Envie de partir à la découverte des produits locaux de Bretagne ?
A la bonne heure ! 🤤
Envie de partir à la découverte des produits locaux de Bretagne ?
A la bonne heure ! 🤤
Qui n’a pas trouvé des palets bretons dans la boite à gâteaux de sa grand-mère ?
À la fois croustillants et fondants, c’est la petite douceur qu’on pense à mettre sur la table au moment du thé ou du café.
Leur bon goût de beurre relevé d’une pointe de sel fait le bonheur des amateurs de saveurs bretonnes.
Dans cet article, je te raconte l’histoire de ce biscuit ancien, ses secrets de fabrication et je te donne des idées pour le revisiter !
N’oublions pas que notre biscuit sec tient son nom des petits disques en fonte d’un jeu populaire en Bretagne depuis le XVIᵉ siècle : le palet breton.
S’il se fait aussi appeler sablé breton, c’est probablement pour la texture sablonneuse de sa pâte. (Le sablé traditionnel est une spécialité sarthoise.)
Rapide à cuisiner et facile à conserver, ce gâteau qui tient au corps a été confectionné par des générations de Bretonnes avant de connaître la notoriété.
Il ne date pas d’hier !
Au début du XXᵉ siècle, certaines biscuiteries se sont mises à le commercialiser. Parmi elles, la biscuiterie Traou Mad (choses bonnes en breton) de Pont-Aven dans le Finistère.
Les biscuits secs (palets et galettes) sont devenus sa spécialité.
La recette authentique se nourrit de produits locaux bruts sélectionnés pour leur qualité :
Depuis, de nombreuses biscuiteries (bretonnes ou non) ont repris la recette.

La spécificité du palet est qu’il est épais et composé à 33 % de beurre dans la recette originale.
Si tu veux réaliser tes palets bretons dans le respect de la tradition et du terroir, commence par acheter les matières premières en circuit court auprès des moulins locaux ou des producteurs de beurre bretons.
Pour environ 25 palets bretons, il te faudra :
Pour la préparation, anticipe un peu.
Comme le beurre doit être bien mou, sors-le du réfrigérateur une demi-heure avant de commencer, puis :
Astuce n° 1 : Attends qu’ils refroidissent un peu avant de les démouler, sinon ils cassent ! (chaude, la pâte est très friable)
Astuce n° 2 : si tu n’as pas de moules à palets, utilise des emporte-pièce ronds ou des moules à muffins (6 cm de diamètre environ).
Déguste-les tièdes, c’est meilleur !

Même si on a une préférence pour la recette traditionnelle, il en existe évidemment d’autres :
Pour réaliser des palets bretons sans œufs, remplace-les par 2 à 4 cuillères à soupe de lait (animal ou végétal) ou par de l’eau.
Compte 10 minutes seulement pour cette recette qui te permettra de faire 15 palets !
Attends que les palets refroidissent pour les démouler !
Si tu aimes le goût caractéristique de la farine de blé noir, tu peux l’incorporer à la recette !
Pour 140 gr de farine, prévois 50 gr de farine de sarrasin.
Tu obtiendras un biscuit au léger goût de noisette et allégé en gluten, mais toujours aussi bon (et breton) !

Les palets se conservent parfaitement dans une boite hermétique pendant 1 à 3 semaines.
Choisis-la en fer de préférence et stocke-la dans un endroit sec.
Les boites en plastique sont trop hermétiques : ils risquent de ramollir.
De toute façon, il y a peu de chances qu’ils survivent autant de temps !
La pâte du palet breton sert de base dans de nombreuses pâtisseries.
Je t’en ai sélectionné 3 mais ce biscuit passe partout peut s’inviter dans bien d’autres recettes !
Œufs, mascarpone, sucre, café… réalise ton tiramisu habituel en remplaçant les biscuits à la cuillère par des palets bretons.
Écrase bien les palets avant de réaliser tes couches successives.
Tu peux aussi les recouvrir de caramel au beurre salé !
Une petite touche bretonne pour cette recette anglaise à savourer tiède :
On finit sur un cheesecake version Bretagne, avec pour ingrédients :
Et si tu n’as pas envie de te lancer dans la pâtisserie, saupoudre simplement un palet breton réduit en miette sur ton fromage blanc ou ta compote.
Et toi, tu le dégustes comment le palet breton ?
L’araignée de mer est un crustacé bien connu des Bretons.
En effet, sa taille, parfois très imposante, lui accorde une place de choix au milieu de notre célèbre plateau de fruits de mer.
Fait non négligeable : ses pattes et sa carapace, aussi abruptes qu’elles soient, contiennent une chair fine et délicieuse.
Pour qui sait la pêcher, la cuire et la décortiquer bien sûr ! 😉
Tu veux en savoir plus sur l’araignée de mer ? On t’explique tout dans cet article !
Également nommée crabe-araignée, l’araignée de mer est un crustacé extrêmement courant sur nos côtes bretonnes et en Europe.
Elle est très reconnaissable grâce à sa carapace orangée, protubérante et dodue.
Ses 10 pattes lui permettent de se déplacer rapidement dans les fonds marins, comme sur la terre ferme !

Ce n’est pas le cas de tous les fruits de mer et crustacés, mais tu peux pêcher l’araignée de mer quasiment toute l’année, mis à part du 1er septembre au 15 octobre, la période de fermeture.
Les saisons où tu trouveras le plus d’araignées sont la fin du printemps et le début de l’été (de mai à juillet), mais aussi la fin de l’automne (novembre à décembre).
Comme pour tout crustacé ou poisson, la pêche de l’araignée de mer ne s’improvise pas.
Connaître ces quelques astuces te sera fort utile !
L’araignée de mer juvénile, appelée « moussette », grandit par mues successives.
En effet, elle change régulièrement de carapace jusqu’à atteindre sa taille adulte définitive.
Une araignée de mer mature peut peser de 300 g à 3 kg.
Comment savoir si tu peux conserver l’araignée de mer capturée ? En mesurant sa carapace : celle-ci doit atteindre au minimum 12 cm d’envergure.
Cette taille correspond à un poids aux alentours de 400 g.
Tu peux te lancer dans la pêche de l’araignée de mer assez facilement, et ce, sans beaucoup de matériel.
En effet, ce crustacé s’attrape, la plupart du temps, à la main. Veille à te munir d’un gant renforcé. Ses pinces ne te feront aucun mal, mais les épines présentes sur sa carapace peuvent être redoutables.
Tu souhaites adopter une autre technique de pêche ?
Voici quelques exemples d’équipements pour capturer l’araignée de mer :

L’araignée de mer femelle possède une chair plus délicate que le mâle.
Tu veux savoir comment les différencier ? Rien de plus facile.
La femelle, plus petite que le mâle, possède une poche ventrale plus bombée.
Ses 2 pattes avant possèdent 2 pinces, beaucoup moins volumineuses que le mâle. Ce dernier est également savoureux, mais sa chair sera toutefois plus forte en goût.
Quand tu pêches ou achètes une araignée de mer, elle est vivante.
Sa préparation, qui peut sembler périlleuse, est somme toute assez simple.
Il est souvent nécessaire de nettoyer la carapace de l’araignée de mer avant de la cuire.
Munis-toi d’un gant pour la maintenir puis frotte sa carapace à l’aide d’une brosse sous l’eau froide.
Bon à savoir : s’il manque une ou plusieurs pattes à votre araignée de mer, insérez de la mie de pain dans les trous. En effet, le crustacé risquerait de se vider pendant la cuisson.
La manière la plus courante de cuire une araignée de mer est de la faire bouillir.
Comment s’y prendre ? Voici les étapes à respecter :
C’est assez logique, mais on te le dit quand même, le temps de cuisson dépend de la taille de ton araignée :
Croyez-en notre expérience : décortiquer une araignée de mer n’est pas si simple !
Mais la bonne nouvelle, c’est que ça s’apprend !
Ton araignée est déjà cuite ? Alors, suis bien ces étapes :
Le tour est joué !
Bon à savoir : seul un expert le sait, mais il est déconseillé de rincer le corps de ton araignée à l’eau claire. Elle risque en effet de perdre de sa saveur. Sois donc patient et prends bien le temps de décortiquer pas à pas ton araignée de mer.

Une fois achetée, l’araignée de mer se cuit immédiatement.
Tu peux ensuite la conserver au réfrigérateur pendant une à deux journées.
Pour qu’elle ne sèche pas, pense à l’envelopper dans un torchon humide.
Pour conserver ton araignée de mer cuite au congélateur, tu peux procéder de deux manières.
Tu peux l’envelopper entièrement dans un film plastique épais ou la décortiquer et conserver la chair dans un contenant en verre ou en plastique.
Ainsi conservée, l’araignée de mer sera à consommer dans les trois mois qui suivent.
Pour la décongeler, tu peux simplement la laisser une nuit au réfrigérateur.
Le prix de l’araignée de mer au kilo est d’environ 5 à 10€ du kilo.
Il s’agit d’un prix assez raisonnable si on le compare à d’autres crustacés plus rares comme le homard bleu breton ou la langouste.
Si tu es breton, tu le sais déjà : l’araignée de mer se déguste nature ou accompagnée d’une pointe de mayonnaise maison !
C’est d’ailleurs l’une des vedettes du traditionnel plateau de fruits de mer.
Tu souhaites innover et ainsi épater tes convives ? Essaie donc l’araignée de mer farcie ou encore l’araignée gratinée !
Et voilà, tu es désormais paré pour pêcher et préparer l’araignée de mer !
Si tu souhaites mieux connaître un autre crustacé, file découvrir notre article sur la langoustine !
Le homard breton est l’un de ces mets raffinés et rares que l’on ne déguste que lors de grandes occasions.
En effet, sa chair fine et délicieuse se négocie à prix d’or.
D’où tient-il cette réputation si prestigieuse ? Comment se différencie-t-il du homard canadien et comment le cuisiner ?
On te détaille tout dans cet article !
Le homard, comme l’écrevisse et la langouste, fait partie de la famille des crustacés décapodes.
Il est facilement reconnaissable en comparaison d’autres espèces.
En effet, sa longue carapace et ses cinq paires de pattes, avec deux grosses pinces à l’avant, lui donnent une allure pour le moins… royale !
À l’instar de tous les crustacés, le homard atteint sa taille adulte à la suite de mues successives.
À chaque changement de carapace, sa taille augmente en moyenne de 20 % !
Très apprécié pour sa chair, il meurt rarement de manière naturelle. Cet invertébré peut toutefois vivre jusqu’à 20 ans.
Sache qu’il existe deux espèces de homard :
Aussi différents par le goût que l’aspect, ces deux spécimens se distinguent à bien des égards.
Tu entendras souvent que le homard breton est le meilleur.
Eh bien, c’est plutôt vrai !
Présent sur toutes les côtes européennes, on le trouve en abondance sur le rivage finistérien.
Tu te demandes maintenant qu’est-ce qui différencie le homard breton de son cousin canadien ? En voici les raisons :
Autre différence majeure qui oppose le homard breton au canadien : sa belle couleur d’un bleu profond, parsemée çà et là de quelques tâches blanches et noires.
Cette caractéristique lui vaut d’ailleurs le surnom de « homard bleu » ou de « petit bleu ».
Quant au homard canadien, tu le reconnais facilement grâce à sa robe marron brune et son ventre orangé.
Tu peux consommer du homard bleu toute l’année.
En revanche, la pleine saison s’étale du mois d’avril au mois d’août.
C’est à cette période que le crustacé est le plus actif car il cherche à se reproduire.
Le moyen le plus utilisé pour capturer le homard est la pêche au casier.
À l’aide d’un appât, tu peux espérer en attraper quelques-uns. À condition de disposer ton casier sur leur chemin !
Présent en moindre nombre que l’araignée de mer, le homard breton est une prise qui se désire…
Lors de grandes marées, tu peux également trouver quelques homards. Ceux-ci se nichent au creux des rochers.
Munis-toi d’une gaffe ou d’un croc, car leurs pinces sont redoutables.
Tu as réussi à attraper un ou plusieurs homards ? Félicitations ! Pour le conserver, il faudra tout de même que le crustacé mesure au minimum 8,7 cm.
Exception faite cependant pour la région des Hauts-de-France où la taille minimale requise est de 9 cm.
Dans les deux cas, notre conseil : ne pêchez que des homards de plus grandes tailles et ne prélevez que ce dont vous avez réellement besoin, avec parcimonie !
Aller rencontrer directement les pêcheurs te permet de déguster du homard frais tout juste pêché.
Tu n’habites pas à proximité des côtes? Tu peux l’acheter en local ou en ligne dans une poissonnerie spécialisée dans la vente de poisson et crustacés frais.
Le prix moyen du homard breton est de 50 € le kilo.
De 30 € à la pleine saison à plus de 80 € le kilo en période creuse, le petit bleu se marchande à prix d’or.
Nombre d’entre nous n’ont pas eu le privilège de goûter le homard breton.
Il faut dire qu’il s’agit d’un mets raffiné et plutôt onéreux.
Le homard tient sa réputation de sa chair tendre et extrêmement moelleuse.
Sa saveur délicate et un peu sucrée est un véritable délice.
Une fois cuit, le homard bleu devient… tout rose !
Il est très aisé de cuire le homard, assure-toi simplement de suivre à la lettre ces étapes :
Tu veux savoir combien de temps tu dois cuire ton homard ? Voici un petit mémo selon le poids de la bête :
Une fois ton homard refroidi, vient l’étape de la découpe :
Pour ce qui est de la tête, ne la jette surtout pas. Elle sera l’ingrédient phare d’une sauce ou d’une bisque de homard.
Tu l’as compris, la meilleure partie du homard est la queue.
Une fois la carapace retirée, c’est dans cette partie que tu trouveras le plus de chair.
La partie verte dans le homard se nomme le tomalley. Il s’agit en fait du foie du homard.
Pouvant contenir de la phycotoxine paralysante, il est déconseillé d’en consommer à outrance.
À faible dose, elle est cependant tout à fait comestible. Le tomalley présente l’avantage d’épaissir une sauce ou une soupe de poisson.
Star des plateaux de fruits de mer de luxe, le petit bleu s’apprécie également de multiples autres façons !
On te conseille tout particulièrement le risotto de homard, la bisque de homard ou encore la queue de homard au beurre et au citron.
Tes papilles s’en souviendront !
Tu es désormais fin prêt pour pêcher et cuisiner le homard comme il se doit !
Si tu apprécies les produits de la mer, découvre dès à présent notre article sur le bar.
Si tu es natif du Finistère Nord (et plus largement de Bretagne), tu as forcément déjà dégusté le célèbre Oignon rosé de Roscoff.
Cultivé dans la région depuis des générations, sa saveur unique est bien connue des fins gourmets.
Mais pour autant, peux-tu te targuer de le connaître par cœur ?
Si ce n’est pas le cas, reste par ici. Après avoir lu cet article, tu sauras tout sur l’Oignon rosé de Roscoff.
Avant de te parler oignon, évoquons la famille des liliacées.
Celle-ci comprend notamment une importante part de plantes à bulbes, comme la tulipe, la jacinthe ou encore le lys.
Tu ne le savais peut-être pas, mais l’oignon, à l’instar de l’ail ou de l’échalote, fait également partie de cette grande famille.
Le bulbe est comestible et très apprécié en cuisine.
L’Oignon rosé de Roscoff a la particularité d’être cultivé uniquement à Roscoff et dans 23 autres communes du Pays du Léon.
Si je te parle des Johnnies et de confrérie de l’Oignon de Roscoff, est-ce que ça te dit quelque chose ? Pas vraiment ? Eh bien, dans ce cas, remontons le temps.
L’oignon rosé fait pour la première fois son apparition en terres bretonnes en 1647.
Un moine, tout droit venu de Lisbonne au Portugal, ramène de son voyage le précieux légume. À cette époque, il est très apprécié des locaux et notamment des marins pour son efficacité dans la lutte contre le scorbut.
Au fil des ans, la culture de l’oignon rosé se développe à Roscoff mais sa consommation reste dans sa grande majorité locale.
Ce n’est qu’en 1828, que Henri Ollivier, un jeune cultivateur, a l’idée d’aller vendre sa récolte… outre-Manche. Brillante idée puisqu’il revient quelques semaines plus tard avec une belle somme d’argent.
Sans le savoir, il devient le premier de plusieurs générations de Johnnies (littéralement « Petit Jean »), qui chaque année, traverseront la Manche pour vendre leurs oignons rosés aux Anglais.
Ce sont ainsi des milliers de tonnes d’oignons qui seront écoulées en Grande-Bretagne, au Pays de Galles et jusqu’aux confins de l’Écosse.
Le commerce de l’Oignon rosé de Roscoff florit ainsi jusque dans les années 20 pour ensuite s’étioler après la crise des années 30. Il cesse finalement à la fin des années 60, laissant derrière lui, des souvenirs ancrés qui se transmettent aujourd’hui aux plus jeunes générations.
Bien entendu, l’Oignon de Roscoff est toujours cultivé aujourd’hui.
D’ailleurs, ses qualités gustatives ont depuis longtemps dépassé les frontières du Pays du Léon. Il obtient successivement l’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) en 2009, puis l’Appellation d’Origine Protégée (AOP) en 2013.
La Confrérie de l’Oignon de Roscoff est créée en 2010 par des producteurs et restaurateurs locaux.
Leur but ? Préserver et défendre celui qu’on appelle désormais « l’or rose du Finistère Nord ».
Chaque variété d’oignon se distingue par sa couleur et sa saveur plus ou moins prononcée.
Toutefois, tu peux tout à fait interchanger les types d’oignon selon la variété que tu as sous la main.
Notre conseil : soit chauvin et privilégie l’Oignon de Roscoff AOP. 😉
Si l’on peut différencier aujourd’hui l’Oignon de Roscoff des autres variétés, c’est bien grâce à son goût unique et fruité.
Sa douce saveur le rend délicieux dans n’importe quel plat.
L’Oignon de Roscoff, tout comme l’oignon jaune, présente une saveur très douce et sucrée.
Tous deux s’apprécient autant crus que cuits, et auront d’ailleurs un goût beaucoup moins prononcé après cuisson.
Les oignons blancs et rouges, également très répandus en cuisine, ont un goût plus fort que leurs cousins jaunes et rosés.
Si tu aimes les saveurs prononcées et légèrement piquantes, tu peux sans hésiter déguster ces oignons crus, en salade.
L’oignon rouge est également délicieux en confit ou sous forme de pickles.
Si l’oignon s’apprécie depuis des générations à Roscoff, ce n’est pas seulement pour son délicieux goût sucré.
Mangé cru, il est riche en vitamine C, en antioxydants, en potassium et en magnésium.
À noter que consommé cuit, l’oignon perd une bonne partie de sa teneur en vitamine C.
L’oignon de Roscoff se récolte traditionnellement à partir du mois de juillet.
Après quelques semaines de séchage à l’air libre, il commence à être commercialisé au début du mois d’août.
Si tu souhaites cultiver l’oignon rosé dans ton potager, tu peux tout à fait acheter des bulbes dans le commerce.
La période de plantation se situe de début février à fin avril.
La récolte, quant à elle, peut ensuite débuter au mois de juillet et se prolonge jusqu’à la fin septembre.
Tu adores l’Oignon de Roscoff ? Tu peux faire du stock pour trois mois environ.
Veille bien à le conserver à l’abri de la lumière, dans une pièce sèche et aérée.
L’Oignon rosé de Roscoff se mange aussi bien cru que cuit. Croquant à souhait, son goût est doux et fruité.
L’été, il agrémente à la perfection ta salade composée.
À la cuisson, l’Oignon de Roscoff devient fondant et son goût plus sucré.
Il est excellent en sauce, en ingrédient principal d’une tarte ou incorporé dans une soupe.
Tu veux utiliser l’Oignon de Roscoff dans une recette 100 % bretonne ? Découvre dès maintenant comment cuisiner un délicieux cassoulet de la mer.
Depuis l’année 2003, Roscoff célèbre l’oignon !
La fête de l’Oignon de Roscoff, qui a lieu tous les ans le troisième week-end du mois d’août, rassemble aussi bien les locaux que les touristes.
Tu peux alors déguster l’or rose sous toutes ses formes et faire le plein de tresses.
Si tu as de la chance, tu pourras même croiser les membres de la confrérie de l’Oignon de Roscoff.
Tu l’as compris, l’Oignon rosé de Roscoff fait l’unanimité. Si tu ne l’as pas encore goûté, on te recommande fortement d’aller faire un tour dans le Pays du Léon au mois d’août.
À ce qu’il paraît, c’est là-bas qu’on y goûte les meilleurs oignons. 😉
Si je te demande de me citer quelques spécialités bretonnes, tu vas certainement me parler de crêpes et de kouign-amann.
Mais aussi délicieux soient-ils, ces desserts sont très loin d’être les seuls mets appréciés en Bretagne !
Aujourd’hui, on s’est amusés à répertorier 30 des meilleures spécialités bretonnes, toutes plus délicieuses les unes que les autres.
Attention, après ta lecture, ton ventre risque de crier famine !
Ce plat traditionnel du Finistère nord est composé de légumes, de viande (le plus souvent du jarret de porc et du lard), de far noir et de far blanc.
Ce sont ces derniers qui rendent le kig ha farz si atypique et savoureux.
Réalisées à base de farine de blé noir pour l’un et de farine de froment pour l’autre, les pâtes sont cuites dans des sacs de toile en coton, appelés « sacs à far ».


