Articles et guides qui vont t’informer et t’aider à consommer local et de saison.
Chouette, non ?
Articles et guides qui vont t’informer et t’aider à consommer local et de saison.
Chouette, non ?
🧭 Tu es sur Le Mag’, dans la catégorie Circuit court :
En vacances, on veut pro-fit-er.
Et c’est souvent là que ça dérape : un resto “par défaut”, un snack “par faim”, un panier “au hasard”… puis on recommence le lendemain.
Résultat : on dépense plus, on mange moins bien, et on jette parfois une partie des courses.
Bonne nouvelle : le local n’est pas forcément plus cher… si on achète mieux.
En Bretagne, entre les marchés, la vente directe, les produits de saison et les basiques ultra simples à cuisiner, il y a de quoi se régaler sans se compliquer la vie.
L’objectif de ce guide : te donner une méthode claire, concrète, et compatible avec une vraie vie de vacances.
On va parler saisonnalité (le vrai levier).
On va parler quantités (le vrai piège).
On va parler organisation (le vrai super-pouvoir).
Et on va surtout parler repas simples, bons, “locaux”, avec peu d’ingrédients.
Le “surcoût vacances” vient surtout de décisions prises à la faim, à la fatigue, et sans plan.
Ce ne sont pas les produits locaux qui coûtent cher : ce sont les mauvais réflexes.
Le correctif le plus efficace : sécuriser 4 repas “socle” pour la semaine.
Exemple simple : 2 repas froids (salade composée / tartines) + 2 repas chauds (1 poêle ou 1 casserole).
Tu gardes la liberté autour (resto, crêperie, pique-nique), mais tu réduis déjà achats inutiles, stress et gaspillage.
Le bon plan, ce n’est pas de multiplier les spots.
C’est d’identifier 1–2 circuits fiables et de construire tes repas autour.
Règle d’or : 2 circuits bien utilisés > 5 circuits mal gérés.
On passe maintenant au levier le plus rentable : la saisonnalité…




Saison = disponibilité = prix souvent plus stable.
En vacances, c’est le moyen le plus simple d’acheter bon, de cuisiner vite, et de se régaler sans surpayer.
Repères très simples (sans prise de tête) :
Choisis 1 “base légumes” + 1 “base fruit” + 1 “base mer” de saison.
Tu as déjà de quoi composer 80% de tes repas.
Exemples de produits bretons typiques selon les périodes :
Le bon réflexe au marché :
Si un étal déborde d’un produit, c’est souvent un bon signe (abondance = saison).
Si tu hésites, demande : “Qu’est-ce qui est le plus beau en ce moment, et qui se cuisine vite ?”

En vacances, l’objectif n’est pas de “bien cuisiner”.
L’objectif, c’est de manger bon, local, et régulier, avec une cuisine parfois minimale.
Le format qui marche le mieux : 3 bases + 1 bonus.
Une base féculent, une base légumes, une base protéine… et un “petit plus” (herbes, beurre, citron, fromage).
Recettes “vacances” très rapides (et locales sans se compliquer) :
Option “sans cuisine compliquée” :
Privilégie les assemblages : pain + fromage + crudités + produit de la mer + fruit.
Ça reste local, ça cale, et ça évite le snack “par défaut”.


Le gaspillage en vacances vient surtout d’un frigo mal “pensé”.
Trop de produits frais fragiles, pas assez de basiques, et des repas qui changent tous les jours.
Cuisiner “en 2 temps” (ultra simple, ultra efficace).
Tu fais une base une fois, tu l’utilises deux fois.
Conserver et transporter : les 3 indispensables.
Même en location, ça change tout.
Transformer les restes (sans “vraie cuisine”).
Objectif : 1 reste = 1 nouveau repas simple.

Le “secret” pour manger local facilement, c’est l’emplacement.
Si ton point de chute te complique l’accès aux marchés et producteurs, tu finis vite par acheter “comme tout le monde”.
À regarder avant de réserver (ou dès que tu arrives) :
Concrètement, vise un hébergement qui te simplifie la logistique.
