Le terroir et la gastronomie bretonne sont extrêmement riches.
Pars à sa découverte !… 🌊🍽
Le terroir et la gastronomie bretonne sont extrêmement riches.
Pars à sa découverte !… 🌊🍽
Moins connue que la coque ou la palourde, la praire fait partie de ces coquillages que l’on croise rarement, mais jamais par hasard.
Présente sur nos côtes bretonnes, elle vit cachée, se développe lentement et impose ses règles.
La praire est un coquillage bivalve fouisseur, de la famille des vénéridés.
Son petit nom scientifique : Venus verrucosa.
On la confond parfois avec sa cousine, la palourde, mais la praire est plus grosse, plus lourde, plus épaisse. Sa surface est souvent bosselée, sa coquille est faite de stries concentriques bien marquées. À l’intérieur, elle est d’une couleur blanc nacré.
Ce n’est pas un coquillage d’apparence fragile ni de goût discret. Fortement iodée, elle a du caractère et ne plaît pas à tout le monde.
Quand on te dit que la praire a du caractère, c’est qu’elle ne pose pas sa coquille n’importe où.
Elle ne tolère que les fonds sableux, propres et bien oxygénés, et supporte mal les milieux dégradés.
Sa présence est donc un bon indicateur de la qualité écologique du littoral. Elle vit enfouie sous 5 à 15 centimètres de sable.
En Bretagne, on ne la trouve jamais en abondance, et seulement dans certaines zones bien précises.
Tu ne la trouveras pas chez tous les pêcheurs et mareyeurs, et, en pêche de loisirs, seuls quelques initiés, bons connaisseurs du littoral, réussissent à s’en procurer.

La praire grandit lentement : il lui faut plusieurs années pour atteindre une taille commercialisable.
C’est la raison pour laquelle sa pêche est strictement encadrée :
Et cela vaut pour les particuliers et les professionnels, avec des variables selon les années et les zones côtières.
Ces règles sont fondamentales pour protéger l’espèce et lui permettre de se renouveler. Et c’est ce que l’on prône, ici, sur Mangeons Local : accepter de ne consommer que ce que le milieu permet, quand il le permet.
La praire se pêche traditionnellement à pied, à marée basse.
Mais contrairement à d’autres coquillages plus accessibles, elle demande une vraie connaissance du terrain.
Son enfouissement profond oblige à savoir lire le sable, à connaître ou à reconnaître les bons endroits et à utiliser les bons gestes.
Et ce n’est pas plus mal pour limiter les prélèvements abusifs et nous rappeler que la pêche à pied, c’est une pratique qui engage une certaine responsabilité : celle de respecter le milieu et sa ressource.
En bouche, la praire se distingue nettement de la palourde ou d’autres mollusques. Sa chair est ferme, dense, avec une saveur iodée franche.
Oublie la douceur, la finesse : c’est un coquillage qui plaît particulièrement à celles et ceux qui aiment les goûts marqués.
La saison de consommation et de pêche de la praire s’étend de l’automne à l’hiver, hors période de reproduction.
C’est aussi dans ces mois de l’année qu’elle est la plus ferme et la plus goûteuse.
Selon le mode de préparation, il te faudra parfois ouvrir les coquilles à la main. Le geste est un peu plus technique qu’avec la palourde, mais pas plus que pour les huîtres.
Sa chair supporte bien la cuisson sans devenir caoutchouteuse. Mais, plus que jamais, on n’en fait pas trop, car la praire se suffit à elle-même.
Voici quelques idées pour la sublimer :
Loin d’être un coquillage « de masse », la praire incarne une autre manière de consommer les produits de la mer : locale, attentive et saisonnière.
Une démarche cohérente avec les valeurs de Mangeons Local : faire avec ce que nos terroirs et nos côtes ont à nous offrir de meilleur !
Discret, mais souvent confondu avec la coquille Saint-Jacques, le pétoncle fait partie des produits emblématiques de la Bretagne et de toute la côte Atlantique, même si on le trouve partout dans le monde.
Sa présence dépendant du milieu, de la qualité de l’eau et des règles qui encadrent sa pêche, on ne peut évoquer le pétoncle sans parler territoire et responsabilité !
Le mot « pétoncle » désigne plusieurs espèces de coquillages marins de la famille des pectinidés, proches de la coquille Saint-Jacques.
Il ne s’agit pas d’une appellation scientifique précise, mais d’un terme d’usage. Parmi les espèces les plus couramment connues sous le nom de « pétoncles » en France, on trouve notamment :
La distinction est importante, car les deux ne sont pas toujours soumis aux mêmes règles de pêche et périodes de consommation. En Bretagne, on pêche essentiellement le pétoncle noir.

Le pétoncle est un coquillage benthique : il vit sur ou près du fond marin.
Il fréquente principalement les zones côtières, les fonds sableux et graveleux, et se déplace en claquant ses valves.
Selon les espèces, il peut être présent sur l’estran et jusqu’à des profondeurs plus importantes, parfois au-delà de 100 mètres.
Comme beaucoup de coquillages, le pétoncle se nourrit en filtrant l’eau de mer, ce qui explique pourquoi sa récolte est strictement liée au classement sanitaire des zones, établi par les autorités.
Sa présence est également directement dépendante de la qualité de l’eau.
Le pétoncle fait partie des coquillages accessibles à la pêche à pied de loisir, mais cela ne signifie pas une liberté totale.
Il y a des questions sanitaires, mais également de préservation de la ressource.
Selon les zones, tu auras :
On ne peut pas te donner de chiffres ou d’indications précises, puisque ces règles varient d’une zone à une autre et au cours de l’année. On te conseille donc de consulter les arrêtés préfectoraux sur les sites des préfectures.
Le pétoncle est traditionnellement un coquillage de fin d’année : on commence à le trouver sur les étals à partir du mois d’octobre.
Cependant, tu as peut-être remarqué qu’il se fait plus discret depuis 2022. La raison est un fort épisode de mortalité en mer, que l’on associe, entre autres, à la présence accrue du poulpe, un de ses principaux prédateurs.
Comme tous les coquillages, les pétoncles doivent être consommés extra-frais.
Après l’achat ou la récolte, conserve-les au frais et consomme-les rapidement. La noix doit être blanche, ferme, brillante et sans odeur.
En coquille, celle-ci doit se refermer si tu la frappes légèrement, signe que le pétoncle est encore vivant. Il se prête plutôt bien à la congélation, mais consomme-le idéalement sous 1 mois, 3 mois maximum.
Comme tous les fruits de mer, le pétoncle est un concentré de nutriments.
C’est une excellente source de protéines, d’oméga-3, de phosphore, d’iode, de vitamine B12 et de magnésium. Il est peu calorique (mais tout dépend comment tu le cuisines…) et favorise la santé cardiovasculaire.
Avec sa chair fine et délicate, la noix de pétoncle n’a pas besoin de grand-chose pour libérer ses saveurs.
Mais attention : elle supporte mal les cuissons longues. Revenue rapidement dans du beurre, elle s’associe bien avec le safran ou le piment d’Espelette. Tu peux aussi la cuisiner en risotto, en cassolette et pourquoi pas en verrines pour tes menus de fête.
Si tu apprécies les coquillages crus, essaie le tartare, avec simplement une échalote ciselée, de l’huile d’olive, du sel et du poivre fraîchement moulu, ou le ceviche, en faisant mariner tes noix dans du citron vert pendant quelques heures.
Pas spectaculaire, mais de plus en plus rare, le pétoncle, souvent dans l’ombre de la coquille Saint-Jacques, mérite pourtant tout autant d’attention.
Est-ce que tu l’apprécies aussi ?
En 2020, Céline crée un foodtruck à Rennes et y propose des galettes saucisses végétales.
Le concept remporte un grand succès car nombreux sont ceux qui recherchaient une alternative de qualité à la viande pour leurs repas hors domicile.
En 2024, passage de relais.
Je (Camille H) reprends l’activité et le foodtruck se transforme en atelier dédié aux saucisses végétales, pour répondre à la demande des professionnels et particuliers.
J’ai repris cette activité car je recherchais une manière de participer à notre transition vers une nourriture durable et respectueuse.
En 2025, Camille A rejoint l’aventure en tant qu’associée !
Par ailleurs co-fondatrice d’un laboratoire partagé en faveur de la transition alimentaire, elle vient participer au développement stratégique et commercial des Saisissantes et participe à la production dans l’atelier.
Nous partageons une vision commune : rendre les légumineuses plus faciles à consommer, soutenir les évolutions alimentaires et, à terme, structurer une approche filière complète – du producteur au consommateur – pour générer un impact durable !

Nous souhaitons montrer que l’on peut consommer du végétal en achetant des produits simples.
On trouve aujourd’hui beaucoup de saucisses dans le commerce mais la majorité est constituée de soja, de protéines extraites ou de gluten de blé.
Ils sont donc soit ultra transformés, soit incompatible avec certains goûts ou régimes.
Nos saucisses sont donc constituées à plus de 65% de légumineuses (pois chiches, pois cassés, haricots rouges, haricots blancs).
Nos saucisses n’imitent pas le goût et la texture de la viande.
Elles sont très savoureuses, cuisinées avec des épices et légumes et assument donc totalement leur aspect végétal !



Notre objectif est de proposer des produits bons pour la santé, bon pour l’environnement et respectueux du vivant.
– Santé : nos produits sont sources de protéines, pauvres en acides gras saturés, sans gluten de blé, riches en fibres, sans pesticides
– Environnement : absence de produits issus de l’élevage (générant des gaz à effet de serre et, quand il est intensif, de la pollution des eaux), certification Agriculture Biologique, fournisseurs locaux, à base principalement de légumineuses (des plantes agronomiquement très vertueuses)
Les légumineuses que nous utilisons sont locales et bio car nous souhaitons participer au développement de cette filière.
Plus largement nous travaillons en quasi totalité avec des produits les plus locaux possibles (département voire région), avec lesquels nous travaillons en direct.
– Respect du vivant : nos saucisses sont 100% végétales.
Ainsi aucun animal n’a subi de maltraitance (élevage intensif, conditions d’abattage) pour leur élaboration.