La Pikolenn ou saucisse de Molène, spécialité de l’île du même nom, n’est pas une saucisse classique.
Fumée aux algues et au bois de hêtre, elle se marie à la perfection avec une galette de blé noir.
La saucisse d’Ouessant est fumée au bois de hêtre et à la tourbe.
Sur l’île, elle se déguste souvent chaude à l’apéritif.
Consommée depuis des générations dans la région, l’andouille originaire de Guémené-sur-Scorff dans le Morbihan présente une saveur unique.
Fumée au bois de hêtre, l’andouille de Guémené se mange en toute simplicité accompagnée d’une purée de pommes de terre.
Une des charcuteries bretonnes parmi les plus connues !

Pour apprécier sur le pouce la meilleure galette saucisse, on te conseille de te rendre à Rennes un soir de match.
Devant le Roahzon Park, ce sont des dizaines de camions en rangs d’oignons qui vendent leurs délicieux « hots-dog » bretons aux nombreux supporters.
Emblématique de la gastronomie bretonne, le pâté Hénaff a régalé des générations de Bretons.
Au petit déjeuner, pour un encas ou son repas, on le déguste à toute heure (oui, oui, dès le matin !).
Sa recette est secrètement gardée par la marque. Pour le moment, aucun autre fabricant n’a réussi à égaler le célèbre pâté.
On te conseille le pâté BIO, produit à partir de porcs élevés en Bretagne et certifiés AB.
À Ouessant, on élève des moutons depuis des siècles.
Une race bien spécifique et connue pour sa petite taille peuple encore l’île : les moutons d’Ouessant.
Composé d’agneaux locaux et de légumes du potager, le ragoût est proposé à la carte de quelques restaurants de l’île.
Si tu te rends là-bas pour un court séjour, on te recommande de goûter ce plat !
Tu penses que le coco de Paimpol est un vulgaire haricot blanc ? Détrompe-toi !
Cultivé dans le Pays de Saint-Brieuc (Goëlo) depuis des siècles, le coco paimpolais présente une texture fondante en bouche.
Tu peux le déguster aussi bien en salade que dans un bon cassoulet.


Plat revisité de la célèbre choucroute alsacienne, la choucroute bretonne de la mer ne contient que des produits locaux.
Des légumes aux fruits de mer en passant par le poisson : c’est un plat complet à apprécier été comme hiver !
Tu aimes la soupe de poisson ? Alors, tu vas adorer la cotriade bretonne !
À base de poisson (selon la saison et les arrivages), de légumes et d’aromates, il existe autant de recettes de cotriade que de familles de Bretons !

Manger des huîtres est une expérience culinaire à part entière.
Surtout si tu te trouves à Cancale, la capitale de l’huître.
Situé non loin de Saint-Malo, ce petit port de pêche attire chaque année de nombreux touristes. Ces derniers se retrouvent tous au marché aux huîtres.
Face à la baie du Mont-Saint-Michel aux eaux couleur émeraude, ils dégustent quelques-uns de ces coquillages au goût iodé. Le tout accompagné d’un petit verre de vin blanc : elle n’est pas belle la vie ?
Le homard breton, surnommé le « petit-bleu », se pêche du mois d’avril à la fin août.
Tu peux l’acheter directement au producteur ou le déguster à la table d’un bon restaurant.
Ah ! Et dans la même famille, nous avons également une autre spécialité de l’océan : les langoustines.
Les moules de bouchot sont principalement produites dans la baie du Mont-Saint-Michel, dans la baie de Saint-Brieuc, dans la rade de Brest et à Pénestin.
Tu peux les apprécier du mois de juillet à début février.
Les moules marinières, cuisinées avec du vin blanc, des échalotes et du persil, sont les plus appréciées.
Tu aimes le beurre ? Ça tombe bien, nous aussi !
Le Kouign-amann est un délicieux gâteau originaire de Douarnenez.
Il contient autant de beurre que de farine et de sucre.
Le résultat est sans appel : c’est un vrai régal !


La recette du far breton est ultra simple. Même les plus nuls en cuisine peuvent le réussir !
Agrémenté ou non de pruneaux, il se déguste en Bretagne depuis des générations.
Tu seras certainement d’accord avec nous : il est impossible d’écrire un article sur les spécialités bretonnes sans évoquer les crêpes !
Dessert breton typique, elles sont reconnues à travers le monde entier !
Tu peux déguster une crêpe simplement avec du beurre et du sucre. Si tu es plus gourmand, on te recommande la recette des crêpes de froment aux pommes caramélisées !


Le farz pitilig est plutôt méconnu.
La base est la même que pour les crêpes avec un peu moins de lait. Pour la cuisson, on procède comme pour une omelette.
Saupoudré de sucre ou de confiture de lait, le farz pitilig est tout simplement délicieux.
Les plus gourmands d’entre nous te le diront : le meilleur caramel est breton !
Réalisé à base de beurre salé, il possède un goût authentique et inégalable.
À la cuillère ou sur une crêpe : le caramel au beurre salé remporte tous les suffrages !


Rond et épais, avec un délicieux goût de beurre : le gâteau breton ravit les papilles des locaux depuis des générations.
Originaire de Lorient, tu peux désormais en trouver partout en Bretagne !
Le palet breton est un petit biscuit rond au beurre (pour changer !).
Sa texture sableuse et fondante rend son goût inimitable.
Tu peux le manger seul avec un café ou accompagné d’une bonne glace faite maison.
Un autre biscuit qu’on adore, c’est la galette de Pont-Aven, petite cité du Finistère sud.
Plus fine et plus croquante, elle est tout aussi délicieuse que le palet breton.
Le cidre, bien connu dans la région, est une boisson appréciée depuis des générations !
Peu alcoolisée (3° pour le cidre doux et 4,5 à 6,5° pour le cidre brut), cette boisson est un jus de pommes fraîchement pressé qui a fermenté plusieurs semaines.
Dégusté frais, le cidre accompagne à merveille une bonne galette saucisse. 😉
Tu veux en savoir plus sur sa fabrication ? C’est par ici.



Le lambig est une eau-de-vie de cidre de Bretagne.
Distillé dans un alambic puis entreposé dans un fût de chêne plusieurs années durant, le lambig est un alcool apprécié en fin de repas.
À ne surtout pas confondre avec le calvados qui est une boisson normande !
Encore un alcool à base de pommes ? Eh oui, la Bretagne est une terre où poussent nombre de variétés, toutes plus savoureuses les unes que les autres.
Le pommeau de Bretagne est le résultat du mélange du jus de pommes fraîchement pressé (aussi appelé moût) et du lambig.
Produit du terroir, il se déguste à l’apéritif ou flambé dans une crêpe.
Un régal pour les papilles !

Aussi appelée « chouchenn » avec deux n en breton, cette boisson alcoolisée est l’hydromel breton.
Il s’agit tout simplement d’un mélange d’eau douce et de miel. Selon les recettes, tu y trouveras parfois des pommes !
Une fois ces ingrédients fermentés et mis en bouteille, tu obtiens un délicieux nectar sucré.
À consommer avec modération bien sûr !
Le kir est un cocktail apéritif bien connu en France… et bien, évidemment, la Bretagne a sa propre version ! (meilleure, évidemment)
A la place du classique vin blanc, qui accompagne la crème de fruits, on le remplace en Bretagne avec du cidre breton.
Résultat pétillant !
La recette est simple : de l’eau chaude, de la cannelle, un zeste de citron, du miel et du Chouchen !
Idéal quand on visite la Bretagne en hiver et qu’on souhaite un p’tit verre réconfortant près de la cheminée…
On quitte l’univers des alcools pour nous rendre du côté des laitages !
Le gwell, aussi connu sous le nom breton de laezh teo, est originaire de Douarnenez (en Finistère).
C’est une spécialité laitière de la même famille que le yaourt.

Un classique avec les crêpes !
Le lait ribot remplace (ou accompagne) favorablement la bolée de cidre…
C’est un lait fermenté, au goût onctueux et acidulé.
On termine ce TOP30 avec une touche sucrée et colorée.
Dès le Printemps, les fraises de Plougastel sont un must… à ne surtout pas passer à côté !


Bref…
On aurait également pu (du ?!) citer le sel de Guérande, le sarrasin, les algues comestibles, la Saint-Jacques, la boîte de sardine, le vin muscadet, l’oignon de Roscoff et tellement d’autres produits du terroir breton !
Où que tu habites en Bretagne, tu as forcément un producteur ou un commerçant qui propose l’une de ces spécialités.
Tu veux savoir où les trouver ? Découvre dès maintenant notre carte interactive de producteurs locaux !
Le cidre, le lambig ou le chouchen : tu as certainement déjà goûté l’une de ces boissons typiques de la Bretagne.
En revanche, connais-tu le pommeau de Bretagne ? Plus rare, mais non moins savoureux, ce produit du terroir breton ravira tes papilles.
Tu souhaites savoir comment le pommeau de Bretagne est fabriqué ? Quelles sont les recettes que tu peux réaliser avec cet alcool de pomme ? On te dit tout dans cet article !
Résultat du mélange de jus de pommes frais et d’alcool neutre, le pommeau est produit dans trois grandes régions en France :
Tous trois sont protégés par une Appellation d’Origine Contrôlée (AOC).
En Bretagne, la zone de production s’étend sur 366 communes du Finistère, des Côtes-d’Armor, du Morbihan, de l’Ille-et-Vilaine et de la Loire-Atlantique.
Le pommeau de Bretagne est composé de deux tiers de moût de pommes tout juste pressées (le jus frais) et d’un tiers d’eau-de-vie de cidre de Bretagne (Lambig de Bretagne aussi appelé « Fine Bretagne »).
Ce mélange immédiat après la pression des fruits empêche la fermentation de ces derniers.
En résulte une boisson spiritueuse plus douce, car les sucres présents dans le jus frais n’ont pas eu le temps de se transformer en alcool.
Le pommeau de Bretagne titre entre 16 et 18 degrés d’alcool.
La Bretagne, tout comme la Normandie, est une région historiquement agricole.
On ne retrouve pas, à proprement parler, de trace de la fabrication du pommeau sur les terres bretonnes. Toutefois, il est probable qu’il soit consommé dans les familles paysannes depuis des générations.
En 1935, un décret interdit la commercialisation d’alcools et d’apéritifs à base de cidre en France.
Après de longues années de démarches administratives, les producteurs de Normandie, de Bretagne et du Maine obtiennent la reconnaissance qu’ils demandent. Le pommeau est autorisé à la vente en 1981.
Quant au pommeau de Bretagne, il a officiellement été créé en 1986 par la Distillerie des Menhirs à Plomelin dans le sud Finistère. Il obtient l’appellation AOC en 1997.