Par exemple, un séjour en camping en Bretagne avec Tohapi peut être un bon choix si tu veux un point de chute pratique pour rayonner, faire tes courses localement, et cuisiner simplement sur place.
L’idée est la même quel que soit le format : réduire les kilomètres “inutiles”, et rendre les courses aussi naturelles qu’une balade.
Le combo qui marche le mieux en vacances :
Avec ce rythme, tu manges local plus souvent, tu évites les achats par défaut, et tu gardes un budget stable.
Non, pas forcément.
Le local devient “cher” quand on achète au hasard, hors saison, ou en quantités qui finissent à la poubelle.
En saison, avec des repas simples et une liste courte, le local peut être très raisonnable… et souvent plus satisfaisant.
Le marché est parfait pour la diversité et l’inspiration.
La vente directe est idéale pour l’origine claire, la fraîcheur, et les conseils (conservation, cuisson).
Les deux se complètent : un marché + un point direct bien choisi, et tu es tranquille.
Regarde l’abondance et pose une question simple.
Si un produit est partout sur les étals, c’est souvent un bon signe.
Et si tu hésites : “Qu’est-ce qui est le plus beau en ce moment, et qui se cuisine vite ?”
Tu obtiens une réponse concrète, adaptée à la réalité… et à tes vacances.
Consommer local est devenu une évidence dans la vie de tous les jours, pour la fraîcheur des produits, pour le soutien aux producteurs et pour le sens que cela donne à notre alimentation. Mais cette logique ne s’arrête pas au quotidien.
Elle a également toute sa place lors des grands moments de la vie. Un mariage, par exemple, prend une dimension toute particulière lorsque le repas met en avant un terroir, des produits de saison et un véritable savoir-faire culinaire.
Loin des menus standardisés, un traiteur gastronomique capable de travailler les produits locaux transforme le repas de mariage en une expérience authentique, cohérente et mémorable, à l’image du couple qui la partage.
Voici donc tout ce qu’il faut savoir à ce sujet !
Lorsque vous faites appel à un traiteur spécialisé pour un mariage, vous faites avant tout le choix de la sérénité.
Un traiteur gastronomique apporte en effet une rigueur professionnelle, une vraie expérience des événements et une maîtrise complète des contraintes liées à une réception de mariage : volumes, timing, coordination des équipes et qualité constante jusqu’à la dernière assiette.
Lorsqu’il travaille avec des produits locaux et de saison, ce savoir-faire prend encore plus de sens.
Le traiteur sélectionne ses matières premières avec exigence, adapte ses menus aux récoltes disponibles et construit une proposition culinaire cohérente, fidèle au terroir et aux attentes des mariés.
Que votre mariage ait lieu en Bretagne, où le lien au terroir est généralement une évidence, ou dans une grande ville comme Bordeaux ou Paris, cette approche reste la plus fiable.
Même en milieu urbain, certains professionnels s’engagent dans une démarche qualitative et savent valoriser les circuits courts.
C’est le cas par exemple d’un traiteur pour mariage à Paris, capable de concilier exigence gastronomique, produits de saison et organisation sur mesure.
Chaque mariage est unique ; le menu doit l’être tout autant.
Un traiteur gastronomique qui travaille les produits locaux conçoit des menus sur mesure, en tenant compte des envies du couple, de la saison et du type de réception imaginée.
Menu végétarien, cuisine bistronomique, inspirations du terroir ou gastronomie plus élaborée : tout est adaptable, à condition de respecter le rythme des saisons et la qualité des matières premières.
Les produits locaux offrent une base idéale pour construire un menu cohérent et équilibré.
Qu’il soit question de légumes issus du maraîchage local, de fromages fermiers, de viandes sélectionnées avec soin, de pains artisanaux ou de boissons locales comme les cidres et jus artisanaux : chaque élément trouve naturellement sa place dans l’assiette.
La saisonnalité est également un véritable atout culinaire.
Des produits récoltés à maturité sont en effet plus savoureux, plus frais et plus accessibles. Ils permettent au traiteur de proposer une cuisine sincère, lisible et maîtrisée, sans artifices inutiles.
