation avec de la volaille, ou bien avec du riz pour une variante végétarienne.
Avouez-le : nous n’imaginiez pas tout ce qu’il est possible de préparer avec de la bardane.
Cette pépite méconnue de notre patrimoine végétal mérite d’être remise au goût du jour !
Tu ne parviens pas à te l’expliquer… mais tu te sens incroyablement bien quand tu te balades en forêt ?
Tu ressens un bien-être indescriptible, comme l’impression de te trouver pile à ta place, au bon endroit, au bon moment ?
Enfant, tu pouvais passer des heures à construire des cabanes, à grimper aux branches et à y observer les petites bêtes avec la sensation d’avoir vécu la meilleure aventure de ta vie ?
Tu ne rêves pas, c’est normal… et c’est prouvé scientifiquement !
Les gens qui enlacent les troncs d’arbres ne sont pas des illuminés.
Le contact des arbres réduit la fréquence du rythme cardiaque, abaisse l’hormone du stress, stimule l’immunité…
Au Japon, on utilise les bains de forêt, « Shinrin Yoku », pour leurs vertus thérapeutiques.
Et cela porte un nom que tu connais peut-être : la sylvothérapie.
Celle-ci englobe bien plus que la simple balade en forêt : la phytothérapie et la gemmothérapie (se soigner par les bourgeons) en font également partie.
Si l’on veut bien s’y intéresser de plus près, les arbres ont des centaines de choses à nous apprendre et cachent en eux des dizaines de remèdes pour nous aider à nous sentir bien.
Alors : si on se reconnectait à la nature ?
D’ailleurs, tu as peut-être déjà tenté de t’intéresser à ces techniques.
Seulement voilà : tu as un peu de mal à distinguer un hêtre d’un charme ou un sapin d’un épicéa ?
Tu as bien essayé de lire des bouquins, mais tu as des difficultés à mettre tes apprentissages en pratique lors de tes promenades en pleine nature ?
On a ce qu’il te faut.
Christophe de Hody, fondateur du Chemin de la Nature, vient de sortir une toute nouvelle formation, en 100 % e-learning, pour apprendre à mieux connaître les arbres et tout ce qu’ils ont à nous apporter.
Et il nous a proposé de la tester…
Évidemment, on a sauté sur l’occasion ! Et je te raconte tout cela…
Savais-tu que l’ensemble des arbres sur terre pèse plus lourd que tous les autres êtres vivants réunis ?
On connaît tous le rôle primordial des arbres dans l’environnement et l’équilibre des écosystèmes.
Si tu as envie de comprendre comment les arbres communiquent entre eux pour se protéger des dangers, leur capacité de résilience, ou encore de quelles manières ils agissent sur nous, humains, bref, si tu veux en savoir plus sur tous les superpouvoirs des arbres, alors cette formation est faite pour toi.
Depuis que je l’ai suivie, je ne vis plus mes balades en forêt de la même manière.
Déjà, je me mets en mode « cueillette » (je t’explique ça un peu plus loin), mais surtout, j’ai pleinement conscience de toute leur force.
C’est grisant, et presque surnaturel !
La formation arbres du Chemin de la Nature débute par quelques informations générales sur l’anatomie et la physiologie des arbres.
On a rapidement envie de passer aux fiches pratiques, mais je te conseille de suivre activement cette partie !
Tu vas apprendre à identifier les différentes parties de l’arbre, les types de bourgeons, le rôle du tronc, les deux types de sèves ou encore à quoi sert le feuillage.
Et tout cela sera hyper important, lors de tes balades, pour optimiser ta cueillette !
Comme toujours avec le Chemin de la Nature, tu as un cours en vidéo dispensé par Christophe de Hody + des fiches récap’ que tu peux imprimer et ressortir quand tu en as envie, sans avoir à allumer ton ordinateur.

Au total, tu vas apprendre à reconnaître et identifier une quarantaine d’arbres parmi les plus communs.
Et pour une vingtaine d’entre eux, comme le noisetier, l’aubépine ou encore l’églantier, un cours plus détaillé est disponible, avec une vidéo terrain et une fiche complète, illustrée par des photos, pour être certain de ne pas te tromper.
Chacune comprend des recettes pour cuisiner des plats et des remèdes à partir des feuilles, des fleurs ou des bourgeons.
Voici quelques recettes que j’ai, depuis la fin de la formation, testées à la maison :
Toutes ont remporté un succès fou et ont bluffé mes amis.
Surtout, je les ai préparées à base de mes propres cueillettes, effectuées autour de chez moi : Hyper satisfaisant !
J’ai aussi appris qu’on pouvait faire infuser les feuilles de châtaigner ou de noisetier contre les jambes lourdes, que le sirop d’épicéa maison aidait à lutter contre la toux, ou encore que frotter des feuilles de lierre grimpant sur la peau apaise les démangeaisons après une piqûre d’insecte.
Un chapitre dédié à la cueillette te permettra d’en tirer tous les bénéfices, de connaître les saisons pour chaque arbre et chaque partie de celui-ci, tout en respectant les cycles de la nature.
Et le super calendrier de cueillette, à télécharger et à imprimer, récapitule tout cela en un seul coup d’œil : à afficher sur ton frigo ou dans ton bureau !
J’ai beaucoup apprécié les modules dédiés à 3 thématiques qui m’intéressaient particulièrement :
Tout d’abord, la gemmothérapie, autrement dit, l’art de se soigner par les bourgeons.
J’en avais déjà entendu parler en naturopathie, maintenant j’ai appris à réaliser mes macérats de bourgeons maison et prévenir certains bobos :
Un chapitre est ensuite dédié à la sève de bouleau.
Top ! Cela faisait justement partie de mes projets pour cette fin d’hiver, plusieurs amis m’ayant vanté les vertus d’une cure de sève de bouleau.
Je vais pouvoir récolter mon propre élixir de jouvence (ou presque !) et recharger les batteries pour le printemps.
Mes voisins m’ont gentiment autorisé à venir prélever la sève du bouleau de leur terrain. En échange, je leur ai communiqué mes nouvelles connaissances sur le sujet, et ils ont décidé de démarrer une cure à leur tour.
Se reconnecter à la nature favorise en plus le lien social et la transmission : génial, n’est-ce pas ?
Enfin, toute une section est dédiée aux champignons liés aux arbres.
J’avais déjà suivi la formation champignons du Chemin de la Nature, hyper complète, qui m’a permis d’ouvrir le champ des possibles en période de cueillette et ne plus me limiter à mes maigres connaissances.
Si, de ton côté, tu ne l’as pas suivie, cette partie de la formation Arbres et Cueillette te permettra d’acquérir de bonnes bases, et surtout, de ne plus te poser de questions.
Si, en levant le nez, tu réussis à identifier l’arbre, tu n’as plus qu’à baisser la tête pour trouver les champignons !
Christophe de Hody nous l’a déjà prouvé avec sa Formation du Cueilleur, suivie par 6500 apprenants. Les programmes du Chemin de la Nature sont les plus complets, les plus précis et les plus sourcés que je connaisse.
Ils sont développés avec des experts (ici : Aymeric de Kerimel, expert en botanique, mycologie, en comestibilité et en écologie) et te donnent de vraies clés scientifiques dans un discours tout à fait accessible.
Au total, la formation connaissance des arbres compte 35 heures de cours en ligne !
En plus de cela :
En revanche, elle n’est pas faite pour toi, si :
La formation « Arbres et cueillette » est très accessible, surtout lorsqu’on met en parallèle tout le contenu fourni !
Tu peux régler en 3 ou 4 fois sans frais, et la Chemin de la Nature s’engage même à te rembourser intégralement si tu n’es pas satisfait !
C’est un beau cadeau à offrir ou à s’offrir.
Cela peut aussi être l’occasion de partager un bon moment avec un ami ou un membre de ta famille : On se retrouve le week-end à l’heure du café pour regarder un cours théorique, puis on enfile ses bottes ou ses baskets pour partir en forêt attaquer la pratique !
Alors, prêt à te reconnecter à la nature ?…
Les liens de cet article sont « affiliés ». Cela veut dire que si tu réserves la formation via le bouton ci-dessus, un pourcentage nous sera reversé (et ça aidera à développer le site) ; sans que cela ne te coûte un sous !
Pour rappel, chez Mangeons Local on ne recommande que ce que nous connaissons et qui fait sens pour nous. Si on t’en parle, c’est qu’on a testé (pour de vrai) et qu’on a (vraiment beaucoup) apprécié !
Souvent pris pour une mauvaise herbe, le rumex est une plante sauvage qui s’invite un peu partout dans la nature.
Ce légume feuille oublié est pourtant plein de vitamines et son petit goût acidulé a du succès en salade.
Il est aussi excellent en soupe : la fameuse soupe à l’oseille.
Cependant, il faut être prudent : gare à la surdose d’acide oxalique !
On te dit tout sur ce cousin de la rhubarbe, aussi appelé oseille…
Le rumex est une plante vivace plutôt envahissante. Il se multiplie facilement en bordure de chemin, dans les champs et les potagers… ce qui peut déplaire à certains jardiniers !
Pourtant le rumex est utile : il aère les sols tassés par les passages ou par le temps.
Quand le rumex pousse quelque part, ce n’est donc pas pour rien !
Le rumex appartient à la famille de la rhubarbe, dont il a un goût proche.
Mais visuellement, il ressemble à l’épinard, avec ses larges feuilles arrondies d’un vert intense. La nervure centrale de la feuille, elle, est plus claire.
C’est une plante glabre, c’est-à-dire dépourvue de poils. C’est une info à retenir pour ne pas se tromper lors de la cueillette !
Il se récolte dans la nature de mai à septembre, avant la floraison.
Tous les Rumex appartiennent à la famille botanique des Polygonacées, comme le sarrasin (ou blé noir) et la rhubarbe.
Le rumex acetosa est celui que l’on cuisine le plus souvent.
Il a de nombreuses autres appellations : « oseille des prés », « oseille sauvage » et « oseille commune ».
Il se prépare en sauces, en soupes, cru en salade, en pesto, etc.
Ses feuilles sont longues et fines, en forme de fer de lance. Il s’orne de jolies fleurs rouges aux alentours du mois de mai.

