L’alimentation, de nos jours, est une jungle.
Les labels et certifications sont là pour t’aider à y voir plus clair.
Nous, on est là pour t’aider à y voir plus clair dans les différents labels. ✅
L’alimentation, de nos jours, est une jungle.
Les labels et certifications sont là pour t’aider à y voir plus clair.
Nous, on est là pour t’aider à y voir plus clair dans les différents labels. ✅
Ah, le fameux tableau de valeurs nutritionnelles…
Il est devenu obligatoire sur les packagings alimentaires depuis 2016, suite à l’apparition de la réglementation INCO 1169/2011.
Mais pourquoi savoir lire le tableau de valeurs nutritionnelles ? À quoi ça sert ?
Je vous explique tout…
Ce fameux tableau est riche en information.
Mais encore faut-il savoir décrypter les chiffres et surtout savoir à quoi ça sert de savoir tout ça !
Ce tableau est important car il va te montrer les qualités et les défauts nutritionnels du produit.
Il va te permet, pour une même catégorie de produit, de savoir quel est le produit le plus calorique, le plus riche en protéine, le moins sucré, le moins salé etc.
En fonction de ton besoin alimentaire, il va te permettre de prendre la bonne décision pour toi et pour ta santé.
Par exemple, une personne qui doit manger le moins salé possible, devra savoir lire la ligne « sel », et savoir si un produit est considéré comme trop salé ou acceptable pour son régime alimentaire.
Il permet aussi de se protéger des faux arguments du marketing.
Certains packs peuvent mettre en avant des nutriments, alors que son concurrent, parfois moins cher et moins marketé, va être encore plus riche de ce même nutriment.


Souvent on parle de tableau, mais tu peux trouver les informations sous forme de ligne. Peu importe, les informations que tu vas trouver sont les mêmes.
A minima, toutes les valeurs sont rapportées pour 100g ou 100 mL de produit.
Les nutriments obligatoires sont :
L’énergie est exprimée en kJ (=kilo Joule) ou en kcal (= kilo calories).
À savoir que 1 joule = 4,184 calories.
Le Joule est une unité d’énergie qui est beaucoup utilisée en Physique. La calorie est une unité plus utilisée dans le secteur alimentaire et nutrition.
En gros c’est la même chose !
On estime qu’il faut par jour 8400 kJ soit 2400 kcal pour un adulte.
Ce sont des valeurs de référence MOYENNE !
Ces valeurs peuvent être différentes en fonction de votre taille, poids, âge, dépense physique et état de santé…
Si tu veux personnellement connaître ton besoin énergétique journalier, je t’invite à te tourner vers ton médecin ou nutritionniste.
Nous avons tous besoin d’assimiler de l’énergie pour bien faire fonctionner notre corps et être en bonne santé.
On a tendance à croire que les calories sont devenues nos ennemis : mais au contraire !
Il faut avant tout privilégier les aliments qui nous apportent de « bonnes » calories. C’est-à-dire, des produits composés de bons glucides, bonnes protéines, bonnes matières grasses et bonnes fibres !
Les matières grasses ou encore lipides, sont des sources d’énergie très importantes pour notre corps.
Elles jouent un rôle essentiel dans la composition des membranes des cellules, dans la fabrication des hormones, le stockage et transport de certaines vitamines, nous aide à lutter contre le froid, maintient notre système nerveux en bonne santé etc.
Tu comprends alors que ne plus avoir d’apport de matières grasses est une très mauvaise idée.
D’un point de vue biochimique, on distingue 2 familles : les saturés (AGS = Acides gras saturés), les insaturés (AGMI = Acide gras mono-insaturés et AGPI = Acide gras poly-insaturés).
D’un point de vue physiologique, il existe 2 catégories : les acides gras essentiels (indispensable au bon fonctionnement de notre corps) et les acides gras non essentiels.
Si l’on croise ces 2 points de vue :
On les appelle essentiel car notre organisme ne sait pas les fabriquer.
On doit alors l’apporter à notre corps via l’alimentation.
Tu comprends alors pourquoi on parle de « bonnes » ou de « mauvaises » graisses. Notre corps a fondamentalement besoin d’acides gras essentiels, et c’est le contraire pour les acides gras non essentiels…
Il faut donc privilégier les AGPI, et diminuer les AGS. Ça tombe bien, dans les tableaux de valeurs nutritionnelles, on a la ligne Matières grasses, et la ligne Acides gras saturés.
Selon l’ANSES, la part recommandée des lipides dans l’apport énergétique devrait être de 35-40%, soit environ 100g/jour pour un adulte.
Et tout le monde s’accorde à dire, qu’il ne faut pas abuser des AGS afin de limiter les risques cardiovasculaires.
Elles ne devraient pas dépasser 10 à 12% des apports énergétiques, soit un tiers des graisses que tu consommes.
Les glucides sont la seconde source d’énergie pour le corps.
Il existe des glucides simples (=sucres) que l’on appelait autrefois sucre rapide. Ils se diffusent rapidement dans l’organisme après leur ingestion, on dit qu’ils ont un indice de glycémie haut.
À l’opposé, il existe des glucides complexes (= amidon), autrefois appelés sucres lents, qui se diffusent tout au long de la journée du fait de leur absorption lente. Leur indice de glycémie est plus bas.
Les glucides doivent représenter 45-55% de notre apport énergétique, soit 250g/jour pour un adulte, ce qui équivaut à ~ 50 morceaux de sucre.
Comme je te le dis souvent, il faut manger de tout !
Donc des glucides il faut en avoir dans son alimentation et du sucre aussi. Mais pour le sucre, cela doit être à dose raisonnable.
Si tu manges trop de sucre, tu risques de favoriser les maladies inflammatoires chroniques, problèmes thyroïdiens, générer des diabètes, déséquilibrer ton microbiote, prise de poids etc.
Mais pas assez de sucre c’est aussi déséquilibrer ton système hormonal, manque d’énergie, réduire tes capacités cognitives etc…
Pour une personne sédentaire, l’apport en sucre peut être fortement diminué. Mais pour un grand sportif, il faudra des quantités de glucides importantes.
En moyenne, l’ANSES recommande de ne pas dépasser 100g/jour de sucre.
Mais pourquoi faut-il privilégier les sucres lents ? La réponse est dans leur nom : parce qu’ils sont LENTS !