Avant le jour J, des dégustations sont organisées afin d’affiner vos choix, d’ajuster les accords et de valider définitivement le menu. Ce temps d’échange permet de construire un repas fidèle aux attentes des mariés, tout en respectant les contraintes techniques et logistiques de l’événement.




Un repas de mariage ne se limite pas à nourrir les invités : il participe pleinement aux souvenirs de la journée.
Lorsque la gastronomie est pensée autour de produits locaux et de saison, l’expérience devient en effet plus authentique. Chaque plat raconte une histoire, celle d’un terroir, d’un savoir-faire et de choix assumés.
Le local renforce ainsi naturellement l’authenticité du repas.
Un poisson de ligne travaillé avec simplicité, des légumes rôtis récoltés à maturité ou des desserts inspirés des spécialités locales marquent davantage les esprits qu’un menu standardisé, sans identité.
Cette approche permet au traiteur de proposer une cuisine lisible, sincère et maîtrisée, où chaque ingrédient a sa place et son rôle.
L’accord entre les mets et les boissons participe par ailleurs à l’expérience.
Des vins sélectionnés avec soin, des cidres artisanaux, des jus de fruits locaux ou des boissons sans alcool de qualité complètent le repas et renforcent la cohérence de l’ensemble. Ces choix apportent une dimension supplémentaire au moment partagé, tout en restant fidèles à l’esprit du mariage.
Résultat ? Un repas dont les invités se souviennent, non seulement pour sa qualité, mais aussi pour l’émotion et le sens qu’il a su transmettre.
Le jour du mariage, le rôle du traiteur dépasse largement la simple préparation des plats.
Un prestataire expérimenté prend en charge l’ensemble de l’organisation culinaire, de l’installation du matériel à la gestion des équipes, en passant par la mise en place des espaces et la coordination entre la cuisine et le service en salle.
Tout est pensé en amont pour garantir un déroulé fluide le jour J.
Préparation sur place ou en amont, organisation du cocktail ou de l’apéritif, service à table ou buffet : chaque étape est anticipée afin de respecter le timing de la réception, les discours, les animations et le rythme souhaité par les mariés.
Cette organisation permet d’assurer une qualité constante, de la première bouchée jusqu’au dessert, quelle que soit l’ampleur de l’événement.
Un traiteur professionnel sait également faire face aux imprévus.
Adaptation aux contraintes du lieu, ajustements de dernière minute ou encore gestion des aléas techniques ou météorologiques, cette capacité d’anticipation et de réaction est indispensable pour garantir la sérénité des mariés et de leurs invités.
En confiant cette partie à un professionnel, les mariés peuvent pleinement profiter de leur journée, sans se soucier de la logistique.

Le budget d’un traiteur de mariage dépend de plusieurs facteurs.
Le nombre d’invités, le type de service choisi (buffet, repas assis, cocktail dînatoire, etc.), la gamme des produits, le choix des boissons et le personnel mobilisé influencent directement le coût de la prestation.
Contrairement aux idées reçues, travailler des produits locaux ne signifie pas forcément un budget plus élevé.
La saisonnalité permet en effet d’optimiser les coûts, puisque des produits disponibles au bon moment sont plus accessibles, tout en offrant une qualité gustative supérieure.
Un menu volontairement plus simple, construit autour de produits de saison bien travaillés, est plus pertinent qu’une carte trop complexe nécessitant des ingrédients rares ou hors saison.
Pour bien anticiper le budget, il est conseillé de demander un devis détaillé.
La comparaison des propositions, les échanges avec le traiteur, la participation aux dégustations et l’ajustement des choix en amont permet de construire une prestation cohérente, fidèle aux attentes des mariés et maîtrisée financièrement.
En France, on jette chaque année plus de 10 millions de tonnes de nourriture.
Oui, 10 millions.
Et sur cette montagne de gaspillage, une bonne partie était encore parfaitement consommable.
Pour toi, ça représente quoi ?
En moyenne 400 € qui partent à la poubelle… chaque année, par foyer.