Nos saucisses sont très faciles à préparer.
Elles sont précuites donc il suffit de les faire dorer dans la poêle ou sur le barbecue environ 3 minutes avec un peu de matière grasse.
Elles peuvent être consommées entières ou en tronçons, dans des plats traditionnels (saucisses purée, couscous, rougail), des snacks (galette saucisse, hot dog, sandwich baguette), des apéritifs (feuilletés, morceaux à piquer).
Elles constituent la base protéinée d’un plat donc pour un repas assis rapide, il suffit de les associer à un accompagnement simple (pâtes, riz, légumes), avec éventuellement une petite sauce.
Nous proposons des idées recettes sur notre site : https://les-saisissantes.fr/idees-recettes/


En Bretagne, nos produits sont distribués dans certains magasins bio (notamment Biocoop en région rennaise) et dans des groupements de producteurs (type AMAP).
Ils sont également disponible pour tous et tout le temps en ligne via notre partenaire Pour De Bon : https://www.pourdebon.com/les-saisissantes-s1400
On peut aussi déguster nos saucisses chez nos partenaires restaurateurs à Saint-Malo, Dinan, Lorient, Rennes, Paris, etc. (carte sur notre site internet).
Nous souhaitons élargir notre gamme de produits.
Nous travaillons actuellement sur des steaks (toujours à base de légumineuses locales).
Sur les étals comme sur l’estran, la palourde fait partie de ces coquillages connus de tous : simple, presque évidente, facile à cuisiner.
Pourtant, derrière sa coquille discrète, la palourde est un produit exigeant et, on l’ignore parfois, dépendant de la qualité de l’eau.
On t’explique tout !
La palourde (peloris en latin) est un nom vernaculaire qui désigne plusieurs espèces de coquillages bivalves fouisseurs de la famille des Veneridae, notamment : Ruditapes decussatus (palourde européenne) et Ruditapes philippinarum (palourde japonaise, aujourd’hui très répandue en élevage).
Elle vit enfouie dans les fonds sableux ou les sédiments meubles, et ce mode de vie la rend particulièrement sensible à son environnement.
La palourde se nourrit en filtrant l’eau, dont elle retient les micro-organismes présents dans son milieu.
On comprend alors pourquoi elle est soumise à une surveillance sanitaire stricte.
Les zones de production et de pêche de la palourde, mais aussi de tous les coquillages en général, sont classées selon leur qualité microbiologique (zones A, B ou C).
Finalement, la palourde, c’est un peu le révélateur de l’état de notre littoral.

Même si la palourde est disponible une grande partie de l’année, toutes les périodes ne se valent pas.
La reproduction a lieu principalement en été, saison durant laquelle les palourdes peuvent être « laiteuses », avec une chair plus molle et moins intéressante sur le plan gustatif.
D’un point de vue culinaire, la consommation est donc plutôt recommandée en dehors des périodes de reproduction, lorsque la chair est plus ferme.
C’est aussi une manière de respecter le cycle naturel de l’espèce.
La palourde est l’un des coquillages les plus recherchés en pêche à pied, et il existe donc quelques règles que tu dois connaître avant de t’aventurer sur l’estran.
Avant chaque sortie, pense à consulter les arrêtés locaux, car les règles peuvent évoluer rapidement.
Quelques bonnes pratiques à respecter :
Riche en protéines et pauvre en matières grasses, source de vitamine B12, de fer et de zinc, c’est un produit brut qui s’intègre facilement dans une cuisine simple, locale et de saison.
Tout dépend ensuite de ta manière de l’accommoder !
Comme pour tout coquillage, la fraîcheur est primordiale.
Sur le sable comme sur l’étal, c’est facile à repérer : les coquilles de la palourde doivent être fermées ou se refermer au toucher.
Palourdes achetées ou pêchées, tu n’échapperas pas à l’étape du dégorgement si tu ne veux pas sentir du sable crisser sous la dent.
Laisse-les tremper dans une eau froide salée (environ 30 g de sel par litre d’eau), au frais, pendant plusieurs heures, en changeant l’eau une à deux fois si nécessaire.
Une règle : la simplicité !
Lorsqu’elle est fraîche et bien préparée, la palourde se suffit à elle-même. Par ailleurs, elle supporte mal les cuissons longues : quelques minutes à la poêle ou à la plancha suffisent.
Inutile d’en faire trop : de l’ail, du persil, un filet de vin blanc, c’est tout !
Les plus gourmands ne résisteront pas à la recette traditionnelle des palourdes farcies avec un mélange de beurre, d’ail et de persil. 5 minutes, pas plus, sous le gril du four et te voilà prêt à te régaler !

La palourde a beau être un produit simple, elle nécessite malgré tout beaucoup d’attention, tant sur la préservation de la ressource que lors de sa récolte ou de sa préparation.
Et toi, comment aimes-tu préparer et déguster ce produit délicieux et résolument breton ?
Bien caché sous le sable, il passe souvent inaperçu.
Et pourtant, le couteau fait partie de ces coquillages bien ancrés dans la gastronomie bretonne, sublimés autant par les grands chefs que dans la cuisine du (presque) quotidien.
On le ramasse parfois sans trop y penser, au détour d’une pêche à pied improvisée, mais le couteau mérite qu’on s’y attarde un peu plus.
Carte d’identité, saisonnalité, bienfaits, comment le préparer : on te dit tout !
Le « couteau » désigne plusieurs espèces de coquillages bivalves allongés, dont les plus connus sont le solen et l’ensis.
Ils ont en commun une coquille étroite, rectangulaire, faisant penser à un couteau, et un mode de vie bien particulier.
Le couteau vit enfoui verticalement dans le sable, parfois à plusieurs dizaines de centimètres de profondeur.
Il se nourrit en filtrant l’eau de mer et peut se déplacer très rapidement grâce à un pied musclé.
C’est ce qui le rend si difficile à attraper, et si intéressant à observer !
Contrairement à beaucoup de coquillages emblématiques du littoral breton, le couteau ne vit pas sur les rochers.
Il préfère les plages sableuses, sur l’estran découvert par la marée. C’est son petit signe particulier !
On le trouve un peu partout en Bretagne et en Normandie, dès lors que le sable est suffisamment meuble et que la zone est bien renouvelée par les marées.
À marée basse, il faut un œil bien affûté pour le repérer : il laisse juste deux petits trous rapprochés, en forme de huit, à la surface du sable.
Comme beaucoup d’autres coquillages, la qualité gustative du couteau varie selon son cycle biologique.
La période la plus favorable se situe généralement de l’automne au printemps. En été, le couteau est souvent plus maigre, car il consacre son énergie à la reproduction.
On ne peut donc que te conseiller de le laisser tranquille à cette période, par souci de goût, mais aussi pour respecter la ressource.

La pêche à pied du couteau a quelque chose de ludique, et souvent, les enfants adorent ! Il ne s’agit pas de gratter ou de retourner des pierres, mais d’observer le sable.
Les fameux trous en forme de huit indiquent sa présence. Mais attention : au moindre mouvement brusque, le couteau s’enfonce à toute vitesse.
Les connaisseurs te le diront : la poudre magique pour l’obliger à se montrer, c’est le sel.
Contrairement à ce que l’on entend parfois, verser du sel dans le trou du couteau ne lui fait pas croire que la marée remonte, mais l’irrite et le contraint à revenir à la surface. Mais la clé du bon pêcheur reste l’observation et la patience.
Plus qu’une récolte rapide, la pêche du couteau ressemble à un savant jeu de cache-cache avec le vivant !
La pêche du couteau de mer est encadrée.
Il existe une taille minimale, des quantités maximales de ramassage par personne et par jour, et, ponctuellement, des arrêtés spécifiques selon les communes.
Ces règles ne sont pas là par hasard. Les zones sableuses sont fragiles, et le piétinement répété ou les prélèvements excessifs ont un impact direct sur les populations de coquillages.
Quelques conseils pratiques :
Comme la plupart des produits de la mer, le couteau coche pas mal de cases sur le plan nutritionnel.
Il est riche en protéines, contient des minéraux et oligo-éléments intéressants, et reste peu calorique, d’autant plus qu’il a besoin de peu d’artifices pour révéler ses saveurs.

Mais attention : le couteau est un coquillage qui ne pardonne pas l’excès de cuisson, et sa préparation demande de l’attention.
Trop cuit, il devient caoutchouteux et perd tout son intérêt.
La meilleure façon de le mettre en valeur reste la plus simple : des couteaux bien nettoyés, juste poêlés rapidement, avec un peu d’ail et de persil, un trait de beurre salé ou d’huile d’olive.
Rien de plus !
Tu peux aussi, pour un repas plus complet, l’intégrer à une poêlée de légumes de saison accompagnée d’un bon pain aux céréales.
Local, accessible, le couteau invite à une autre manière de regarder les plages bretonnes, de pêcher à pied et de cuisiner les produits de la mer.
As-tu une recette toute simple de couteaux à partager ? Les commentaires sont ouverts !
Petit mollusque discret, le bulot sait pourtant faire sa place.
Incontournable du plateau de fruits de mer, l’escargot marin porte sous sa coquille le goût iodé des vacances en Bretagne.
Suis-nous, on t’emmène le découvrir… ou le redécouvrir.
Le bulot, Buccinum undatum, est un gastéropode marin à coquille spiralée, aux airs sympathiques d’escargot, ce qui lui a donné son surnom d’escargot de mer.
On le rencontre dans tout l’Atlantique Nord-Est, des mers froides de Scandinavie jusqu’aux côtes françaises de l’océan Atlantique.
En Bretagne, et plus généralement en Manche-Atlantique, le bulot est présent sur de nombreux secteurs côtiers : estuaires, zones proches du littoral, mais aussi fonds sableux ou vaseux un peu plus en mer.
Le bulot est un prédateur et nécrophage : il se nourrit de petits invertébrés, de restes organiques ou d’animaux morts.
Sa croissance est lente et son espérance de vie peut atteindre plusieurs années.

La méthode la plus courante de pêche au bulot est la drague : un chalut ou un dispositif traîné sur le fond remue les sédiments et remonte les bulots à la surface.
C’est une technique efficace, mais qui remue les fonds, perturbe l’habitat et peut impacter d’autres espèces.
Dans certaines zones, lorsque le fond s’y prête, on recourt à la pêche manuelle, à l’aide de petits casiers ou nasses, parfois à faible profondeur.
Cette méthode, plus douce pour l’environnement, reste néanmoins peu rentable à grande échelle.
Alors que peut-on faire en tant que consommateur ?
Favoriser les filières qui respectent des tailles minimales, la densité des populations, et privilégier les bulots issus de pêche raisonnée.
Quand tu vas choisir tes bulots, veille bien à ces indices pour te régaler :
Le bulot se pêche toute l’année, mais comme tous les autres fruits de mer, il a sa saison de prédilection.
Les mois froids lui vont bien : d’octobre à avril, la ressource est plus abondante, la chair plus ferme, savoureuse.
Ni brillant ni tape-à-l’œil, le bulot renferme pourtant plein de caractère !
Une chair iodée, ferme, qui résiste bien à la cuisson, et qui s’apprête aussi bien froide que chaude.
La version classique, bretonne, froide, simple, idéale pour l’apéro ou en entrée, c’est de déguster les bulots tels quels avec une bonne mayonnaise maison.
Mais tu peux aussi t’amuser à les sublimer dans des préparations plus élaborées.
Voici quelques idées :
Le bulot fournit des protéines maigres, parfaites pour un repas équilibré : à condition, comme pour le tourteau, de ne pas le noyer sous une tonne de mayonnaise !
Il contient des minéraux essentiels (iode, zinc, magnésium…), bénéfiques pour la santé osseuse, la thyroïde, et le bon fonctionnement du système nerveux, ainsi que de la vitamine B, qui soutient le métabolisme et l’énergie.
Il n’a pas le faste du homard ni le prestige des crustacés sophistiqués.
Mais le bulot incarne ce qu’on aime dans la mer : la simplicité et l’authenticité.
Le choix d’une pêche responsable ancrée dans son territoire, une préparation simple avec des produits de saison, une dégustation à la bonne franquette : c’est ça, l’esprit breton !
Adepte du petit escargot marin ? A-t-il une place privilégiée dans tes plateaux de fruit de mer ? Raconte-nous dans les commentaires !
En Bretagne, pour les locaux, le tourteau (ou « dormeur », on t’expliquera plus bas l’origine de ce surnom amusant) fait partie du paysage.
Aussitôt acheté sur le marché, aussitôt cuit et dégusté.
Et si on s’y intéressait un peu plus ?
Le tourteau, Cancer Pagurus de son nom scientifique, est ce crabe brun-roux assez reconnaissable à la large carapace et aux grosses pinces solides.
Son petit surnom : le « dormeur » qui vient de son comportement typique. Si tu le retournes, il se replie et reste immobile, comme s’il dormait.
Ce crustacé fréquente les fonds rocheux des côtes bretonnes : un vrai produit local comme on les aime !
Abondant sur les étals il y a 10 ans, le tourteau commence à s’y faire plus rare, et plus chétif.
Les causes ne sont pas clairement établies : on évoque de possibles maladies, des variations naturelles ou environnementales. Ce constat peut mettre les caseyeurs en difficulté, poussant certains à diversifier leur pêche, voire à mettre la clé sous la porte.
Raison de plus pour, en tant que consommateurs, soutenir les filières locales et durables !
La majorité des tourteaux bretons sont capturés au casier appâté, donc sans drague destructrice ni fond marin saccagé.
Par ailleurs, les réglementations imposent des tailles minimales pour permettre à l’espèce de se renouveler.
En achetant un tourteau breton, tu garantis la fraîcheur de ton produit, et tu soutiens un modèle de pêche raisonné, qui respecte la mer et ses ressources.
Même si on trouve du tourteau toute l’année, il y a des périodes plus propices à sa dégustation.
L’idéal, pour une chair généreuse, c’est de l’acheter en été, sa pleine saison.
Quelques conseils pour bien choisir ton tourteau :
Alors que les pinces et les pattes du tourteau offrent une chair blanche, fine et délicate, celle du corps, brune, est plus dense et iodée.
Selon tes préférences ou comment tu as prévu de le cuisiner, choisis Monsieur ou Madame Tourteau !
lors que le mâle a des pinces plus charnues, la femelle est souvent plus généreuse au niveau du coffre. Le mieux est de demander conseil à ton commerçant.