Le pommeau de Bretagne est de type mistelle en raison du mutage effectué, avant la fermentation du moût de pommes, avec de l’eau-de-vie de cidre de Bretagne.
L’élaboration de cette boisson spiritueuse se déroule en trois étapes majeures :
Pour bénéficier de son Appellation d’Origine Contrôlée, les producteurs de pommeau de Bretagne sont tenus de remplir plusieurs critères dont les principaux sont :
Le pommeau de Bretagne vieillit généralement pendant 24 mois en fût de chêne Selon son âge, la boisson spiritueuse ambrée qui en ressort ne possède pas les mêmes saveurs.
Le pommeau breton gardé 24 mois en fût révèle un léger arôme de pomme et de cerise.
Plus le temps passé en tonneau est long, plus son goût est suave et ses arômes complexes. Sont décelées des saveurs comme l’amande, la noix, le caramel, la cannelle ou encore la réglisse.
Le pommeau de Bretagne se déguste toute l’année aussi bien en apéritif qu’introduit dans tes recettes favorites. Il s’apprécie bien frais, entre 8 et 10 °C.
Pendant la période estivale, le pommeau est délicieux dans un demi-melon, ou accompagnement de dés de comté à l’apéritif.
Tu veux surprendre tes convives en intégrant subtilement le pommeau dans tes recettes salées et sucrées ?
Le chef étoilé Sylvain Guillemot, de l’Auberge du Pont d’Acigné, te propose sa recette de rouget barbet, endives braisées au pommeau de Bretagne AOC.
Plus simple, mais tout aussi savoureuse, réalise une sauce onctueuse en mariant le pommeau avec du vin blanc, une échalote, de la crème, du beurre et de la maïzena. Elle rehausse à la perfection le goût d’une viande blanche.
Cette boisson spiritueuse accompagne également tes repas festifs en se mariant à la perfection avec le foie gras ou les huîtres.
Tu es plutôt un bec sucré ? Réalise des crêpes flambées au pommeau de Bretagne ou déguste-le avec une tarte fine aux pommes.
Pour un dessert ultra gourmand, accompagne un fondant au chocolat d’une crème anglaise au pommeau breton. Un véritable délice !

Le pommeau de Bretagne est le résultat du mélange du moût de pomme fraîchement pressé avec de l’eau-de-vie de cidre, aussi appelée « lambig de Bretagne » ou « fine de Bretagne ».
Pour ce qui est du cidre, il est obtenu avec à la fermentation du moût de pomme. Pendant cette étape, les sucres, présents dans le jus, se transforment en alcool.
La différence entre le cidre doux et le cidre brut réside justement dans ce taux d’alcool, qui sera plus élevé pour le brut (4,5 à 6,5° contre 3° pour le doux).
Le lambig et le calvados, quant à eux, sont des eaux-de-vie de cidre.
Leur processus de fabrication est sensiblement le même. Le lambig est préalablement distillé dans un alambic, puis conservé pendant plusieurs années dans un fût de chêne. Cette eau-de-vie, ayant généralement un titre alcoométrique à 40 % volumique, se déguste en fin de repas, pure ou accompagnée d’une liqueur fruitée.
Ce qui différencie le lambig de Bretagne et le calvados, c’est la région de leur élaboration. Le Lambig est breton tandis que le calvados est normand.
Ces deux boissons bénéficient d’une Appellation d’Origine Contrôlée (AOC), respectivement depuis 2015 et 1984.
Tu peux trouver du pommeau de Bretagne dans une épicerie fine ou un supermarché de la région.
On te recommande toutefois de te rendre directement chez un producteur local.
On en compte un peu moins de 20 en Bretagne. La moitié d’entre eux sont présents dans le Finistère.
En te déplaçant directement chez eux, tu pourras non seulement y trouver du pommeau de Bretagne, mais également du jus de pomme, du cidre et du lambig.

Tu souhaites mieux connaître les autres alcools de pomme ?
Commence par découvrir le processus de fabrication du cidre !
Lorsqu’elle débarque dans nos assiettes, la fraise de Plougastel se fait remarquer.
Sa couleur, d’un rouge profond, et sa délicieuse saveur sucrée nous rendent littéralement accro !
On cultive la fraise à Plougastel-Daoulas depuis des générations.
Tu veux connaître ses origines et depuis quand elle est cultivée en Bretagne ? Qu’est-ce qui rend ce fruit si particulier ? On t’explique tout dans cet article !
L’histoire de la fraise de Plougastel ne date pas d’hier.
C’est au XVIIIe siècle que ce petit fruit rouge, apprécié de tous, est importé en France. Nous sommes le 17 août 1714, tout juste un an avant la mort de Louis XIV, le célèbre « Roi-Soleil ». Le commerce maritime est alors florissant.
Amédée-François Frézier est un brillant officier de Sa Majesté, mais également explorateur et cartographe. Après avoir passé deux ans au Chili, il accoste à Marseille. Il tient entre ses mains cinq plants d’une espèce de fraisier inconnue en Europe : La Fragaria chiloensis dite Blanche du Chili. À l’époque, on ne connaît en France que la fraise des bois. Ce nouveau fruit est plus gros et d’un rouge blanchâtre.
Au fil des ans, quelques plants sont diffusés en Europe. Toutefois, ils donnent beaucoup de fleurs, mais peu de fruits.
Ce n’est qu’en 1739, lorsque Amédée-François Frézier est affecté à Brest, que l’histoire de la Blanche du Chili prend un véritable tournant.
La Fragaria chiloensis est croisée à la Fragaria virginiana (originaire de Virginie en Amérique du Nord). En résulte le fraisier cultivé que l’on connaît aujourd’hui sous différentes variétés, et dont les fruits sont rouges : le Fragaria ×ananassa.
Le microclimat de la presqu’île de Plougastel est idéal : Peu à peu, la culture de la fraise remplace celle du lin et du chanvre.
Aujourd’hui, la fraise de Plougastel est reconnue comme un véritable produit du terroir et fait la fierté des habitants de la commune. Chaque année, en juin, on célèbre le fruit comme il se doit avec la « fête de la fraise ».
Tu peux également, pour en savoir plus, te rendre au musée de la fraise, ouvert toute l’année.
Le Fragaria ×ananassa, ou fraisier cultivé, est désormais décliné en une multitude de variétés.
À Plougastel, les plants sont identiques à ceux cultivés dans d’autres régions de France et d’Europe.

Aujourd’hui, plusieurs variétés de fraises sont donc cultivées sur le sol breton.
Tu souhaites en découvrir quelques-unes ? Lis donc la suite !
La gariguette est la variété la plus produite à Plougastel.
Elle est apparue pour la première fois dans les années 1970 dans le Lot-et-Garonne. Précoce, elle est la première à s’installer sur nos étals (dès le mois d’avril). D’une forme fine et allongée, elle fait l’unanimité avec sa saveur sucrée.
Variété reconnue en 1998, la ciflorette présente une couleur rouge orangé.
Elle est juteuse, peu acide et peut être récoltée de mi-mai à mi-juin.
La magnum, très parfumée, est une fraise ronde de couleur rouge vif.
Elle se récolte de mai à juin.
La charlotte est sucrée et peu acide.
À la différence de la gariguette, de la ciflorette et de la magnum, cette variété est dite « remontante », c’est-à-dire qu’elle a la particularité de fleurir plusieurs fois la même année.
La période de récolte est donc plus étalée dans le temps : de mai à octobre.
Fraise acidulée et juteuse, la cirafine est facile à cultiver. De même que la charlotte, il s’agit d’un plan remontant.
On la récolte de mi-juin jusqu’aux premières gelées.

La fraise de Plougastel est fragile.
Qu’elle soit cultivée en pleine terre ou hors-sol, elle se récolte à la main. C’est un fruit saisonnier qui se conserve peu de temps.
La gariguette, star de Plougastel, se consomme sur une très courte période (d’avril à juin). Certaines variétés remontantes, comme la cirafine, permettent de prolonger le plaisir jusqu’au mois d’octobre.
La fraise de Plougastel est délicieuse, ce n’est pas nous qui te dirons le contraire ! Et elle se déguste sous toutes ses formes.
Petit tour d’horizon des meilleures façons de la savourer.
Euh, c’est une recette ça ?
Eh bien, sache qu’en Bretagne, la fraise se suffit à elle-même !
La gariguette, juteuse et délicieusement sucrée, s’apprécie à peine cueillie. Chez toi, évite de la mettre au réfrigérateur, son goût en serait altéré.
Tu es un gourmand invétéré ? Accompagne tes fraises de sucre ou de chantilly maison !
Pour profiter de la fraise tout au long de l’année, quoi de mieux que la confiture ?
Sur une bonne tranche de pain, elle est encore meilleure accompagnée de beurre salé.
Il est courant en France de réaliser des alcools de fruits.
La fraise ne fait pas exception et se déguste également en liqueur à l’apéritif, ou en guise de digestif.
Déguster un bon sorbet à la fraise de Plougastel sous le soleil breton : le rêve !
La fraise est exquise en pâtisserie.
On te donne ici quelques idées de recettes :
La presqu’île de Plougastel regorge de producteurs locaux… du coup, comme toujours, on te conseille le circuit court et l’achat en direct !
Notre conseil : privilégier les productions de pleine terre.
À ce jour, la fraise de Plougastel n’est pas un produit bénéficiant de l’IGP (Indication Géographique Protégée).
En 2017, un collectif de 32 producteurs se réunit dans le but d’obtenir cette reconnaissance juridique. Le secteur prétendant à l’IGP s’étend du pont de l’Iroise au nord, jusqu’à Hanvec au sud.
Des études ont été demandées pour prouver que le nombre d’heures d’ensoleillement et les températures y sont plus élevées. La qualité de la fraise de Plougastel serait ainsi liée à son origine géographique.
Début 2022, la procédure n’a pas encore abouti car le cahier des charges à remplir est lourd.

Les meilleures fraises se dégustent à Plougastel-Daoulas à partir du mois d’avril.
Le reste de l’année, on te conseille d’avoir toujours un pot de confiture chez toi.
Histoire de satisfaire ta gourmandise ! 😉
Tu croyais que le safran était une épice lointaine, qui parcourt nécessairement des milliers de kilomètres avant d’arriver dans ta paella ?
Pas forcément ! Car si le safran est à l’origine une épice méditerranéenne, il pousse aussi en Bretagne !
Tu veux tout savoir sur le safran breton ? Comment le cuisiner, comment le choisir : on te dit tout dans cet article. On te parle aussi de ses bienfaits pour la santé, et tu vas voir, la liste est incroyablement longue !…
Comme tu t’en doutes, le safran ne trouve pas ses premières origines en Bretagne.
Sa culture remonte à plus de 5000 ans, d’abord dans le bassin méditerranéen, notamment au Moyen-Orient, puis un peu partout dans le monde grâce aux marchands arabes.
Le safran vient d’une fleur bulbeuse, le « crocus sativus » à la magnifique couleur mauve.
De cette fleur, on extrait le pistil rouge vif, que l’on met à sécher (en plein air dans les pays chauds, dans un four sous les latitudes plus fraîches). C’est le séchage qui transforme le pistil en épice et lui donne cette saveur un peu amère et légèrement miellée.
Le safran était historiquement consommé pour ses très nombreuses vertus médicinales mais également utilisé comme teinture.
Le mot « safran » vient du perse « za’farân » qui signifie » jaune ». Aujourd’hui, c’est d’ailleurs l’Iran qui est le premier producteur mondial, suivi de près par l’Inde, le Maroc et l’Espagne.
Mais la bonne nouvelle, c’est qu’on trouve aussi du safran en Bretagne : idéal pour les locavores !
On se demande encore pourquoi le safran n’est pas remboursé par la sécurité sociale, tant ses bénéfices pour le corps et l’esprit sont nombreux.
Par le passé, on l’utilisait pour soigner toutes sortes de maladies, de la variole aux indigestions en passant par la toux ou la scarlatine.
Incroyable, n’est-ce pas ?
Si tu veux consommer du safran pour ses vertus thérapeutiques, tu peux le faire infuser à raison d’un gramme par litre d’eau, ou en ajouter quotidiennement au lait d’or, une délicieuse boisson santé : on te donne la recette dans notre article consacré au curcuma.
Attention ! Le safran à fortes doses peut avoir l’effet inverse de celui espéré. Consulte ton médecin, notamment en cas de grossesse ou d’affection particulière. On évite aussi de donner le safran sous cette concentration aux enfants.