Aussi appelé oseille crépue, le rumex crispus est grand.
Il pousse surtout dans les champs en friche et sur les bords des chemins.
C’est une plante détoxifiante utilisée en phytothérapie pour nettoyer l’organisme de l’intérieur, aussi bien les organes que la peau.
On la nomme aussi patience sauvage ou oseille à feuille obtuse.
Elle se mange comme la rhubarbe : en compote, en confiture, en tarte, etc.

Ses tiges dressées peuvent atteindre 2 mètres de haut !
Ce légume feuille oublié est, lui aussi, comestible, toujours avec modération.
Elle, c’est l’oseille gracieuse. Ses feuilles ont une forme originale : celle d’un violon !
Tu connais la soupe à l’oseille ?
Si tu n’y as jamais goûté, tu as peut-être entendu tes parents ou tes grands-parents en parler.
L’oseille sauvage est utilisée en cuisine depuis des siècles !
C’est à la fois un légume (salade, quiche, soupe, purée…) et un aromate pour les viandes et les poissons.
Toutes les oseilles sauvages sont comestibles.
Si tu en trouves dans la nature, assure-toi que l’endroit n’est pollué ni par les voitures ni par les pesticides et que le champ n’est pas occupé par des animaux.
Après ça, tu peux le consommer l’esprit tranquille.
Cette plante sauvage et médicinale est connue pour ses multiples bienfaits :
Consommés en grandes quantités, les différents types de rumex sont toxiques pour les humains comme pour les animaux !
L’agréable saveur acidulée du rumex vient de l’acide oxalique présent dans ses feuilles.
Tous les rumex en contiennent une importante quantité, ce qui peut fatiguer les reins.
Les personnes qui ont des problèmes rénaux ou de l’arthrite doivent donc l’éviter !
Pour les autres, le rumex doit toujours être consommé de façon modérée.
Les jeunes feuilles cueillies au printemps se consomment crues en salade.
Leur saveur fraîche et acidulée donne du peps aux assiettes de crudité !
Si tu veux consommer du rumex toute l’année, tu devras te contenter de feuilles plus âpres.
Mais il y a une astuce pour ne pas trop grimacer : fais-les blanchir quelques minutes dans l’eau bouillante et utilise-les cuites dans une recette (omelette, soupe, etc.).
Voilà la recette de la fameuse soupe à l’oseille à l’ancienne, crémeuse et onctueuse !
Ingrédients :
Préparation :
Ingrédients :
Préparation :
Ingrédients :
Préparation :
On t’a donné envie de tester le rumex ?
Par quelle recette vas-tu commencer ?
Ces épais tapis de fleurs jaunes qui sortent au printemps sont bien plus que des mauvaises herbes !
Non seulement la fleur et les feuilles de pissenlit se mangent, mais en plus, elles sont bonnes pour la santé !
On t’explique comment cueillir et accommoder en cuisine ce légume feuille disponible toute l’année…
Le pissenlit est une plante commune et connue de tous.
On a d’ailleurs tendance à le confondre avec toutes les petites plantes à feuilles vertes et fleurs jaunes qui poussent au ras du sol !
Pourtant, le pissenlit a quelques caractéristiques à connaître :
Le pissenlit pousse partout dans le monde mais est originaire d’Europe.
Il est réputé pour sa résistance au gel et aux arrachages !
On l’appelle donc souvent « mauvaise herbe », comme de nombreuses plantes sauvages dont on a oublié les bienfaits !

Tout se mange dans le pissenlit !
Dans les campagnes, il était souvent au menu, du temps de nos aïeux.
Attention, les feuilles du pissenlit sont très amères !
Inutile donc de cueillir toute la plante et de t’en faire une grosse salade !
Et ne t’imagine pas que les feuilles les plus grandes et les plus vertes sont les meilleures, au contraire : Les plus tendres et agréables en bouche sont les jeunes feuilles.
Elles sont petites, fines et plutôt vert clair. Cueille-les au printemps.
Cueillies au printemps également, les fleurs de pissenlits se consomment en gelée, en infusion et même en beignet !
On te donne la recette un peu plus bas.
C’est la partie qui a le moins d’intérêt chez le pissenlit.
Elle n’est pas toxique mais on lui préfère les feuilles, les fleurs et les racines.
Les racines se récoltent, elles, au début de l’automne.
Si tu cueilles les fleurs et les feuilles au printemps, pense donc à laisser les racines en terre.
Elle peut se manger cuite ou crue, mais est surtout utilisée en phytothérapie : décoction, infusion…

Si tous les pissenlits sont comestibles, certaines plantes peuvent être confondues avec lui.
La majorité n’est pas toxique, mais il en existe une qu’il vaut mieux éviter : l’herbe de Saint-Jacques.
Pour ne jamais te tromper lorsque tu cueilles des pissenlits, retiens bien que ses feuilles dentelées pointent vers le sol. Leurs extrémités pointues piquent du nez vers le bas !
Le pissenlit est l’ennemi des jardiniers mais l’ami de notre organisme :
Il est aussi utilisé en médecine chinoise pour ses vertus drainantes.
Le pissenlit n’est pas toxique… à condition de ne pas le confondre avec une autre plante.
Les trois points de reconnaissance qu’il faut retenir :
Si tu cueilles une plante à la tige pleine, aux feuilles arrondies ou encore qui a plusieurs fleurs, ce n’est donc pas le pissenlit !
Les fleurs de pissenlit sortent au printemps.
De ce fait, c’est plutôt aux beaux jours que tu peux les consommer.
Pour manger les feuilles de pissenlit crues, attends également le printemps : les jeunes pousses sont tendres et croquantes. Le reste de l’année, elles seront un peu plus coriaces, mais toujours consommables.
Les racines, quant à elles, se ramassent de préférence au début de l’automne.
Surtout, récolte ton pissenlit loin des pâtures et des routes, pour éviter la pollution et les excréments d’animaux.

Non le pissenlit n’est pas réservé aux lapins ou aux moutons ! Il est même à la carte dans certains restaurants qui ont à cœur de consommer local.
On peut manger le pissenlit en salade, en gelée, cru ou cuit… bref, de mille manières !
Tu as toujours un doute ? Alors lis la suite…
Crues ou cuites, salées ou sucrées, voici 3 recettes de pissenlit à tester :
Aussi appelée « Miel de pissenlit », cette gelée a un goût reconnaissable entre tous.
C’est une alternative aux confitures sur les tartines !
Ingrédients :
La recette :
Le goût amer des pousses de pissenlit se marie à merveille avec les viandes.
Alors voici une recette facile de salade de pissenlit aux lardons.
Ingrédients pour 2 assiettes :
Préparation :
Avec une grosse tranche de pain ancien, tu obtiens un repas complet.
Voilà une recette à réaliser avec les enfants au printemps :
Alors, tu vois les pissenlits autrement maintenant ?
Si certains veulent à tout prix se débarrasser du lierre terrestre, d’autres le recherchent !
Cette plante vivace est très appréciée pour ses pouvoirs aromatiques et ses propriétés médicinales.
Alors certes, il peut être envahissant… Mais plutôt que de l’éradiquer de ton jardin, on te propose de le cueillir et de l’utiliser.
Et il va te surprendre !
Le gléchome (Glechoma hederacea) ou lierre terrestre est un végétal rampant.
On le trouve dans les jardins, les sous-bois, les champs, en bordure de haies… Il aime les sols riches, frais et ombragés.
Il a tendance à littéralement recouvrir les endroits où il s’installe.
C’est bien simple, il n’y a aucune ressemblance entre le lierre terrestre et le lierre grimpant !
Et heureusement, car le lierre grimpant est très toxique.
Le lierre terrestre s’étend sur le sol alors que le lierre grimpant monte aux arbres.
De plus, il appartient à la famille des lamiacées, comme la menthe, le thym, la lavande, la mélisse, la sauge ou encore la plante qui porte les graines de chia.
Voilà d’où il tient ses effluves intenses !
Leurs seuls points communs sont donc leur nom et leur caractère envahissant !
Tu peux cueillir et utiliser le lierre terrestre toute l’année.
Mais c’est au printemps que les feuilles dégagent leurs plus beaux arômes et qu’elles sont bien tendres. C’est d’ailleurs seulement en cette saison que des tiges poussent à la verticale.
Les utilisations de cette plante sont quasi infinies !… Voici quelques idées :
Le puissant parfum mentholé et boisé du lierre terrestre lui a ouvert les portes de la haute gastronomie.
Il orne les assiettes et répand ses arômes dans les salades, les soupes, les gaspachos, les desserts…
Une petite tisane de lierre, ça te dit ? De lierre terrestre bien sûr !
Dépose quelques feuilles fraiches dans de l’eau chaude, mais pas bouillante. Laisse infuser 10 minutes et déguste.
C’est l’infusion parfaite pour l’hiver : elle adoucit les voies respiratoires, chasse le mucus accumulé dans les bronches et tonifie le système immunitaire.
Tu trouveras un peu plus bas la recette du sirop de lierre terrestre lorsqu’il est utilisé à des fins médicinales.
Tu peux aussi consommer ce sirop pour le plaisir, dilué dans de l’eau chaude ou de l’eau fraiche.
Si tu aimes le sirop de menthe, tu apprécieras la saveur du sirop de lierre terrestre. Son gout est à mi-chemin entre celui de la menthe et de l’eucalyptus.
Parsème tes gâteaux, tartelettes, entremets, glaces, verrines… de petites fleurs et feuilles de lierre terrestre.
Voilà un topping à la fois naturel, décoratif et plein de bienfaits !
La saveur relevée du lierre terrestre en fait un excellent condiment à saupoudrer sur les salades, les soupes chaudes et froides, les omelettes, etc.
Cisèle-le juste avant de le consommer, car ses arômes s’estompent en séchant.
Si tu aimes les saveurs végétales originales, mixe un avocat avec quelques feuilles de lierre terrestre, un jus de citron et du sucre.
Mets ton mélange au congélateur puis sers-le en dessert.
Envie d’innover ?
Ajoute quelques feuilles de lierre terrestre hachées dans ta boisson préférée (jus de pomme, limonade, cidre, vin blanc) et mets au frais.
Le lierre terrestre peut aussi remplacer la menthe dans toutes les boissons (avec ou sans alcool) qui en contiennent, comme le mojito !
« an as ieoten, mar kafe hi far, a denfe eur c’horf maro do’ch an douar »
Ce proverbe breton dit que si le lierre terrestre trouvait une herbe aussi puissante que lui, il ressusciterait les morts !
Autrefois, il était couramment utilisé pour les hommes comme pour les animaux.
En décoction, le lierre terrestre était appliqué sur les pis des vaches dont les mamelles étaient enflées.
En Bretagne, le gléchome est connu sous le nom de louzaouenn ar vouezh (herbe de la voix) pour ses bienfaits sur les embarras pulmonaires et à la toux.
L’huile de massage à base de lierre terrestre est bénéfique pour les articulations douloureuses.
Pour fabriquer son huile de massage maison, il faut laisser macérer les feuilles de lierre terrestre plusieurs semaines dans une huile végétale avant de l’appliquer sur le corps.
Le sirop de lierre terrestre est expectorant : il permet de décoller et évacuer les sécrétions qui encombrent les bronches et les voies respiratoires.
Pour faire un sirop aux propriétés médicinales efficaces, il doit contenir plus de feuilles de lierre terrestre que d’eau, et du sucre.
Voici la recette :
Les ingrédients
La préparation
En cas de bronchite, prend plusieurs cuillères de ce sirop par jour.