C’est très simple, tu n’as besoin que d’une marmite.
Plonge ton crabe vivant dans un grand volume d’eau bouillante salée.
Ajuste le temps de cuisson selon le poids en te basant sur ces repères : 15 minutes pour 500 grammes, 20 à 25 minutes pour 1 kg.
L’idéal, pour bénéficier de toutes les saveurs du dormeur, est de le cuire le jour de l’achat.
Ensuite, consomme-le rapidement ou utilise-le dans des préparations froides ou cuites.
C’est un peu technique, mais on s’y fait très vite !
Il te faudra un bon couteau, un casse-noix et un peu de force dans les bras.
Festif, mais pas luxueux, le tourteau c’est tout ce qu’on aime : un produit ultra local, généreux dans sa simplicité, qui se contente de peu d’artifices pour te régaler.
Et toi, tu es plutôt « dormeur » ou autre crustacé breton ?
Dis-nous en commentaire !
Si tu as grandi près de l’océan, tu as certainement connu la pêche au bigorneau.
Marée basse, bottes aux pieds, les algues qui glissent sous tes semelles. Et toi, ton seau en plastique dans la main, prêt pour la récolte…
Aujourd’hui, on t’emmène découvrir ou redécouvrir ce petit coquillage qui sonne un peu comme le trésor d’enfance des vacances en Bretagne chez papy mamie !
On en a tous grignoté à l’apéro ou ramassé sur la plage : le bigorneau est un petit mollusque à la coquille spiralée, souvent sombre (brun-noir ou brun-vert) qui peut mesurer jusqu’à 3 cm à taille adulte.
Son nom scientifique : Littorina Littorea. Il vit fixé sur les rochers à faible profondeur et se nourrit d’algues.
Comme il tolère bien l’émersion, on le trouve assez facilement lorsque la mer découvre l’estran.
Le bigorneau est bien présent tout le long du littoral breton.
Là où il y a des rochers, tu as de grandes chances d’en trouver !
Plus largement en Europe, la zone de répartition du bigorneau s’étend le long de l’Atlantique Nord-est, de la Manche et de la Mer du Nord.
La ressource a beau être conséquente, elle n’est pour autant pas inépuisable.
Voici quelques repères à garder en tête :
Pêcher le bigorneau, c’est simple et peu contraignant.
Mais attention, tu n’es pas à l’abri d’une restriction sanitaire liée à une contamination microbienne.
Alors si tu veux éviter que tes vacances ne tournent au cauchemar, renseigne-toi sur le site de la mairie ou de la préfecture avant de chausser tes bottes !
De même, la pêche, quelle que soit l’espèce, est interdite dans les zones protégées.
Tu croyais qu’il suffisait de jeter ta récolte dans une marmite d’eau salée ?
Non, le bigorneau nécessite un peu plus d’attention.
Sinon, tu peux toujours acheter tes bigorneaux déjà nettoyés et cuits chez ton poissonnier préféré pour passer directement à table…

Un pain de seigle, un bon beurre salé et, pour les amateurs, un verre de vin blanc ou de cidre brut bien frais : c’est bien suffisant.
Mais tu peux aussi t’amuser à sublimer le bigorneau dans des préparations plus élaborées : pourquoi pas en salade iodée avec des algues comestibles, une huile d’olive fruitée et quelques graines de sésame ?
Le bigorneau n’échappe pas à la règle, et comme tous les produits de la mer, il renferme plein de bonnes choses pour notre corps :
Dispo toute l’année, facile à ramasser et à préparer… le bigorneau, on l’aime pour ce qu’il est : une valeur sûre qui commence par une balade aux grandes marées et qui se termine par un apéro à la bonne franquette avec des copains.
Mais si, justement, on le regardait plutôt comme un produit du terroir à chérir ?
Et toi, quels sont tes souvenirs d’enfance avec la pêche au bigorneau ? Raconte-nous en commentaire !
Il n’a ni la forme d’une huître ni le goût d’un bigorneau, et pourtant, il vient lui aussi des rochers battus par la mer.
Le pouce-pied intrigue autant qu’il fascine !
Avec ses allures d’extraterrestre, ce crustacé vit accroché aux falaises les plus exposées de Bretagne.
Difficile à récolter et rare sur les étals, il fait partie de ces produits de la mer que l’on savoure comme un privilège.
Vu de près, le pouce-pied n’a rien de banal.
Avec son long pédoncule noir, une sorte de « coquille » grise et articulée à son extrémité, il ne ressemble ni à un coquillage, encore moins à un poisson.
L’analogie la plus proche serait peut-être un doigt crochu de sorcière…
Et pourtant, à l’intérieur, c’est une délicieuse chair tendre et iodée qui se révèle.
Sa famille : les crustacés, et non les coquillages. Son petit nom latin : Pollicipes ou « pied-pouce », une allusion à sa forme singulière…
Pour le croiser, il va falloir t’accrocher. Le pouce-pied vit dans les zones rocheuses les plus exposées à la houle.
En Bretagne, il se fixe aux falaises du Finistère, notamment autour de la Pointe du Raz et les îles de Sein et Ouessant. Sa répartition, en Europe, s’étend jusqu’au Portugal et à l’Espagne, où il est très prisé également comme mets de fête.
C’est ce milieu extrême qui explique sa rareté, car peu d’endroits réunissent les conditions parfaites à son installation.

La pêche au pouce-pied est strictement encadrée, et réservée aux pêcheurs professionnels titulaires d’une licence spécifique à cette espèce.
Depuis le bord, elle relève de l’aventure : il s’agit d’accéder, à la corde, à marée descendante, ou de s’avancer sur la falaise battue par les vagues. Chaque geste est millimétré, et la mer peut vite reprendre ses droits…
Certains pêcheurs abordent les zones de récolte depuis la mer avec leur annexe.
Dans les deux cas, les règles sont intraitables :
En Bretagne, la filière est étroitement surveillée pour éviter le braconnage, qui menace parfois la ressource.
Une belle manière de rendre hommage à ces pêcheurs qui risquent leur peau sur les falaises est de déguster le pouce-pied sans artifice.
À peine plongé moins de deux minutes dans l’eau bouillante salée, ou dans de l’eau de mer : il n’a pas besoin de plus pour révéler ses saveurs.
Sa chair, tendre, légèrement sucrée, évoque à la fois le homard et la langoustine, avec une touche iodée très prononcée. Certains y sentent un parfum de noisette.
Riche en protéines, en iode, en fer et en magnésium, le pouce-pied est un aliment naturellement sain.
Il n’existe aucune forme d’élevage, ce qui en fait un produit 100 % sauvage.
Comme il filtre l’eau de mer pour se nourrir, il concentre les éléments minéraux présents dans son environnement.
Une bouchée, c’est un peu un concentré d’océan !
Finalement, le pouce-pied, c’est un peu la Bretagne dans ce qu’elle a de plus vrai : généreuse, parfois rude, insoumise.
Il symbolise la mer qu’on ne domestique jamais vraiment.
C’est un produit rare, marqué par son environnement, qu’il faut apprécier à sa juste valeur, sans excès et avec respect.
Si tu as la chance d’en trouver chez un poissonnier breton ou à la carte d’un restaurant, goûte-le au moins une fois : tu comprendras vite pourquoi le pouce-pied fascine autant.
Et si tu as déjà eu le privilège d’y goûter, viens nous raconter ton expérience gustative en commentaire !
Depuis plusieurs années, le seigle breton revient dans nos champs et sur nos tables, porté par la volonté des agriculteurs et des consommateurs de relocaliser nos aliments et de cultiver ce qui pousse bien ici.
Longtemps délaissé au profit du blé, il présente pourtant bien des avantages, tant au niveau agronomique que nutritionnel et gustatif.
Le seigle (Secale cereale) est une céréale de la famille des graminées, cousine du blé et de l’orge.
Son petit truc en plus : elle est particulièrement rustique, c’est-à-dire résistante au froid, aux maladies, et elle supporte les sols acides ou pauvres, là où le blé ferait déjà grise mine.
Autrefois, le seigle était la base du « pain noir », plus dense et au goût plus marqué, qui nourrissait les fermes et les campagnes bretonnes.

Historiquement, la Bretagne a le terroir idéal pour la culture du seigle.
Pour autant, à l’instar du sarrasin et d’autres céréales secondaires, sa production décline à partir du 19e siècle.
Les habitudes alimentaires évoluent, encore plus après la Seconde Guerre mondiale, et on lui préfère notamment les céréales dites « fortes » comme le blé (ou froment).
Mais le seigle n’a pas dit son dernier mot, et depuis plusieurs années, il fait son retour sur les tables et dans les fournils.
On redécouvre ses atouts nutritionnels, son goût rustique et son intérêt agricole.
Si on le trouve parfois dans sa forme entière, en flocons mélangés à d’autres céréales, c’est bien en farine que l’on consomme principalement le seigle.
Mais son usage ne se limite pas au pain : crêpes, crackers, galettes… On te donne, un peu plus loin dans cet article, quelques idées pour cuisiner cette céréale étonnante.
La paille de seigle trouve elle aussi ses débouchés : paillage au jardin, litière animale ou encore dans certains usages artisanaux pour sa résistance, son pouvoir isolant et ses qualités imputrescibles.