Et encore, ce chiffre ne compte pas l’énergie, l’eau et les ressources utilisées pour produire cette nourriture.
La bonne nouvelle ?
Tu peux agir, dès maintenant. Facilement. Sans bouleverser ton quotidien.
Et en économisant de l’argent.
Les magasins de déstockage alimentaire et les paniers anti‑gaspi sont deux solutions simples, concrètes… et efficaces.
Elles te permettent de récupérer des produits encore parfaitement bons, à prix réduit, tout en soutenant les producteurs et commerçants près de chez toi.
Si tu veux comprendre le fonctionnement, les coulisses et les avantages de ce système, je te conseille de lire tout savoir le déstockage alimentaire.
Tu verras… c’est beaucoup plus malin que tu ne l’imagines.
Moins de gaspillage, plus d’économies, et un geste concret pour la planète.
C’est ça, l’anti‑gaspi.
Oublie tout de suite l’image du hard‑discount gris et triste.
Un magasin de déstockage alimentaire, c’est autre chose.
Ici, tu trouves des produits de qualité, parfois bio, souvent locaux, à prix cassés.
Pourquoi ? Parce qu’ils ont été écartés du circuit classique pour des raisons… qui n’ont rien à voir avec leur goût ou leur fraîcheur.
Ça peut être :
Résultat : ces produits finiraient souvent… à la poubelle.
Alors qu’ils sont encore parfaitement bons à manger.
Le magasin de déstockage, lui, les rachète ou les récupère, puis les revend à prix réduit.
Et quand on dit réduit… c’est souvent –30 % à –70 % par rapport au prix normal.
Côté offre, c’est varié :
En clair : tu fais des économies… sans sacrifier la qualité.
Et ça marche partout : en ville comme à la campagne.
Quelques exemples concrets :
Tu entres, tu remplis ton panier… et tu repars avec 2 à 3 fois plus de produits pour le même budget.
Imagine…
Tu commandes un panier rempli de produits frais ou d’épicerie.
Tu le payes 3 à 5 € au lieu de 12 à 20 €.
Et tu le récupères près de chez toi, prêt à être cuisiné.
C’est ça, le principe du panier anti‑gaspi.
Ces paniers sont composés d’invendus encore parfaitement consommables.
Ils viennent souvent de boulangeries, primeurs, supermarchés, traiteurs…
Parfois même de producteurs locaux qui ont un surplus à écouler.
Tu peux tomber sur :
Le contenu peut être annoncé à l’avance…
Ou rester une surprise jusqu’au moment où tu ouvres ton panier.
Et c’est ça qui rend l’expérience sympa : tu cuisines avec ce que tu as récupéré, tu improvises, tu découvres de nouvelles recettes.
Le plus souvent, ça passe par une appli :
Tu choisis ton panier, tu payes via l’appli, et tu vas le récupérer à l’heure indiquée.
Parce que tout le monde est gagnant.
Le commerçant : il écoule ses invendus et limite ses pertes.
Toi : tu payes moins cher et tu évites le gaspillage.
La planète : moins de nourriture à jeter, donc moins de déchets et de CO₂ produits.
Et puis il y a l’effet « chasse au trésor »…
Tu ne sais jamais exactement ce que tu vas avoir, et c’est ça qui rend l’expérience ludique.
À Quimper, certaines boulangeries proposent sur Too Good To Go des paniers à 3 €.
Dedans : une baguette, 4 viennoiseries, parfois une pâtisserie.
Valeur réelle : entre 10 et 12 €.
Résultat : 70 % d’économie… et zéro produit jeté.
En prime, tu peux en faire profiter ton entourage.
Un dîner improvisé avec les amis ? Hop, un panier récupéré en fin de journée, et tout le monde se régale.

Choisir l’anti‑gaspi, ce n’est pas juste « faire un geste pour la planète ».
C’est aussi te faire plaisir tout en dépensant moins.
C’est le premier effet… et pas des moindres.
En magasin de déstockage ou via les paniers, tu peux économiser 30 % à 70 % sur certaines courses.
Sur un mois complet, ça fait vite une grosse différence.