Choisis ton safran de préférence biologique, en filaments plutôt qu’en poudre.
Et préfère, si possible, les producteurs locaux pour soutenir le circuit court et limiter l’impact environnemental du transport !
Le safran est l’épice la plus chère au monde.
Et ce, pour plusieurs raisons :
On comprend mieux pourquoi le safran porte le surnom d’ « or rouge » !
Ingrédient indispensable de la paella, le safran se marie avec tous les plats de riz, de légumes, dans une soupe, dans des recettes de viandes blanches ou de poisson…
Pour bénéficier de toutes les saveurs du safran, il faut le laisser infuser en avance dans le liquide que tu utiliseras dans ta recette : du bouillon, du lait, de l’huile, de la crème fraîche ou encore du beurre fondu.
Le safran se cuisine aussi en dessert ! On l’adore dans une crème brûlée, un riz au lait au safran, des biscuits ou sablés, ou encore à incorporer dans une salade de fruits.
Chez certains producteurs, tu trouveras aussi des produits dérivés du safran : moutarde, miel, vinaigre, sel au safran…
Attention ! Le safran est puissant : il est à utiliser en très petite quantité car sa saveur pourrait vite prendre le dessus et déséquilibrer ton plat : 1 à 2 pistils pour un plat pour 4 personnes, cela suffit largement !
Le crocus sativus est une fleur délicate et sa récolte a lieu dans une fenêtre de temps très courte. De plus, les pistils doivent sécher à une température comprise entre 35 et 50 degrés.
Cela dit, ce n’est pas impossible et tu auras au moins gagné la jolie couleur de ses pétales !
Si tu as réussis à faire pousser du safran chez toi, viens témoigner en commentaire !
Sais-tu que d’autres épices que l’on croit « exotiques » poussent aussi en Bretagne ? On te parle du gingembre et du curcuma sur le blog, deux épices qui, par ailleurs, se marient très bien avec le safran !
Le sel de Guérande est un condiment reconnu à travers le monde entier pour sa saveur si particulière.
Les marais salants de Guérande sont exploités par des paludiers expérimentés pour la récolte du sel depuis des millénaires.
Toutefois, le processus de formation de cet or blanc est long et complexe…
Tu souhaites en savoir plus ?
En lisant cet article, tu vas devenir incollable sur le sel de Guérande : c’est parti !
L’histoire du sel de Guérande ne date pas d’hier
Il y est en effet récolté depuis la Préhistoire.
Le système de stockage de l’eau actuellement utilisé pour récolter le sel a été mis en place au Xe siècle. À cette époque, les moines de l’abbaye de Landévennec, après avoir étudié les conditions météorologiques et les marées, dessinent le plan des salines.
Aujourd’hui, celui-ci demeure quasiment le même.
Guérande connaît une belle période de prospérité à partir du XVIe siècle grâce à l’essor du commerce maritime. Depuis deux siècles, la production a fortement chuté. En effet, les industriels se rabattent sur le sel de mine et le sel méditerranéen qui sont moins onéreux.
Malgré tout, le savoir-faire des paludiers est aujourd’hui mondialement reconnu. Le sel de Guérande s’invite aux tables des fins gourmets et autres chefs étoilés.
Le sel de Guérande se décline en trois catégories :
Qu’est-ce qui les différencie ? Je t’en dis plus ici.
La fleur de sel est présente à la surface des bassins de récolte.
D’un blanc immaculé, elle agrémente aussi bien les hors-d’œuvre, les plats et les desserts. Pense toujours à la saupoudrer en fin de cuisson.
Le gros sel est naturellement plus dense que la fleur de sel, présente à la surface.
Il se récolte au fond des bassins (les œillets).
À l’état naturel, il est gris en raison de son contact avec l’argile du fond des œillets.
Le sel marin moulu est du gros sel broyé.
C’est le sel le plus communément employé en cuisine.
Je suis sûre que tu meures d’envie de connaître le processus de formation du sel. Tu es prêt ? Je t’explique tout.
La récolte du sel de Guérande, que l’on prénomme également « l’or blanc », est possible après de longs mois de labeur.
Le paludier prépare le terrain et gère les niveaux d’eau dans les marais salants. Du savoir-faire et de l’expérience sont indispensables.
Tu souhaites savoir comment se forme le sel de Guérande ? Explications.
Vus du ciel, les marais salants de Guérande sont semblables à un véritable labyrinthe ! Pourtant, cet enchevêtrement de canaux et bassins respecte un processus que seul le plus expérimenté des paludiers peut connaître.
Mais alors, comment sont alimentés les bassins de récolte, communément appelés les œillets ?
Dans un premier temps, l’eau de mer pénètre dans le Traict du Croisic. Zone humide où sable et eau se mélangent, il s’étend sur plusieurs kilomètres à l’intérieur des terres. C’est ce Traict qui alimente les marais salants de Guérande.
Lors des marées à fort coefficient, l’eau de mer remonte le Traict et pénètre dans les canaux, appelés étiers, qui permettent l’accès aux marais salants.
Ensuite, grâce à un ingénieux système de trappe, le paludier gère l’apport en eau dans le marais. Avant d’accéder aux œillets, l’eau de mer chemine à travers plusieurs bassins :
Plus l’eau de mer avance, plus elle est concentrée en sel. Lorsqu’elle arrive dans les œillets, le sel y est présent à hauteur de 250 g/l ! Cette forte concentration permet la cristallisation du sel. La récolte peut commencer.
Le sel de Guérande est récolté à la main au printemps et en été lorsque les jours sont les plus longs.
Un bon ensoleillement et un vent d’est sec sont des conditions très appréciées des paludiers. En effet, ces éléments favorisent l’évaporation de l’eau et la formation des cristaux de sel.
La fleur de sel est ramassée à l’aide d’une lousse, outil permettant de récupérer les cristaux à la surface.
Pour la récolte du gros sel, le paludier utilise un las, un outil au manche extrêmement long. Ce las lui permet d’écumer le fond argileux de l’œillet pour y récupérer le gros sel. Il forme des tas aux abords du bassin et les laisse sécher toute une nuit. Le lendemain, il revient chercher le gros sel pour l’acheminer jusqu’à son lieu de stockage.

Le sel de Guérande est un sel marin.
En effet, l’eau présente dans les œillets est de l’eau de mer. Pour arriver jusqu’aux bassins de récolte, elle passe par toute une série de canaux et de bassins. Plus elle s’approche des œillets, plus sa salinité est élevée. C’est cette forte concentration en sel qui entraîne la cristallisation.
Le sel de Guérande est un sel naturel qui possède de nombreuses vertus nutritionnelles.
Aucun additif n’y est ajouté au contraire du sel raffiné. C’est un cocktail d’oligo-éléments et de sels minéraux (potassium, magnésium et calcium notamment).
Une consommation quotidienne et raisonnée du sel de Guérande est bonne pour ta santé.
Tu l’as vu plus haut : la fleur de sel, le gros sel et le sel de Guérande moulu ne sont pas utilisés de la même façon.
Pour acheter du sel de Guérande, tu peux te rendre directement dans les exploitations au cœur des marais salants.
Celles-ci sont principalement situées à Guérande et Batz-sur-Mer. Parmi les plus importantes, il est possible de citer les salines de Guérande, les Artisans du sel ou encore l’Atelier du sel… ou encore, le Sel du Marais Rond, qui est situé dans les marais salants du Mès.
La région est très touristique : sur place, tu n’auras aucun mal à dénicher l’or blanc.

En métropole, le sel est produit de deux manières différentes.
Le sel marin, tel qu’on le récolte à Guérande, se retrouve également dans d’autres régions au climat favorable à son exploitation. Côté Atlantique, on retient notamment les marais salants des îles de Noirmoutier, de Ré et d’Oléron. Sur le pourtour méditerranéen, les salins de l’Aude ou encore de Giraud produisent du sel marin.
Le sel minier provient de gisements souterrains. On extrait ici des couches de sel marin fossilisées. De nombreux sites sont aujourd’hui exploités dans la vallée du Rhône, mais également dans l’est de la France, en Alsace-Lorraine.
Tu ne t’es encore jamais aventuré dans les marais salants ? Des visites sont organisées tout au long de l’année : Randonnées au cœur des marais, découverte du métier de paludier ou encore pauses gourmandes sont au programme.
De quoi ravir autant tes mirettes que tes papilles ! 😉
Dans le Pays du roi Morvan, en plein cœur du centre Bretagne, se niche la jolie commune de Guémené-sur-Scorff.
Célèbre pour son andouille qui ravit les papilles depuis des générations, peu de personnes connaissent toutefois son histoire.
Tu souhaites tout connaître sur l’andouille de Guémené ?
Dans cet article, on t’emmène pour un tour d’horizon complet !
La saveur unique de l’andouille de Guémené résulte d’un savoir-faire ancestral.
C’est dans le Morbihan, plus précisément dans la commune de Guémené-sur-Scorff qu’on retrouve trace de cette tradition.
Plusieurs andouilles et notamment celle de Guémené apparaissent en effet dans l’Almanach du comestible en 1778.
Depuis des générations, la recette reste inchangée.
Sans le temps humide de la Bretagne, les Guémenois n’auraient jamais pensé utiliser ce procédé !
C’est pour la conserver plus longtemps que la méthode de fumage a été popularisée.
Mise à sécher dans les garde-mangers, l’andouille pouvait ainsi être conservée de nombreuses semaines. Elle constituait une part non négligeable de l’alimentation paysanne de l’époque.
Tu te demandes comment reconnaître la véritable andouille de Guémené ?
Car en effet, le terme même d’andouille de Guémené ne dispose pas d’appellation comme l’AOP ou l’IGP.
Il est donc possible pour n’importe quel industriel de la fabriquer. Voilà pourquoi tu peux tout à fait retrouver ce produit sur les étals de ton supermarché !
Si tu te rends à Guemené-sur-Scorff, tu ne pourras pas passer à côté de la Maison de l’Andouille !
La famille Rivalan-Quidu perpétue la tradition de la véritable andouille de Guémené avec une méthode de fabrication qu’elle garde inchangée depuis 1931.
En 2017, la Maison de l’Andouille obtient auprès du Code des Usages de la charcuterie une nouvelle dénomination pour ses produits : l’Andouille de Guémené Tradition.
La provenance et la qualité du produit y sont ainsi garanties.
Entre terre et mer, la gastronomie bretonne est riche et variée… et les charcuteries et viandes de porc y tiennent une place de choix.
Véritable fleuron du Pays du Roi Morvan en centre Bretagne, l’andouille de Guémené fait partie de la culture locale.
Et c’est bien sûr à Guémené-sur-Scorff que tu trouveras les meilleurs produits.
Nous avons précédemment cité la Maison de l’Andouille, installée depuis 1931. Tu peux également te rendre à la Maison Levesque. Ce charcutier et traiteur a fait de l’andouille de Guémené artisanale sa spécialité.

Deux ingrédients seulement sont nécessaires à la fabrication de l’andouille de Guémené Tradition : des chaudins de porcs bretons et du sel de Guérande.
Mais pour ceux qui ne le sauraient pas : qu’est-ce qu’un chaudin ? Il s’agit tout simplement du gros intestin du porc.
La fabrication est traditionnelle avec un travail entièrement manuel. Et cela résulte d’un savoir-faire ancestral dont voici les étapes :
L’andouille de Guémené se déguste autant froide que chaude, à l’apéritif ou pour un plat principal.
Tu en as l’eau à la bouche, n’est-ce pas ?
La véritable andouille de Guémené se conserve extrêmement bien, et ce grâce à son fumage.
Dans ton réfrigérateur ou dans une pièce aérée, tu peux également la conserver plusieurs semaines. Malgré tout, elle est tellement savoureuse qu’il sera difficile de la garder aussi longtemps 😉.

L’andouille de Guémené n’a pas le monopole, loin de là.
On dénombre en Bretagne et dans tout le pays de nombreuses sortes d’andouilles.
L’ingrédient de base, le chaudin de porc, reste toujours le même. Seuls le procédé ou les ingrédients complémentaires changent.
Tour des France des andouilles les plus renommées.
Originaire de la commune finistérienne du même nom, la recette de l’andouille de Baye a été créée par Philippe Daniélou.
Boucher-charcutier, il propose notamment une andouille dans laquelle est incorporée une tranche de lard.
En raison d’une trop forte activité, Philippe Daniélou stoppe la production de l’andouille de Baye en 2019.
La marque reste déposée mais des andouilles à la recette de Baye reprennent le flambeau.
Impossible de ne pas évoquer l’andouille de Vire, qui se retrouve souvent en compétition avec l’andouille de Guémené.
L’andouille de Vire se différencie sur plusieurs points de sa cousine bretonne :
Charcuterie vosgienne typique, l’andouille du Val d’Ajol est composée de chaudins, d’échine de porc, mais également d’épices et de vin blanc.
Marque déposée depuis 1984, la recette reste la même depuis des générations.
L’andouille de Cambrai n’est pas fumée.
Composée de chaudins et d’estomac de porc, elle est cuite à 90 degrés dans un bouillon parfumé à la sauge. Elle est facilement reconnaissable à sa couleur extérieure entre le jaune et le brun.
Contrairement aux autres andouilles, la spécialité de Jargeau est majoritairement composée de maigre de porc, mais également d’abats (chaudin, estomac).
Selon les recettes, on peut y ajouter des oignons, des échalotes ou du persil.
Comment aimes-tu la déguster ? Partage-nous ta recette favorite !
Comment parler de manger local en Bretagne sans évoquer la farine de sarrasin ? Indissociable de la recette de la crêpe, elle est un des emblèmes de la région.
Mais savais-tu que le blé noir n’a pas toujours été breton ? En fait, le sarrasin est, à l’origine, une fleur qui nous vient d’Asie.
Blé noir ou sarrasin ? Origines, goût, bienfaits et modes de préparation, on te dit tout sur la petite graine noire !…
Le blé noir est une céréale qui… n’existe pas !
Car ce que l’on appelle farine de blé noir est en réalité du sarrasin.
Le « blé noir » n’est que le nom donné à la farine obtenue par le broyage du sarrasin, tout simplement à cause de sa couleur : pas noire en réalité, mais grise.
On parle donc bien du sarrasin, qui n’est donc pas une céréale, mais une fleur de la famille des polygonacées.
Et ce sont ses graines, noires et triangulaires, que l’on broie pour réaliser la farine.
![Blé Noir ou Sarrasin ? Quelle différence avec la farine de blé ? [GUIDE] Blé Noir ou Sarrasin ? Quelle différence avec la farine de blé ? [GUIDE]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/sarrasin-2-1024x984.jpg)
La farine de blé « blanche » est, quant à elle, une farine de blé froment. Et le froment, lui, est bien une céréale.
La farine de sarrasin a un goût bien plus prononcé, avec des arômes de noisette. Si elle fait globalement l’unanimité, sa saveur puissante peut déséquilibrer certains plats.
Dans ce cas, on la mélange avec une farine plus neutre comme la farine de blé, ou de riz pour des recettes gluten-free.
On pourrait croire que le sarrasin trouve ses origines dans l’ouest de la France.
Que nenni !
C’est dans le sud de la Chine, que l’on retrouve les plus anciennes traces de sarrasin, qui s’est ensuite répandu en Europe durant le Moyen-Âge.
Son défaut : le blé noir n’est pas panifiable. Et l’industrialisation passant par là, dans les années 60, les cultures de froment, d’orge et de maïs remplacent peu à peu les champs de sarrasin dans le paysage européen : c’est le déclin du sarrasin.
Mais depuis quelques décennies, le sarrasin revient sur le devant de la scène : régimes végétariens ou excluant le gluten, intérêt croissant pour le locavorisme et la qualité de nos assiettes de manière générale… Il faut dire que la farine de blé noir a plus d’un tour dans son sac !
Mange du sarrasin pour te sentir bien !
Le sarrasin possède de nombreuses vertus :
Oui !
La farine de sarrasin est naturellement dépourvue de gluten, ce qui en fait la meilleure alliée des personnes sensibles ou cœliaques.
Seule ou en mix avec d’autres farines (riz, petit épeautre, maïs, châtaigne…) elle remplace à merveille la farine de froment tout en apportant ses bienfaits pour la santé.
![Blé Noir ou Sarrasin ? Quelle différence avec la farine de blé ? [GUIDE] Blé Noir ou Sarrasin ? Quelle différence avec la farine de blé ? [GUIDE]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/farine-ble-noir-1-1024x680.jpg)
Le blé noir est, on le sait, l’ingrédient phare de recettes traditionnelles bretonnes comme les crêpes (ou galettes, selon où l’on se trouve !) et le fameux kig ha farz.
Mais au quotidien, tu peux intégrer la farine de blé noir dans de nombreuses recettes !
Elle se marie merveilleusement avec le poisson, émiettée en crumble par exemple, ou avec les légumes d’automne : potimarron, butternut…
En pâtisserie, tu peux l’utiliser pour réaliser un cake, des muffins, en intégrer dans ta recette de cookies ou de sablés. Blé noir + chocolat : le mariage qui fonctionne à coup sûr, tout comme l’association avec le caramel au beurre salé.
Tu envisages de réaliser ton pain à la maison ? On te dit tout sur les meilleures farines à choisir (spoiler : le blé noir en fait partie !).
En Bretagne, tu as l’embarras du choix !
Quoi qu’il en soit, on te conseillera toujours de préférer, si possible, une farine de sarrasin bio et locale.
En Bretagne, et si tu n’as pas la chance d’avoir un meunier près de chez toi, je te conseille le label Be Reizh qui valorise des produits à la fois biologiques et locaux selon un cahier des charges strict.
En Ille-et-Vilaine, par exemple, le Moulin de Quincampoix produit une farine de blé noir répondant à ces exigences. Meuniers de père en fils depuis 4 générations, la famille Noël a à cœur de proposer une farine de qualité et de valoriser le circuit court.
Et nous aussi ! 😉
Connais-tu le café d’orge ?
Si tu fais partie des accros au café mais que tu cherches à acheter plus local, à limiter ta consommation de caféine ou tout simplement à t’ouvrir à de nouvelles saveurs, je t’invite à découvrir ce produit 100 % made in Bzh.
Où acheter du café d’orge ? A-t-il le même goût que mon expresso ? Vais-je bénéficier de l’effet « coup de fouet »?
On te dit tout !
Le café d’orge, ce sont des grains d’orge maltés, puis torréfiés, que l’on déguste en infusion.
L’orge est une céréale qui pousse localement. On l’utilise, entre autres, dans la fabrication de la bière ou du whisky.
Mais rassure-toi, avec le café d’orge, aucun risque au contrôle biniou !
Le café d’orge est très connu en Italie (on dit « caffè d’orzo » en italien) ainsi qu’en Asie et en Europe de l’est. Si sa consommation est très ancienne, son expansion a réellement démarré pendant la seconde guerre mondiale, lorsque l’importation de produits comme le café était difficile.
En France, le café d’orge reste confidentiel… Mais un breton a décidé de le faire connaître dans les années 2010 et a créé l’Orgé, dans les Côtes d’Armor.
Côté saveur, on est proche du goût du café avec des notes de noisette, de caramel, de pain grillé… et cette légère amertume qu’on aime tant.