On te dresse un petit tour d’horizon des qualités nutritionnelles du seigle :
Le pain de seigle, en 100 % seigle ou mixé avec de la farine de blé, est sombre, plus compact, et présente un goût acidulé.
Tu peux le manger au petit-déjeuner, adouci avec du beurre salé ou des fruits secs.
En Bretagne, on aime l’associer aux parfums iodés : huîtres et autres fruits de mer, rillettes de sardines ou de maquereaux…
On te donne 3 autres idées pour intégrer le seigle dans ton alimentation et découvrir de nouvelles saveurs :

Les clés pour ne pas te tromper :
Plus qu’une céréale alternative, le seigle est plein de promesses et contribue à encourager le locavorisme et à varier les plaisirs.
On ne peut que te conseiller de l’adopter !
On pourrait dire de lui que c’est un petit bijou marin, un peu mystérieux.
Si tu vis en Bretagne ou que tu y as séjourné, tu as sans doute entendu parler de l’ormeau, appelé aussi « oreille de mer ».
Bien accroché à son rocher, caché sous les algues dans les zones battues par les vagues, il ne se laisse pas cueillir si facilement.
Longtemps réservé aux connaisseurs, il est aujourd’hui le symbole de finesse gastronomique, mais également de fragilité écologique.
L’ormeau est un coquillage pas tout à fait comme les autres.
Il possède une coquille ovale, épaisse et un peu rugueuse, percée de petits trous sur le côté. Une fois ouvert, il dévoile une délicate nacre irisée. Il en existe plusieurs espèces, mais la plus présente sur les côtes bretonnes est Haliotis tuberculata, l’ormeau européen.
L’ormeau vit dans les zones rocheuses, jusqu’à une dizaine de mètres de profondeur.
Il aime les eaux bien brassées, riches en algues dont il se nourrit, principalement le laminaire.
Avec un œil bien entraîné, on peut le voir à marée basse lors de gros coefficients, mais attention : sa pêche est strictement réglementée.
L’ormeau est une espèce protégée, et sa pêche, qu’elle soit à pied ou en plongée, est très encadrée.
En Bretagne, la période d’ouverture peut varier selon les arrêtés préfectoraux, mais elle se situe entre mai et septembre. En dehors de ces dates, la pêche est interdite pour permettre la reproduction.
Quelques informations que tu dois connaître :
Si ces règles peuvent sembler strictes, elles sont indispensables, tant l’ormeau est une espèce fragile, un peu trop convoitée, et lente à se reproduire.
Avant toute sortie, consulte toujours les arrêtés locaux affichés en mairie ou disponibles sur le site de la préfecture maritime. Les contrôles sont fréquents, et le braconnage d’ormeaux peut faire l’objet d’une amende salée, voire d’une sanction pénale.
Si l’ormeau est si protégé, c’est qu’il a déjà beaucoup souffert.
Dans les années 1990 et 2000, une maladie a décimé les populations sauvages et, depuis, la ressource peine à se reconstituer.
De plus, l’espèce pousse lentement : il faut trois ans pour qu’un ormeau atteigne sa taille adulte.
L’Ifremer suit de près l’évolution des populations sauvages, et certaines fermes d’élevage bretonnes ont fait le choix de l’aquaculture durable.

En circuit court, les poissonneries locales, principalement dans le Finistère nord, proposent parfois de l’ormeau breton d’élevage.
Sinon, tu peux te faire plaisir en confiant tes papilles à l’un des chefs bretons qui mettent l’ormeau à leur carte.
Avec l’ormeau, tu fais le plein d’iode, mais aussi de magnésium, de zinc, de vitamine B12 et d’oméga 3.
Riche en protéines maigres et pauvre en graisses, il est idéal pour une alimentation équilibrée… à condition de ne pas noyer la poêle de beurre : on te connaît !

Aussi rare que goûteux, l’ormeau se suffit à lui-même.
Et honnêtement, pas besoin de préparations élaborées pour profiter de ses saveurs d’iode et de noisette.
En cuisine, on le respecte et on le traite avec douceur !
Certains poissonniers pourront te vendre l’ormeau préparé et prêt à cuire et c’est bien pratique.
Mais voici quelques conseils si tu l’achètes brut ou que tu le pêches toi-même :
Une noisette de beurre, un peu d’ail et de persil et un tour de moulin à poivre suffisent. C’est la manière traditionnelle de cuisiner l’ormeau en Bretagne. Mais tu peux le tenter en carpaccio, en risotto de sarrasin, ou poêlé avec des algues fraîches et un trait de jus de citron.
Tu l’auras compris, l’ormeau c’est notre petit trésor local qu’il faut savoir savourer avec respect.
Fragile, rare et délicat, il mérite qu’on le découvre, mais sans en abuser. Mais une fois sous la dent, c’est un véritable régal !
As-tu déjà goûté à l’ormeau ? Si tu es un spécialiste, viens nous donner tes astuces de cuisine en commentaire !
Tu connais bien le blé noir des crêpes ou des galettes, mais as-tu déjà goûté au sarrasin vert ?
Derrière ce nom se cache une autre plante, cousine de celle que l’on a l’habitude de côtoyer ici.
Plus discrète en Bretagne, celle-ci mérite toutefois une belle place dans nos champs, autant pour son intérêt en cuisine que pour ses bienfaits sur la santé ou son effet « boost » sur la fertilité des sols.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le sarrasin vert n’est pas un sarrasin récolté avant maturité, ou encore la graine brute qui n’aurait pas été torréfiée.
Non : le sarrasin vert est bien une espèce à part, Fagopyrum tataricum, aussi appelée sarrasin de Tartarie.
Certes, il est très proche de son cousin Fagopyrum esculentum, qui est le sarrasin bien connu ici sous le nom de « blé noir ».
Les deux sont des pseudo-céréales de la famille des Polygonacées, mais elles présentent quelques différences.
Les graines du sarrasin vert sont plus petites, et leur usage alimentaire n’est pas tout à fait le même : on t’explique cela un peu plus bas.
La culture du sarrasin de Tartarie trouve ses origines bien loin d’ici, du côté de l’Asie, où il est consommé depuis des siècles comme aliment de base.
En Bretagne, sa production reste marginale, car les surfaces sont majoritairement dédiées au sarrasin noir.
Cependant, quelques producteurs curieux de nouvelles expériences commencent à tester la graine pour diversifier les rotations et ouvrir de nouveaux débouchés.
La raison de cet intérêt grandissant : le sarrasin est un excellent couvert végétal.
Il pousse rapidement, demande peu d’intrants, garantit une couverture dense, permet de limiter les adventices et contribue à fertiliser les sols.
C’est un véritable engrais vert pour préparer les terrains aux cultures ou en assurer la rotation.
En outre, il attire et nourrit les insectes pollinisateurs.
Côté nutrition, le sarrasin vert est un aliment très intéressant.
Sans gluten, riche en protéines et en fibres, il est idéal pour les personnes qui cherchent à végétaliser leur alimentation.
Mais il se distingue surtout par sa forte teneur en flavonoïdes au pouvoir antioxydant, bien plus puissant que le sarrasin commun, et cela même après cuisson (à condition qu’elle soit douce) ou germination.
Côté goût, attends-toi tout de même à une amertume plus marquée qu’avec le sarrasin que tu connais déjà : c’est d’ailleurs ce qui fait son caractère en cuisine.


La règle d’or, c’est de jouer avec son goût et les associations de saveurs pour apprivoiser son amertume, tout en bénéficiant de ses atouts santé.
Alors, où la trouver ?
Dans certaines épiceries bio, boutiques spécialisées, ou en discutant avec les producteurs autour de chez toi.
Si tu l’achètes en magasin, attention à l’étiquette.
Le terme de « sarrasin vert » est parfois utilisé pour désigner un sarrasin commun non grillé.
Alors pour être certain, cherche la mention botanique de l’espèce : Fagopyrum tataricum (ou sarrasin de Tartarie).
C’est le meilleur moyen de ne pas le confondre avec le blé noir.
Bien que confidentielle en Bretagne, la culture du sarrasin vert, pour ses atouts agronomiques et nutritionnels, donne envie de l’explorer.
Alors, pourquoi pas lancer la discussion avec ton maraîcher préféré ou tenter d’en cultiver dans ton potager ?
Et bien entendu, viens nous faire part de tes trouvailles et de ton expérience en commentaire !
Vous souhaitez en savoir plus sur les bienfaits de la salade verte ?
4e légume le plus consommé en France, il existe 2 000 variétés dans le monde dont 275 en France !
Ses bienfaits concernent le renouvellement cellulaire, la prévention des maladies cardiovasculaires et le soin de notre microbiote.
Ses vertus sont également nombreuses : aliment cru, facile à préparer, sain et coloré.
Ses feuilles fines sont fragiles et devront être mangées rapidement.
Vous avez tardé pour la consommer ? On vous livre deux astuces pour raviver son croquant et ses couleurs.
Lisez ci-dessous le guide complet de ce légume vert.
Les trois grandes familles :
En fonction des saisons, vous trouverez certaines variétés sur les étals plutôt que d’autres.
Par exemple, l’hiver fait la part belle à la scarole, frisée, cresson, feuille de chêne, mâche, etc. L’été sera la saison la plus propice pour profiter de la laitue.

Composée à 90 % d’eau, la salade s’avère très peu calorique (15 kcal pour 100 g).
Comme tous les fruits et légumes, elle est composée d’eau, de fibres et de nutriments.
Ses qualités nutritionnelles lui permettent de jouer un rôle protecteur contre de nombreuses maladies.
Elles ont notamment un effet positif sur le renouvellement cellulaire, le microbiote et la santé cardiovasculaire des consommateurs.
Une alimentation saine demeure indispensable pour maintenir la bonne santé de nos cellules et encourager la régénérescence cellulaire.
Il existe en effet un corollaire entre nutrition et renouvellement cellulaire.
Il est donc recommandé de varier son alimentation et de consommer des aliments riches en antioxydants, comme la salade verte.
Les légumes crucifères, comme le cresson ou la roquette, sont reconnus pour aider à lutter contre des cancers.
Selon une étude publiée (dans la revue « Nature microbiology »), consommer une grande variété de végétaux favoriserait le développement de nombreuses bactéries bénéfiques à la flore intestinale, qui accueillerait ainsi davantage de « bonnes bactéries ».
Riche en fibres, la salade verte permet aussi de réguler le transit intestinal.
Les fruits et légumes développent des mécanismes protecteurs, notamment contre l’hypertension artérielle.
Les minéraux qu’ils contiennent, comme le potassium, diminueraient en effet la pression systolique (lorsque le cœur se contracte) et diastolique (lorsque le cœur se relâche).
La mâche est particulièrement indiquée pour sa forte teneur potassique.