Le lierre terrestre a de nombreux atouts.
En plus d’agir sur les rhumes, maux de gorge et toux persistantes, il est également :
Le lierre terrestre est donc une plante multifonction, qui mérite bien sa place au jardin, en cuisine ou dans ta pharmacopée naturelle !
Et toi, quelles plantes sauvages utilises-tu ? Connaissais-tu le lierre terrestre ?
C’est venu petit à petit.
J’ai commencé par acheter un corps de ferme en pleine campagne près de Châteaulin.
Aussitôt installée, j’ai cultivé des légumes. Puis, je me suis intéressée aux plantes médicinales : leur culture, leurs usages, leurs histoires… J’en ai semé un peu partout dans le jardin.
Et enfin, je me suis passionnée pour les plantes sauvages.
Le choix d’un nom est toujours complexe.
Le terme « atelier » renvoie à l’artisanat, la pratique, la manipulation… Les « bonnes herbes » sont évidemment un contrepied aux mauvaises herbes qui n’existent pas à mon sens.
Comment peut-on taxer le pissenlit ou l’ortie de mauvaises herbes alors qu’elles présentent tant de bienfaits au niveau médicinal, culinaire et autres.
Les « bonnes herbes » sont aussi une allusion à la cuisine qui est aussi l’une de mes passions.
J’ai d’abord beaucoup lu.
Et puis, je me suis relancée dans les études à 42 ans !
J’ai suivi deux ans de formation à l’École bretonne d’herboristerie qui est située dans les Monts-d’Arrée à Plounéour-Menez. C’est l’une des 5 écoles d’herboristerie de France.
On y apprend les propriétés et indications de 150 plantes médicinales. Il faut aussi savoir les reconnaître à l’état naturel et une fois séchées. On fait aussi de la botanique et de la chimie ; on étudie les systèmes de santé ; on fait des stages et un herbier… C’est très dense.
Comme la botanique m’a vraiment beaucoup plu, j’ai voulu approfondir. Du coup, j’ai enchaîné avec un DU botanique de terrain à l’université d’Amiens.
Je passe donc beaucoup de temps dehors, avec ma loupe et ma flore, à essayer de déterminer les espèces. Ce n’est pas toujours simple !

Les balades botaniques durent deux heures.
On marche finalement assez peu (2km maximum) car on observe sans cesse les plantes.
Je propose plusieurs thématiques : les plantes des villes, les plantes du bord de mer, les plantes des zones humides, les plantes du jardin de Locmaria à Quimper… La liste devrait encore s’allonger.
Pendant cette balade, je nomme les plantes, j’explique leurs vertus médicinales, leur usages anciens et actuels, leur utilisation à la cuisine… Il y a tellement de choses à raconter !
Je distribue des loupes pour admirer la beauté de la grande majorité de ces plantes. Il faut regarder de près une ficaire, de la bourrache, un cynorrhodon… C’est magique!
Les ateliers culinaires se passent, eux, autour des fourneaux.
Mais avant, on parle des plantes sauvages comestibles, les règles de cueillette… Je fais un focus sur 5-6 plantes qu’on va ensuite cuisiner : ortie, lierre terrestre, alliaire, mauve, plantain, égopode… Tout dépend de la saison.
Et évidemment, on finit par une petite dégustation. Les gens repartent avec des fiches sur les plantes et les recettes réalisées.
Moi, j’adore l’ortie.
Peut-être parce que c’est la plus mal aimée !
Déjà, elle est hyper abondante donc pas besoin d’aller bien loin pour la trouver. C’est une grande médicinale : elle est tonique, reminéralisante, hémostatique…
On en fait une délicieuse tisane. Il suffit de mettre deux poignets d’orties fraiches soigneusement lavées dans 1l d’eau chaude. On ajoute un morceau de gingembre d1cm, du miel puis du citron. A boire chaude ou froide toute la journée. J’adore !
Je cuisine aussi beaucoup l’ortie : en cake, en pounti (sorte de clafoutis avec de l’ortie, des blettes, pruneaux et fromage), soupe, cookies, gâteau au chocolat…
Bref, tout est bon dans l’ortie.
Je consacre d’ailleurs un atelier complet de 2 h à cette merveilleuse plante.
Au cours de mes balades, je veux avant tout que les gens posent un autre regard sur la nature, en perçoivent toute la beauté et la richesse.
Et puis, quel bonheur de prendre un bon bain de nature, on déconnecte totalement.
Je vais te raconter une histoire, très frustrante, que tu as peut-être déjà vécu. Et derrière, je te présente la solution (enfin) pour que ça n’arrive plus jamais !
C’est un beau dimanche après-midi d’automne. Tu profites d’une balade en forêt.
Les feuilles craquent sous tes pieds, ça sent l’humus, la forêt, ça sent les champignons : on y est.
À tes pieds, quelques beaux spécimens. On dirait des bolets.
Tu demandes à ta femme « si on a des œufs à la maison », tu vois déjà l’omelette de dingue que tu vas te faire ce soir, tu en as l’eau à la bouche. Même que tu posteras une photo sur Instagram #cueillette #champi #nature.
Sauf que : on dirait des bolets, mais tu n’en es pas sûr à 100 %. Presque. Ils ressemblent bien à ceux que tu as vus sur le marché cette semaine, mais il te reste tout de même un doute.
Tu hésites à les cueillir. Pas vraiment envie que l’omelette du dimanche soir se transforme en nuit aux urgences… T’auras l’air malin sur Insta #empoisonnement #malade #intothewild.
Alors on fait quoi ? On les cueille et on va demander à la pharmacie ? C’est ce qu’on lit partout : « en cas de doute, montrez-les à votre pharmacien ». Sauf qu’on est dimanche, que la pharmacie est fermée, et que ton omelette, tu la voulais ce soir.
Il y a bien cette appli, là, pour reconnaître les végétaux. Oui mais… c’est fiable à 100 % ce truc ?
Alors tu laisses les champignons sur place. Frustration extrême (et du coup, tu mangeras une omelette nature ce soir).
Sur le chemin du retour, tu te dis que, quand même, tu aimerais bien être un peu plus calé sur les champignons sauvages.
Tu as bien essayé de flirter avec les bouquins… mais avec toujours la crainte de te planter.
Tu te dis qu’une formation sur les champignons, qui te permettrait de les reconnaître, identifier les espèces toxiques et ne plus jamais avoir peur de te tromper, ce serait vraiment bien...
Et la bonne nouvelle, c’est qu’aujourd’hui, ça existe enfin !
Tu l’as rêvé ? Le Chemin de la Nature l’a fait !
Je t’ai déjà parlé sur le Mag’ du Chemin de la Nature et de leur formation plantes sauvages qui m’a transformé en (presque) véritable homme des bois, comme 6500 autres personnes qui l’ont suivie.
Eh bien, Christophe de Hody et son équipe d’experts pharmaciens et mycologues ont travaillé d’arrache-pied pendant un an pour proposer la première formation francophone dédiée à la cueillette, à la cuisine et à la compréhension des champignons.
Et si je t’en parle aujourd’hui, c’est évidemment que je l’ai testée !
Quand je l’ai découverte, on me promettait qu’à l’issue de la formation, je saurais :
Et comme d’habitude avec le Chemin de la Nature, la promesse est tenue !
Je te vois venir : une formation en ligne ? Comment être sûr de réussir à identifier les champignons en vrai si je ne les ai vus qu’en photo ?
Déjà, le nombre de photos est considérable. Chaque espèce est présentée sous toutes les coutures, à plusieurs stades de son développement.