Et sur une année, on parle facilement de plusieurs centaines d’euros économisés.
Quand tu ouvres un panier anti‑gaspi, il y a souvent des surprises.
Des produits que tu n’aurais pas forcément achetés.
Et ça te pousse à tester de nouvelles recettes, à varier ton alimentation.
C’est un peu comme un panier AMAP… mais à prix mini.
En achetant ces produits, tu aides directement :
Ton argent reste sur ton territoire… et fait vivre des gens près de chez toi.
Produire de la nourriture demande de l’eau, de l’énergie, du transport.
Quand on la jette, tout ça part à la poubelle aussi.
En sauvant ces produits, tu réduis les déchets et les émissions de CO₂.
C’est concret, mesurable… et bon pour tout le monde.
Chaque achat anti‑gaspi, c’est un petit vote.
Un signal envoyé aux commerçants, aux producteurs, à la grande distribution :
« Oui, ça m’intéresse de sauver les invendus. »
Et plus on est nombreux à le faire… plus l’offre se développe.
Résultat : plus de choix, plus d’économies, moins de gaspillage.
Tu veux t’y mettre… mais tu ne sais pas trop par où commencer ?
Voici 10 astuces simples et efficaces pour que ça devienne une habitude.
Commence par identifier ce qui existe près de chez toi.
Magasins de déstockage, rayons « Zéro Gaspi » en supermarché, marchés solidaires, épiceries vrac avec un coin invendus.
Plus tu connais de points de vente… plus tu multiplies les bonnes affaires.
Télécharge **Phenix** et **Too Good To Go**.
Active la géolocalisation et surveille les nouvelles offres.
Certaines disparaissent en quelques minutes, alors reste attentif.
En choisissant des produits locaux et de saison, tu soutiens ton territoire et tu réduis l’empreinte carbone.
Et souvent… c’est meilleur.
Dans les supermarchés, le matin ou en fin de journée.
Dans les boulangeries, juste avant la fermeture.
C’est là que tu trouves les meilleures réductions.
DLC (Date Limite de Consommation) = à respecter pour la sécurité alimentaire.
DDM (Date de Durabilité Minimale) = un dépassement n’est pas dangereux, le goût peut juste être légèrement altéré.
Ne jette pas automatiquement un produit juste parce que la DDM est passée.
Ne cherche pas absolument un produit précis.
L’anti‑gaspi, c’est aussi accepter de se laisser surprendre par ce qui est disponible.
Si ton panier contient des carottes, des pommes de terre et un fromage… devine quoi ?
Tu peux improviser une soupe, un gratin, ou même un curry végétarien.
L’anti‑gaspi, ça rend créatif en cuisine.
Certains produits peuvent se congeler : pain, fromage râpé, viande.
Tu peux aussi transformer tes fruits en compote, confiture ou smoothie.
Un panier trop rempli ?
Invite des amis, partage avec tes voisins, donne à ta famille.
Rien ne doit finir à la poubelle.
Ne compte pas uniquement sur l’anti‑gaspi pour remplir ton frigo.
Utilise-le comme un complément malin à tes courses habituelles.
Résultat : des repas équilibrés, variés… et bien moins chers.

Les produits anti‑gaspi ne tombent pas du ciel.
Ils viennent de circuits très variés… mais toujours avec un point commun : ils sont encore parfaitement bons.
Un agriculteur récolte plus que prévu.
Ou bien ses légumes ne correspondent pas aux calibres imposés par la grande distribution.
Trop petits, trop gros, un peu tordus… mais toujours délicieux.
Plutôt que de les jeter ou de les laisser perdre, il les vend via un magasin de déstockage ou un panier anti‑gaspi.
En fin de marché, il reste toujours des cagettes invendues.
Fruits un peu mûrs, légumes fatigués… mais parfaits pour une soupe, un gratin ou une compote.
Certains grossistes écoulent aussi leurs stocks de cette façon, plutôt que de les envoyer à la benne.
Le pain et les viennoiseries invendus de la journée peuvent partir en panier anti‑gaspi.
Idem pour les plats cuisinés qui n’ont pas trouvé preneur.