Notre organisme va mettre plus de temps pour les digérer : l’énergie disponible pour notre corps sera donc accessible tout au long de la journée, et permet de réduire les envies de grignotage.
D’autre part, cela permet d’éviter les pics de glycémie, réduit la production d’insuline (qui permet de réguler la glycémie de notre sang), hormone dont la sécrétion répétée favorise les développements de diabète de type 2 et la prise de poids.
Petite remarque : le sucre est un ingrédient classé comme ingrédient addictif (Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les médecins !).
Tu en manges, tu en re-manges, et tu en re-manges encore ! Tu ne t’arrêtes plus ! Les industriels ont bien compris ce point, et c’est pour cela que le sucre est très souvent utilisé pour certes donner du goût aux aliments mais surtout pour FIDELISER le consommateur qui n’arrivera plus à se passer des produits industriels souvent ultra-transformés. Snif !
Les protéines sont des nutriments importants pour se maintenir en forme, pour prendre soin de ces muscles, mais aussi de son système immunitaire et digestif.
Il est recommandé de les consommer à hauteur de 10-30% des apports énergétiques.
N’oublie pas qu’il existe 2 types de protéine : celle d’origine animale, mais aussi celle d’origine végétale.
Il faudrait dans l’idéal avoir 50% de protéine animale et 50% de protéine végétale.
Bonne nouvelle, il n’existe pas de mauvaise protéine ! Il faut juste en consommer en juste quantité, avec des produits alimentaires de bonne qualité !
Le sel est le dernier nutriment que tu trouveras dans le tableau de valeur nutritionnelle.
Le sel, ou appelé chlorure de sodium, permet de maintenir l’équilibre hydrique entre l’intérieur et l’extérieur des cellules de notre corps.
Il joue aussi un rôle important dans l’absorption des nutriments comme les acides aminés, l’eau, le glucose…
Pas assez de sel, c’est risquer des problèmes cérébraux, malaises, nausées… Trop de sel, c’est risquer de déclencher des maladies cardiovasculaires et hypertensions artérielles.
Il est recommandé de ne pas dépasser 5g/jour de sel.
En France, ce taux est très souvent dépassé à cause de nos habitudes françaises : baguette de pain, brioche, charcuterie, soupes, produits ultratransformés…
D’ailleurs pourquoi les plats industriels sont-ils si salés ? Et bien c’est parce que le sel permet de conserver le plat plus longtemps, et parce qu’il donne du goût à prix très bas (contrairement aux épices qui elles, donnent du goût mais sont chères…, snif ! Encore snif !)
Donc vraiment, mollo mollo avec le sel, les amis !
Oui ! On peut y trouver d’autres nutriments non obligatoires. Les plus courants sont :
Bon là, tu as vraiment les bases pour comprendre à quoi ça sert de lire le tableau de valeurs nutritionnelles.
Pour vraiment savoir si un produit est plutôt bon ou pas pour toi, il faut donc non seulement lire le tableau de valeurs nutritionnelles, mais aussi la liste d’ingrédients.
Une liste d’ingrédient peut être bonne, mais avec des valeurs nutritionnelles incohérentes pour le produit…
Dans ce cas-là, cela indiquera sûrement que les matières premières utilisées sont de mauvaises qualités.
Autre exemple, un tableau de valeurs nutritionnelles peut être sur le papier parfait, mais avec une liste d’ingrédients bourrés d’additifs ou ingrédients controversés…
Il faut donc être très critique sur ces deux zones d’informations et ne pas se contenter de regarder le marketing du produit.
Un produit bien présenté ne veut rien dire quant à la qualité intrinsèque du produit !
Le nutriscore est un classement qui s’obtient en fonction des points attribués par le produit.
Pour certaines catégories de produits spécifiques, la méthode de calcul a été un peu adaptée mais le principe reste le même.
Les produits sont alors classés selon une lettre : A pour les meilleurs scores et E pour les moins bons.
Pour faire simple, je dirai que les produits classés C,D,E devraient être des produits à consommation raisonnée.
Et les produits classés A,B peuvent être consommés plus fréquemment.
C’est un raisonnement très simpliste, car le nutriscore ne prend pas du tout en considération la liste d’ingrédients pour le classement.
Néanmoins, il a le mérite d’exister et d’être à la portée de tout le monde.
Voilà, tu en sais un peu plus sur le décryptage des étiquettes de produits alimentaires, et plus spécifiquement sur les tableaux de valeurs nutritionnelles !
Avec tout ça, tu es encore plus armé pour choisir en toute conscience, le meilleur produit alimentaire pour toi et ton corps.
Je t’invite à aller voir sur le site de www.mangerbouger.fr, tu y trouveras pleins de trucs et astuces pour améliorer ton hygiène de vie !
Aujourd’hui on va parler additif alimentaire !
Grâce à l’essor de la chimie depuis le XXème siècle, les additifs alimentaires ont envahi nos plats.
Jouant un rôle parfois très important pour la sécurité des aliments, leurs utilisations alimentent des débats passionnants sur l’impact qu’ils peuvent causer à notre santé.
On va donc te renseigner et essayer de démystifier le débat !
Les additifs sont des ingrédients ajoutés aux aliments afin d’améliorer la qualité du produit.
Cela peut être d’améliorer son goût, sa couleur, la texture, sa conservation etc.