En plus, chacun des 20 modules comprend une vidéo bourrée d’explications par Christophe et son équipe d’experts.
Enfin, si tu as un doute en retour de cueillette, le forum te permet de poster tes photos et d’avoir des conseils. Ce sont les professionnels qui ont créé la formation qui te répondent en ligne. Même plus besoin d’attendre l’ouverture de la pharmacie !
Enfin, le quizz à chaque fin de module a un côté rassurant : si tu as tout bon, c’est que tu es prêt… Sinon, tu as tout le loisir de visionner à nouveau les vidéos puisque les cours sont en accès illimités et à vie !

Avec cette formation, tu vas vraiment passer de la théorie à la pratique en totale confiance !
La première étape, et pas des moindres, est de se rassurer et de réussir à identifier les espèces de champignons toxiques. Certains modules sont spécialement dédiés à cela : on t’apprend à observer le pied, le chapeau, les spores mais aussi l’environnement des champignons.
Ça, ce sont les bases à connaître quand on veut partir à la cueillette en autonomie. Mais la formation sur la récolte des champignons va bien plus loin.
Les coins à champi, jusqu’à présent, je n’en connaissais pas. Les espèces non plus, en dehors des bolets, cèpes et autres les plus répandus. Et encore… je n’étais jamais sûr à 100 % quand je les croisais dans les sous-bois.
Avec cette formation, j’ai appris à connaître et reconnaître une vingtaine d’espèces de champignons différentes parmi lesquelles morilles, amanites, chanterelles, girolles, polypores, vesses-de-loup etc.
Imagine le champ des possibles qui s’ouvrira devant toi quand tu découvriras tout cela !
En plus, j’ai appris à identifier les meilleurs coins pour chaque espèce… en fonction des arbres. Eh oui, pour savoir ce que tu vas trouver au sol, il faut lever le nez ! Par exemple, tu as des chances de dénicher des cèpes aux pieds des chênes, des hêtres ou des châtaigniers. Quand on sait cela, d’un coup, tout devient beaucoup plus facile !
Grâce au calendrier de cueillette fourni dans l’espace formation, je sais aussi quels champignons cueillir, et quand. Je l’ai imprimé et il va trôner sur mon frigo durant toute la saison, juste à côté du calendrier des plantes sauvages. Je n’ai plus qu’à y jeter un œil avant de partir en balade.

Au-delà de ça, la dernière partie de la formation sur l’écologie des champignons est hyper intéressante, car elle permet d’en connaître encore plus sur les cycles de vie de la nature, un sujet qui, comme tu le sais, nous passionne chez Mangeons Local !
Reconnaître les champignons, c’est bien joli mais ce qui m’intéresse, c’est les manger !
On est quand même un peu là pour ça, non ?
Je me suis retrouvé face à certaines espèces qui m’étaient jusqu’ici inconnues comme la nonnette voilée. Je t’avoue que je l’avais déjà croisée et jusqu’ici, son chapeau gluant ne m’avait jamais inspiré confiance !
J’ai vraiment apprécié, pour chaque champignon, d’avoir des conseils de préparation et de dégustation. Par exemple, pour la nonnette voilée, il faut enlever la cuticule du chapeau qui a un effet laxatif. Mieux vaut le savoir !
En plus de cela, la formation comprend des dizaines de fiches recettes en PDF et en vidéo. D’ailleurs, j’ai eu un vrai coup de cœur pour la crème aux cèpes et châtaignes, une recette spéciale « retour de balade en forêt », 100 % locavore et de saison qui sent bon la soirée au coin du feu !
Le module 6 de la formation est entièrement consacré à la cuisine et à la conservation des champignons. Ce qui m’intéressait, c’était de savoir comment je pouvais faire pour continuer à me régaler de champignons une fois la saison terminée.
Avec le Chemin de la Nature, j’ai appris à conserver mes champignons dans les meilleures conditions. Au moment où j’écris cet article, c’est le tout début de la saison mais j’ai déjà commencé à faire quelques bocaux. Ils ont rejoint dans mon garage les conserves que j’avais cuisinées pendant l’été avec les légumes du potager.
J’ai aussi appris à faire sécher des champignons, et ça, c’est absolument génial !
Un reste de bouillon tristoune et plus rien dans le frigo ? Il te suffit de plonger quelques lamelles de champignons séchées qui vont se réhydrater et pimper ton bouillon en 3 secondes !
Si des amis arrivent à l’improviste, le temps de l’apéro je prépare un risotto dans lequel j’ajoute des cèpes séchés, quelques copeaux de parmesan et voilà un dîner ultra chic !
Quand on travaille toute la semaine, qu’on a une vie sociale, des activités, il est parfois difficile de se dégager du temps pour suivre une formation. En plus, avec avec le e-learning, on peut craindre de vite se décourager et abandonner.
Ici, les contenus sont tellement pédagogiques, variés et pratiques qu’on ne s’ennuie jamais !
Personnellement, je me suis réservé une soirée par semaine, toujours le même jour, pour suivre un module plutôt que ma série préférée. Et cette formation en ligne est tellement enrichissante que chaque semaine, j’avais hâte d’y être.
La formation champignons du Chemin de la Nature représente environ 35 heures de travail, un peu plus si on visionne les vidéos plusieurs fois. C’est dense, mais comme tu peux suivre les modules à ton rythme, tu n’as aucune pression pour terminer dans un temps donné.
Chaque espèce de champignon est répertoriée dans une fiche PDF complète (il y en a 23 au total) que tu peux enregistrer sur ton ordinateur, ta tablette… ou alors imprimer pour te faire un classeur si tu préfères le papier.

La toute nouvelle formation champignons du Chemin de la Nature contient :
La formation est au prix de 590 €.
C’est un budget qui peut paraître important. Mais on peut la financer en 3 fois, et ça peut être un chouette cadeau à s’offrir en couple par exemple !
Tu investis sur le long terme. Une fois les connaissances acquises, tu les as à vie. Et même si tu oublies quelques notions, tu auras toujours accès à l’intégralité du programme (2 ans pour les quizz).
En sachant que plus jamais tu n’achèteras de champignons puisque tu iras les cueillir toi-même… On peut se dire que ça vaut plutôt le coup, non ?
Alors, ça te tente ?
Les liens de cet article sont « affiliés ». Cela veut dire que si tu réserves la formation via le bouton ci-dessus, un pourcentage nous sera reversé (et ça aidera à développer le site) ; sans que cela ne te coûte un sous !
Pour rappel, chez Mangeons Local on ne recommande que ce que nous connaissons et qui fait sens pour nous. Si on t’en parle, c’est qu’on a testé (pour de vrai) et qu’on a (vraiment beaucoup) apprécié !
Un coup de mou en fin d’hiver : et si tu faisais une cure de sève de bouleau ?
Ce produit 100 % naturel est un véritable shoot d’énergie, parfait pour une cure détox au changement de saison. En plus, il est possible de le trouver en ultra local.
Envie de tenter l’expérience ?
Quels sont ses bienfaits, comment la conserver et la consommer… On te dit tout sur la sève de bouleau !
La sève de bouleau, ou eau de bouleau, est la sève qui monte dans l’arbre à la fin de l’hiver.
Elle est chargée en éléments nutritifs, protéines et minéraux, puisqu’elle est destinée à favoriser la croissance des jeunes feuilles. On la récolte en créant une entaille dans l’arbre et en laissant l’eau s’écouler.
Sa texture ressemble à de l’eau, avec en plus un petit goût boisé et fruité très agréable.
Attention, ne pas confondre la sève (ou eau) de bouleau avec le sirop de bouleau, un sucrant naturel, ni avec le jus de bouleau, qui est une décoction de feuilles. Leurs vertus sont proches mais le produit n’est pas exactement le même et se consomme différemment.
Les bienfaits de la sève de bouleau sont connus depuis le Moyen-Âge !
On l’utilisait pour soigner les calculs rénaux, ce qui lui valait le surnom d’ « arbre néphrétique », ainsi que les ulcères.
On lui connaît aussi de nombreuses vertus détoxifiantes, diurétiques drainantes et dépuratives. Elle est riche en minéraux (calcium, silicium, magnésium, lithium, potassium, fer, zinc) et en vitamine C.
Concrètement, une cure de sève de bouleau va permettre de :
Encore mieux que la potion magique de Panoramix !
Petit bonus : grâce à ses fonctions dépuratives, une cure de cet élixir peut aider à perdre du poids. On le sait, on a tous (un peu) abusé de la raclette l’hiver dernier…
![Sève de Bouleau : Cure, Bienfaits, Effets Secondaires, Récolte [GUIDE] Sève de Bouleau : Cure, Bienfaits, Effets Secondaires, Récolte [GUIDE]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/00le-bois-du-barde-3-1024x582.jpg)
Certaines personnes doivent éviter voire s’abstenir de boire de l’eau de bouleau : les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants au-dessous de 12 ans, les personnes sous traitement lourd, chimiothérapie, souffrant d’œdème ou de problèmes de reins.
Il est toujours recommandé de prendre un avis médical avant de débuter une cure de sève de bouleau.
Par ailleurs, si tu es allergique au pollen de bouleau, la consommation de sa sève peut créer des réactions.
Prudence, donc !
Il y a très peu d’effets secondaires à la consommation de sève de bouleau. Mais comme elle est dépurative, tu peux ressentir quelques légers désagréments digestifs, transitoires et sans gravité. C’est même plutôt le signe d’un effet détox efficace !
Si tu as la chance d’avoir un bouleau chez toi, tu peux en prélever directement la sève.
Il faut créer un trou dans le tronc avec une perceuse en veillant à désinfecter au préalable le foret. On insère dans le trou un tuyau biseauté et on laisse la sève s’écouler dans un récipient placé au-dessous. Une fois le prélèvement terminé, on referme le trou avec un bouchon. L’arbre va cicatriser en reformant son écorce.
Sache que cette action n’est absolument pas nocive pour le bouleau et ne compromet ni la pousse des feuilles, ni sa bonne croissance !
Pour faire une cure de sève de bouleau, il suffit d’en boire un grand verre chaque matin à jeun, avant le petit déjeuner. Pour être efficace, la cure doit durer 3 semaines.
La saison indiquée est le début du printemps : mars / avril, lors de la montée de sève. C’est le meilleur moment pour donner un coup de boost à notre système immunitaire affaibli par l’hiver.
L’idéal est de récolter ta sève toi-même si tu en as la possibilité, c’est gratuit et on ne peut pas faire plus local !
Sinon, on trouve de la sève fraîche au mois de mars dans les épiceries locales, les magasins bios, ou directement chez les producteurs.
Tu peux aussi trouver de la sève pasteurisée : elle présente l’avantage de se conserver longtemps et de pouvoir être consommée toute l’année, mais l’idéal reste de consommer la sève fraîche pour bénéficier au max de ses bienfaits.
La sève fraîche, que tu auras prélevée ou achetée, se conserve environ 3 semaines au réfrigérateur.
Avec le temps, elle va légèrement fermenter et prendre un goût plus marqué. Cela n’a aucun effet ni sur ses vertus, ni sur son assimilation. Si le goût te gêne, tu peux ajouter un peu de citron.
On peut également congeler la sève de bouleau en petites portions à décongeler selon les besoins.
Enfin, la sève pasteurisée se conserve plusieurs mois tant que le flacon n’a pas été ouvert.
Et toi, tu as déjà testé la cure de sève de bouleau ? As-tu constaté des bénéfices sur ta santé ?
Fais-nous part de ton expérience en commentaire !
La pluie, les jours qui raccourcissent, et les écharpes qu’on ressort : l’automne nous donne souvent un coup de blues.
Sauf si on se réjouit de l’arrivée des fruits de saison comme la châtaigne !
Si tu as tendance à la bouder, lis ce qui suit : on te dit tout sur la châtaigne et on te donne quelques astuces pour l’éplucher facilement !
Crème de marron, marrons glacés, marrons grillés… Tu crois consommer des marrons, mais en réalité, ce sont bien des châtaignes !
On t’explique.
Le marron, botaniquement parlant, c’est le fruit du marronnier d’Inde.
Et ce fruit n’est pas comestible. Il te rendrait même bien malade si tu cherchais à le manger !
La châtaigne, elle, est bien comestible. Elle est le fruit du châtaignier, et se présente sous forme de bogues piquantes renfermant 2 à 3 fruits.
Mais alors, pourquoi on parle de marrons en cuisine ?
Les marrons tels qu’on les consomme sont en fait une variété modifiée de la châtaigne, cultivée par les castanéiculteurs afin de n’avoir qu’un seul fruit (plus gros, donc) dans la bogue.
La saison de la châtaigne commence mi-septembre et s’étale jusqu’à la fin novembre. Pile en même temps que les champignons : double bonne raison pour aller se balader en forêt !
Mon arme anti déprime du dimanche soir, c’est après une balade dans les bois, faire griller des châtaignes dans la cheminée ou sur le barbecue quand la météo le permet.
À déguster avec un bon cidre local ou un verre de jus de pommes !
Les châtaignes fraîchement ramassées ne se gardent que quelques jours.
Si tu veux te régaler de châtaignes tout l’hiver, il y a plusieurs manières de les conserver :