La qualité reste identique… seule la fraîcheur peut être légèrement inférieure à celle du matin.
Ils mettent de côté les produits proches de leur date limite, les emballages un peu abîmés, ou les lots incomplets.
Souvent, ces articles sont regroupés dans un rayon spécial « Zéro Gaspi » ou vendus via des applis comme Phenix.
Surproduction, changement de packaging, annulation de commande…
Ces produits n’ont pas toujours leur place dans les circuits habituels.
Mais grâce à l’anti‑gaspi, ils trouvent une seconde vie.
Finalement, chaque étape de la chaîne alimentaire génère des invendus.
Et c’est justement ça que ces solutions viennent sauver.
Adopter l’anti‑gaspi, c’est gagner sur tous les tableaux.
Ton porte‑monnaie, la planète… et même ta créativité en cuisine.
Un panier ou un produit anti‑gaspi, c’est souvent 30 % à 70 % moins cher que son prix habituel.
Sur un plein de courses, ça fait une sacrée différence.
Sur une année, tu peux économiser facilement plusieurs centaines d’euros.
Et ce, sans changer ce que tu manges… juste en changeant comment tu l’achètes.
Chaque produit que tu sauves, c’est :
Le gaspillage alimentaire représente environ 3 % des émissions de gaz à effet de serre en France.
Alors chaque geste compte.
Il y a aussi un bénéfice plus discret : la satisfaction personnelle.
Tu deviens acteur d’un changement concret.
Et tu vois l’impact de tes choix, directement, dans ton assiette et dans tes dépenses.
Les magasins de déstockage et les paniers anti‑gaspi, c’est simple, accessible et gagnant‑gagnant.
Commence petit : un panier récupéré par semaine, une visite dans un magasin anti‑gaspi.
Tu verras vite la différence… dans ton frigo et sur ton compte en banque.
Essaie une fois, et tu risques d’y prendre goût.
Et si on s’y mettait tous ?
Imagine l’impact collectif sur notre budget, notre territoire… et notre planète.
En résumé : moins de gaspillage, plus d’économies, et un vrai coup de pouce à la planète.
Tout ça… juste en changeant où et comment tu fais tes courses.
Teste un panier cette semaine.
Pousse la porte d’un magasin anti‑gaspi.
Et découvre par toi‑même à quel point c’est simple… et gratifiant.
L’anti‑gaspi, c’est bon pour toi, bon pour les autres… et bon pour demain.
À glisser dans ta poche pour briller en fest-noz… ou juste mieux comprendre ce qui mijote dans ton assiette !
Dans ce petit glossaire gourmand, on parle terroir, et ça sent bon le kig ha farz chez mamie le dimanche !…
Algues : fraîches, séchées, en tartare… les algues font partie du paysage culinaire breton. En plus, elles sont super bonnes pour la santé !
Amann : le mot breton pour dire beurre. Ici, c’est un peu le carburant du pays.
Andouille de Guémené : un indispensable à goûter dès ton premier séjour en Bretagne. Fumée et roulée sur elle-même, on la déguste en fines tranches à l’apéro, en sandwich, ou tiède avec des patates.

Bar : poisson des côtes bretonnes, le plus souvent pêché à la ligne, à la chair fine et savoureuse.
Bara : le mot breton pour pain, aussi souvent utilisé dans les noms de boulangeries.
Beurre demi-sel : pilier de la gastronomie bretonne. Et celui aux cristaux de sel, c’est le Graal sur la tartine.
Bilig : la plaque en fonte sur laquelle on cuit les crêpes et galettes. La technique demande un sacré coup de main !
Blé noir : c’est le sarrasin, la base des galettes. Et pourtant, rien à voir avec le blé !
Caramel au beurre salé : inventé dans les années 70 à Quiberon, c’est devenu une religion. À la cuillère, dans les crêpes, ou en cachette dans le placard.
Chotten : c’est la tête de cochon grillée que l’on déguste à la période des gras (carnaval) dans un petit coin du Finistère.
Chouchen : hydromel breton à base de miel et d’eau. Attention, ça peut vite monter à la tête !