D’après la réglementation INCO (Re 1169/2011), voici toutes les catégories d’additifs que tu peux retrouver, ainsi que leurs rôles :
| Catégories | Rôles |
| Acidifiant | Permet d’acidifier le produit. Le pH du produit est alors plus bas |
| Correcteur d’acidité | Permet de réguler l’acidité d’un produit, soit en augmentant ton pH ou en le diminuant |
| Antiagglomérant | Permet d’éviter l’agglomération du produit |
| Antimoussant | Permet d’éviter l’effet mousse dans un produit |
| Antioxydant | Permet d’éviter l’oxydation du produit. Cela permet d’augmenter la durée de vie d’un produit et freine les changements de couleurs |
| Agent de charge | Permet d’augmenter le volume du produit |
| Colorant | Permet d’améliorer la couleur du produit |
| Émulsifiant | Permet de mélanger deux substances non miscibles. Comme par exemple, l’eau et l’huile |
| Sels émulsifiants | Seulement utilisés dans les fromages. Permet une dispersion des protéines, afin d’avoir une répartition homogène des matières grasses et autres composants dans le fromage |
| Affermissant | Améliore la fermeté d’un produit |
| Exhausteur de goût | Permet d’accentuer le gout d’un produit |
| Agent de traitement de la farine | Améliore la qualité boulangère de la farine |
| Agent moussant | Permet de disperser un gaz plus facilement dans une solution liquide ou solide |
| Gélifiant | Permet d’améliorer la consistance d’un produit en le gélifiant |
| Agent d’enrobage | Permet d’ajouter en surface d’un produit une couche protectrice, ou un aspect brillant |
| Humectant | Permet de maintenir le produit humide, et facilite aussi la dispersion des poudres dans un liquide |
| Amidon modifié | Permet d’agir sur la texture d’un produit C’est le seul additif qui ne s’écrit pas comme les autres avec un E… |
| Conservateur | Permet de mieux conserver le produit, limite de développement microbio et augmente sa durée de vie |
| Gaz propulseur | Gaz injecté dans le contenant du produit, lui permettant une meilleure conservation. Cela permet d’allonger les durées de vie d’un produit |
| Poudre à lever | Permet d’augmenter le volume d’une pâte |
| Séquestrant | Permet de stabiliser et mieux conserver le produit. |
| Stabilisant | Permet de maintenir les caractéristiques physiques et chimiques d’un produit |
| Édulcorant | Permet d’augmenter le gout sucré d’un produit sans ajouter de molécules de sucres |
| Épaississant | Permet d’améliorer la texture d’un produit |
Oui oui, ça en fait des catégories !!
Et certaines peuvent avoir des utilisations et un but assez similaire.
À ce jour, il existe plus de 320 additifs autorisés et utilisés par le secteur alimentaire en Europe.
![Additifs alimentaires : sont-ils dangereux ? Comment les reconnaître ? [Liste] Additifs alimentaires : sont-ils dangereux ? Comment les reconnaître ? [Liste]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/additifs-etiquettes-1-932x1024.jpg)
![Additifs alimentaires : sont-ils dangereux ? Comment les reconnaître ? [Liste] Additifs alimentaires : sont-ils dangereux ? Comment les reconnaître ? [Liste]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/additifs-etiquettes-3-818x1024.jpg)
Pas besoin d’aller bien loin pour les reconnaître, il faut aller voir la liste d’ingrédients de ton produit.
Si tu n’as pas de liste d’ingrédient sur l’étiquette, cela signifie que tu as entre les mains un mono ingrédient : par exemple, 100% légumes, 100% poisson, 100% farine.
C’est aussi ce que l’on appelle les produits bruts !
Dans la liste d’ingrédient, il y a 2 manières d’écrire les additifs : En indiquant leur catégorie, puis Soit avec leurs vrais noms, soit avec leur code Exxx.
Par exemple : « Conservateur : Nitrite de sodium », peut aussi s’écrire, « Conservateur : E250 »
Voici, le classement des additifs selon leur Exxx. Cela permet assez rapidement de savoir à quelle catégorie tu as à faire :
| E100 à E180 | Colorants |
| E200 à E297 | Conservateurs |
| E300 à E480 | Antioxydants, émulsifiant, stabilisants, gélifiants et régulateurs d’acidité |
| E620 à E650 | Exhausteurs de goût |
| E900 etc… | Edulcorants et divers |
Nous habitons dans l’Union Européenne, c’est donc au niveau Européen que les décisions se prennent.
L’EFSA, L’autorité européenne de sécurité des aliments, est en charge de vérifier la non-dangerosité des additifs. C’est elle qui aussi qui détermine si l’additif a un intérêt technologique.
Lorsque ces 2 points sont vérifiés, la commission européenne autorise les additifs à être utilisé.
Il existe une liste positive d’additifs autorisés.
Si un additif n’est pas dans la liste, le secteur alimentaire n’a pas le droit de l’utiliser, même si celui-ci est utilisé par d’autres pays en dehors de l’UE !
Depuis l’autorisation des premiers additifs, les études scientifiques se sont multipliées et certaines sont contradictoires.
L’EFSA a d’ailleurs entrepris depuis 2009, une réévaluation systématique de tous les additifs, afin de prendre en considération toutes les avancés scientifiques liant les additifs alimentaires à notre santé.
Néanmoins, il ne faut pas oublier que derrière les additifs alimentaires, il y a tout un monde économique piloté par le lobbying de l’industrie Agroalimentaire.
Si certains additifs sont amenés à être retiré du marché, il pourrait y avoir :
Et tout cela pourrait entrainer des baisses de vente et de chiffres d’affaires pour les industriels.
Ceci explique les importants jeux de pouvoir entre le lobbying et les décideurs politiques.
![Additifs alimentaires : sont-ils dangereux ? Comment les reconnaître ? [Liste] Additifs alimentaires : sont-ils dangereux ? Comment les reconnaître ? [Liste]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/additifs-etiquettes-5-898x1024.jpg)
![Additifs alimentaires : sont-ils dangereux ? Comment les reconnaître ? [Liste] Additifs alimentaires : sont-ils dangereux ? Comment les reconnaître ? [Liste]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/additifs-etiquettes-6-688x1024.jpg)
Après tout ça, tu pourrais devenir un ayatollah des additifs, et ne te tourner que vers des produits bruts ! Mais sache que certains additifs sont aussi totalement inoffensifs.
(Ne pas oublier que de nombreux additifs sont utilisés pour augmenter la sécurité du consommateur et donc que tu ne tombes pas malade ! Depuis plus de 100ans, le nombre de décès dû à l’ingestion de produit alimentaire à drastiquement diminuer, et les additifs y sont pour quelque chose…)
Tu l’auras compris, les additifs ne sont pas que des amis, ou que des ennemis.
Il faut les détecter et les connaître, pour savoir si tu souhaites les ingérer… À toi de te faire ton propre cahier des charges !
Dans l’alimentaire, tout est une question de connaissance et de conscience !
On nous dit qu’il faut regarder les étiquettes pour savoir ce que l’on mange, pour bien manger…
OK mais je regarde quoi sur les étiquettes ? Il y en a des informations…
Je vais t’aider à trier les informations et te donner quelques tips pour mieux comprendre les étiquettes des produits alimentaires.