Chauds les marrons !
La châtaigne se consomme cuite.
On peut la faire griller au four, au barbecue ou dans la cheminée grâce à une poêle spéciale. Il suffit juste d’enlever la peau noircie (sans se brûler les doigts !) et d’en déguster la chair.
On peut aussi cuire des châtaignes dans de l’eau bouillante, ou simplement les blanchir pour terminer la cuisson au four, autour d’un bon poulet rôti et de quelques petits légumes d’automne.
Mais pour cela, il faudra d’abord passer la corvée de l’épluchage !
Enfin, une idée recette absolument géniale et très facile : la cuisson des châtaignes à la poêle…
Avouons-le, l’épluchage de la châtaigne n’est pas une partie de plaisir, surtout parce qu’il y a non pas une, mais deux peaux à retirer. La châtaigne se mérite !
Mais on a testé pour toi 2 astuces efficaces :
Bonne nouvelle : en plus d’être délicieuse, la châtaigne est bonne pour la santé !
Elle contient notamment des vitamines B et C, du fer, du manganèse, du potassium, du cuivre.
Elle est riche en glucides, notre « carburant », idéal pour un boost d’énergie !
La châtaigne est très digeste. Sa teneur en fibres lui donne un effet rassasiant et régule la glycémie.
Il y a plein d’idées de recettes avec la châtaigne ! Son petit goût sucré et légèrement vanillé en fait une excellente base de desserts. La châtaigne va aussi donner une note toute douce à des plats basiques.
Côté salé :
Côté sucré :
C’est une de mes farines préférées, parce qu’elle a un indice glycémique bas et qu’elle donne un petit plus à toutes les recettes : crêpes, gâteau aux pommes, pain maison…
Elle ne contient pas de gluten. La farine de châtaigne est donc idéale pour les personnes qui y sont allergiques ou sensibles.
Ma touche perso : je mets un peu de farine de châtaigne dans la pâte à cookies. Succès assuré à l’heure du goûter !
Avec la châtaigne, tu fais tes courses dans les bois !
Et si tu en profitais pour t’intéresser aux autres plantes sauvages comestibles ? Il y en a plein en Bretagne, il suffit juste de savoir les reconnaître.
Chez Mangeons Local, depuis qu’on a découvert une super formation en ligne, on est devenus des pros en plantes sauvages comestibles.
15 jours en forêt ? Même pas peur ! 😜
Alors on s’est dit que ce serait sympa de partager avec toi les 20 plantes comestibles et fruits sauvages les plus communs en Bretagne, que tu peux manger sans t’intoxiquer !
Avant, tu marchais dessus. Mais ça, c’était avant.
Partout, dans les bois, dans la forêt, près de chez toi, et même en ville, il y a des plantes sauvages que tu peux consommer et qui vont apporter un petit plus dans tes plats.
On t’en parle en détails dans cet article, l’ail des ours est une herbe sauvage qui pousse au printemps.
Son petit goût frais et aillé (d’où son nom) est un délice, en pesto par exemple.
Attention au risque de confusion avec le muguet ou l’arum, mais son odeur ne te trompera pas ! 😉


Tu trouveras cette plante très aromatique, qui ressemble à l’ortie, au bord des chemins du printemps à l’automne.
Avec son goût citronné, elle te pimpe un dessert ou une boisson fraîche en moins de deux. Ses vertus calmantes et digestives sont particulièrement intéressantes.
Hum, une petite soupe de cresson !
Ultra riche en vitamine C, le cresson est excellent pour la santé !
Le cresson sauvage, aussi appelé cresson des fontaines, pousse dans les cours d’eau à écoulement lent. On le reconnaît à son odeur soufrée rappelant un peu le chou.
On a tous un mauvais souvenir d’enfance de chute dans les orties.
Et pourtant, cette plante est non seulement comestible, elle est aussi bonne pour la santé, la peau et même le potager !
On y a consacré un article complet que je t’invite à lire.
Différente de l’oseille du potager, l’oseille sauvage pousse dans les prés et les pâturages. C’est une plante assez haute, reconnaissable à ses tiges aux tâches rouges et à ses feuilles contenant deux petits lobes.
Avec son petit goût piquant, on peut déguster l’oseille telle quelle dans une salade ou la ciseler dans une vinaigrette, une mayonnaise…
Attention, l’oseille est à proscrire en cas de problèmes rénaux (insuffisance ou calculs).
On t’a fait un article complet sur les différentes oseilles sauvages comestibles.
Le pissenlit, tout le monde connaît. Mais nombreux sont ceux qui le chassent au jardin à coups de tondeuse à gazon !
Pourtant, tout se mange dans le pissenlit ! Tu peux faire infuser les racines comme tisane, émincer les tiges en salade et faire une jolie confiture dorée avec les fleurs.
Voir notre article dédié sur « comment cuisiner et manger le pissenlit ?« .
Avec ses jolies fleurs bleues, la bourrache est l’amie du jardinier car c’est une plante mellifère qui fleurit du printemps à l’automne.
Ses fleurs se dégustent en déco de plats ou en tisane, idéale pour mettre un rhume à plat. Les jeunes feuilles peuvent être émincées en salade, elles ont un petit goût de concombre !


Tu connais peut-être le plantain pour apaiser les piqûres d’ortie, mais savais-tu que les feuilles se mangent ? Elles ont un goût de champignon et peuvent être consommées crues, en salade.
Le plantain est présent dans nos jardins quasiment toute l’année, mais les feuilles sont plus tendres au printemps.
À ne pas confondre avec le lierre grimpant qui n’est pas comestible ! Mais les feuilles du lierre terrestre sont différentes : petites et rondes, elles dégagent une odeur de menthe.
C’est une plante hyper aromatique qui peut servir pour parfumer des desserts, une limonade, une salade de fruits…
Bonus : on en trouve toute l’année et en abondance !
« Quoi ? Mais la berce est ultra toxique ! »
La berce du Caucase, oui, mais pas la grande berce ou berce commune !
D’ailleurs, tout (feuilles, tiges, fleurs) se mange dans la grande berce.
Avec ses jolies petites feuilles que l’on trouve beaucoup en sous-bois en Bretagne, le nombril de vénus est aussi une plante comestible.
Son petit goût acidulé relève salades et crudités.
La saison pour la cueillir : au printemps et en été.