Ses feuilles se dégustent facilement et permettent d’équilibrer un repas un peu trop copieux.
N’hésitez pas par exemple à les insérer dans votre sandwich afin d’intégrer des fibres et de vitamines.
Essayez d’accompagner un repas riche en graisses d’une entrée plus légère en adoptant le réflexe salade verte.
La salade fait partie des aliments pour qui voudrait s’adonner à la tendance « raw food » (manger des aliments crus).
En effet, facile à préparer, elle n’est pas à cuire, mais à manger sous forme de composition ou seule avec une bonne vinaigrette.
Il est d’ailleurs recommandé par le ministère de la santé de consommer un ou deux légumes crus par jour, car certaines vitamines sont détruites par la chaleur.
Une production en agriculture biologique est à privilégier pour les aliments crus car cela garantit l’absence de produits chimiques.
Vous aurez le choix d’acheter la salade fraîche auprès d’un producteur ou d’un revendeur, ou de vous en procurer sous vide en sachet.
Dans les deux cas, ce légume vert demande peu de préparation et sera vite installé sur votre table ou celle de vos invités.
Un à trois lavages avec une eau vinaigrée ou citronnée, permettront d’éliminer toutes les bactéries et petites bêtes.
Vous devrez ensuite la rincer, bien l’essorer avant de la dresser sur une assiette.
La vinaigrette représente un élément clé qui va rehausser la saveur de votre plat.
Dans l’idéal, choisissez une huile première pression à froid et d’alterner entre l’huile d’olive, de noix, de lin, etc., afin d’opter pour une alimentation variée et de développer un microbiote paré à éliminer les « mauvaises bactéries ».
Vous pouvez verser quelques flocons de levure de bière riche en fibres et vitamines ou encore l’agrémenter d’ail ou d’échalotes.
Communément appelée « salade verte », elle revêt pourtant des couleurs diverses en fonction de la variété avec majoritairement des nuances de vert, de rouge et de jaune.
Cet aliment simple à préparer viendra donc apporter de la gaieté dans vos assiettes.

Ce légume vert compte parmi les plus fragiles.
Ses feuilles se détériorent rapidement et doivent être consommées quelques jours après l’arrachage.
Privilégiez le légume entier, ce qui vous garantira une fraîcheur maximale.
La fraîcheur est clé : achetez entier et consommez rapidement.
Bonne nouvelle : on peut « réveiller » une salade flétrie.
On vous a donné envie ? Vite rendez-vous chez un producteur breton local pour vous concocter un plat à base de roquette ou de mesclun bien sûr !
Dites-nous en commentaire quelle est votre recette à base de salade verte préférée.
Si je te dis « quinoa », tu vois sûrement les Andes, les lamas et les sommets enneigés… pas vraiment les talus et les prairies bretonnes.
Et pourtant, cette graine venue de loin commence doucement à poser ses valises chez nous.
Depuis quelques années, des agriculteurs bretons se lancent dans la culture du quinoa, avec des résultats plus que prometteurs.
Alors on s’est dit que c’était le bon moment pour t’en parler !
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le quinoa n’est pas une céréale, mais une pseudo-céréale.
En clair, ça ressemble à du blé, ça se cuisine comme du riz, mais botaniquement parlant, ça appartient à la famille des Chénopodiacées, comme l’épinard ou la betterave.
On le cultive depuis plus de 5000 ans sur les hauts plateaux d’Amérique du Sud, où il était l’aliment sacré des Incas : rien que ça !
Son super pouvoir : être naturellement sans gluten, bourré de protéines végétales, de fibres, de fer, de magnésium… Bref, c’est un concentré de bienfaits dans une toute petite graine.
Jusqu’à récemment, la quasi-totalité du quinoa que tu trouvais dans le commerce venait de Bolivie, du Pérou ou d’Argentine.
Le problème, c’est que la demande mondiale a explosé, entraînant avec elle des hausses de prix et des impacts parfois négatifs sur les cultures locales.
Alors quelques agriculteurs bretons se sont demandé s’ils ne pourraient pas essayer d’en produire.
D’autant que, tu le verras juste après, la culture du quinoa a des effets positifs sur le sol.
Sauf que le quinoa andin, habitué aux hautes altitudes et à l’aridité, n’est pas franchement fait pour la douceur océanique.
Il a donc fallu sélectionner des variétés plus adaptables, et notamment moins sensibles à l’humidité.

La culture du quinoa breton ne date pas d’hier, même si elle reste encore discrète.
Dès 2017, des essais ont été menés dans le Morbihan pour voir si la plante pouvait s’adapter à nos sols.
Et ça a marché ! Pas partout, pas tout le temps, mais suffisamment pour motiver certains à tenter l’aventure.
Parmi les pionniers, il y a Jonas Le Gall, installé à Ergué-Gabéric dans le Finistère.
En 2019, il commence à cultiver du quinoa bio sur ses terres. Résultat : des graines made in Bzh, vendues en vrac dans les magasins bio de la région ou directement en circuit court.
Et il n’est pas le seul : d’autres agriculteurs se sont lancés, depuis, un peu partout en Bretagne.


Photos copyright Jonas LE GALL
Le quinoa coche plein de cases côté agroécologie :
Et côté consommateurs, il y a un vrai attrait pour les produits végétariens, riches en protéines, sans gluten et locaux.
La graine a beau être rustique, elle n’est pas pour autant sans caprices.
Le quinoa breton réclame le bon choix de variété, une préparation soignée du sol, et surtout une gestion serrée des mauvaises herbes, car il pousse lentement et peut vite se faire voler la vedette par les adventices.
Côté récolte, ce n’est pas non plus une promenade de santé : les graines sont minuscules, et leur enveloppe contient des saponines, des composés amers qui doivent être éliminés avant consommation.
Il faut donc trier, nettoyer, sécher.
Mais les producteurs bretons s’adaptent, se forment, investissent dans du matériel, et ça avance !
Sucré ou salé, chaud ou froid, il y a plein de manières de savourer le quinoa.
On te donne quelques idées à la mode breizh :
Notre astuce cuisson : rince bien ton quinoa à l’eau claire avant de le faire cuire pour éliminer les dernières traces de saponine.
Et compte environ 12 à 15 minutes de cuisson dans deux fois son volume d’eau.
Aujourd’hui, la filière quinoa en Bretagne est encore jeune.
On est loin de produire assez pour remplacer totalement les importations, mais les choses avancent.
Chaque année, de nouveaux producteurs se lancent et les consommateurs s’y intéressent.
Alors la prochaine fois que tu vas faire tes courses, jette un œil à l’origine de ton quinoa.
Et si tu trouves une version bretonne, n’hésite pas : tu feras du bien à la planète, à ton corps et à l’agriculture locale !
Quand tu penses « pois chiche », tu imagines la Méditerranée, le soleil brûlant et un tajine plein d’épices ?
Pourtant, le pois chiche breton pourrait bientôt côtoyer le beurre salé sur ta table.
Depuis quelques années, cette légumineuse se fait une place inattendue dans les champs du nord-ouest.
Cultivée par quelques pionniers, la petite graine revient sur le devant de la scène, portée par les enjeux agricoles, nutritionnels et écologiques actuels.
Rond, le plus souvent beige, le pois chiche appartient à la grande famille des Fabacées, comme les lentilles, les fèves ou les haricots.
C’est une légumineuse, autrement dit une plante dont le fruit est une gousse.
Originaire du Moyen-Orient, le pois chiche est cultivé depuis plusieurs millénaires. On en retrouve d’ailleurs des traces jusqu’en Égypte antique et la Rome classique.
C’est une plante rustique, qui apprécie les sols secs et caillouteux, qui n’a besoin ni d’eau ni d’engrais.
Et c’est justement cette robustesse, ainsi que sa capacité à fixer l’azote dans le sol, qui intéresse aujourd’hui les agriculteurs bretons.
Il est difficile de trouver des traces formelles de cultures anciennes du pois chiche en Bretagne.
Mais on sait que la petite graine est présente en Europe de l’Ouest depuis le Moyen-Âge.
Elle figure même dans le célèbre capitulaire De Villis de Charlemagne, qui recommande sa culture dans les domaines royaux.
On peut donc tout à fait imaginer quelle ait voyagé jusqu’à la pointe bretonne via les monastères, les échanges marchands ou les migrations.
Ce qui est certain, en revanche, c’est que le pois chiche n’avait plus vraiment la cote en Bretagne depuis plusieurs siècles.
Mais cela tend à changer !
Depuis quelques années, des essais de cultures sont menés un peu partout en Bretagne.
C’est le Morbihan, le Finistère sud et l’Ille-et-Vilaine qui ont vu pousser les premières parcelles de pois chiche, souvent sur des terres légères et bien drainées qui rappellent un peu les conditions du sud de l’Europe.
Et les premiers résultats sont encourageants : des rendements corrects, et une plante qui s’adapte assez facilement, à condition de choisir la bonne variété et de composer avec un climat breton parfois capricieux.
D’abord, parce qu’il y a une vraie demande.
Riche en protéines végétales, il séduit les flexitariens, les végétariens, et tous ceux qui cherchent à manger plus sain.
Le hic : importer du pois chiche depuis le Canada ou l’Argentine n’a pas vraiment de sens quand on veut consommer plus durable.
Ensuite, sa culture s’intègre parfaitement dans les systèmes agroécologiques :
C’est aussi une piste encore peu concurrentielle en Bretagne, donc intéressante pour les agriculteurs qui cherchent à varier leurs productions.

Non seulement le pois chiche est délicieux, mais en plus il est bon pour la santé.
Riche en protéines végétales, c’est une excellente alternative à la viande.
Il contient beaucoup de fibres, du fer, du magnésium, du potassium, des vitamines B… Bref, c’est un concentré d’énergie.
Il aide aussi à réguler la glycémie, soutient le microbiote intestinal et apporte un sentiment de satiété.
Autant de bonnes raisons pour lui faire une place de choix dans tes placards !
Si la petite graine venue du sud devait présenter un inconvénient, ce serait celui-ci.
Mais, comme toujours, on a plein d’astuces à te donner.

Évidemment, la culture du pois chiche en Bretagne reste encore trop marginale pour espérer remplacer à 100 % les produits importés.
Mais les choses évoluent lentement et sûrement, et le pois chiche a tous les atouts pour conquérir la région !
Alors, la prochaine fois que tu en achèteras, pense à regarder leur origine.
Et si un jour tu peux choisir un pois chiche local, cultivé avec soin à deux pas de chez toi, n’hésite pas bien longtemps, et viens nous faire part de ta trouvaille en commentaire !
Sur Mangeons Local, on te parle de légumes du producteur, de viande élevée autour de chez toi ou de fromages de la ferme…
Et si on te disait que tu pouvais aussi consommer du café breton ?
Alors, on n’a pas encore trouvé le moyen de faire pousser des caféiers dans les Monts d’Arrée… Mais on avait envie de te présenter une filière dynamique de torréfacteurs bretons qui transforment des grains venus du bout du monde avec savoir-faire, éthique et engagement local.
Un café breton, ce n’est pas du café cultivé sous les embruns à moins de 100 km de chez toi.
C’est un café torréfié localement par des artisans bretons comme Lobodis ou les Cafés Breizhiliens, tous deux situés en Ille-et-Vilaine.
Ces torréfacteurs sélectionnent des grains verts venus d’Éthiopie, du Honduras ou encore du Pérou, et les travaillent, en Bretagne, de manière artisanale.
Exactement comme un brasseur qui transforme du houblon venu d’ailleurs, ou un chocolatier avec du cacao importé.