Sur la quasi-totalité des étiquettes alimentaires, tu vas retrouver les informations suivantes :
Ce n’est pas vraiment la faute aux industries agroalimentaires, ou à vos artisans favoris du coin.
Derrière toutes ces informations, se cachent la réglementation « INformation au COsonmmateur », encore appelé dans le milieu professionnel, la réglementation INCO (UE) n°1169/2011.
Cette réglementation impose les mentions obligatoires à faire figurer sur les packagings, impose la taille minimale des mentions (au moins 1.2mm), et impose aussi le fameux tableau de valeurs nutritionnelles etc…
Tu l’as bien compris, c’est LA réglementation qui donne le ton pour les étiquettes.
À cela, les exploitants doivent parfois ajouter une autre couche réglementaire en fonction des caractéristiques du produit.
Par exemple, pour un steak haché 100% pur bœuf, l’exploitant doit aussi être conforme au Code des Usages de la Viandes hachées, et ajouter par exemple le taux de matière grasse, le rapport Collagène/protéine…
Le règlement INCO impose toutes ces mentions afin que tu sois le plus informé sur le produit que tu vas possiblement acheter.
Ces informations vont te permettre de comparer les produits entre eux.
Ils permettent aussi de faire le bon acte d’achat pour manger sainement, et se maintenir en bonne santé.
Néanmoins, je conçois qu’il n’est pas forcément très facile de bien comprendre tout le jargon technique présent sur les packagings.
On va zoomer, sur deux parties où il faut vraiment avoir un œil aguerri avant d’acheter quoi que ce soit…
La liste d’ingrédient doit être la plus courte possible et avec le moins d’additifs possibles.
Tu les retrouveras facilement, car ils sont indiqués soit par leur numéro d’additif commençant par Exxx, soit avec leur vrai nom précédé de leur classification.
Par exemple : « Conservateur:nitrite de sodium » ou « E250 ».
Tu pourras retrouver dans la liste d’ingrédient les allergènes du produit.
La réglementation INCO impose une liste de 14 allergènes majeurs. Lorsqu’un ingrédient allergène est présent dans la recette, l’ingrédient doit être présent dans la liste d’ingrédient et mis en valeur : majuscule, ou en gras, ou souligné, etc…
Et pour finir, dans la liste d’ingrédients, peut se retrouver des informations importantes comme l’origine de certains ingrédients, leurs pourcentages d’incorporation, et autres informations comme par exemple la méthode d’élevage de l’œuf : plein air, sol ou cage…

La seconde partie a bien regarder, c’est le tableau de valeur nutritionnelle.
Tu pourras aussi le retrouver en ligne si l’étiquette est petite.
Ce tableau est standardisé.
Pour 100g ou 100mL de produit, tu vas y retrouver les informations suivantes :
Savoir lire les valeurs nutritionnelles va te permettre de choisir le meilleur produit pour toi et ta santé.
Par exemple, si tu dois avoir un régime pauvre en sel, tu vas devoir lire la ligne « sel » ou « sodium » et choisir le produit avec le moins d’apport possible.
Il faut savoir qu’aucun nutriment n’est mauvais pour ta santé… (Pas même le gras !!).
Il faut juste que tous ces apports soient apportés en quantité raisonnable et raisonné et bien entendu avec des produits de bonne qualité (sans pesticide, sans OGM, sans métaux lourds etc.).
On ne le répétera jamais assez, mais il faut manger équilibré, sinon tu vas à coup sûr avoir des carences… comme beaucoup de Français !

Source : www.mangerbouger.fr
Attention, c’est le couple « liste d’ingrédients » et « bonnes valeurs nutritionnelles » qu’il faut viser.
Un produit avec une liste d’ingrédient « parfaite », mais avec des valeurs nutritionnelles mauvaises ou sans intérêts, indiquera que ce produit a des matières premières de faible qualité.
À l’inverse, de bonnes valeurs nutritionnelles, ne veulent pas forcément dire que le produit n’est pas ultratransformé avec présence d’additifs possiblement controversés !
Soit donc très critiques sur ces deux parties de l’étiquette !
Je te dirai que oui, et aussi que non…
Le premier logo dont on va parler, c’est le Nutriscore.
Il t’indique si le produit est nutritionnellement bon ou pas. Alors, oui, tu peux te fier à ce logo pour comparer des produits de même catégorie. Il te permettra de manger généralement un peu moins sucré, salé et gras. Mais il ne t’indiquera pas si le produit est rempli d’additifs et/ou ultratransformés.
Et les logos mettant en avant les origines.
En général, ces logos sont encadrés par des cahiers des charges comme le Viande de France, ou encore les AOP, IGP… Et sont fiables pour l’information sur l’origine du produit fini ou de certains ingrédients.
Rare de ces logos sont ceux qui te garantiront un produit clean, sans additifs…
Et le Bio dans tout ça ?
C’est aussi un logo qui est encadré par un règlement européen MAIS aussi par un cahier des charges français un peu plus exigeant que le niveau européen.
Il permet de garantir qu’un produit est à minima composé de 95% de sous ingrédient eux-mêmes BIO.
Malheureusement, acheter bio ne te garantit pas de manger sainement, mais c’est quand même un gage de qualité sur plusieurs points :
Pour conclure, tu l’as bien compris, pour bien choisir un produit, il faut savoir lire et comprendre les étiquettes.
Et les 2 grandes parties à regarder sont :
Ne tombe pas dans le greenwashing et les courbettes marketing de certains produits alimentaires !
Soit le plus critique possible, prends le temps de lire les étiquettes et tu auras toutes les cartes en main pour choisir le produit le plus en adéquation avec tes valeurs et bon pour ta santé !
Be Reizh est un label qui a été lancé en 2016 : nous avons fêté il y a peu ses 4 ans !
Effectivement, notre signature est « Bio et Bretons », c’est-à-dire que nous labellisons des produits 100% bio et dont à minima 50% des approvisionnements sont issus de l’agriculture bretonne « historique » (les départements du 22, 29, 35, 56 et 44).
Il s’agit donc à la fois d’un outil pour les professionnels bretons, car il permet de promouvoir leurs engagements envers une alimentation plus saine et durable, mais aussi pour le consommateur : il a l’assurance de consommer des produits régionaux, sains et qui respectent l’environnement.
Tout à fait !
Be Reizh permet aux consommateurs d’identifier les produits bio et bretons, mais ce n’est pas tout.