Tu ne verras plus le pourpier comme une mauvaise herbe au jardin !
Facile à reconnaître, le pourpier sauvage est une plante rampante aux allures de plante grasse.
On peut consommer ses feuilles en salade ou cuites, pour agrémenter une poêlée de légumes.
Plus court que le circuit court !
Dans la nature, on peut aussi trouver de délicieux fruits sauvages. Tout frais, prêts à cueillir ou ramasser, et toujours à disposition : que demander de mieux ?
La châtaigne, c’est LE fruit d’automne qu’on aime faire griller dans la cheminée ou ajouter aux bonnes soupes qui réchauffent.
Mais au fait, châtaigne ou marron ? On t’en dit plus par ici !
Mais comment est-il possible qu’un fruit aussi délicieux pousse autant en abondance et de manière sauvage le long des chemins ?
La mûre, c’est le mois d’août, la chaleur, les gelées et confitures qui mijotent dans la cuisine.
En cueillette, on veille à laisser les fruits proches du sol à cause du risque de parasites transmis par les animaux. Et on enfile des gants pour se protéger des piqûres de ronces !
Attention, les baies de sureau doivent se consommer cuites, en gelée, en pâtes de fruits ou même en bonbons maison. Elles sont à point à la fin de l’été.
Les fleurs, elles, sont à récolter en mai. Elles font de délicieux sirops fleuris et fruités.

Délicieuses et excellentes pour la santé, les noix et noisettes sont les fruits d’automne par excellence !
On en trouve facilement, partout en Bretagne.
Bonne nouvelle, la nèfle est à maturité au début de l’hiver, quand les autres fruits se font rares.
Avec son goût proche de la pomme, elle peut se manger crue ou être cuite en compote ou en confiture.
Ne te fie pas à sa taille ! Toute petite, la fraise sauvage est un concentré de saveurs, beaucoup plus que les fraises de nos potagers !
On la récolte en même temps que sa cousine, au début de l’été.
Tomber sur un buisson de myrtilles sauvages au cours d’une balade, c’est le bonheur absolu !
En plus, c’est un fruit plein de vitamines.
Les myrtilles sauvages se reconnaissent facilement à leur forme toute ronde et à leur couleur bleu-violet… qui tache les doigts !
On parle balade dans les bois et forêts mais en bord de mer aussi, on trouve des plantes sauvages comestibles : ce sont tout simplement les algues !
La Bretagne en possède le plus grand champ d’Europe.
Tu veux en savoir plus ? On te dit tout sur les algues comestibles de Bretagne !
Ne vous êtes-vous pas déjà piqué avec l’ortie ?
Cette plante urticante que l’on trouve partout y compris dans nos jardins est souvent considérée comme une mauvaise herbe.
Pourtant, cette plante ancienne comporte de nombreuses vertus.
Des recettes d’orties aux remèdes naturels en passant par les cosmétiques, le textile écologique ou encore la fertilisation du jardin, l’ortie a de quoi piquer notre curiosité !
L’ortie est naturellement riche en vitamines A, B et C et en minéraux tels que le fer, le calcium, le magnésium, le potassium et le phosphore.
De plus, cette plante sauvage est riche en protéines : pour 100 g de feuilles séchées issues de jeunes pousses, elle contiendrait 40 g de protéines.
L’ortie serait l’un des rares végétaux à regrouper les 8 acides aminés essentiels au bon fonctionnement de notre organisme.
En effet, cette plante aux mille vertus est exploitée depuis des siècles pour ses propriétés médicinales.
Si l’ortie est réputée pour soulager l’arthrose ou les rhumatismes, elle a également des effets diurétique, dépuratif, anti-inflammatoire et tonique.
Cette plante médicinale, utilisée en phytothérapie, peut être employée sous différentes formes (cataplasme, décoction, bain de bouche…) selon l’effet souhaité.
Bon à savoir : pour une qualité nutritionnelle optimale, il est conseillé de cueillir l’ortie au début du printemps avant sa floraison.
L’ortie dioïque, plus communément appelée la grande ortie, appartient à la famille des Urticacées.
Cette plante sauvage se trouve partout en France et particulièrement sur les sols riches en azote.
Elle mesure de cinquante centimètres à plus d’un mètre.
Facile à reconnaître, l’ortie dispose de feuilles triangulaires dentelées avec des poils urticants sur leurs faces supérieures et sur la tige.
« Qui s’y frotte s’y pique » et certains se souviennent sûrement des démangeaisons causées par l’ortie.
Si cette plante sauvage ne s’approche pas facilement, vous pouvez pourtant cueillir l’ortie sans vous piquer. Utilisez des gants épais ou coupez l’extrémité de la plante en la ramassant du bas vers le haut.
Bon à savoir : l’ortie perd son pouvoir urticant une quinzaine d’heures après avoir été cueillie ou encore après avoir été frottée, cuite, mixée ou séchée.

Riche en éléments nutritionnels, l’ortie est une plante sauvage comestible.
Feuilles, racines et tige, « tout est bon dans l’ortie ».
Vous connaissez sans doute la soupe à l’ortie, mais ce n’est pas la seule façon de manger l’ortie.
Vous pouvez la consommer fraîche ou utiliser les feuilles d’ortie séchées en cuisine. Cuite ou crue, salée ou sucrée, seule ou accompagnée… Ce légume-feuille se cuisine de mille et une façons.
Les meilleures recettes d’orties ne se limitent qu’à votre imagination : soupe, gratin, quiche, cake, pesto, gaspacho…
Si l’ortie est comestible, elle est aussi utilisée dans l’alimentation des animaux. Les éleveurs la donnent aux volailles et selon le dicton : « Une ortie dans le poulailler, c’est un œuf de plus dans le panier ».
Bon à savoir : cette plante sauvage pousse partout, mais il est préférable de cueillir l’ortie dans votre jardin ou dans des lieux isolés pour que la plante soit propre et non polluée. À défaut, vous pouvez trouver les feuilles d’ortie séchées dans une herboristerie ou un magasin bio.
Des recettes aux bienfaits de l’ortie pour la santé, cette plante aux nombreuses vertus entre également dans la composition de nombreux produits de beauté.
Grâce à ses propriétés nourrissantes et régulatrices, on trouve l’ortie dans différents produits cosmétiques tels que les shampoings, les lotions, les crèmes ou les sérums.
L’ortie serait un remède naturel notamment pour réduire l’acné, l’excès de sébum, la chute de cheveux, les ongles cassants et agir sur les effets du temps.
Bon à savoir : pour des ongles plus forts, faites infuser 1 cuillerée à soupe de feuilles d’ortie séchées dans un bol d’eau chaude pendant 20 minutes. Puis, filtrez et ajoutez 1 cuillerée à soupe de vinaigre de cidre. Enfin, trempez le bout des doigts pendant 10 minutes, avant de rincer à l’eau tiède. À faire une fois par semaine. (Recette issue du livre L’ortie, c’est malin, d’Alix Lefief-Delcourt, édité par Leduc S. éditions.)
Pour fertiliser votre jardin ou votre potager, les orties peuvent être transformées en purin.
Riche en azote et en éléments nutritifs, le purin d’ortie est un engrais naturel qui favorise la croissance des plantes et les rend plus résistantes aux maladies. Très utilisé par les jardiniers, le purin d’ortie est également un très bon insecticide naturel. Il protège les cultures contre les parasites (insectes, pucerons et acariens).
La fabrication du purin d’ortie s’obtient par macération des orties dans l’eau.
Le purin d’ortie est généralement dilué. Il est ensuite pulvérisé sur les feuilles pour un effet insecticide ou versé au pied des plantes pour une action fertilisante. Pour les adeptes du recyclage des déchets, sachez que le purin d’ortie est un très bon activateur de compost.
Bon à savoir : le purin d’ortie dégage une forte odeur, il est donc conseillé de ne pas l’utiliser proche d’une habitation.

L’ortie est également récoltée à des fins étonnantes, et écologiques !
En effet, autrefois utilisées pour concevoir des cordages, les fibres contenues dans la tige de l’ortie permettent de créer des textiles en fibres d’ortie : tissu, toile, voile… Les fibres naturelles d’ortie sont également utilisées pour la fabrication du papier ou divers objets.
À l’heure où les vêtements écologiques ont la cote, la fibre végétale d’ortie semble avoir une longue vie devant elle !
De la fertilisation du jardin aux bienfaits de l’ortie pour la santé, en passant par les meilleures recettes d’orties ou les textiles écologiques en fibres naturelles d’ortie, il est grand temps de rendre à cette plante étonnante la place qu’elle mérite !
Pour aller plus loin : prenez le Chemin de la Nature !
Initiez-vous aux usages des plantes sauvages comestibles grâce aux formations 100 % nature de Christophe de Hody.
On continue notre découverte des plantes sauvages comestibles.
Aujourd’hui, focus sur la mélisse sauvage.
J’ai choisi de t’en parler car, en plus de son petit goût sympa et ses nombreuses vertus médicinales, c’est une plante résistante, que l’on trouve facilement et que l’on peut aisément cultiver chez toi.
Bref, la mélisse sauvage a tout bon !…
De son nom scientifique, la mélisse sauvage ou « Melittis melissophyllum » est une plante de la même famille que la menthe, originaire du bassin méditerranéen mais répandue un peu partout sur le territoire.
Elle pousse de manière sauvage dans la nature, avec des plants qui peuvent atteindre les 80 cm de haut.
On l’appelle aussi « mélisse citronnelle » en raison de son odeur fraîche et citronnée.
Elle est assez proche de sa cousine la mélisse officinale, avec laquelle elle partage les mêmes bienfaits.
Ses feuilles ressemblent un peu à celles de l’ortie blanche, mais elle s’en distingue par ses petites fleurs en forme de clochettes qui fleurissent entre mai et juillet, et son parfum caractéristique. Si tu as un doute, il te suffit de froisser une feuille pour reconnaître un plant de mélisse sauvage : l’odeur de citron ne te trompera pas !
La mélisse sauvage pousse au bord des chemins, dans des sols plutôt frais. C’est une plante rustique qui résiste bien aux températures négatives.
La mélisse est une plante vivace. Les feuilles s’épanouissent du printemps à l’automne et la floraison a lieu en été.
L’idéal pour récolter les feuilles de mélisse est avant la floraison, car c’est à cette période qu’elles sont les plus aromatiques.