Alors OK, la matière première vient d’ailleurs.
Mais c’est tout le reste de la chaîne de valeur qui est locale : le travail du grain, la torréfaction, l’emballage, la distribution…
Certains vont même plus loin.
Par exemple, Lobodis fait travailler un ESAT à Bain-de-Bretagne pour le conditionnement et soutient ainsi l’emploi des personnes en situation de handicap.
Les Cafés Breizhiliens, quant à eux, proposent une consigne pour leurs contenants en verre, en partenariat avec les épiceries vrac.
Un café torréfié localement a un meilleur bilan carbone qu’un café industriel qui fait le tour du monde trois fois, et d’autant plus quand il est livré en vrac ou dans des contenants consignés.
Certaines entreprises, comme Lobodis, innovent avec des technologies vertes : ils testent la torréfaction solaire, une première en France, pour réduire leur consommation d’énergie fossile.
Et bien sûr, beaucoup de torréfacteurs bretons proposent du café bio, cultivé sans pesticides ni engrais chimiques.

Le café breton, c’est aussi, le plus souvent, un engagement pour le commerce équitable.
La majorité des torréfacteurs travaillent avec des coopératives certifiées Fairtrade ou Max Havelaar, qui garantit un prix juste pour les producteurs et des conditions de travail dignes.
Et, en Bretagne, la dimension sociale c’est aussi l’emploi local, l’insertion, la valorisation des savoir-faire.
La torréfaction artisanale, c’est tout un art !
On parle de cuisson lente, de profils aromatiques maîtrisés, d’assemblages subtils.
Contrairement à l’industrie, qui, souvent, grille les grains à haute température pour aller vite, les artisans bretons, eux, prennent le temps.
Le résultat, c’est un café plus fin, plus riche, moins amer, et différentes nuances proposées : doux, corsé, fruité… à toi de choisir.
Tu ne sais pas par quoi commencer pour t’y retrouver ?
Voici quelques pistes :

Pour t’aider, on t’a préparé une liste (non exhaustive) :
On ne va pas se mentir : même en choisissant un café breton, tu gardes l’impact environnemental de la culture et de l’importation du café.
Et peut-être cherches-tu une solution, plus locale encore, pour te réveiller le matin ou pour réduire ta consommation de caféine ?
Si tu testais le café d’orge torréfié, ou Orgé ?
Une boisson chaude au goût toasté, sans caféine, fabriquée avec des céréales cultivées en Bretagne.
Autre option pour, en plus, prendre soin de ta santé : les tisanes et infusions de plantes.
Menthe poivrée, mélisse, tilleul, verveine citronnée… Les herboristeries bretonnes proposent des mélanges sympas à infuser qui, côté réconfort, n’ont rien à envier au café.
À tester pour varier les plaisirs et mieux dormir !
Et si, dimanche prochain, tu troquais les classiques viennoiseries contre un brunch breton, 100 % local, de saison et ultra gourmand ?
Que tu sois un bec sucré, salé… ou les deux, on t’a préparé une sélection d’idées pour composer un brunch au bon goût de Bretagne.
Des produits simples et que tu pourras dénicher sur le marché ou chez les producteurs autour de chez toi : à adapter selon la saison, et tes envies bien sûr !
Avant d’aller chercher les recettes et les idées originales, posons les fondations : un bon brunch commence toujours par une base de qualité.




Si tu fais partie de la team « brunch sucré », voici quelques idées de douceurs à ajouter sur ta table :
Un vrai brunch, c’est aussi quelques plats salés qu’on dispose sur la table.
Chacun se sert de ce qu’il aime, dans l’ordre qui lui chante : c’est ce qui fait toute la convivialité du moment.




Le brunch breton ne se résume pas à ce qu’il y a dans l’assiette : on n’oublie pas les boissons !




Cet article t’a ouvert l’appétit ?
On espère t’avoir donné envie de revisiter le brunch façon bretonne avec des produits locaux et de saison.
C’est une belle manière de valoriser les producteurs et artisans autour de chez toi, tout en te faisant plaisir.
Et toi, quels sont tes indispensables d’un bon brunch ? Dis-nous tout en commentaire !
Tu réserves le cidre à la Chandeleur ou aux soirées crêpes ? Dommage, car ce délicieux breuvage breton mérite une place de choix sur la table !
Mais attention : doux, brut, rosé ou fermier… Tous les cidres ne vont pas avec tous les plats.
Suis-nous, on t’embarque à la découverte des meilleurs accords mets-cidre, de quoi te donner l’eau à la bouche !
Le cidre souffre parfois d’une image un peu réductrice, celle d’une boisson de crêperie ou « gentillette ».
Pourtant, ici en Bretagne, le cidre fait incontestablement partie des produits phares du terroir, élaboré avec savoir-faire par des producteurs passionnés.
Et, comme le vin ou la bière, le cidre peut révéler de belles surprises lorsqu’il est bien accordé.
Il peut être sec, fruité, frais ou intense, selon les variétés de pommes, les méthodes de fermentation ou la région de production.
Bref, il mérite bien plus qu’un simple rôle de figurant !


Pas besoin d’une formation d’œnologue pour comprendre les bases des accords mets-cidres.
Voici quelques repères pour t’aider :

Chaque cidre a sa propre personnalité, qu’il révèle plus ou moins facilement.
Voici nos idées d’accords mets-cidres par type :
Ce sont des cidres secs, vifs, astringents, qui « nettoient » le gras et mettent en avant les saveurs salées.
À tester avec :
Ces cidres sont plus ronds et légèrement fruités, sans laisser de sensation de sucre.
Ce sont, par excellence, les accords les plus faciles et polyvalents.
À tester avec :
Fruités et sucrés, leur douceur convient parfaitement aux desserts.
À tester avec :
Légers, floraux et fruités, on les rencontre un peu moins sur les tables.
Pourtant, leur fraîcheur s’accorde à merveille avec les plats subtils ou printaniers.
À tester avec :
Ce sont des cidres non pasteurisés.
À l’aspect, ils peuvent être plus troubles, et leur goût est souvent plus rustique.
On les réservera aux plats de terroir, ceux qui tiennent bien au corps.
À tester avec :

Contrairement aux accords mets-vins qui demandent beaucoup de connaissances, l’accord mets-cidre n’a pas de règle absolue : il s’agit surtout de goûter et de se faire sa propre opinion.
Alors si l’envie te prend de sortir des propositions de cet article, n’hésite surtout pas, et viens nous partager tes meilleures associations en commentaire : on adore lire de nouvelles idées et découvertes !
Le Blaz Lab est né d’une passion commune pour la cuisine et l’envie d’un mode de vie en accord avec nos valeurs.
Le Blaz Lab est lancé depuis juillet 2024 de notre passion de cuisiner et de contribuer aux enjeux d’une alimentation saine et gourmande. Nous sommes 2 associés et formons également une famille avec notre fille de 4 ans, Zoé.
Nous avons la chance de former un duo au quotidien et dans la vie professionnelle. Autodidactes du métier, nous avons découvert l’univers de la restauration en multipliant les expériences en France et à l’étranger.
Jérôme est originaire de la pointe de Penmarc’h, attaché à sa terre et à ses produits qu’il transforme depuis l’enfance à travers des recettes bigoudènes et sénanes. Sa cuisine est aujourd’hui à l’image de son caractère : créative et généreuse, toujours colorée et ponctuée d’influences lointaines découvertes lors de ses voyages (pays asiatiques, Brésil, régions françaises…)
De mon côté (Auriane), j’ai grandi dans plusieurs grandes métropoles françaises, où j’ai pu expérimenter la richesse culturelle des cœurs urbains ainsi que leur déconnexion à la nature. Issue de formations en sciences humaines, j’ai eu l’envie de m’ancrer pour la première fois à la terre et me reconnecter à ce qui correspond selon moi à l’essentiel dans beaucoup d’endroits dans le monde : se faire à manger !
Je me suis passionnée pour les sciences du vivant à travers plusieurs stages en maraîchage et un passage par l’École bretonne d’herboristerie Cap Santé en Finistère. Désormais, je m’occupe de notre jardin qui produit les fleurs comestibles et les aromatiques qu’on utilise dans la cuisine du Blaz Lab. J’anime aussi des ateliers sensoriels et pratiques combinant l’univers du jardinage, du bien-être et de la cuisine, afin de partager les richesses des plantes comestibles (@Terredelouzou).
L’envie de créer le Blaz Lab est donc née de plusieurs motivations :
« Blaz » signifie goût en breton, et « Lab » symbolise notre laboratoire culinaire.
« Blaz » en breton c’est le goût ! Cela résume pour nous tout ce que l’on doit retrouver dans un plat : saveurs, couleurs et nutriments.
« Lab » pour labo, parce que la cuisine est un laboratoire d’idées, d’expérimentations et de transformations… parce qu’on cuisine et qu’on transforme aussi beaucoup : nous fabriquons toutes nos sauces, nos huiles infusées, sirops, gelées, bouillons, fonds et légumes lactofermentés. Pas de produits transformés ailleurs qu’au Blaz Lab !


Notre cuisine est 100% maison, de saison, avec une production maison d’herbes et de fleurs comestibles.
Nous cuisinons exclusivement des produits de saison et notre carte change tous les 15 jours.
Nous proposons à chaque fois une option végétarienne et une incluant de la viande ou du poisson. On souhaite s’adresser à tout le monde et ne pas stigmatiser des habitudes alimentaires plus que d’autres, même si le végétal occupe toujours une belle place dans nos plats.
Notre petit plus : le 100% fait-maison et la production de nos herbes fraîches et fleurs comestibles à la maison ! Nous avons démarré en tant que food-truck en 2024, mais comptons évoluer davantage vers l’activité traiteur, plus valorisante et plus durable tout au long de l’année…
Du local, du BIO, du goût, et surtout : jamais de tomates en hiver.
Nous visons le 100% BIO et privilégions dès que cela est possible les produits locaux. Nous sommes sensibles à l’origine des matières, à leur qualité de production et à leur saisonnalité. Au Blaz Lab, on ne trouvera jamais de tomate en hiver ni au printemps ! Sauf en sauce ou en préparation en bocal réalisée l’automne précédent !
Le petit plus de nos produits ? Leur goût bien sûr… et leur fraîcheur !


Un point fixe à Plomeur, un food-truck, et une belle présence événementielle.
Nous avons un point de vente fixe ouvert à l’année depuis janvier 2025, à Plomeur, dans les jardins de la Ferme des Bigouden Makers, au rond-point de Pendreff.
Nos horaires évoluent en fonction des saisons. Pour ce printemps :
Nous serons aussi sur plusieurs événements locaux : marchés solidaires de Plonéour Lanvern (18 mai et 24 août), festival God Save The Kouign en juin à Penmarc’h, marchés du Chant du Coq, le prochain Carrefour des Transitions à Plonéour en octobre…
Nous avons quelques week-ends encore dispos pour des événements ce printemps. N’hésitez pas à nous solliciter !
Le grand objectif 2025 : faire décoller l’activité traiteur !
L’objectif de 2025 est de lancer l’activité traiteur et qu’elle prenne son envol pour assurer la prochaine basse saison… Pour le moment, nous répondons aux demandes pour des événements particuliers et professionnels, et venons de finaliser une carte de propositions qui suit les saisons : nos cartes traiteur printemps et été sont prêtes et diffusées par mail en attendant la finalisation de notre site internet.
Nos clients peuvent récupérer directement leur commande à Pendreff (Plomeur) ou se faire livrer partout en Cornouaille à partir d’un certain montant de commande.
Nous nous adressons aux lieux collectifs (entreprises, campings) ainsi qu’aux particuliers !