Cidre : une boisson emblématique des tables bretonnes, et pas seulement avec les crêpes !
Coco de Paimpol : un délicieux petit haricot blanc AOP, à écosser soi-même si on veut mériter son ragoût.
Coquille Saint-Jacques : le trésor des côtes bretonnes, notamment dans la baie de Saint-Brieuc. Ultra fraîche, elle se suffit à elle-même… juste snackée avec un peu de beurre salé.
Crêpe : fine et dorée, à servir avec une noisette de beurre et du sucre, rien de plus !
Conserverie : en Bretagne, tu en as presque une dans chaque port ! Certaines existent depuis plus d’un siècle.
Cotriade : soupe de poissons typique du littoral. Moins connue que la bouillabaisse, mais au moins aussi savoureuse.

Dentelle : une crêpe ultra-fine, croustillante et enroulée façon cigare : c’est la crêpe dentelle, née à Quimper à cause (ou grâce !) d’une crêpe oubliée sur la billig.
Far breton : nature ou aux pruneaux, dense, généreux, et meilleur après une nuit au frigo. À découper en grosses parts.
Farz noir : une préparation salée à base de sarrasin, cuite dans un sac en toile dans le bouillon du kig ha farz. C’est rustique, nourrissant, et tellement bon.
Farz pitilig : ni une crêpe ni un far… mais assurément un goûter bien gourmand.
Fest-noz : littéralement « fête de la nuit ». Une soirée de danses bretonnes, crêpes, fruits de mer ou galettes saucisses… Une ambiance unique à vivre au moins une fois.
Fraise de Plougastel : la fraise bretonne par excellence, qu’on attend chaque année avec impatience.
Frigousse : un ragoût de viande mijotée longtemps, un peu oublié sauf chez les amoureux de recettes à l’ancienne.
Fumage : une technique utilisée pour les poissons ou l’andouille, le plus souvent au bois de hêtre.
Galette : dans certains coins de Bretagne, elle désigne la crêpe de blé noir. Dans d’autres, on distingue la crêpe (fine) et la galette (épaisse).
Galette-saucisse : combo magique vendu dans les stades, les festoù-noz et les marchés. Une saucisse, une galette, pas besoin de plus pour être heureux !
Galette de Pont-Aven : un petit biscuit rond, croustillant et doré. À tremper (ou pas) dans le café !
Gâteau breton : un sablé géant, riche en beurre, avec une jolie croix dessinée au couteau. On le découpe traditionnellement en triangles. Il se conserve longtemps… sauf s’il y a des gourmands dans le coin.
Goémon : le nom donné aux algues qu’on ramasse sur l’estran. Autrefois, il était brûlé pour faire de la soude.
Graisse salée : le petit plaisir charcutier qu’on ne trouve qu’ici, avec un goût unique. On lui a même consacré un article sur le blog.

Huîtres de Cancale/du Bélon/de Penerf… : elles ont chacune leur caractère, iodées, noisettées, fines ou charnues. À déguster avec du pain, du beurre, et c’est tout.
Hydromel : boisson des anciens Celtes, mélange de miel et d’eau fermentée. Moins connu que le chouchen, mais tout aussi enivrant.
Kig ha farz : un plat du Léon qui mijote longtemps, avec de la viande, des légumes et du farz, un peu le pot-au-feu version bretonne.
Kouign-amann : du beurre (beaucoup), du sucre, de la pâte… et c’est tout. Un concentré de gourmandise né à Douarnenez. À prononcer « kouign-a-mann ».
Kouign bigoudène : le pancake breton ! une petite galette épaisse, spécialité du pays Bigouden.
Kouign des Gras : le dessert des jours de fête, servi pendant les Gras dans la région de Douarnenez.
Kouign patatez : une galette de pommes de terre, croustillante dehors, fondante dedans. À manger avec une salade ou juste comme ça, tiède.
Krampouezh : le mot breton pour désigner les crêpes, sucrées ou salées.
Kraz : une crêpe bien « kraz », c’est une crêpe bien craquante, comme on les aime ici.