La mélisse sauvage a de nombreuses vertus médicinales ! Elle est :
Donc si tu as un peu abusé du repas chez mamie dimanche, une infusion de mélisse sauvage te remettra l’estomac d’aplomb !
Idem si tu as tendance à stresser ou à tourner des heures avant de t’endormir : une petite tisane et les bras de Morphée te sont assurés. À siroter dans un bain tiède additionné de quelques feuilles de mélisse infusées pour le côté relaxant.
Autre avantage de la mélisse sauvage : son parfum de citronnelle éloigne les moustiques.
Alors si tu prévois de cultiver de la mélisse chez toi, installe le pot à proximité de ta terrasse pour profiter des belles soirées d’été en extérieur sans te faire dévorer ! Et si tu t’es fait piquer malgré tout, frotte tout simplement une feuille de mélisse sauvage sur la piqûre : elle calme les démangeaisons.
Attention, la consommation de mélisse sauvage est à proscrire en cas d’hypothyroïdie ou de grossesse.
Bonne nouvelle si tu n’as pas la main verte : la mélisse sauvage est très facile à cultiver.
Tu peux soit la semer à la fin de l’hiver, soit récupérer un plant dans la nature ou l’acheter chez un pépiniériste et le repiquer au printemps dans ton jardin.
Attention, la mélisse a tendance à prendre ses aises : opte pour la culture en pot ou en bac si tu veux éviter d’être envahi !
La mélisse est une plante mellifère (qui attire les abeilles) et très résistante aux maladies. N’hésite pas à la tailler à l’automne, elle reviendra encore plus belle au printemps suivant.
Avec son petit goût citronné, la mélisse sauvage se déguste tout simplement crue, ciselée dans une salade, sur une salade de fruits ou alors en cuisson vapeur avec du poisson : un délice !
Tu peux aussi en glisser quelques feuilles dans une boisson, une eau pétillante ou une limonade, comme tu le ferais avec la menthe.
J’ai bien envie de tester le mojito à la mélisse sauvage cet été, pas toi ? Si tu l’as fait, viens nous raconter en commentaire !
L’infusion de mélisse sauvage se prépare de préférence avec des feuilles fraîches pour bien profiter de ses saveurs et de ses principes actifs.
Dépose quelques feuilles dans une tasse et verse l’eau chaude par dessus. Il faut infuser à couvert pendant une dizaine de minutes pour conserver au maximum ses bienfaits.

Le sirop de mélisse maison se prépare comme le sirop de menthe et il est ultra facile à réaliser !
Il te faut, pour 20 cl de sirop :
Et voilà ! Une boisson fraîche faite maison pour les belles journées d’été !
Mais attention, ce n’est pas parce que c’est fait maison qu’il faut oublier la modération ! 😉
Le vin de mélisse est, lui aussi, super simple à réaliser. Il te faut :
C’est tout !
Tu n’as plus qu’à inviter quelques amis pour leur faire goûter !
Tu sais maintenant tout sur la mélisse sauvage.
On te parle aussi de l’ail des ours sur le blog de Mangeons Local !
Et si tu t’intéresses aux plantes sauvages comestibles, on a testé pour toi cette formation aux plantes sauvages absolument géniale !
Et toi, plutôt cueillette sauvage ou carrés potagers ?
Raconte-nous ton expérience en commentaire !
Connais-tu l’ail des ours, cette petite plante aromatique qui revient chaque année au printemps ?
Derrière ce nom rigolo se cache un ail sauvage savoureux, bon pour la santé et qu’on peut intégrer dans de nombreuses recettes !
Tu veux en savoir plus sur l’ail des ours ? Récolte, recettes, conservation… On te dit tout !
L’ail des ours ou Allium ursinium est une plante herbacée qui pousse de manière sauvage, mais qu’on peut aussi cultiver chez soi !
On l’appelle également ail sauvage ou ail des bois (mais il en existe d’autres variétés).
On dit que l’ail des ours serait la première plante que consomment les ours à leur sortie d’hibernation.
Et ce n’est pas un hasard ! L’ail des ours est riche en vitamine C, en calcium et en fer. Il a aussi des propriétés antibactériennes et contribue au bon fonctionnement du cœur et de la pression artérielle.
Alors si tu veux être aussi fort qu’un ours, tu sais ce qu’il te reste à faire 😉
Le savais-tu ? Au Pays-Bas, on l’appelle « ail des blaireaux » !
Tout se consomme dans l’ail des ours !
La feuille, le bouton de fleur, la fleur et même le bulbe. Pour ce dernier, il faut tout de même savoir qu’arracher le bulbe risque de compromettre le développement de la plante l’année suivante (logique !).
On trouve assez facilement de l’ail des ours dans les bois et sous-bois, dans les endroits humides et à proximité des ruisseaux.
Mais il y a une période bien propice à la cueillette, et surtout il faut prendre quelques précautions pour ne pas le confondre avec d’autres plantes toxiques.
La saison de l’ail des ours a lieu de mars à juin.
On commence par récolter les feuilles, puis les premiers boutons apparaissent au mois de mai. La pleine floraison, en juin, marque la fin de la saison de l’ail des ours.
Si l’ail des ours est assez facile à reconnaître, il faut tout de même être prudent !
On peut le confondre avec le colchique ou le muguet, deux plantes très toxiques. Ses feuilles ressemblent également à celles de l’arum, qui pousse, comme lui, près de l’eau.
L’astuce imparable : froisse une feuille entre tes doigts. Si ça sent l’ail, tu peux être tranquille, c’est bien de l’ail des ours !

Tu peux cultiver l’ail des ours dans ton jardin. Choisis pour cela un endroit ombragé, un peu humide.
On trouve des graines d’ail des ours et des plants en jardinerie ou chez un pépiniériste. Le mien, je l’ai déniché sur un troc plantes pour presque rien. Il a commencé à vraiment donner au bout de 2 ans.
Autre possibilité : récupère quelques bulbes sauvages et replante les dans ton jardin.
L’ail des ours a un goût très frais, entre l’ail et le basilic.
Chez certains fromagers, tu peux trouver de la tomme à l’ail des ours, un délice !
L’ail des ours s’utilise comme une herbe aromatique, tu peux en ciseler quelques feuilles et l’intégrer à une omelette, un plat de crudités…
Les fleurs peuvent être mises en déco de tes plats : sur des toasts ou dans une salade par exemple.
Et comme Mangeons Local, c’est aussi une communauté de gourmands, on te donne nos 5 recettes préférées à base d’ail des ours.
À déguster sur des toasts ou un bon plat de spaghetti !
Effet wahou garanti sur tes grillades cet été !
Rien de plus simple que de réaliser un beurre à l’ail des ours maison !
Même si l’ail des ours arrive à la saison où l’on commence à se lasser des soupes, celle-ci change des grands classiques !
Un cake salé parfait à emporter en pique-nique ou pour un apéro avec des copains !
Ma touche perso : je remplace l’emmental par de la feta émiettée. Tu peux aussi y ajouter des petits lardons ou des cerneaux de noix.
Rapide à faire, parfait pour les soirs de flemme !
Tu peux ajouter des lamelles de jambon dans la préparation ou placer quelques rondelles de fromage de chèvre par dessus.
La saison de l’ail des ours est courte et on aimerait pouvoir le consommer toute l’année !
L’ail des ours résiste bien à la congélation.
Il faut laver, sécher et ciseler les feuilles. L’idéal est de les placer dans un bac à glaçons pour en prélever la juste quantité. On peut recouvrir d’un filet d’huile d’olive avant la congélation.
Il existe plusieurs autres espèces d’ail sauvage comme le poireau sauvage ou le triquètre, qui est considéré comme invasif.
En fait, il y a des centaines de plantes sauvages comestibles autour de nous ! Tu veux en savoir plus ? On te parle ici des plantes sauvages et d’une super formation pour apprendre à les récolter et les cuisiner !
Tu savais, toi, que les glands se mangent, que la racine de pissenlit peut remplacer le café, qu’il existe des brocolis sauvages et que le coquelicot peut aider à calmer la toux ?
Moi pas.
Pour parler franchement, il y a quelques semaines encore, les plantes sauvages, je ne m’y étais jamais vraiment intéressé. Un peu la trouille, j’avoue, de me faire un remake d’Into The Wild…
Jusqu’à récemment, la cueillette sauvage chez moi, ça se limitait donc aux mûres, au sureau ou à l’ail des ours ou triquètre (qui n’était pas vraiment sauvage puisque j’en ai dans mon jardin…). Et côté herbes aromatiques, aux jolis plants qui poussaient sagement dans mes carrés potagers : ciboulette, coriandre, thym ou romarin…