Le café d’orge ne contient pas de caféine.
Il est donc une excellente alternative au café décaféiné, il préserve la tension et surtout, ne perturbe pas le sommeil !
L’Orgé est énergisant sans être excitant. Comme le café, il aide à la concentration. En revanche, on n’y retrouve pas l’effet « boost » parfois recherché… mais pas toujours bénéfique.
Fini de te demander si un petit noir est bien raisonnable après 17 heures : l’Orgé, c’est toute la journée !
Le café d’orge peut être consommé par les femmes enceintes, à qui il est recommandé de limiter la consommation de café, et même par les enfants.
Mais il a d’autres propriétés intéressantes :
Tu t’y perds un peu ? Pas de panique, on te dit tout :
| Café | Thé | Matcha | Café d’orge | |
| Digestibilité | ☹️ | 😐 | 😐 | 😋 |
| Caféine / théine | 🥴 | 🥴 | 🥴 | 😶 |
| Local | ☹️ | ☹️ | ☹️ | 😋 |
| Femmes enceintes | ☹️ | 😐 | 😐 | 😋 |
| Enfants | ☹️ | ☹️ | ☹️ | 😋 |
Il n’y a pas photo !
Local, digestible, non excitant, adapté aux enfants et aux futures mamans… Le café d’orge a tout bon !
L’hiver, on apprécie le réconfort d’une boisson chaude, bien lové sous un plaid, alors que l’été est plus propice aux boissons fraîches et désaltérantes.
Bonne nouvelle : l’Orgé se déguste aussi bien chaud que froid !
On le prépare comme une infusion, dans une théière ou une boule à thé. On le laisse quelques minutes dans de l’eau chaude. Plus l’infusion est longue, plus on tend vers la couleur et du goût du café. Sinon, on est plus proche de la saveur d’un thé ou d’une tisane d’orge. À toi de choisir !
Pour en extraire toutes les saveurs, tu peux aussi le préparer dans une cafetière à piston.
Oui, et c’est excellent ! N’hésite pas à remplacer le café par de l’Orgé dans un tiramisu ou dans une crème dessert.
En Bretagne, près de Saint-Brieuc, Yoann Gouéry est le seul, à ce jour, à produire du café d’orge en France.
Il a déposé la marque Orgé en 2017. On le retrouve en infusion ou en « expresso » pour les machines à café, sur sa boutique en ligne « Graine de breton » ou dans certaines épiceries.
L’Orgé de Yoann est biologique et certifié Be Reizh.
Une petite pépite bio, locale et délicieuse : what else ?
Chez Graine de Breton, Yoann propose également :
Kofé et Sobacha sont deux produits locaux (les céréales poussent dans la région) et certifiés bio.
Alors, tenté par l’Orgé et les autres alternatives au café ? Si tu as déjà goûté, viens nous donner ton ressenti en commentaire ! Sinon, c’est le moment d’essayer !
Les huîtres sont une des grandes « spécialités iodées » de Bretagne, au même titre que les langoustines, les moules, les algues comestibles ou encore le poisson.
Dans cet article, on vous dit tout :
Mis à part les deux variétés d’huîtres consommées fréquemment en France, il en existe une bonne centaine dans la nature.
L’on retrouve donc, sur nos étalages deux espèces : la plate et la creuse.
L’huître plate (ostrea edulis)représente 10 % de la production du territoire ; l’huître creuse (crassostrea gigas), le reste de la production, soit 90 %.
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Les petites huîtres s’appellent naissains. Ces juvéniles, provenant d’une reproduction naturelle ou d’une écloserie, seront élevés selon différentes techniques : en suspension, en surélevé et au sol.
Selon les régions, on pourra déguster différentes huîtres.
Parmi les plates, on trouve :
Chez les creuses, on dénombre :
Bien entendu, question goût, tout dépend de chacun.
Mais depuis des années, on reconnaît la qualité de certaines huîtres élevées en Atlantique ou en Manche… et pour ma part, je vous répondrai sans hésiter : la Bretonne, d’où qu’elle vienne de nos belles côtes !
Pendant que la Gillardeau ou la Pousse en claire proviennent de Charente-Maritime, la Plate sauvage rade de Brest, la Pied-de-cheval de Cancale, ou la Creuse fine de Paimpol sont attrapées ou élevées en Bretagne.
La Normandie n’est pas en reste, car on y produit l’Utah beach ou l’Isigny.
Mention spéciale à l’huître creuse de Paimpol cultivée autour de l’île de Saint Riom, qui est devenue médaille d’or au Concours général agricole 2020.
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L’huître diploïde reste l’originelle, la naturelle.
Elle se reproduit dans des conditions ordinaires d’habitat, de mai à août. Durant cette période, elle devient laiteuse, car chargée de gamètes (œufs). Les acheteurs ne l’apprécient pas ainsi.
Étant donné que beaucoup sont consommées lors du marché estival, on a conçu, en laboratoire, une huître appelée triploïde. Triploïde signifie que l’individu possède 3 stocks de 10 chromosomes au lieu de 2 ; l’huître naturelle détient 2 stocks de 10 chromosomes.
Elle est issue d’un croisement entre une huître diploïde femelle et une tétraploïde mâle. Cette dernière, à 4 stocks de chromosomes, est également engendrée en laboratoire.
Le produit de cette « union » sera ensuite élevé en mer.
Cette huître née dans une écloserie est aussi appelée, plus joliment, « quatre saisons ». Elle est donc stérile et jamais laiteuse.
Une huître née naturellement aura donc de fortes probabilités d’être laiteuse aux mois de mai, juin, juillet et août.
Ceci dit, certaines personnes les aiment comme ça, même si elles ont un goût différent. Elles sont pleines de glucides !
On reconnaît la semence de l’huître (parce que c’est de ça qu’il s’agit !) à l’aspect blanchâtre de la substance qu’elle sécrète. Cela ressemble à du lait.
La légende des « mois en R » veut qu’il est bon de manger des huîtres lorsque les mois ont un R (Septembre, Octobre, Novembre, Décembre, Janvier, Février, Mars, Avril) et de ne pas les manger lorsque les mois n’ont PAS de R (Mai, Juin, Juillet, Août).
Historiquement, on ne devait en effet pas en consommer de mai à août car c’était une période durant laquelle les coquillages supportaient mal le transport.
Aujourd’hui, les transports frigorifiques modernes ont rendu obsolète cette légende et on retrouve des huîtres toutes les saisons.
Cependant, si vous les aimez naturelles et ne les voulez pas laiteuse, évitez d’en consommer de Mai à Août.
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Le calibre d’une huître creuse varie de 0, pour les plus grandes, à 5, pour les plus petites. Pour les plates, il s’étalera de 000 à 6, selon la même logique.
Cette règle est un accord professionnel.
En France, les consommateurs choisissent la plupart du temps les calibres 4, 3 et 2.
Tandis que les calibres les plus petits (5, 4) seraient servis en apéritif, les moyens peuvent être dégustés en plat de consistance.
Quant aux plus gros (2, 1), ils peuvent être cuisinés, farcis ou gratinés !
Bon à savoir tout de même : au plus le mollusque aura passé de temps en mer, au plus il aura capté les saveurs de son terroir !
On peut en acheter sur les marchés, en grande surface ou chez son poissonnier. Et évidemment, directement chez l’ostréiculteur !
Et toutes les questions associées, à savoir : Pourquoi jeter la première eau ? Quand les manger après ouverture ? Comment savoir si elles sont bonnes ?…
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Le thon, on est nombreux à en consommer régulièrement.
Tu l’aimes peut-être en tranche, grillé ou cuit au four, en rillettes, en conserve à l’huile d’olive ou au naturel, ou encore cru en sushis…
Mais sais-tu quelle est la meilleure partie du thon ? J’ai nommé la ventrèche !
Dans cet article, on te dit tout sur ce petit délice, comment le choisir et le consommer, et on te parle aussi pêche locale !
La ventrèche, ou parpelette, est la partie ventrale du poisson, autrement dit la poitrine. C’est le morceau le plus gras, mais aussi le plus tendre.
C’est donc naturellement le meilleur morceau !
On le consomme cru, cuit, ou en conserve à l’huile.
Et la bonne nouvelle, c’est qu’en Bretagne, on trouve du thon local !
Tu aimerais consommer du thon plus local et responsable mais tu t’y perds un peu ?
On t’explique :
Si tu apprécies le thon rouge en sushis et sashimis, la bonne nouvelle, c’est qu’on pêche du thon rouge en Bretagne.
La mauvaise… c’est que l’espèce est en danger et que sa pêche est donc très encadrée.
Tu trouveras peut-être du thon rouge sur l’étal de ton poissonnier, mais regarde bien sa provenance : il provient peut-être du bout du monde !
Car le thon rouge est une espèce migratrice.
On le trouve aussi en Méditerranée, mais encore plus loin, du côté des Antilles, de la Norvège ou encore de l’Australie… ça fait cher le bilan carbone, non ?
Aussi appelé thon jaune, l’albacore est, soyons clairs, une espèce à oublier si tu veux manger local, car il est pêché dans les zones tropicales et subtropicales.
L’espèce à privilégier !
Les réserves sont correctes (on en mange donc avec modération, sans en abuser !), la pêche est locale… Le thon germon a tout bon !
Et c’est d’ailleurs cette espèce qui est couramment utilisée par les conserveries bretonnes soucieuses d’une pêche responsable et éthique.

Maintenant que tu sais quelle espèce de thon privilégier, on va te mettre l’eau à la bouche avec quelques recettes testées et approuvées (on se plie en quatre pour toi, cher lecteur !).
Classique, rapide, efficace !
Tu manques de temps ? Aie toujours dans ton placard une conserve de ventrèche de thon à l’huile !
Une salade, quelques pommes de terre de ton panier de légumes en direct du producteur, et voilà ton repas 100 % locavore.
J’avoue, on t’a promis une recette, on ne s’est pas trop embêtés ! Mais on a misé sur la valeur sûre !
Tu peux aussi réaliser tes propres bocaux, cela prend un peu de temps mais ça permet de manger du thon toute l’année, et quel plaisir de réaliser ses conserves maison !
Je dois te prévenir : le risque de dépendance est très grand pour cette recette !
Et c’est tout !
Régale-toi et viens nous en donner des nouvelles !
La sauce vierge, c’est une préparation crue à base de tomates et d’échalotes émincées finement, de ciboulette, de persil, le tout mariné dans de l’huile d’olive et du citron.
Cette sauce est sublime pour accompagner le poisson et en particulier la ventrèche de thon.
Tu peux cuire ta ventrèche comme tu aimes : grillée, au four ou pourquoi pas à la vapeur…
Sers juste le thon avec la petite sauce à côté, c’est tout simple mais tu vas épater tes invités !
Tout comme les fruits et légumes, la viande, le fromage… les produits de la mer ont une saison !
Et pour le thon germon en Bretagne, c’est en été et au début de l’automne.
Mais heureusement, pour se régaler toute l’année, il y a la solution de la conserve !
Pour le thon frais, va voir directement ton poissonnier en vérifiant bien l’espèce du thon et la zone de pêche.
Pour les conserves, tu peux faire confiance aux conserveries locales et on peut dire qu’il y a du choix en Bretagne !
Chez Mangeons Local, on est fans de la ventrèche de thon à l’huile d’olive bio de la conserverie Kerbriant. Tellement goûteuse qu’elle se passe de tout autre artifice !

Côté poissons, on te parle aussi sur le blog des conserves de maquereaux et des boites de sardines : de petits poissons excellents au goût… et pour la santé !
Bisque oh ma bisque…
La bisque de homard, cette délicieuse préparation qu’on déguste comme soupe ou comme sauce, a un petit côté festif !
On adore son petit goût relevé et sa texture onctueuse… Encore faut-il bien la choisir ou avoir la bonne recette, si on la prépare soi-même.
Bonne nouvelle pour les locavores : le homard se pêche en Bretagne, on le mange ici extra frais.
Mais la bisque de homard, qu’est-ce que c’est au juste ?
On te dit tout !…
La bisque est une préparation liquide et crémeuse réalisée à base de carapaces de crustacés d’abord revenus à l’huile d’olive pour en extraire toutes les saveurs, puis mijotées à feu doux dans du vin blanc et du bouillon, des oignons, du piment, du concentré de tomate, avec des variantes selon les recettes : céleri, cognac, safran, fumet de poisson…
Une belle manière d’utiliser toutes les parties du homard, même la tête, ou comment allier gourmandise et zéro gâchis !
On te parle ici de la bisque de homard, mais on peut aussi réaliser une bisque de langoustines, de crabe, d’écrevisses…
Le nom « bisque » vient du fait que la préparation est « bis cuite », c’est à dire cuite deux fois.
Elle se caractérise aussi par sa texture gourmande et onctueuse due à l’ajout de crème fraîche… Mais reste avec nous, on te donne une recette un peu plus bas !
Si tu achètes une bisque de homard de qualité dans une conserverie bretonne par exemple, tu n’auras pas grand-chose à lui ajouter pour la déguster, elle se suffit à elle-même.
Tu peux la consommer comme un potage, en entrée.
La meilleure manière de l’apprécier, c’est nature, mais tu peux la pimper avec des croûtons à l’ail (faits maison avec des restes de pain sec, c’est encore mieux !), une pointe de crème épaisse, voire un fromage râpé pour les plus lichous.
La bisque s’utilise aussi comme sauce pour accompagner un poisson, des crevettes ou même une viande blanche.

Tu t’es régalé d’un homard breton et tu veux utiliser les carapaces pour réaliser une bisque ?
Excellente idée !
La bisque de homard se congèle très facilement, dans ce cas n’ajoute la crème épaisse qu’au moment où tu la décongèleras pour la réchauffer.
On connaît les recettes classiques avec de la bisque de homard : lotte ou gambas à l’armoricaine, moules, calamars…
Mais sais-tu qu’on peut imaginer plein d’autres idées de recette auxquelles la bisque va donner un goût délicieux ? Par exemple :
Notre idée de recette simple et rapide :
Même si c’est sympa de préparer sa bisque de homard maison, il faut admettre qu’il est bien plus facile de l’acheter déjà préparée… Surtout que des fabricants locaux comme la conserverie Kerbriant font cela très bien !
On te conseille de goûter à leur bisque de homard réalisée avec des produits issus de la pêche locale et sans aucun additif : un délice !