Nous prêtons une attention particulière à l’engagement de nos partenaires sur les aspects sociaux, sociétaux et environnementaux : les actions menées sur la réduction de l’empreinte carbone, l’appel à des prestataires externes de type ESAT, les certifications ISO, l’adhésion à des cahiers des charges privés de type Déméter, Nature & Progrès, Bio Cohérence, etc…
Nous souhaitons valoriser les entreprises qui s’engagent dans une démarche d’amélioration globale et à impacts positifs sur notre territoire.
![Le Label Be Reizh : un label bio 100% Breton ? [INTERVIEW] Le Label Be Reizh : un label bio 100% Breton ? [INTERVIEW]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/label-be-reizh-bzh-1024x358.png)
En réalité nous avons peu de produits qui comportent des ingrédients dit « exotiques » – environ une vingtaine de recettes sur plus de 500 référencées.
Nous travaillons au maximum avec les productions bretonnes mais il n’est pas impossible de faire labelliser une recette avec des ingrédients « exotiques » lorsqu’elle répond aux exigences du cahier des charges !
C’est le cas par exemple de la terrine de campagne à la mangue de chez Le Bois Jumel ou la crème glacée au cacao de Jampi.
Pour ce type de produit, Be Reizh encourage l’utilisation d’ingrédients issus de filières bio ET équitables.
Aujourd’hui, on compte 15 partenaires Be Reizh et depuis quelques semaines, la barre des 500 références a été dépassée.
C’est une belle marche de franchie pour les produits bio et bretons !
Il est possible de les trouver dans différents points de vente : directement dans les boutiques de nos partenaires, sur leurs sites de e-commerce, en magasins spécialisés bio ou en grande distribution. La liste des produits et des points de ventes est accessible sur notre site internet.
![Le Label Be Reizh : un label bio 100% Breton ? [INTERVIEW] Le Label Be Reizh : un label bio 100% Breton ? [INTERVIEW]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/criteres-be-reizh-1024x774.jpg)
Oui, je souhaiterais souligner que l’aventure Be Reizh n’est qu’à ses débuts !
Le label a parcouru du chemin en 4 ans mais nous souhaitons aller encore plus loin.
C’est pourquoi, à partir de janvier 2021 et en lien avec l’ADEME, nous lançons le projet APEE Be Reizh – Améliorer la PErformance Environnementale des produits Be Reizh – qui comme son nom l’indique, a pour objectif d’améliorer la performance environnementale des produits que nous labellisons.
En travaillant sur l’écoconception des produits, nous souhaitons améliorer notre cahier des charges et mieux communiquer vers les consommateurs afin de renforcer notre engagement pour une alimentation saine et responsable.
Deux labels presque identiques… mais pas tout à fait !
Contrairement à ce qu’on lit ou entend parfois, l’AOP (Appellation d’Origine Protégée) et l’AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) sont bel et bien deux labels alimentaires distincts.
L’AOP est un sigle européen (crée en 1992) qui désigne un produit dont toutes les étapes de production ont lieu dans l’aire géographique délimitée, et dont les caractéristiques sont dues essentiellement au milieu géographique comprenant les facteurs naturels et humains.
L’AOC est définie par les mêmes critères, mais elle est un label national (créé dès 1905). Elle protège la dénomination du produit sur le territoire français.
Pour ces deux labels c’est véritablement la notion de terroir qui est mise en avant.
Néanmoins, il y a bien des différences.
En général, l’AOC est un premier pas (obligatoire) vers l’AOP.
Ces deux nominations ont été créés afin d’assurer une protection contre les usurpations.
Sur le territoire français il existe plus de 330 AOP/AOC rien qu’en différents types de vins / cidre et eaux-de vie et pas moins de 50 AOP laitières.
Chaque AOP / AOC a un mode de contrôle bien défini. Les organismes certificateurs sont accrédités par le Comité Français d’Accréditation selon la norme NF EN 45011 et agrées par l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité, qui dépend du ministère de l’Agriculture).
A titre d’exemple on peut citer le cidre AOC de Cornouaille.
Cette AOC a été déposée en 1996 par le CIDREF (organisme regroupant les cidreries du Finistère sud).
Pour obtenir l’appellation, le cidre 100 % pur jus, doit être élaboré à partir de pommes cultivées dans des vergers d’une zone regroupant 38 communes autour de Quimper. La densité des arbres dans ces vergers est limitée. Les pommes doivent être ramassées à la main, la pasteurisation, l’adjonction de colorants et processus de gazéification sont interdits.
Ainsi vous pouvez être sûr que votre cidre AOC de Cornouaille n’est pas produit à partir de pommes normandes et gazéifié au CO2 !
Lorsqu’on parle de labels en alimentation, on est rapidement noyés dans le nombre et la diversité.
Positivons : c’est toujours une bonne chose d’avoir le choix ! 😉
Ce qui est cependant important, c’est de comprendre à quoi correspond précisément chaque Label :
… Bref, toujours se questionner et faire une recherche plutôt que de croire sur parole un message publicitaire souvent bien rôdé, mais qui ne dit pas toujours tout.
Gwenal, citoyen-bénévole de Mangeons-Local.bzh a fait de nombreuses recherches pour nous et a sorti une série d’articles sur les marques privées.
Veinards que nous sommes ! 😅
Découvrez ce qu’il faut savoir en cliquant sur les logos ci-dessous (Badoumba !) :
Que nenni !
Mangeons-Local.bzh n’est PAS un label… juste un site web né de bonnes volontés citoyennes, avec l’objectif d’aider à la promotion du circuit-court en Bretagne.
Une seule chose : Nous suivons une « charte » dans le choix des producteurs.
A savoir :
On le retrouve partout.
En Bretagne, Produit en Bretagne est présent sur les cinq départements : Finistère, Côtes-d’Armor, Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique et Morbihan.
Côté entreprises, elles sont 420 à avoir adhérer à la marque en 2020… et on retrouve le logo sur près de 5500 produits !
Du coup, quand on interroge les bretons, le constat est clair :
… et la marque s’exporte, puisque elle est connue d’un français sur deux.
Et bien, contrairement à Demeter, Nature et Progrès, Label Rouge… Produit en Bretagne n’est pas à proprement parler un « label » !
Il s’agit en fait d’une marques privée, dite partagée.