Merci de nous aider à nous faire connaître =) et vive le local !
Auriane
pour le Blaz Lab
leblazlab@riseup.net
06.64.51.81.00
Site : www.leblazlab.fr (en construction)
Facebook : @leblazlab
Instagram : @leblazlab
LinkedIn : Le Blaz Lab
Oublie la marmite de Panoramix… Les vrais alchimistes bretons, ce sont les brasseurs !
Leur chaudron ? Une cuve de fermentation.
Leurs grimoires ? Des recettes jalousement gardées…
Le tout saupoudré d’une pincée d’audace et d’une bonne dose de curiosité, ça donne des bières bretonnes étonnantes aux ingrédients inattendus : algues, sarrasin torréfié, épices ou même… huîtres.
On t’a préparé un petit tour de Bretagne de nos découvertes les plus surprenantes.
Tu aimais les algues dans ton assiette, tu vas les adorer dans ton verre ! Enfin, pas directement…
En version brassée, les algues apportent à la bière une touche fraîche et iodée qui te donne l’impression de boire une pinte les pieds dans le sable.
Ni trop salée, ni trop « poisson », la bière aux algues séduit ceux qui rêvent de grand large… sans risquer le mal de mer.
Où en trouver ? Brasserie des Abers

Rustique, fier de ses racines, le sarrasin sait aussi être là où on ne l’attend pas.
Dans une bière, il apporte une touche grillée, presque biscuitée, qui donne à la fois une pointe d’amertume et une note de gourmandise.
Contrairement à la bière aux algues, c’est une bière résolument terrienne, celle de la Bretagne intérieure.
Où en trouver ? Brasserie Lancelot, Brasserie de Bretagne, Brasserie Skumenn
Apprécié sur nos tartines, le miel est moins attendu dans la bière.
Pourtant, certains brasseurs aiment l’introduire dans leurs recettes pour apporter rondeur et caractère à leurs créations.
Le résultat : une bière douce et légèrement florale, qui révèle toute la finesse du houblon.
Parfaite pour un apéro d’hiver au coin du feu !
Où en trouver ? Brasserie Diaoul

Une belle robe dorée, des notes gourmandes et boisées sans être trop sucrées…
On s’imagine bien la servir, après une balade automnale en forêt, avec un plat de saison.
Où en trouver ? Brasserie Lancelot
Voici une bière qui titille la curiosité !
Ici, le chanvre apporte à la bière des arômes végétaux délicats, légèrement herbacés, qui rappellent un peu le foin ou la noisette.
La saveur est douce, équilibrée, mais étonnante !
Où en trouver ? Brasserie Tri Martolod
On va de surprise en surprise dans cet article !
Tu connaissais la bière de Noël, voici la bière d’Halloween, brassée avec du potimarron et aux subtiles notes de pain d’épices.
Une création originale et saisonnière, à goûter pour les palais les plus curieux.
Où la trouver ? Brasserie Diskenn
Prépare-toi à faire monter la température !
Le Kari Gosse, c’est un mélange d’épices d’origine indienne, créé et déposé par un pharmacien lorientais au XIXe siècle.
Son idée : composer un curry inspiré de l’époque de la Compagnie des Indes orientales.
Alors, pourquoi pas l’ajouter à une bière ?
Au menu : des notes de gingembre, de curcuma, de piment rouge, de coriandre ou encore de cardamome…
Les papilles voyagent, ça explose en bouche !
Où en trouver ? Brasserie Yermat Bier

Enfin… presque.
Cette brasserie de la pointe Finistère a incorporé un soupçon de vanille et une pointe de sel dans sa création baptisée « kouign ».
On ne sait plus vraiment si c’est l’heure de l’apéro ou du goûter…
Réservée aux gourmands exclusivement !
Où en trouver ? Brasserie Merlin
Ce n’est pas une blague, la bière à l’huître existe bien !
L’Oyster Stout utilise des coquillages entiers en brassage, qui apporte à la bière une petite note iodée qui booste le côté torréfié du stout.
C’est salin, surprenant, ça a le goût d’un pub sur un port un soir de tempête.
Si tu aimes les aventures gustatives, essaie-la !
Où en trouver ? Brasserie Merlin, Brasserie Graphique (édition éphémère)

Du poivre, de la menthe, du piment mexicain Chipotle (merci la brasserie Merlin !), des écorces d’agrumes, du gingembre, du thé fumé en édition limitée à la Brasserie Graphique ou encore des fruits exotiques dans la Storlok de la Brasserie de Cornouaille…
Pas de doute, les brasseurs bretons savent sortir des sentiers battus pour revisiter la tradition.
Prêt à troquer ta blonde classique contre une potion bretonne pleine de surprises ?
Le plus dur, finalement, c’est de choisir laquelle goûter en premier.
Mais attention, l’abus d’alcool est dangereux pour la santé. Alors « Yech’ed Mat », mais avec modération !
Lundi, des patates… Mardi, des patates…
Banale et ennuyeuse la pomme de terre ? Pas du tout !
C’est, au contraire, le légume du potager qui permet le plus de créativité. Impossible de s’en lasser !
Suis-nous, on t’emmène pour un « patate-tour » à la découverte de ses variétés, de son histoire et de ses bienfaits pour ta santé.
La pomme de terre, c’est un peu la star discrète du potager. Mais sais-tu vraiment ce qui se cache sous sa peau ?
Botaniquement parlant, Solanum tuberosum appartient à la famille des Solanacées, comme la tomate ou l’aubergine.
Ce qu’on mange, c’est son tubercule : la réserve d’énergie que la plante stocke sous la terre pour survivre aux mauvais jours. Les feuilles et les tiges, elles, ne sont pas comestibles (et même toxiques).
Avant d’atterrir sous forme de frites à côté de ton poulet du dimanche, la patate a parcouru un sacré bout de chemin à travers le monde et les siècles.
Originaire des Andes, elle était déjà cultivée par les peuples précolombiens il y a plus de 8000 ans ! Les Incas l’appelaient « papa » et la considéraient comme un cadeau divin.
C’est bien plus tard que le délicieux tubercule a conquis l’Europe.
Les conquistadors espagnols ont rapporté la pomme de terre au XVIe siècle, mais elle a d’abord été vue d’un mauvais œil : jugée toxique, bonne pour le bétail, voire diabolique à cause de son appartenance à la famille des Solanacées (comme la belladone).
Il a fallu attendre le XVIIIe siècle pour qu’elle gagne enfin la popularité qu’elle méritait, notamment grâce à Antoine de Parmentier en France.
Aujourd’hui, impossible d’imaginer notre alimentation sans elle !


Tu penses peut-être qu’une patate, c’est une patate ?
En réalité, il en existe des centaines de variétés, que l’on peut classer en 5 grandes catégories :
Des patates, on en mange toute l’année. Mais, selon la saison, certaines variétés sont à préférer.
Les pommes de terre primeurs, par exemple, sont récoltées entre avril et juillet. Elles doivent être cuisinées sous quelques jours, contrairement aux variétés dites « de conservation », dont la peau épaisse permet de les garder plusieurs mois.
Pour conserver tes pommes de terre longtemps, place-les dans un endroit sombre et éloigné des oignons, qui pourraient accélérer leur germination.
Si une pomme de terre devient verte, c’est qu’elle a pris trop de lumière et produit de la solanine, une substance qu’il vaut mieux éviter d’avaler.
En Bretagne, on aime la patate… et elle le nous rend bien !
Cultivée sur nos terres depuis plusieurs siècles, elle fait partie intégrante de notre patrimoine culinaire et agricole : a-t-on déjà vu un kig ha farz ou une frigousse sans pommes de terre ?
D’ailleurs, il existe ici une variété ultra locale : la pomme de terre de l’île de Batz : y as-tu déjà goûté ?
Réconfortante et gourmande à souhait, on te donne une recette 100 % breizh : les pommes de terre au lait Ribot.
On la dit parfois trop calorique, mais il est temps de mettre fin à cette idée reçue.
En réalité, tout dépend du mode de cuisson et de l’accompagnement. Une pomme de terre vapeur ou rôtie n’est pas plus calorique qu’un bol de riz ou de pâtes !
Dans tous les cas, la pomme de terre a plus d’un tour dans son sac pour te maintenir en pleine santé :


Pas besoin d’avoir un champ immense pour commencer à faire pousser tes propres pommes de terre. Avec un simple carré de terre ou même un balcon, c’est possible, et avec un minimum d’effort.
Alors, est-ce qu’on a réussi à te convaincre que la pomme de terre est un légume tout sauf banal ?
As-tu des variétés préférées ou un plat chouchou à partager avec nous ?
« De la graisse salée ? Et vous mangez ça comme ça ? »
Qui n’a jamais entendu cette phrase de la bouche d’un non-initié ?
Avoue, cela te fait sourire…
Oui, oui, en Bretagne, on a le beurre salé, mais on a également un autre type de gras… qu’on déguste, lui aussi, tartiné sur du pain.
Et avant de devenir l’ennemi juré de ton summer body, la graisse salée est avant tout un héritage historique spécifique à la Cornouaille, région de Quimper.
On t’emmène faire un petit voyage dans le temps, et on te donne quelques idées pour le savourer… sans trop en abuser.
La graisse salée est une spécialité culinaire du Finistère sud, d’où son surnom de « beurre de Quimper », même si elle était également historiquement présente dans le Trégor et le Léon.
Pour comprendre son origine, il faut remonter au Moyen-Âge, où le frigo était encore loin d’exister.
La graisse salée était alors une solution simple, efficace et peu coûteuse pour conserver le gras de porc, en le salant.
Elle était aussi moins chère que le beurre, et représentait donc une option économique pour assaisonner les plats.
Qu’y a-t-il exactement dans ce grand pot en grès qui trône à côté des rillettes, sur l’étal du charcutier ?
Traditionnellement, la graisse salée est préparée à base de panne de porc fondue, mélangée à des oignons, des échalotes, des herbes aromatiques et du poivre, le tout haché finement.
Mais au sein même de la Cornouaille, chaque famille avait sa propre recette.
Et aujourd’hui encore, il n’y a pas deux graisses salées identiques.
Si les ingrédients restent globalement les mêmes, les dosages, l’origine et le goût de la viande, ou la finesse du hachage donnent à chaque pot une saveur et une consistance unique.

Bien que moins répandue de nos jours, la graisse salée fait toujours partie du patrimoine culinaire du Finistère sud, et, ici, nous en sommes plutôt fiers.
Tu en trouveras chez quelques artisans charcutiers dans la région de Quimper, sur certains marchés ou dans les fêtes traditionnelles.
Alors clairement, il n’y en a aucun !
Et si tu veux garder tes artères en bon état, il est plutôt déconseillé d’en faire un mets quotidien.
Mais, la graisse salée, c’est un petit plaisir que l’on peut s’accorder de temps en temps.
Ça fait du bien au moral, ça réveille, pour certains, quelques souvenirs d’enfance et ça stimule la dopamine dans ton cerveau.
Alors, pourquoi pas y succomber… sans en abuser !