Pourquoi je ne m’étais jamais vraiment approché de ces plantes sauvages ? Appréhension, mais surtout ignorance : à ce moment-là, je ne savais même pas qu’il existait autant de plantes comestibles autour de chez moi. Des plantes devant lesquelles je passe tous les jours quand je vais me balader dans la campagne, des plantes qu’on considère comme de mauvaises herbes. Tout ça (ou presque), ça se mangerait !?
Et que dire des plantes médicinales ! Je pensais naïvement qu’il fallait être chimiste pour préparer des remèdes à base de plantes… Alors que c’est hyper facile et accessible.
Tout ça, c’était avant. Parce que les choses ont bien changé depuis !
Christophe de Hody, fondateur du Chemin de la Nature, a proposé à l’équipe de Mangeons Local de suivre sa Formation du Cueilleur, une formation aux plantes sauvages entièrement en ligne.
Le Chemin de la Nature, tu connais peut-être via les réseaux sociaux : c’est plus de 100 000 fans sur Instagram et 216 000 abonnés YouTube. Leurs vidéos sont top, ludiques, instructives…
Mais avec la formation du Cueilleur, Christophe a voulu aller plus loin en proposant un programme ultra complet pour aborder tous les aspects des plantes sauvages : les règles de cueillette, les plantes comestibles, la phytothérapie, l’herboristerie…
Au total, 100 heures de cours (soit autant que l’intégrale de Friends ! Oui, j’ai calculé !) sur une plateforme avec plein d’autres outils pour devenir vraiment autonome dans sa cueillette.
J’ai donc décidé de me lancer. Une occasion comme ça ne se manque pas !
Déjà, j’ai été totalement séduit par le programme de la formation du Cueilleur. On me promet de :
Tout ça en une seule formation ! Honnêtement, je n’ai jamais vu de programme aussi complet.
Est-ce que j’ai réussi à mettre tout ça en application ?
Encore un peu de patience… Je te fais le debrief un peu plus loin 😉
L’autre raison qui m’a décidé : cette formation a été développée avec une trentaine de spécialistes parmi lesquels pharmaco-chimistes, pharmaciens, botanistes, biologistes… Je sais que je peux avoir confiance et que je n’aurai plus peur de m’empoisonner avec mon omelette !
Pour moi, une formation en ligne, il faut que ce soit facile d’accès et pratique.
Promesse tenue ici !
La plateforme est simple et claire. Les cours sont divisés en plusieurs modules qu’on retrouve dans le menu, il y a un deuxième menu avec les outils (je te parle de ces outils géniaux juste après !). Je me connecte facilement, où je veux et quand je veux.
Les cours sont disponibles en vidéo et en PDF. Je trouve personnellement la vidéo plus sympa, mais je pense revenir sur les PDF quand je chercherai une info pratique ou pour me remettre à jour sur certains points.
Parce que, il faut le savoir : les contenus sont accessibles À VIE ! Ça permet de vraiment prendre son temps sans se sentir obligé d’assimiler un max d’infos en un minimum de temps. Je bosse vraiment à mon rythme et ça me plaît bien.

J’évoquais juste au-dessus des outils proposés par la plateforme.
Il y en a un que j’ai définitivement adopté, c’est le calendrier du cueilleur. Il est hyper bien pensé, avec les bonnes saisons pour cueillir ou ramasser chaque plante sauvage. Il va même plus loin en détaillant par plante : le bon moment pour l’écorce, la fleur, la feuille, la sève… J’ai imprimé le calendrier et il trône maintenant fièrement sur mon frigo, je l’ai toujours sous les yeux.

Mon deuxième outil chouchou sur cette formation aux plantes sauvages, ce sont les fiches recettes.
Si tu veux épater la galerie, c’est le bon endroit !
Je ne te cache pas que ma belle-mère a vraiment cru que je la détestais quand je lui ai servi des glands à l’apéro ! 😄
En ce moment, je guette la floraison des sureaux près de chez moi pour réaliser des panna cotta, et quand ce sera le moment des baies, j’ai prévu un atelier « bonbons » avec mes neveux.
Les recettes sont elles aussi en PDF et en vidéo, c’est facile, ludique, toujours accessible.
Parmi les autres outils que tu découvriras si tu adoptes toi aussi cette formation, il y a 62 fiches plantes très complètes qui reprennent tous les aspects de chaque plante avec ses caractéristiques, ses vertus, les différents stades de la plante, les confusions possibles, les utilisations… et toujours la vidéo récapitulative.
Dernier outil que je n’ai pas expérimenté, restrictions de sortie obligent : la carte du cueilleur. C’est une carte interactive qui recense toutes les personnes ayant suivi une formation du Chemin de la Nature. Et j’ai constaté que nous sommes nombreux dans la région de Quimper !
J’ai hâte de pouvoir participer à un apéro cueillette !

À l’heure où je t’écris, je n’ai pas tout à fait terminé la formation. Le programme est tellement dense que je prends le temps d’assimiler chaque cours, à mon rythme, et de le mettre en pratique.
Donc à la question : ai-je réussi à mettre tout cela en application ? Je te réponds : c’est en cours, et plutôt en bonne voie !
Mais déjà, pas mal de choses ont changé dans mon quotidien :
Et plus généralement, je peux dire que cette formation m’a apporté un regard nouveau sur la santé : oui, il est possible de se soigner avec les plantes. En gardant raison, bien sûr… mais la nature a plein de remèdes à nous offrir contre les petits bobos et je trouve ça fabuleux !
Quand je pense qu’il y a quelques mois je marchais sur tous ces petits trésors sans me douter de tout ce qu’on pouvait en faire !
Ce qui n’a PAS changé depuis que j’ai suivi la formation du cueilleur ?
Malgré tous les bons conseils de Christophe, je n’ai toujours pas réussi à cueillir les orties sans me piquer ! Encore un peu d’entraînement… en attendant, les gants ne sont jamais loin, et je soigne les piqûres avec du plantain.
Tu as donc compris que j’ai trouvé cette formation plantes sauvages absolument géniale et que je ne peux que te la recommander à 100 %.
Ce n’est pas pour rien qu’elle a déjà conquis plus de 4000 participants !
La formation du cueilleur coûte 1188 €. On ne va pas se mentir, c’est un budget.
Certes… mais :
Si vraiment le budget est un frein, que tu crains de manquer de temps (mais rappelle-toi, les contenus sont accessibles à vie !), ou que tu souhaites aborder seulement certains aspects de la cueillette sauvage, Le Chemin de la Nature propose aussi des formations plantes sauvages en ligne plus ciblées et plus courtes :
Ainsi que 8 cours de phytothérapie pour prévenir et soigner les troubles digestifs, respiratoires, nerveux, cutanés, etc. (85€ / cours) :
Chacun de ces modules est extrait de la Formation du Cueilleur, qui est donc la plus complète de toutes.
Si tu veux toi aussi vivre cette expérience et transformer ton regard sur les plantes sauvages, n’hésite plus une seconde, tu ne le regretteras pas !
Tu sais que Mangeons Local est toujours transparent avec ses lecteurs. Je t’informe donc que les liens de cet articles sont des liens d’affiliation : si tu réserves ta formation via ce lien, un pourcentage est reversé à Mangeons Local (et on t’explique ici à quoi nous sert toute cette montagne d’argent – spoiler : pas à nous payer le resto !).
Néanmoins, ceci n’influence en rien notre avis (ultra positif) de cette formation. C’est parce qu’on la trouve géniale qu’on en parle et qu’on la recommande. 😉
D’ailleurs, si tu as suivi la formation, viens nous raconter en commentaire : on a hâte de connaître ton ressenti !
Mangeons-Local.bzh est devenu la référence en Bretagne dès lors que l’on évoque le circuit-court alimentaire.
Ce circuit-court, ici alimentaire, qui consiste à s’approvisionner au plus près de chez soi chez des Producteurs spécialisés. De nombreuses catégories de produits vous sont proposées : produits laitiers, fruits et légumes, miel, produits de la mer, viandes de toutes sortes, etc …
Le circuit ultra court d’approvisionnement en produits alimentaires est de deux types globalement : auto-production et/ou cueillette.
Je ne veux ici n’évoquer que la cueillette. L’auto-cueillette, celle que l’on pratique soi-même.
Il ne s’agit pas, bien sûr, de rechercher l’auto-suffisance qu’il est parfois possible d’atteindre en jardinant soi-même. Non, je ne veux parler ici que la possibilité toute simple que nous avons, tous, de cueillir et de ramasser à l’occasion, quelques produits dans la nature, pour s’en nourrir.
La nature nous offre à longueur de saisons une multitude de produits sains et naturels. Il faut être connaisseur des herbes, des champignons ou des algues : certes. Mais je ne vous parle même pas de ceux-là. Je ne vous parle que d’aliments très visibles et très connus … dont trop peu de personnes savent profiter.
En quantité et en qualité. En se promenant un peu, on voit de nombreux châtaigniers et de belles quantités de châtaignes jonchant le sol : qui de vous en ramassent ? A la limite, je vais acheter un kilo de bananes au supermarché en passant à proximité de dix kilos de belles châtaignes gratuites et saines…
Je ne suis pas un spécialiste des champignons mais il y en a un de sûr et de délicieux : la coulemelle. Il y en a un peu partout en ce moment. Cueillis très jeunes, en boutons, ils sont juste délicieux. Deux coulemelles de talus ou de sous-bois et un œuf à la poêle vous font un délicieux dîner de saison. Ajoutez à cela quelques châtaignes crues ou cuites en guise de dessert.
Vous lavez bien vos coulemelles (ou lépiotes). Cueillez-les lorsqu’ils sont en boutons. Enlevez le bas du pied pour n’en garder que le haut et le bouton. Couper les en dés. Un peu de beurre demi-sel à fondre sur une poêle bien chaude, et verser les champignons. Remuer à feux moyen quelques minutes. Dès qu’ils auront un peu réduit, mais avant qu’ils perdent leur croquant, cassez-y un oeuf. Votre repas est prêt.
Chacun d’entre nous peut ramasser quelques châtaignes et cueillir deux coulemelles. Chacun d’entre nous. C’est cela le circuit ultra-court alimentaire.
C’est on ne peut plus économique. C’est sain.
Bon appétit !