D’ailleurs, on retrouve l’information sur leur page web, où ils se désignent eux même comme une « marque régionale collective »
En fait, Produit en Bretagne est un regroupement d’entreprises bretonnes qui souhaitent promouvoir l’économie locale.
Historiquement, cette association a été lancée entre autre par les directeurs de Savéol, Leclerc, Sill… Elle est actuellement présidée (2017) par Loïc Hénaff directeur de l’entreprise bigoudenn Hénaff connue internationalement pour son pâté !
Mais à la différence d’un label AOP ou AOC, il n’y a aucune obligation de traiter des matières premières bretonnes, tant que l’entreprise est domiciliée en Bretagne historique et que le produit est en partie transformé sur place.
Les termes de la charte sont « présenter des produits répondant aux notions de Transformation substantielle et de Valeur ajoutée notable ».
D’ailleurs, de nombreuses entreprises membres de Produits en Bretagne n’ont rien à voir avec l’alimentaire : Europcar, ABH Ascenseurs, menuiseries 2PL, etc.
Nous avons synthétisé dans le tableau ci-dessous les principales différences concernant l’élevage des poulets de chair ; tout comme nous l’avions fait pour l’élevage des cochons.
Vous trouverez les informations en comparaison du conventionnel (industriel classique, sans label) pour le Label Rouge, l’Agriculture Biologique et le label Nature et Progrès.
Vous verrez par exemple qu’il y a beaucoup plus de différences entre l’élevage conventionnel et l’élevage sous Label Rouge pour un poulet de chair que pour un cochon.
| Conventionnel | Label Rouge | Agriculture Biologique | Nature et Progrès | |
| Densité en bâtiment (maximum) | 22 poulets/m² | 11 poulets/m² | 10 poulets/m² | 10 poulets/m² |
| Parcours en plein air (minimum) | aucun | Aucun pour le poulet label rouge simple mais : 2 m²/poulet d’appellation « plein air » & 4 m²/poulet pour « en liberté » | 4 m² par volaille | 4 m² par volaille |
| Alimentation | pas de restrictions, OGM acceptés | 100 % végétaux, produits laitiers, minéraux et vitamines dont 75 % de céréales, OGM acceptés ; | 95 % végétaux, minéraux et vitamines, issus de l’agriculture biologique, dérogation possibles 65 % de céréales, OGM interdits. | 100 % de l’alimentation est issus de l’agriculture biologique, vitamines de synthèses interdites. OGM interdits |
| Litière intérieure | caillebotis acceptés | caillebotis et pailles acceptées selon les différent types de volailles (poulet jaune, noir…) | caillebotis ou grilles au maximum au 2/3 de la surface | paille ou copeaux de bois en approvisionnement local, épaisseur minimale 5cm |
| Mutilations | systématiques autorisées | dépend des différents types de volailles (poulet jaune, noir…) | ébecquetage non systématique autorisé | mutilations interdites, sauf limage pour arrondir les ongles des coqs. |
| Âge abattage (minimum) | 35 à 40 jours | 81 jours | 81 jours | 91 jours |
Nous avons ici synthétisé les principales différences concernant l’élevage des cochons, dans le tableau ci-dessous.
Vous verrez par exemple qu’il y a beaucoup plus de différences entre l’élevage conventionnel et l’élevage sous Label Rouge pour un poulet de chair que pour un cochon.
Retrouvez ci-dessous toutes les informations pour le porc, avec en comparaison du conventionnel (industriel classique, sans label) : le Label Rouge, l’Agriculture Biologique et le label Nature et Progrès.
| Conventionnel | Label rouge | Agriculture Biologique | Nature et Progrès | |
| Surface minimum en bâtiment / animal | 0,65 m² par bête | 0,8 m² par bête | 1,3 m² pour chaque porc de + de 110kg | 1,30 m² par tranche de 100kg . |
| Parcours en plein air (minimum) pour des porcs jusqu’à 85kg | aucun | Aucun. 83 m2 /bête pour l’appellation « porc plein air », 250 m² / bête pour « porc élevé en liberté » | 1,1 m² par tête (aire d’exercice, semi-couverte) | 40 porcs/ha soit 250m2 par tête. |
| Alimentation* | OGM acceptés | OGM acceptés | OGM interdits, 95 % bio, dérogations possibles, 40 % en autoproduction | OGM interdits, 100 % bio dont 50 % en auto production. |
| Litière en bâtiment | caillebotis (en béton, en plastique et en métal) acceptés | sol ajouré en béton, plastique accepté, sol métalliques non grillagés interdits après 13 semaines. Le sol métallique grillagé interdit | caillebotis uniquement autorisé en zone de montagne, sinon paille et autres matériaux naturels | caillebotis interdits, paille et autre produits naturels locaux |
| Mutilations | La coupe de la queue, le meulage des dents systématique sont acceptés | coupe de la queue systématique interdite | coupe queue, taille des dents non systématiques autorisées | toute mutilation est interdite |
| Âge minimum du sevrage | 4 semaines | 4 semaines | 40 jours (avant élevage lait maternel à privilégier) | 6 semaines (avant élevage sous la mère) |
| Âge abattage (minimum) | 180 jours | 182 jours soit 26 semaines révolues | 182 jours (26 semaines révolues) | 210 jours |
* les farines d’origine animales ont été interdite depuis Novembre 2000 pour l’alimentation des porc depuis les problèmes de la maladie dite de la vache folle
Le label Demeter a été créé en 1932 en Allemagne, afin de promouvoir l’agriculture en biodynamie.
Sous la houlette de Rudolf Steiner, les premières conférences sur le sujet remontent à 1924.
À présent ce label est une marque internationale présente dans plus d’une cinquantaine pays. Pour la France le siège de l’organisme est à Colmar, il y emploie une équipe de 7 salariés.
Ce type d’agriculture s’est donnée pour but de sauvegarder la fertilité de la terre et de travailler en respectant les lois du vivant.
Cette vision est très proche de l’agriculture biologique.
En effet en biodynamie, on évite toute substance chimique. Cette agriculture favorise les fertilisants de source certifiées Demeter ou biologique ; elle accepte également les produits à base d’algues & les fumiers préparés sur leur lieu d’origine (les lisiers d’origine conventionnelle, et les engrais à base de guano d’oiseaux marins sont interdits).