La bisque de homard se marie aussi merveilleusement avec les moules, tu le savais ? Tu as déjà essayé ?
Justement, on te parle sur le blog du meilleur moment de l’année pour déguster des moules… Car elles non plus n’échappent pas à la saisonnalité !
La gastronomie bretonne est riche et gourmande.
Kig Ha Farz, crêpes de blé noir, petits sablés ou kouign-amann : voilà de quoi faire plaisir aux plus petits comme aux plus grands.
Parmi ces recettes transmises de génération en génération, il y a l’incontournable far breton.
Régulièrement remis au goût du jour dans de nombreuses variantes, il s’affiche même souvent à la carte des restaurants.
Pour tout savoir de ce dessert phare en Bretagne, suivez le guide !
On a retrouvé dans des témoignages datant du 18è siècle des mentions de cette recette typiquement bretonne.
Si elle est vraisemblablement plus ancienne que cela, il n’y en a pas réellement de preuve. Toujours est-il qu’à l’époque, le far breton ne ressemblait pas à celui que nous mangeons aujourd’hui.
Cette pâtisserie tient son nom du breton « farz forn », et sa variante du pays Léonard « farz fourn », que l’on traduit littéralement par « far au four ».
On retrouve d’ailleurs encore aujourd’hui cette appellation même si « far breton » est désormais plus courant, en tout cas hors de Bretagne. Les Bretons purs beurre salé, eux, se contentent de « far » qui signifie en latin « froment » et « blé ».
Le far breton était donc à l’origine une bouillie de blé qui accompagnait la viande et les légumes.
Il s’agissait donc d’une préparation peu coûteuse, mais rassasiante. Cela ressemble fortement au fameux kig ha farz que nous connaissons aujourd’hui !
Comme toutes les recettes, celle du far breton a évolué au fil du temps.
Au 19è siècle, à la farine de blé s’ajoutent le sucre et le lait. Puis, pour ceux qui en ont les moyens, les œufs et le beurre viennent compléter le tout. Voilà comment est né le far que nous connaissons.
À l’époque cependant, il n’était consommé que lors de rassemblements familiaux ou religieux, le prix du sucre, des œufs et du beurre pouvant être un peu trop élevé pour certains.
Le far nature est donc la véritable recette de ce dessert gourmand.
Les pruneaux ne sont arrivés que plus tard.
En effet, la Bretagne est une terre de marins par excellence. Ceux-ci embarquaient pour leurs voyages au long cours des denrées se conservant longtemps et ayant des qualités nutritionnelles riches pour garder la forme. Parmi ces aliments, il y avait les pruneaux.
Si l’on ne sait pas exactement qui a eu cette idée folle de mettre ces fruits dans le far au four, force est de constater le succès de cette recette qui perdure encore de nos jours.
Ce dessert ne cesse d’ailleurs de se réinventer : on en déguste au raisin, à l’extrait de vanille ou encore aux pommes.
Chacun y va de sa petite touche personnelle pour faire plaisir, et surtout surprendre, les convives. Quelle que soit la recette que vous choisirez, le far se mariera à merveille avec une bolée de cidre.

Autant vous prévenir tout de suite, ne posez pas la question à un Breton. Il ne la comprendra pas tant la différence est évidente (pour lui en tout cas) !
La différence essentielle tient dans la liste des ingrédients.
On utilise dans la préparation du flan de la maïzena, de la crème et, selon les recettes, une pâte feuilletée ou brisée.
Mais surtout, sacrilège pour un Breton, il n’y a pas de beurre (ou en tout cas pas assez) dans le flan pâtissier.
Les ingrédients de base étant classiques, impossible de rater un far. Il faut le cuire à 180°, et le sortir quand il est ferme et doré après avoir vérifié que la lame d’un couteau en ressort sèche. La pâte, qui aura gonflé à la cuisson, s’affaisse en refroidissant.
Le far se déguste tiède.
Mais d’après certains, il est encore meilleur froid le lendemain voire le surlendemain. C’est vrai qu’il se conserve plusieurs jours sans difficulté alors nul besoin de se jeter dessus à la sortie du four.
Chacun a ses petits secrets pour améliorer encore et toujours cette recette traditionnelle, et c’est aussi ce qui fait tout son charme. Par exemple, il y a ceux qui pensent qu’il vaut mieux tiédir le lait avant de l’ajouter aux autres ingrédients pour que le far ne perde pas en consistance ensuite. D’autres mettront le grill quelques minutes en fin de cuisson pour bien le faire dorer. Enfin, les plus gourmands le feront flamber au Grand Marnier pour ajouter une saveur subtile au far au four.
C’est une recette simple et idéale pour commencer une tradition familiale avec ses propres recettes secrètes.
Alors n’hésitez pas : faites-vous plaisir !

Elle vous est proposée (et magnifiquement illustrée) par Adeline.
Le jus que l’on extrait des pommes n’est pas uniquement destiné à la fabrication de cidre. Les boissons alcoolisées fabriquées à base de ce fruit sont nombreuses, notamment dans l’ouest de la France.
Et si le calvados est bien connu, son homologue breton l’est beaucoup moins.
Pourtant le lambig est un produit du terroir de Bretagne qui vaut vraiment le détour.
Vous voulez savoir ce qu’est le lambig ? Suivez le guide !
Il existe dans l’ombre de l’emblématique chouchen un autre alcool typiquement breton, et tout aussi savoureux : le lambig.
Il s’agit d’une eau-de-vie de cidre de Bretagne obtenue par distillation.
D’ailleurs, son nom provient du mot « alambic » désignant l’appareil avec lequel on distille des produits, c’est-à-dire qu’on les sépare en les chauffant puis en les refroidissant.
La boisson est ensuite vieillie en fûts de chêne (local, bien entendu).
Le lambig est un alcool plutôt fort (40° environ). Son goût est cependant suave avec quelques notes fruitées. Logique pour un alcool à base de pommes, me direz-vous ! Mais vous serez ensuite surpris par son doux parfum boisé.
C’est à partir du lambig que l’on produit également le pommeau de Bretagne. Mais ça, c’est une autre histoire.
Ne vous y trompez pas : le lambic n’a absolument rien à voir avec le lambig.
Pourtant on les confond souvent. Un peu comme les personnages Dupond et Dupont !
Ils sont cependant bien différents : le lambic avec un « C » est une bière belge !
À une lettre près vous vous retrouvez à l’étranger… et même si cette bière particulière mérite d’être goûtée, on trouve beaucoup plus facilement en Bretagne du lambig que du lambic (aussi connue sous les écritures lambiek ou lambik).
Il est bien difficile de connaitre précisément l’origine du lambig.
Cet alcool est assurément très vieux puisque l’on a retrouvé des traces de cidre et de distillation en Bretagne datant du 8è siècle. Existait-il avant ? Certainement, mais il n’y a pas de preuve sérieuse.
Traditionnellement, le lambig était produit par des personnes propriétaires d’un verger. Elles récoltaient elles-mêmes les fruits pour ensuite concocter leur alcool.
Plus tard la législation changea, et elles durent faire appel aux bouilleurs de cru pour s’occuper de la distillation. Ceux-ci étaient les seuls à être habilités à produire des eaux-de-vie.
Ce statut, qui remonte à l’époque napoléonienne, leur donnait un privilège : celui d’être exonéré des droits de distillation dans la limite de dix litres d’alcool pur (ce qui équivaut à 20 litres à 50°). Depuis, la législation a changé : ils sont exonérés à 50 % sur les dix premiers litres d’alcool pur et il n’est plus possible d’hériter de ce privilège.
Il n’y a aujourd’hui plus que 700 bouilleurs de cru environ encore en activité.
Mais le savoir-faire n’a pas disparu.
Une famille de Plomelin perpétue encore et toujours la tradition, et a fondé la Distillerie des Menhirs. C’est en 1921 que l’aventure de la famille Le Lay commence avec l’achat d’un alambic pour distiller le cidre.
Quelques années plus tard, il y avait en Finistère 7 bouilleurs ambulants, tous originaires du département faisant de celui-ci la capitale symbolique du lambig. Les générations se sont succédé et c’est en 1986 que Guy Le Lay fonde la distillerie. Son lambig est un digne représentant du terroir breton.
D’autres distilleries produisant cet alcool existent en Bretagne et chaque département a son lambig local développé depuis plus d’une centaine d’années.
Le lambig dispose d’une AOC (Appellation d’Origine Contrôlée) qui garantit un produit d’exception.
L’alcool doit être produit dans l’une des communes des cinq départements bretons : Finistère, Côtes-d’Armor, Morbihan, Ille-et-Vilaine et Loire-Atlantique (on parle ici de la Bretagne historique).
Vieilli en fûts de chêne pendant au minimum deux ans, il est vendu sous le nom de « Fine Bretagne » ou tout simplement « Lambig AOC ».
Plusieurs mentions peuvent figurer sur les bouteilles en fonction de la durée de vieillissement du lambig. Aussi vous pourrez trouver notamment des eaux-de-vie « vieille réserve » ayant passé trois ans en fûts ou encore des alcools « hors d’âge » vieillis au moins six ans.
Chacun aura ses propres goûts et parfums, de quoi prévoir des séances de dégustation pour en profiter.
À consommer avec modération bien sûr !
Vous pouvez vous fournir directement chez les producteurs, sur les marchés ou dans les caves et épiceries fines.
Il est également possible d’acheter du lambig en ligne, chez Hénaff & Co par exemple, et de recevoir votre petit colis gourmand à la maison.

C’est la question que tout le monde se pose, et qui peut en freiner plus d’un à en acheter.
Le lambig est généralement servi en tant que digestif après le repas. Il est cependant de plus en plus présenté dès l’apéritif : avec des glaçons ou une liqueur de fruits.
Rien de telle qu’une crêpe de froment flambée avec cette eau-de-vie par exemple.
Mais vous pouvez être plus original, car cet alcool se marie très bien avec les viandes et les produits de la mer : dinde rôtie ou poêlée de noix de Saint-Jacques au lambig, terrine avec une petite touche d’eau-de-vie bretonne, voilà de quoi vous régaler !
Cet alcool est même parfois utilisé en pâtisserie. En effet, le baba au rhum a sa variante bretonne : le baba à la fine Bretagne.
Et les caramels au beurre salé aromatisés au lambig, vous connaissez ?
En apéritif, en digestif ou bien en cuisine, nul doute que le lambig saura vous séduire. Grâce à lui vous partirez à la découverte d’une Bretagne plus discrète et savoureuse, celle loin des clichés et tout en authenticité.
La cuisine bretonne regorge de trésors dont certains sont méconnus.
C’est le cas du coco de Paimpol.
Cultivé dans la région depuis une centaine d’années, ce haricot blanc a su s’imposer dans les assiettes avant de se laisser revisiter dans des recettes modernes que l’on retrouve même parfois dans les restaurants.
Si vous vous demandez ce qu’est exactement le coco de Paimpol et comment le cuisiner, voici un avant-goût de ce haricot costarmoricain.
Le coco de Paimpol est un haricot blanc faisant partie de la famille des légumineuses.
Il est présenté dans sa gousse de couleur jaune. Les haricots, que l’on appelle aussi souvent les fèves, sont les grains blancs à l’intérieur de la gousse. Cet aliment est riche en fibres, en vitamines, en fer et en protéines.
Bref, il est idéal pour la santé et parfait dans le cadre d’un régime végétarien.
Originaire d’Amérique latine, le coco est cultivé en Bretagne depuis le début du 20è siècle lorsqu’un marin en rapporte quelques graines, et commence à le cultiver au Goëlo, au sud de Paimpol.
D’abord consommé dans le cercle familial, le coco paimpolais voit sa production augmenter lors de la Seconde Guerre mondiale pour pallier notamment les pénuries de pain. Rapidement, la culture de ce haricot se développe dans les Côtes-d’Armor, et ce sont aujourd’hui plus de 80 communes qui en ont fait leur spécialité.
Il a même droit à sa propre fête et à sa confrérie !
Les haricots sont plantés à partir d’avril, rarement avant à cause des dernières gelées qui pourraient être fatales aux jeunes pousses.
La récolte s’effectue ensuite à la main de juillet à octobre de façon traditionnelle.
Les cueilleurs utilisent la technique du « plumage ». Ils sont assis avec sur leurs genoux des brassées de plants de haricot, dont il faut détacher les gousses par un geste rapide et précis rappelant le plumage des volailles. Les cueilleurs sont surnommés « les plumeurs ».
Chaque année, ce sont des centaines de saisonniers qui viennent prêter main-forte aux agriculteurs pendant cette période d’activité intense. Leur savoir-faire est reconnu au-delà des frontières du département et de la région.
Ce haricot est très particulier.
En effet, il est le premier légume frais à obtenir en France en 1998 une appellation d’origine, la fameuse AOC.
Ce label certifie que les étapes de fabrication d’un produit sont effectuées dans une zone géographique précise et qu’elles respectent un cahier des charges et un savoir-faire reconnu.
L’année suivante, en 1999, c’est à l’échelle européenne que le coco de Paimpol se distingue en obtenant cette fois une AOP. Cette appellation d’origine protégée concerne essentiellement les produits du terroir.
Aussi, ne peuvent s’appeler « cocos de Paimpol » que les haricots blancs cultivés sur 85 communes des Côtes-d’Armor de la côte du Trégor et du nord de Guingamp.
Bien choisir ses fruits et légumes est essentiel pour ne pas avoir de mauvaises surprises.
L’important pour le coco de Paimpol est de sélectionner des gousses bien jaunes avec de fines rayures violettes. Les grains, eux, doivent être bien blancs et presque ronds.
Pour cuisiner les haricots, il faut enlever les grains des gousses, et bonne nouvelle : il n’est pas nécessaire de les mettre à tremper avant la cuisson ! Il suffit de les rincer.
La cuisson de ces haricots est un peu longue : 35 à 40 minutes lorsqu’ils sont cuits à l’eau, 25 à 30 minutes à la vapeur.
Petite astuce pour la cuisson à l’eau : salez 10 minutes avant la fin de la cuisson pour éviter que les grains n’éclatent.
Les haricots de Paimpol doivent être préparés assez vite après les avoir achetés. Sinon, il faut les stocker dans un lieu frais, sec et à l’abri de la lumière.
Ils passent bien au réfrigérateur. Et pour en manger toute l’année, l’idéal est de les congeler, d’autant qu’ils ne perdent pas leurs qualités nutritionnelles de cette façon.
Vous n’avez pas envie de passer du temps à écosser les haricots ? Sachez qu’il est possible d’en acheter en bocaux qu’il suffit de réchauffer pour ensuite accompagner vos viandes voire vos poissons. Les cocos en bocaux vous permettront de gagner un temps fou : même à la dernière minute vous pourrez les préparer facilement.
![Coco de Paimpol : Saison, récolte, Recettes... [GUIDE] Coco de Paimpol : Saison, récolte, Recettes... [GUIDE]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/coco-paimpol-1024x1024.jpg)
![Coco de Paimpol : Saison, récolte, Recettes... [GUIDE] Coco de Paimpol : Saison, récolte, Recettes... [GUIDE]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/coco-paimpol-4-1024x663.jpg)
Le coco de Paimpol se marie également parfaitement avec de l’agneau, de la charcuterie relevée comme le chorizo ou bien avec des saucisses comme dans le cassoulet.
On pense moins à l’associer aux fruits de mer tels que les moules ou les coquilles Saint-Jacques, et c’est bien dommage, car ces recettes, en plus d’être originales, sont vraiment délicieuses !
La salicorne : le cornichon au goût de la mer…
Oui, dit comme ça ça peut paraître étrange 😃
« Cornichon de la mer », c’est pourtant l’un des surnoms de la salicorne, cette plante comestible à la saveur iodée qui pousse sur les côtes bretonnes et atlantiques.
On te dit tout sur la salicorne, comment la manger, comment la conserver et ce qu’elle va apporter à ta santé (spoiler : plein de bonnes choses!)
Souvent considérée à tort comme une algue, la salicorne est en réalité une plante maritime comestible.
Elle pousse donc sur les côtes (Bretagne, Charente-Maritime, Baie de Somme principalement) mais également dans certains marais salés comme la Camargue.
Son nom le vient de « sal » = le sel, et « corne » en raison de la forme cornue de ses feuilles.
Mais connais-tu ses petits surnoms ? On l’appelle aussi « haricot de mer » (à ne pas confondre avec l’algue comestible du même nom) ou « cornichon de mer », et tu vas vite comprendre pourquoi 😉.
Le savais tu ? La salicorne n’a pas toujours eu un usage qu’alimentaire ! On l’utilisait autrefois pour produire de la soude végétale qui entrait dans la composition des savons.
Comme elle pousse dans le même milieu que les algues alimentaires, la salicorne bénéficie des mêmes vertus pour la santé.
Elle est riche en vitamine C et vitamine A, magnésium, calcium, potassium, brome, silicium.
D’ailleurs, les marins du XIXe siècle consommaient déjà la salicorne dans leurs voyages pour lutter contre le scorbut, causé par la carence en vitamines. Ils la plaçaient dans du sel pour la conserver longtemps.
Et ce n’est pas tout : la salicorne est peu calorique, diurétique puisque composée à 92 % d’eau, et riche en fibres rassasiantes. Si tu surveilles ta ligne, c’est l’aliment parfait !
Enfin, elle contient beaucoup d’iode, indispensable au bon équilibre de la thyroïde.
En bref, les salicornes dans ton assiette c’est la bonne santé assurée !
Attention quand même à sa forte teneur en sel : on évite de la consommer en excès et surtout on la rince bien à l’eau claire avant de la préparer.