La graisse salée se déguste surtout tartinée sur des toasts grillés.
Imagine un bon pain de campagne, rustique et savoureux, et cette graisse qui fond quand tu l’étales : un délice !
Tu l’apprécieras aussi sur une galette de blé noir bien « kraz », ou fondue sur des pommes de terre, en remplacement du beurre.
Dans certaines familles, on ajoute une lichette de graisse salée dans les soupes pour la touche de gourmandise.
À moins que tu ne sois reparti avec le pot en grès entier, ta graisse salée te sera servie dans un emballage en papier ou dans un bocal.
Au retour chez toi, place-la au réfrigérateur, où tu pourras la garder jusqu’à deux semaines.
Tu peux aussi la congeler en portions, et la décongeler au fur et à mesure de tes besoins.
As-tu déjà goûté la graisse salée ?
Nous, on l’adore !
Et si tu n’es pas natif de la Bretagne, connaissais-tu cette spécialité cornouaillaise ?
Alors que la carotte est le caméléon du potager, l’oignon, lui, en serait plutôt le couteau suisse !
Cru ou cuit, présent dans toutes les cuisines du monde, de la popote familiale aux tables gastronomiques, il a traversé les âges et les civilisations… et ce n’est pas pour rien !
On ne connaît pas véritablement l’ancêtre sauvage de l’oignon, mais on sait qu’il est présent dans quasiment toutes les civilisations depuis plus de 5000 ans.
Les traces les plus anciennes de sa culture se trouveraient en Mésopotamie.
Il a rapidement conquis l’Égypte Antique, la Grèce, l’Empire Romain, l’Europe, puis il a traversé l’Atlantique dans les bagages de Christophe Colomb.
Au Moyen-Âge, on prêtait à l’oignon certaines vertus, comme celle de calmer la douleur lorsqu’il est utilisé en cataplasme, ou d’éloigner la peste des maisons : on accrochait, pour cela, un oignon au-dessus de la porte.
En Égypte, il était placé comme offrande sur les autels, ses propriétés désodorisantes n’étant sans doute pas étrangères à ce choix…
D’un point de vue botanique, Allium cepa appartient à la famille des Liliacées.
D’ailleurs, l’échalote est une variété d’oignon : tu le savais ?
La plante se compose d’un bulbe et de feuilles, vertes et creuses.
Plus de 1000 variétés d’oignons sont inscrites au Catalogue européen des espèces et variétés.
En France, on en compte une cinquantaine, généralement classées selon la couleur de leur bulbe.
Parmi celles-ci, on peut citer l’oignon de Barletta, l’oignon de Paris, l’oignon doux des Cévennes qui bénéficie d’une AOC, le Rouge de Toulouge, l’échalion cuisse de poulet…
Et bien entendu, le breton, très célèbre oignon de Roscoff, lui aussi AOC.

On ne parle pas de vin ici, mais bien de l’oignon !
Et chaque couleur a ses particularités :
On trouve de l’oignon toute l’année.
L’oignon de printemps, primeur, est souvent présenté en botte avec ses feuilles que tu peux émincer et consommer comme de la ciboule.
Sa peau est très fine, il est croquant, juteux, mais ne se conserve que quelques jours.
L’oignon d’automne, dit de conservation, a une peau plus épaisse qu’il faut retirer. Il est généralement plus gros, et se garde tout l’hiver, dans un endroit sec et aéré.
Une autre astuce à connaître : maintiens tes oignons éloignés de tes pommes de terre pour éviter que ces dernières ne se gâtent plus rapidement.
L’oignon n’est pas qu’un ingrédient incontournable en cuisine, c’est aussi une petite bombe nutritionnelle.
Il contient des vitamines C, B1, B6 et B9, du potassium, du cuivre, du manganèse et du sélénium pour garder nos dents, notre peau, nos cheveux, nos nerfs, nos os et nos muscles en bonne santé.
En bref, l’oignon est indispensable dans une alimentation équilibrée.
Certaines personnes le digèrent mal, c’est pourquoi chacun doit adapter sa consommation à sa tolérance.


Mais d’abord, sais-tu pourquoi éplucher ou couper des oignons fait tant pleurer ?
La faute aux molécules volatiles, très irritantes.
On t’en épargne les noms et la réaction chimique qui se produit lorsque ces molécules sont libérées dans l’air, mais le résultat est universel : ça pique !
Quelques astuces pour éviter d’avoir les yeux rouges et larmoyants :
Même si tu débutes au potager, l’oignon est une culture assez facile.
Il te faudra un sol bien drainé, léger et riche en matière organique.
Si ta terre est trop lourde, tu pourras ajouter du sable.
Choisis une exposition ensoleillée, et évite les excès d’humidité qui pourraient favoriser les maladies.
Ensuite, tu as deux possibilités :


En toutes saisons, on apprécie l’oignon !
En été, cru dans les salades, en pickles dans les sandwiches, en pissaladière ou en brochettes de légumes sur le barbecue…
En hiver, une bonne soupe gratinée à l’oignon qui réchauffe les corps et les cœurs, une tarte à l’oignon fondant ou encore les oignons farcis.
On ne s’en lasse pas !
En bons Bretons, chez Mangeons Local, on adore l’oignon de Roscoff.
Et toi, as-tu une variété chouchou ? Dis-nous dans les commentaires !
La carotte, c’est un peu le caméléon du potager !
Elle se décline en de multiples couleurs et variétés, elle se déguste crue, cuite, râpée, en purée, en soupe, en jus, en recette sucrée ou salée…
C’est le 2e légume racine le plus cultivé dans le monde après la pomme de terre !
Suis-nous : dans cet article, on t’emmène explorer tous les secrets de la carotte.
La carotte, ou Daucus carota de son nom botanique, appartient à la famille des Apiacées ou Ombellifères, comme le fenouil ou le céleri.
Ses origines ne sont pas clairement identifiées, mais elle pourrait venir d’Asie Mineure et d’Asie centrale.
Autrefois peu appréciée par les Grecs et les Romains, elle était surtout cultivée pour ses feuilles et ses graines, à des fins médicinales ou comme épice : leur présence a été attestée dans les habitations humaines datant de plus de 4000 ans.
C’est seulement après la Renaissance que l’on parvient à améliorer l’espèce et à rendre la carotte plus attrayante, à l’œil comme au goût.
La carotte fait partie de ce que l’on appelle les légumes racines, comme le navet, le panais, le radis ou la betterave.
On lui connaît quelques surnoms régionaux : gironille, moulette, pastenade…
Le plus souvent orange sur les étals des maraîchers, la carotte se décline en réalité dans une palette de couleurs !
Blanc, pourpre, jaune, rouge… Chaque teinte a ses particularités.
La carotte violette, par exemple, est riche en anthocyanes, des antioxydants puissants. La jaune est plus douce, et la blanche, quant à elle, plus croquante.
Il y en a pour tous les goûts, alors n’hésite pas à varier les couleurs dans ton assiette.

On compte pas loin d’un millier de cultivars de Daucus carota dans le monde, dont environ 80 inscrites au catalogue français.
Parmi les plus connues, on peut citer la Nantaise, la Chantenay, la Touchon ou, pour des couleurs plus originales, la Purple Haze ou la longue rouge sang.
Et puis, il y a la petite rebelle : la carotte sauvage.
Plante très commune dans la nature, c’est une sous-espèce de Daucus carota.
Elle arbore de jolies fleurs blanches en ombelles composées de 20 à 30 ombellules, et ses feuilles dégagent, sans surprise, une odeur de carotte assez puissante.
Sa racine peut être mangée crue ou cuite, et sa saveur est plus marquée. Les fleurs et les graines se consomment dans les salades ou pour agrémenter les plats.
Attention, si tu pars en cueillette : la carotte sauvage peut être confondue avec la berce ou la ciguë.
Prends bien le temps d’observer et de sentir, et en cas de doute, laisse la plante sur place.
En faisant ton marché ou chez le producteur, tu as peut-être lu la mention « carotte de sable » : qu’est-ce que ça change, au juste ?
La carotte de sable pousse dans un sol sablonneux, qui lui donne une peau plus fine et un goût plus sucré. Elle est généralement cultivée en Bretagne ou dans les Landes.
La carotte de terre pousse dans un sol plus argileux. Elle est plus grosse et a une peau plus épaisse. Elle est idéale pour les cuissons longues.
La carotte est bonne pour la vue, et ce n’est pas une légende !
Elle est riche en bêta-carotène, un antioxydant qui contribue à la santé des yeux et de la peau.
Elle est aussi source de fibres, de vitamines A, B, C et K, et de minéraux : calcium, magnésium, potassium, fer.
Elle stimule la digestion, booste le système immunitaire, aide à maintenir un taux de cholestérol stable, et prévient le vieillissement cutané.
C’est vraiment l’alliée à avoir dans son assiette !
Attention, la carotte est sucrée : à consommer avec modération pour les personnes diabétiques.
Ses fanes renferment également des propriétés. Un remède de grand-mère consiste à préparer une décoction de fanes de carottes pour soigner les aphtes.


Pour un teint frais et lumineux, la carotte deviendra ta meilleure amie.
L’huile de carotte, extraite de la macération de la racine, donne bonne mine, prépare la peau au soleil et la nourrit en profondeur.
On la retrouve dans de nombreux soins pour le visage, pour les cheveux, et même dans certains autobronzants naturels.
La carotte fait partie de ces légumes disponibles toute l’année : bonne nouvelle pour notre assiette et notre santé !
Mais elle présente quelques différences en fonction des saisons.
Les carottes nouvelles, récoltées au printemps, sont tendres, sucrées, souvent plus petites.
Tu peux consommer leurs fanes en pesto ou en soupe par exemple.
Pas besoin de l’éplucher : sa peau est si fine qu’elle passe inaperçue sous la dent.
Les carottes de conservation, récoltées en automne, sont plus grosses, destinées à la cuisson, et se gardent tout l’hiver.
La grande question ! Si manger des carottes suffisait à rendre tout le monde aimable, ça se saurait…
On ne sait pas vraiment d’où vient cette légende urbaine : peut-être de l’expression « la carotte ou le bâton » une astuce pour motiver les ânes à avancer, les rendant tout de suite plus conciliants !
Cela dit, les nombreux antioxydants contenus dans la carotte auraient un effet notable sur notre humeur.
Donc, continuons simplement à en manger… et à être aimables, sans nécessairement y chercher une corrélation !


La liste des recettes quasi infinie.
En tant que bec sucré, j’ai un faible pour le carrot cake, avec plein de cannelle (une épice, elle aussi, excellente pour la santé).
Du mal à décoller le matin ? Prépare-toi une potion spéciale « bonne humeur » : un jus de carotte, orange et gingembre.
Pour l’apéro, troque les cacahuètes pour un houmous de carotte rôtie, parfumé au citron et au cumin.
Enfin, si tu t’intéresses à la lactofermentation, tu peux réaliser tes propres bocaux de pickles de carottes, pour twister tes plats et prendre soin de ton microbiote.