Quant aux traitements insecticides, ils se limitent en différents purins, décoctions et autres infusions de plantes telles que l’ortie, la tanaisie ou la fougère.
Certains agents sont également acceptés pour lutter contre les nuisibles comme le savon noir ou la tisane de Quassia.
La culture en biodynamie prend également en compte les cycles lunaires, et planétaires. Les plantes étant composée a plus de 90 % d’eau, elles subissent l’influence de la Lune de la même façon que les marées.
Comme Nature & Progrès, l’organisme Demeter contrôle lui-même les agriculteurs affiliés.
Pour être labellisé Demeter, il faut au préalable avoir une certification AB puis répondre à la charte spécifique de la biodynamie exigée par le label.
En Bretagne il y a peu d’exploitations labellisées Demeter.
On retrouve surtout ces exploitations dans les régions viticoles ou la culture du raisin est réalisée en biodynamie.
Voici un label bien plus ancien, mais peut être moins connu du consommateur que le label AB, il s’agit de Nature & Progrès.
L’association crée en 1964 par des producteurs et des consommateurs, a établi son premier cahier des charges dès 1972 !
Une des différences notables avec d’autres labels alimentaires, c’est qu’ici ce sont les membres de l’association Nature et Progrès qui contrôlent les producteurs via un passage en COMAC (commission locale mixte d’agrément).
Dans le préambule de charte il est inscrit que « la démarche fondatrice de Nature et Progrès est la recherche d’un modèle agricole alternatif à l’agro-industrie, à même de préserver la fertilité naturelle des sols, d’assurer l’autonomie des paysans et une alimentation saine à portée de tous. »
La philosophie de ce label est de lutter contre la désertification des campagnes, contre l’agriculture biologique intensive, les OGM ainsi que le brevetage et la normalisation du vivant.
Le label propose des solutions simples afin d’offrir des produits de meilleure qualité et les plus sains possibles.
La fédération Nature et Progrès organise entre autre des colocs entre les agriculteurs et les consommateurs, des marchés à la ferme, et aide les producteurs à vendre leurs produits en circuit court.
Revenons plus précisément aux différentes chartes.
Il en existe plusieurs selon le type d’agriculture que ce soit le maraîchage, l’élevage de bovins, l’aviculture…
Sources :
– www.Natureetprogres.org
– www.reporterre.net
Ce label a été créé par des agriculteurs de l’association APFLBB (Association des Producteurs de Fruits et Légumes Biologique de Bretagne).
De la même façon que l’association Bio Cohérence, ces producteurs bretons ont estimés que le cahier des charges du label AB européen n’allait pas assez loin.
Ils ont donc rédigé une charte afin de garantir une plus-value qualitative de leurs produits.
Cette charte s’adresse aux producteurs de fruits et légumes déjà labellisé AB, exerçant une agriculture dans les 4 départements bretons.
La charte présente des exigences telles que la gestion des semences : 10 % de la surface de légumes doit avoir pour origine de la semence auto-produite.
Elle insiste également sur l’interdiction des fertilisants tels que les fientes de volailles ou de lisiers (porc, veau, canards…) issus d’élevages intensifs.
Une autre différence avec le label européen réside dans la non mixité bio/conventionnel, ainsi la totalité de l’exploitation doit être conduite en agriculture biologique.
Le cahier des charges recommande également la sélection participative, le producteur s’engage à travailler lui-même sur la préservation de la semence fermière (hébergement de porte graines par exemple).
Cette recommandation sera à court terme obligatoire dans le cahier des charges du label.
Les organismes chargés des contrôles annuels sont les organismes tiers accrédités et agrées par l’INAO et la COFRAC, citons par exemple Ecocert, Qualité France, Agrocert, Certipaq Bio…
Dans notre région on retrouve la plupart des exploitations BIOBREIZH dans le Nord Finistère et dans les Côtes d’Armor.
Pour l’instant on dénombre une 50ène de fermes labellisées en Bretagne et ce chiffre est en constante augmentation.
source :
www.biobreizh.org
Il s’agit en quelque sorte de l’équivalent du label AB mais avec tout de même certaines spécificités.
Bio cohérence est une association de producteurs et de consommateurs (anciennement appelée Alternative Bio) crée en 2009.
Pour obtenir ce label il ne suffit pas d’être membre de l’association, il convient d’être au préalable déjà labellisé AB puis de respecter la charte propre à l’association.
Celle-ci à quatre objectifs principaux qui sont écologiques, sociaux, humanistes & économiques.
Ce label concerne tous les agriculteurs qu’ils soient éleveurs, céréaliers, maraîchers, apiculteurs…
Il convient par exemple d’adapter ses productions au climat local ainsi qu’a l’environnement afin de respecter la spécificité des terroirs, mais aussi de fournir à l’homme et à l’animal des produits et aliments sains dans le respect de la saisonnalité.
L’association veille également au maintien des paysans et à la transmissibilité des terres cultivées en bio à taille humaine, rapprocher le producteur du consommateur par de l’information et de la sensibilisation aux enjeux de l’agriculture biologique.
Économiquement le label incite les producteurs à pratiquer des prix les plus juste afin de rendre l’agriculture biologique et ses produits accessibles à tous. La distribution de proximité et la coopération entre les différents acteurs sont également privilégiées.
Il est possible également d’apposer près du logo Bio Cohérence une mention produit et transformé en (Bretagne par exemple !) si 98 % des ingrédients proviennent de la zone déterminée.
De la même façon que le label AB ce sont des organismes tiers qui effectuent les contrôles annuels, les coûts sont mutualisés par tous les adhérents, le tarif est donc identique pour tous les agriculteurs.
Prenons l’exemple d’un apiculteur labellisé Bio Cohérence.
Lors de son contrôle annuel par la société Ecocert (par exemple) il obtiendra son label AB et Bio Cohérence s’il réunit les critères imposés par les deux chartes.
Pour obtenir la labellisation Bio Cohérence l’apiculteur devra prouver, entre autre, que tout le matériel utilisé pour l’extraction du miel ne provoque pas un échauffement supérieur à 40°C.
Concernant cette extraction, elle peut être effectuée uniquement à l’aide d’une spatule, d’une pompe à vide ou en utilisant la force centrifuge.
Ces critères sont fondamentaux, car la chaleur fait perdre au miel de nombreuses qualités, et provoque l’apparition de HFM (abréviation de Hydroxy-Methyl-Furfural).