On trouve de la salicorne chez les poissonniers pendant la pleine saison, de mi-mai à fin août.
Mais si tu as la chance de vivre en bord de mer, tu peux partir en cueillette sauvage et aller récolter des salicornes directement sur l’estran.
Attention, le ramassage est réglementé pour les particuliers : rends-toi sur le site internet de ta préfecture pour connaître les dates et les quantités maximales.
Plus on avance dans la saison, plus la salicorne sera fibreuse. À l’automne, elle devient carrément rouge en raison de la concentration en sel. C’est le signe qu’elle n’est plus bonne à manger et qu’il faudra attendre le retour du printemps pour la ramasser.
Comme elle se récolte fraîche, la salicorne est fragile.
Il y a néanmoins plusieurs manières de la conserver :
Attention, si tu la conserves au congélateur, elle va perdre de son croquant. Mieux vaut la consommer cuite après décongélation.
Crue, cuite ou au vinaigre, il y a plein de manières de manger la salicorne.
Au naturel, elle a un bon goût iodé et salé.
Les feuilles de début de saison sont plus tendres et idéales pour une dégustation crue dans des salades.
Après rinçage soigneux des salicornes fraîches à l’eau claire pour retirer l’excès de sel, il suffit ensuite de les émincer et de les préparer. Avec des radis croquants, de la feta émiettée et une bonne huile d’olive, c’est un délice !
Après avoir blanchi la salicorne quelques minutes, tu peux faire poêler les tiges avec de l’huile d’olive ou du beurre, de l’ail, du persil ou d’autres herbes aromatiques de ton potager. Elle fera un accompagnement parfait pour une viande blanche ou un pavé de saumon par exemple.
Pourquoi pas tester des accords plus exotiques avec du curry par exemple !
La salicorne peut aussi être cuite à la vapeur avec un beau morceau de poisson ou être intégrée dans une omelette, une quiche, un cake salé…

La salicorne fait aussi un super condiment qui change des cornichons !
Quelques idées :
Et toi, comment aimes-tu déguster les salicornes ? Dis-nous tout en commentaire !
En bord de mer, on peut aussi partir à la cueillette des algues comestibles.
Mais en réalité, la nature toute entière nous donne accès à une foule de plantes et fruits comestibles, bons pour la santé et pour nos papilles : il suffit juste d’apprendre à les reconnaître !
Les algues comestibles ont le vent en poupe. Que ce soit en tartares, en paillettes ou bien fraiches, on les intègre de plus en plus dans les recettes du quotidien.
S’il y en a bien une qui est devenue récemment très populaire, c’est la nori.
On la retrouve surtout séchée dans les makis, sushis et autres spécialités culinaires japonaises.
Mais les algues nori sont tellement bonnes, que ce soit par le goût ou leurs qualités nutritionnelles… alors pourquoi ne pas les préparer autrement ?
Si vous aussi vous vous demandez comment cuisiner les algues nori, suivez le guide !
La nori n’est pas à proprement parler une algue.
Le nom désigne en réalité plusieurs algues rouges commercialisées le plus souvent sous forme de feuille séchée.
Pour cela, les algues récoltées sont lavées à l’eau douce plusieurs fois puis posées en couches très fines. Elles reposent ainsi jusqu’à l’obtention de feuilles bien sèches et souples. C’est principalement de cette façon que les algues nori sont utilisées dans la cuisine asiatique.
On les retrouve également fraiches, en paillettes ou bien en poudre. Dans ce dernier cas, la nori est utilisée comme épice.
Les algues rouges qui composent les noris poussent beaucoup en Asie, mais pas seulement !
Nous les retrouvons aussi sur nos côtes françaises, notamment en Bretagne. On parle d’ailleurs de plus en plus de « nori breton ». La récolte s’effectue du 1er mai au 15 novembre.
La consommation de ces algues n’a commencé que très tardivement à la fin du 20e siècle et est restée timide jusqu’aux années 1990 et 2000, période durant laquelle l’engouement pour les produits bios ne cessa de croitre.
Car oui, les algues peuvent en effet obtenir le label bio.
Qu’elles proviennent de la cueillette traditionnelle ou bien de l’algoculture, la certification bio concerne les algues qui poussent dans de bonnes conditions. Le critère principal est qualité de l’eau qui doit être exemplaire.
En Bretagne, c’est l’IFREMER qui est chargé du contrôle des eaux du littoral.
Ensuite, les algues ne peuvent être certifiées bios que si les ressources sont gérées de façon durable. Il s’agit ici d’avoir un faible impact environnemental et de permettre aux algues de se renouveler naturellement.
Les algues sont depuis longtemps utilisées dans l’industrie cosmétique. Elles ont des propriétés hydratantes idéales pour la peau.
Puis elles ont été utilisées dans la fabrication de compléments alimentaires pour pallier certaines carences ou arriver rapidement à un sentiment de satiété.
Ce n’est que récemment que les algues sont arrivées directement dans nos assiettes.
C’est pourtant de cette façon que l’on profite le mieux de leurs bienfaits pour notre organisme.
Les algues nori sont très riches en protéines. Elles contiennent tous les acides aminés essentiels. Elles sont pourtant très légères et digestes alors pourquoi s’en priver ?
De plus, elles sont pauvres en graisse et en calories. Cela en fait donc un aliment idéal pour la ligne à consommer régulièrement.
Ces algues rouges sont parfaites pour faire le plein d’énergie car elles contiennent beaucoup de vitamines.
Une bonne idée pour booster le système immunitaire juste avant l’hiver !
La nori est une algue très fine et souple.
Son goût oscille entre le thé fumé et le champignon.
Elle accompagne donc parfaitement les poissons mais aussi les viandes. Elle peut aussi être préparée en sauce.
Le plus simple et rapide pour se familiariser avec les algues nori, c’est de les consommer sous forme de feuilles séchées ou de paillettes. Vous pouvez ainsi faire vos propres makis ou bien assaisonner vos plats ou vos salades. Les algues séchées peuvent tout à fait être ajoutées au dernier moment, ce qui est très pratique.
Pour profiter pleinement de la saveur de ces végétaux particuliers, rien de tel que de manger des algues fraîches. Que vous les achetiez directement à un producteur ou bien que vous les cueilliez vous-même, il faudra les rincer à grande eau au moins deux fois. Vous enlèverez ainsi le sel et, le cas échéant, le sable.
Il y a différents modes de cuisson selon vos envies :
Bon à savoir : les algues nori peuvent être consommées crues !
Il suffit pour cela de les rincer puis de les laisser tremper environ 20 minutes. Elles apportent un vent de fraicheur à toutes vos salades !
Les algues fraiches doivent être mangées très rapidement. Il est possible de les congeler après les avoir cuites. Les algues séchées se conservent dans un contenant hermétique à l’abri de la lumière pendant plusieurs mois…

La nori se marie très bien avec les autres algues alimentaires. Wakamé, laitue de mer ou encore dulse : vous n’êtes pas au bout de vos surprises !
Il y a une quinzaine d’algues comestibles commercialisées en France parmi lesquelles on retrouve la laitue de mer.
Consommée crue ou cuite, fraiche ou séchée, cette algue verte est excellente tant au niveau gustatif que nutritionnel.
Mais il n’est pas toujours évident de trouver la meilleure façon de préparer les algues.
Vous découvrirez dans ce guide comment cuisiner la laitue de mer.
La laitue de mer (Ulvea Lactuca) est une algue verte dont les feuilles sont grandes et épaisses.
Elle pousse sur tout le littoral français et particulièrement sur les côtes bretonnes. Cette algue peut se développer jusqu’à dix mètres de profondeur.
Elle a la particularité de pousser vraiment partout : sur les rochers, une digue, des coquillages voire la carapace d’un crabe !
Contrairement à d’autres algues comme la nori ou la dulse, il n’y a pas de date règlementaire pour récolter la laitue de mer.
Il est possible de la cueillir tout au long de l’année, mais seulement du lever au coucher du soleil.
Cependant, elle est plus tendre de mars à octobre. La récolte s’effectue à mi-marée de façon à pouvoir aller assez loin et ne prendre que les algues jeunes encore accrochées aux rochers.
Si vous y allez vous-même : prenez votre maillot de bain (ou une combinaison), car vous pouvez avoir de l’eau jusqu’à la taille !
Pensez aussi à ne pas arracher les algues. Il faut impérativement laisser le pied du végétal afin d’en permettre la repousse.
La laitue de mer est une algue verte invasive qui n’a pas bonne réputation.
On la retrouve par paquets sur les plages, surtout en Bretagne, où elle se décompose en masse et devient toxique.
Car c’est bien sa décomposition qui est dangereuse, puisqu’elle libère du sulfure d’hydrogène en pourrissant.
La laitue de mer, en tant que telle, n’est donc pas toxique… et au contraire, est très bonne pour la santé !
Pour rappel, les algues trouvées sur la plage, que ce soit la laitue de mer ou une autre, ne doivent pas être ramassées ! Elles ne sont plus bonnes à la consommation.
Les professionnels vont toujours récolter des algues encore attachées aux rochers : c’est une preuve de la bonne santé du végétal. Si vous allez vous-même récolter la laitue de mer, prenez les mêmes précautions.
De même, si l’algue commence à se détacher de son support, laissez-la de côté.
La laitue de mer est une des algues alimentaires que l’on trouve le plus sur le marché.
Vous pouvez vous fournir directement auprès des producteurs ou des épiceries fines pour être certain de la qualité de ces produits de la mer originaux. Vous pourrez même acheter des algues alimentaires bios.
La laitue de mer est disponible sous forme de paillettes que l’on utilise comme du persil ou de la ciboulette. Salades froides ou plats chauds, voilà un exhausteur de goût à ne pas rater !
Elle fait partie des épices de la mer qui séduisent de plus en plus les consommateurs.
Cette algue verte est également commercialisée préparée en tartare à déguster tout simplement sur des toasts ou à étaler dans le fond d’une tarte au thon par exemple.
Et si vous souhaitez profiter pleinement de sa saveur prononcer, l’idéal sera alors d’acheter des algues fraiches pour les ajouter à vos plats. N’oubliez pas dans ce cas de les rincer au moins deux fois à grande eau de façon à enlever l’excédent de sel (et le sable si vous les avez cueillies de vos propres mains).
C’est principalement dans la cuisine japonaise que l’on trouve le plus de recettes de cuisine à base d’algues.
Ces dernières ont des qualités nutritionnelles exceptionnelles reconnues par les professionnels de la santé. C’est peut-être pour cela que le Japon est le pays où l’on compte le plus de centenaires !
Comme la plupart des algues comestibles, la laitue de mer est légère et très digeste. Elle contient beaucoup de fibres. Voilà une belle façon de varier des légumes verts.
Elle est également riche en fer et en tant que telle, elle est particulièrement recommandée aux femmes enceintes qui présentent souvent des carences.
La laitue de mer contient aussi beaucoup de protéines tout en étant faible en calories. Si vous suivez un régime végétarien ou que vous êtes sportif, elle sera une alliée de taille !
Et pour faire le plein de vitamines et renforcer le système immunitaire, la laitue de mer est idéale : elle possède 8 fois plus de vitamines que l’orange !
En tant qu’algue verte, la laitue de mer est riche en chlorophylle. Cela stimule la production de globules rouges dans notre organisme. Les personnes anémiées profiteront particulièrement de cette algue particulière.
Mais ce n’est pas tout !
La chlorophylle permet une meilleure cicatrisation des tissus et garantit le bon équilibre de notre flore intestinale.
Avec la laitue de mer, vous ferez en plus le plein d’antioxydants. Voilà de quoi avoir une peau de pêche toute l’année !
Sous la forme de paillettes, la laitue de mer assaisonne parfaitement vos plats de poissons, mais aussi de viandes ! Et pensez à en mettre aussi dans les potages, les veloutés et les soupes de poisson.
La laitue de mer se marie aussi très bien avec les autres algues comestibles. Ce sera l’occasion pour vous de découvrir la dulse, la nori, le haricot de mer ou encore le wakamé !
Dans la famille des algues comestibles, il y a les fortes têtes comme le haricot de mer ou la laitue de mer.
Puis il y a les plus discrètes, dont la dulse.
Si elle est moins connue que les deux premières, elle reste une algue très intéressante. Ses qualités nutritionnelles sont remarquables et son goût de noisette ravira toute la famille.
Si vous souhaitez vous lancer dans la préparation des algues alimentaires et cuisiner la dulse, voici quelques explications et des idées de recettes.
La dulse, ou palmaria palmata de son petit nom, est une espèce d’algue rouge dont la couleur varie du rose au violet.
On l’appelle également tellesk, en Breton, ou goémon à vache.
Elle pousse en Atlantique et dans le Pacifique. La dulse fait partie des algues laminaires que l’on retrouve partout sur le littoral breton, d’autant qu’elle se développe aisément dans les zones à forts courants. Elle se présente sous la forme de longs rubans fins qui peuvent atteindre 50 cm.
Cette algue alimentaire se développe sur les rochers en dessous du niveau de la mer. Il n’est donc possible de la récolter qu’à mi-marée.
Pour ne pas entraver le renouvellement de cette ressource marine, la récolte n’est autorisée que sur une certaine période : du 1er avril au 31 décembre.
C’est une algue que l’on peut aussi retrouver en algoculture. Cette activité s’est développée ces dernières années, les algues comestibles ayant suscité un réel engouement de la part des consommateurs en quête de nouvelles saveurs.
C’est une activité de plus en plus active en Bretagne. Parmi les algues alimentaires proposées à la vente, il y a aussi toute une gamme bio.
Voilà de quoi se régaler sainement et localement !
Récolter vous-même les algues que vous mangerez est une activité plaisante notamment pour les enfants.
Allez-y sans hésiter !
Respectez bien les dates règlementaires, enfilez une combinaison ou un maillot de bain et partez à mi-marée dans des zones éloignées des ports de plaisance et de commerce. De cette façon, vous éviterez les eaux polluées.
Les algues que vous devez récolter sont celles encore accrochées aux rochers. Ce sont les seules qui sont propres à la consommation. Celles qui flottent ou qui s’échouent sur les plages et les bancs de sable sont déjà en train de se décomposer. Elles ne sont donc plus mangeables.
Pour permettre à ces végétaux marins de repousser, il faut absolument laisser le pied de l’algue sur le rocher et couper les rubans à 25 cm.
Il est important de laisser le minimum de traces de votre passage.
Les algues font depuis longtemps partie de la cuisine traditionnelle asiatique.
En Europe, leur consommation a varié selon les époques. On pense généralement qu’on ne les mange que depuis une période récente, pourtant des traces de dulse notamment ont été découvertes dans des restes de nourriture des Celtes ! Peut-être connaissaient-ils déjà tous les bienfaits des algues pour notre organisme.
Si l’on s’intéresse de plus en plus aux algues, ce n’est effectivement pas pour rien.
Légères, digestes et riches en protéines, elles sont vous apporteront ce qu’il vous faut pour garder la forme.
La dulse contient par exemple beaucoup de vitamines C (plus qu’une orange !), d’acides aminés et de potassium pour faire le plein d’énergie.
La dulse est une des algues les plus riches en iode, un oligo-élément que notre organisme ne fabrique pas lui-même. Il est essentiel au métabolisme énergétique et est un régulateur thyroïdien. Demandez l’avis de votre médecin avant de manger de la dulse si vous avez des troubles métaboliques.
L’apport en iode est essentiel pour les femmes enceintes et celles qui allaitent. Si les professionnels de la santé leur prescrivent des médicaments pour pallier leurs carences, sachez que la consommation d’algues peut être une bonne alternative, mais toujours avec l’approbation médicale.
En paillettes, séchée en branche ou fraiche : vous trouverez la dulse dans tous ses états directement chez les producteurs et dans les magasins spécialisés en produits artisanaux.
Bien évidemment, quelle que soit sa forme, la dulse accompagnera parfaitement vos plats de poissons et autres produits de la mer, mais pas seulement. En sauce, en salade, dans les soupes : vous pourrez vous permettre d’être créatif.
En effet, son goût de noisette, qui s’intensifie à la cuisson se mariera parfaitement avec les viandes et les légumes.
Utilisez la dulse en paillettes pour assaisonner vos plats en fin de cuisson. C’est une manière très simple de débuter la cuisine des algues comestibles.
La dulse séchée, quant à elle, nécessitera une réhydratation en la laissant tremper entre 5 et 10 minutes dans de l’eau.
L’algue fraiche peut être cuite à l’eau, poêlée seule ou avec des légumes et elle passe très bien au four. Il ne faut pas oublier de la rincer à grande eau avant afin d’en enlever le sel et le sable.
Si vous voulez aussi apporter un côté croquant à vos salades, ajoutez la dulse crue. Coupez-la seulement en petits morceaux et régalez-vous.
Vous pouvez aussi l’associer à d’autres algues : wakamé, laitue de mer ou encore nori, vous avez le choix !
Froide ou chaude, crue ou cuite, la dulse vous surprendra par son goût subtil.
Les algues alimentaires apportent une touche d’originalité, et transforme les recettes les plus simples en plats raffinés en un rien de temps.
N’oubliez pas de tester aussi ses cousines : laitue de mer, wakamé, spiruline ou encore haricot de mer.
Savais-tu qu’il y a plus de porcs que d’habitants en Bretagne ? 😅
Eh oui, car la Bretagne est le pays du cochon ! Avec plus de 5700 élevages recensés, c’est la première région productrice de porcs. D’ailleurs, en France plus d’un cochon sur deux est breton !
En toute logique, on trouve ici de nombreuses spécialités de charcuterie avec des recettes traditionnelles ou plus originales.
On t’a préparé une petite sélection : notre TOP 10 des charcuteries et viandes bretonnes !
Spécialité de Guéméné-sur-Scorff dans le Morbihan, l’andouille artisanale est fabriquée à base de chaudins, des abats de porcs enfilés les uns sur les autres pour créer les différentes « couches » caractéristiques de l’andouille. Celle-ci est ensuite fumée puis cuite.
On déguste l’andouille de Guéméné tranchée, à l’apéro ou comme entrée, en plat façon parmentier, ou encore dans une crêpe de blé noir avec quelques pommes cuites : un délice 100 % terroir !
Si tu aimes l’andouille de Guéméné, tu vas adorer la crème d’andouille, la spécialité du charcutier Le Bois Jumel, dans le Morbihan : à goûter de toute urgence !
Il n’est pas nécessaire de prendre le bateau pour goûter à la saucisse d’Ouessant car on la trouve aussi sur le continent.
Il s’agit d’une saucisse de porc fumée à la tourbe et au bois de hêtre.
Elle est parfaite pour les plats mijotés en hiver, avec du chou, des carottes, ou une purée de potimarron… On peut aussi la griller ou la cuire simplement au four.
Non loin d’Ouessant se trouve l’île de Molène, beaucoup plus petite… et sur laquelle il n’y a pas d’arbres. Qu’importe, ont dit les Moléniens, on va fumer notre saucisse avec des algues !
La saucisse de Molène était née !
Plus fine que sa voisine Ouessantine, la « pikolenn » a une petite saveur marine en plus de son goût fumé.
Qui dit charcuterie bretonne dit pâté : l’incontournable !
En Bretagne, région festive et conviviale par excellence, on voue une affection particulière au PPVR (pain-pâté-vin rouge), le petit pique-nique improvisé de milieu ou fin de journée.
Ici, chaque boucherie charcuterie a sa recette de pâté breton !
Je te conseille de goûter aux terrines bio de la charcuterie Kervern.
Il n’y a pas qu’au Mans qu’on fait des rillettes !
En Bretagne, on a les rillettes de la mer (maquereaux, sardines…) et les rillettes de porc.
Un peu comme le pâté, les rillettes c’est, pour toutes les générations, le casse-croûte improvisé entre copains, simplement avec un bon pain et quelques cornichons.
Chez Gaspard Fourchette, tu trouves même des rillettes de porc aux tomates séchées. Miam !
Parle de graisse salée à un non breton, sa première réaction n’est pas toujours celle espérée (« vous mangez vraiment de la graisse avec du sel ? 🤨 »)
Fais-lui goûter, il changera assez vite d’avis !
Tout simplement tartinée sur des toasts grillés : la graisse salée, c’est comme ça qu’elle est la meilleure !
« Le gras c’est la vie » disait (le grand philosophe) Karadoc, et nous, on est plutôt d’accord avec lui !
Quoi qu’en disent les normands, le meilleur cidre est breton 😜
Et sa saveur se marie particulièrement bien avec la viande de porc et les produits de charcuterie.
C’est donc tout naturellement que ces deux produits bretons devaient se rencontrer !
Pâté au cidre, saucisson sec au cidre, rillettes au cidre… Le breuvage breton apporte à la fois la douceur de la pomme et la légère amertume de la fermentation.
Dans les très beaux marais salants de Guérande, en Loire-Atlantique, les artisans sauniers récoltent le sel et la fleur de sel à la main, selon la tradition.
Certains charcutiers bretons ont souhaité valoriser ces produits et proposent donc jambons, saucissons et autres charcuteries artisanales au sel de Guérande ou à la fleur de sel, qui vient apporter une note délicate et fleurie.
Et nous, on aime quand les produits sont 100 % locaux !
Les tripes, quant à elles, sont réalisées à partir de bœuf, et plus précisément avec une partie de l’estomac de la vache.
Si les tripes ne sont pas une spécialité bretonne à proprement parler, le mode de préparation « à la bretonne » ravit tous les amateurs.
Généreusement poêlées au beurre (salé, évidemment !), elles sont ensuite mijotées avec une sauce aux pruneaux.
Rassure-toi, le pâté de cormoran est une pratique ancienne et révolue ! Le cormoran, cet oiseau de mer piscivore, est aujourd’hui une espèce protégée. 🥰
Mais cela n’a pas toujours été le cas, et le cormoran était autrefois chassé pour sa viande, dont on faisait des pâtés en l’associant à de la viande de porc.
Et toi, ça te tenterait ? 😜
En parlant de viande et de charcuterie, savais-tu que les viandes ont elles aussi leurs saisons ? Tout comme les fruits, les légumes, le fromage et même les produits de la mer.
Depuis plusieurs années, les algues comestibles ont fait leur apparition dans nos assiettes.
Alors qu’on les retrouvait jusque-là principalement dans la cuisine asiatique, les consommateurs sont de plus en plus nombreux à les intégrer dans notre belle cuisine française. Leurs bienfaits sont nombreux, et chacune de ces algues alimentaires a un goût unique.
Si vous aussi vous souhaitez vous initier à la cuisine des algues, suivez le guide !
La Bretagne et les algues, c’est une histoire qui remonte à loin.
Au début du 19e siècle, l’activité était déjà bien établie, notamment sur le littoral du Finistère Nord.
Le goémon était principalement ramassé à la main par la majorité des habitants de la côte qui y trouvaient une source de revenus supplémentaire.
L’utilisation de bateaux pour ramasser les algues plus loin dans l’eau s’est ensuite généralisée et le terme « goémonier », qui désignait à l’origine le pêcheur ramassant les algues, est entré dans le vocabulaire courant pour parler des bateaux.
Les algues récoltées étaient vendues pour servir de nourriture au bétail.
Elles pouvaient aussi être brûlées dans les fameux fours à goémon, dont on retrouve des traces notamment sur la côte du pays d’Iroise, afin de fabriquer des pains de soude destinés à l’industrie et au domaine médical. Les fours à goémon ne sont plus utilisés depuis les années 1950.
Les algues ont ensuite été beaucoup vendues à l’industrie cosmétique qui a découvert leurs propriétés exceptionnelles pour la peau.
Effet hydratant et nutritif, absorption des UV, ou encore aide au renouvellement des cellules : les algues ont su conquérir un nouveau marché qui ne cesse de se développer.
Cependant, de nos jours, c’est bien dans l’assiette que nous retrouvons ces produits de la mer originaux.
Leur parfum iodé unique et leur valorisation par les petits producteurs locaux ont suscité un réel engouement de la part des consommateurs.
On retrouve les algues sous diverses formes (paillettes, fraiches ou en tartare) et elles s’intègrent facilement aux recettes du quotidien.
L’intérêt pour la consommation d’algues alimentaires est tel que les restaurateurs les affichent de plus en plus régulièrement sur leurs menus. C’est une façon idéale pour découvrir ces végétaux marins.
Si vous avez envie de récolter vous-mêmes les algues que vous mangerez, sachez qu’il y a quelques règles à respecter avant de pouvoir vous régaler.
Ces règles, qui varient en fonction de la variété, permettent de protéger les ressources en assurant leur renouvellement naturel.
Il n’y a pas de date de récolte règlementaire pour les haricots de mer, la laitue de mer et le kombu royal. Mais il vaut mieux respecter la saison de chacune de ces algues afin d’avoir des produits tendres.
Ainsi, on cueille le haricot de mer (aussi connu sous le nom de « spaghetti de mer ») de mars à juin, la laitue de mars à octobre et le kombu royal de février à avril.
En revanche, on peut cueillir la dulse uniquement du 1er avril au 31 décembre, et la nori du 1er mai au 15 novembre.
Ces algues étant plus rares, elles ont besoin d’une meilleure protection. Elles restent cependant accessibles sur une assez longue période pour que l’on puisse en profiter presque toute l’année.
La coupe de ces végétaux est aussi bien souvent règlementée.
Pour les laminaires en particulier, la taille minimale de coupe est de 25 cm pour la dulse et la nori, 80 cm pour le haricot de mer et 150 cm pour le kombu royal. De cette façon, les jeunes pousses sont protégées.
Par ailleurs, il est important de toujours cueillir des algues qui sont attachées aux rochers. Celles qui flottent toutes seules ne sont plus bonnes à la consommation.
Il existe plus d’une dizaine d’algues alimentaires commercialisées en France.
Elles peuvent être sauvages et récoltées le long du littoral, ou bien provenir de l’algoculture.
Voici les principales, divisées en quatre catégories :
Chaque algue a un goût qui lui est propre.
Le kombu royal est légèrement sucré tandis que la laitue de mer a une saveur corsée proche de l’oseille. On retrouve une petite pointe de noisette avec le haricot de mer et un goût d’huître avec le wakamé.
Toutes apporteront une note iodée à vos recettes.
![Algues Comestibles : Liste, Récolte, Saison, Bienfaits [GUIDE] Algues Comestibles : Liste, Récolte, Saison, Bienfaits [GUIDE]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/algues-top6-1024x791.jpg)
La toxicité des algues préoccupe beaucoup les consommateurs. Pourtant, le littoral français est riche en algues tout à fait consommables sans danger pour la santé.
Quand vous les achetez auprès d’un producteur ou dans une conserverie, vous êtes certain d’obtenir des produits de la mer de qualité.
Si vous partez à la cueillette vous-même, assurez-vous de vous éloigner des ports de commerce ou de plaisance. En effet, ce ne sont pas les algues qui sont toxiques, mais la pollution des eaux qui présente un risque pour la santé.
Loin des ports pas de souci !
Rincez tout de même soigneusement les algues cueillies par vos soins. Il faut éliminer le sable et toutes les petites particules présentes dans l’eau de mer.
Les professionnels de la santé reconnaissent les bienfaits des algues pour notre organisme.
Elles sont légères et digestes, ce qui facilite leur assimilation.
Ces produits de la mer hors du commun apportent également beaucoup de protéines. La nori, par exemple, se rapproche de l’œuf en cela.
Les algues sont par ailleurs riches en fer et en fibre. Elles contiennent aussi beaucoup de vitamines. Il est donc idéal d’en consommer de façon régulière afin de booster le système immunitaire et faire le plein d’énergie.
Enfin, les algues sont une excellente source de calcium. La laitue de mer en contient même quinze fois plus que le lait. Alors si vous n’êtes pas très produits laitiers, vous savez ce qu’il vous reste à faire pour faire le plein de calcium !
Si vous êtes novices en la matière, les algues en paillettes sont un très bon moyen de découvrir cet univers culinaire.
Il suffit de les saupoudrer dans les salades de crudités, les soupes, légumes, le poisson ou encore le riz. C’est l’occasion de varier les plaisirs et d’ajouter un parfum marin à vos plats.
Présentées sous forme de paillettes, nul besoin de réhydrater les algues. Il n’y a pas d’utilisation plus simple !
Vous pouvez aussi trouver les algues en petits ou moyens morceaux déshydratés.
Pour les cuisiner, il faudra alors commencer par les tremper dans de l’eau froide quelques minutes. Ensuite, vous pouvez les faire revenir à la poêle avec des oignons avant de les incorporer à vos recettes.
Quiches, tartes, pizzas, lasagnes : vous allez vite vous rendre compte de toutes les possibilités qu’offrent les algues comestibles.
Vous pouvez trouver sur le marché des algues fraiches ou bien aller les cueillir vous-même.
Dans tous les cas, pensez à bien les rincer, et ce, pour plusieurs raisons.
Celles sur le marché ont bien souvent été salées pour une meilleure conservation. Celles que vous avez cueillies contiendront du sable. Alors, rincez-les à l’eau froide plusieurs fois afin d’être certains d’enlever l’excédent de sel et le sable.
Elles peuvent ensuite être cuisinées au four ou à la poêle, ajoutées aux soupes, aux cakes salés et aux papillotes. Là encore, les possibilités sont nombreuses. Faites-vous plaisir !
De nombreux producteurs proposent désormais des tartares.
Les algues sont mises à macérer dans de l’huile d’olive. Parfois, des aliments originaux viennent compléter la recette. Piment doux, miel, poivron ou encore citron : il y en a pour tout le monde.
Ces préparations peuvent être servies à l’apéritif sur des toasts ou être intégrées à vos plats. Vous pouvez par exemple tapisser le fond de votre tarte au thon et à la tomate de tartare d’algues. Vous ne serez pas déçu !
Quelle que soit leur forme, vous retrouverez ces produits de la mer directement chez les producteurs locaux ou bien dans les épiceries fines et conserveries artisanales.
Essayez-vous donc à la cuisine des algues, que les scientifiques voient déjà comme l’aliment phare de demain.