Sources :
– www.Biocoherence.fr
– www.ruche-apiculture.com
Dans notre série de présentation des différents labels alimentaires, nous vous proposons ici de découvrir un label européen connu le tous, celui de l’Agriculture biologique ou plus communément AB.
Ce label met en avant le bien être animal, et environnemental en refusant par exemple l’emploi de produits phytosanitaires (appelés également pesticides).
La zone géographique couvre ici toute l’union européenne, il est donc possible de trouver par exemple des légumes estampillés AB en provenance de Croatie.
L’obtention du label n’est pas immédiate, en effet un éleveur faisant la demande doit effectuer une conversion, il s’agit d’une période donnée (d’environ 3 ans pour le maraîchage) ou il va devoir suivre la charte mais sans pouvoir apposé le logo sur ses productions diverses.
Ici contrairement aux labels précédents, les OGM sont interdits.
Il est également possible de scinder en deux son exploitation, et de n’avoir qu’une partie labellisée agriculture biologique, par contre s’il s’agit de légumes les variétés doivent être différentes, de la même façon pour les animaux il doit s’agir d’espèces bien distinctes.
Les hormones de croissance, et les acides aminés de synthèses sont interdits, il existe également une restriction quant aux antibiotiques.
Par exemple, au cours de sa vie un porc n’a le droit qu’à l’administration d’un unique antibiotique, il sera donc soigné principalement par homéopathie ou phytothérapie en cas de maladie.
Il est aussi important de rappeler que la concentration des animaux est moins importante qu’en agriculture conventionnelle, ceci influe sur la santé des animaux : ils sont moins sujets aux maladies.
Les mutilations sont également très encadrées, non systématiques et réduites au minimum.
Les contrôles sont effectués par des organismes tiers chaque année afin de renouveler la labellisation de l’entreprise agricole.
Prenons l’exemple d’un maraîcher labellisé agriculture biologique.
Il devra se procurer des graines ou des plants, s’il ne fait lui-même ses semis, auprès d’un organisme certifié AB.
Il ne cultivera pas d’espèces OGM.
Le binage mécanique et le sarclage manuel seront préférés aux traitements chimiques.
Il est également important de préciser que les agriculteurs souhaitant obtenir le label AB le font par conviction qui va souvent au-delà de la charte imposée par le label.
Ainsi vous trouverez souvent plus de variétés anciennes de légumes (qui vous serons même parfois inconnues) chez votre maraîcher AB qu’au supermarché.
Dans notre série sur les labels alimentaires, et après avoir présenté les AOP, AOC et IGP, arrêtons-nous sur un label assez courant, le Label Rouge.
… ou plus précisément le « label rouge, qualité supérieure ».
Il s’agit d’un label national propriété de l’État.
Ce label n’a aucune caractéristique géographique, il est donc ouvert à tous les produits même hors de l’union européenne importés en France.
Ce label atteste que les produits alimentaires sont de qualité supérieure aux PCC (produits courants de comparaison) notamment par des conditions particulières de production.
En ce qui concerne la viande, la charte va plus loin et précise les conditions d’abattage, des découpes ainsi que de la surgélation si elle a lieu.
Cette qualité supérieure est définie par plusieurs facteurs tels que la couleur, l’odeur, aspect du gras, la texture…
Prenons l’exemple du porc Label Rouge.
Les éleveurs souhaitant bénéficier de cette appellation doivent répondre à une charte spécifique.
Il est difficile de lister tous les critères mais voici les principaux.
Tout d’abord l’espace libre des animaux : il est de 0,2 m² jusqu’à 8 semaines, et augmente progressivement jusqu’à 1 m2 pour les porcs au-delà de 21 semaines.
L’élevage sur caillebotis est autorisé s’il n’y a pas plus de 200 cochons par salle, la concentration maximum des animaux augmente à 800 têtes par salle s’ils sont élevés sur paille.
Il peut y avoir une spécificité, le porc « label rouge élevé en plein air ». Dans ce cas, chaque porc doit disposer de 50m2 de parcours sur sol nu et au moins 2 m² pour les aires bétonnées.
Concernant l’alimentation des porcs de plus de 12 semaines, elle doit contenir 90 % de céréales, oléagineux, légumineuse le reste de l’aliment étant composé d’huiles et de graisses végétales, de produits et sous produits de canne a sucre, de minéraux, vitamines, produits laitiers et additifs.
Certains aliments comme la farine de viande, d’os, de plume ou de sang est interdite.
L’âge d’abattage est fixé à 182 jours contre 170 sans label.
L’abattoir doit se trouver dans un rayon de moins de 200km ou moins de 6h de route.
Pour finir, S’il y a surgélation elle doit intervenir dans les 24h suivant la dernière découpe. Les contrôles sont effectués dans les exploitations tous les ans afin d’établir la conformité avec le cahier des charges pour le renouvellement de la labellisation de l’entreprise agricole.
Après s’être intéressés à la différence entre les labels AOP et AOC, intéressons-nous à présent au label IGP (Indication Géographique Protégée).
L’IGP comme l’AOP (Appellation d’Origine Protégée) est une appellation européenne relatif aux produits agricoles et aux denrées alimentaires.
La définition est moins contraignante que l’AOP car une seule étape de production dans la zone géographique suffit pour obtenir ce label alimentaire.
Il convient également de démontrer que la qualité ou autre propriété du produit peut être attribué essentiellement à son origine géographique.
Par exemple pour l’élevage il n’y a pas d’obligation quant à la provenance des aliments pour l’obtention du label IGP.
Pour les produits transformés on retrouve la même différence, pour l’obtention de ce label il n’y a pas d’astreinte concernant la zone de production des matières premières.
Les contrôles sont également effectués pour le compte et sous l’autorité de L’INAO par un organisme tiers.
Oui !
Dans notre région, on peut citer pour seul exemple L’IGP Blé Noir de Bretagne, obtenue par l’association Blé Noir Tradition Bretagne.
La zone de l’IGP s’étend sur les départements bretons historiques, à savoir le Finistère, les Côtes d’Armor, le Morbihan, l’Ile et Vilaine et la Loire Atlantique.
Les cantons limitrophes de l’Ile et Vilaine dont deux se trouve en Maine et Loire, et le canton de Saint Aignan sur Roe en Mayenne sont également concernés par cet IGP.