Lait Ribot : lait fermenté au goût légèrement acide. Avec des patates chaudes, c’est là qu’il est le meilleur !
Lambig : eau-de-vie bretonne obtenue par distillation du cidre. À réserver aux amateurs de sensations fortes… et aux estomacs aguerris.

Langoustine : la « demoiselle de Loctudy », fine, délicate, un incontournable des criées du sud Finistère.
Marron de Redon : une châtaigne locale, douce et sucrée. Elle se cuisine en soupe, en purée ou en dessert.
Moules de bouchot : élevées sur des pieux en bois plantés dans la mer, elles sont petites, dodues et délicieuses.
Oignon de Roscoff : reconnaissable à sa belle robe rosée et à sa saveur douce. Labellisé AOP, il se déguste cru, confit ou en soupe.
Ormeau : petit coquillage rare et protégé, que seuls certains pêcheurs à pied ramassent aux grandes marées, souvent dans des coins dont ils gardent jalousement le secret.
Palet breton : un biscuit sablé et friable, épais, bien doré, au bon goût de beurre.
Parlementin de Rennes : une pâtisserie à base d’amandes, qui rappelle un peu le financier, née en mémoire de l’incendie du Parlement de Bretagne.
Pommeau de Bretagne : apéritif doux et fruité, obtenu en mélangeant du jus de pomme et du lambig. À boire bien frais, en terrasse ou au coin du feu.
Pomme de terre de l’île de Batz : petite, fine et douce, elle pousse sur une terre balayée par les embruns.
Pesked : le mot breton pour « poisson ». Tu le liras parfois dans les intitulés de plats ou sur les ardoises.
Pâté Hénaff : la « boîte bleue » culte que tout Breton (ou non) a déjà croisée, ouverte, ou emportée en pique-nique.
Rozell : le petit râteau en bois qu’on utilise pour étaler la pâte sur la billig. Un geste précis, presque cérémonial, à répéter pour enfin maîtriser.
Rillettes de poisson : souvent faites maison ou en conserverie artisanale, parfaites sur un bon pain de campagne grillé.
Sardine : pêchée à Douarnenez ou à Quiberon, elle se glisse en boîte ou en grillade. Quand elle est fraîche, c’est le goût des vacances en bord de mer.

Sarrasin : le roi des champs bretons. Ni blé, ni céréale (techniquement), mais incontournable ici.
Sel de Guérande/de la presqu’île de Rhuys : ramassé à la main dans les marais salants, il croque sous la dent et donne du relief à tout, même à une simple tartine de beurre.
Saucisse de Molène : fumée aux algues, elle est unique en son genre. Tu la goûtes une fois, tu t’en souviens toujours.
Soupe de poissons : bien iodée, parfois un peu relevée… Parfaite pour se réchauffer après une journée de pêche ou de pluie.
Salicorne : petite plante marine qu’on déguste crue, poêlée ou en pickles. Salée, croquante, elle a le goût du large.
Soupic : une crêpe soupic (souple), c’est l’inverse de la crêpe kraz. Toute moelleuse, fondante, chacun sa team !
Tomme de Rhuys/de Ploeuc/du Léon : des fromages bretons, souvent au lait cru, qui n’ont rien à envier à ceux des montagnes. Certains sont même affinés aux algues.
Tu connais maintenant tous les secrets (ou presque) du vocabulaire culinaire breton.
Quel est ton mot préféré ? Celui qui, peut-être, ravive des souvenirs d’enfance de mercredis chez mamie ou de vacances au bord de la mer ?
En Bretagne, on ne plaisante pas avec la gastronomie.
Les produits du coin, on les cultive, on les pêche, on les cuisine… et surtout, on les fête.
Car ici, bien manger rime avec convivialité !
Alors si tu n’as jamais croqué dans une galette saucisse au son du biniou ou dégusté une marmite de moules sur une grande table en bois face à la mer, il est temps de de mettre à jour : on t’emmène faire un tour de Bretagne des fêtes et traditions culinaires régionales.
Qu’on se le dise : en Bretagne, on a la mer dans le sang… et dans l’assiette.
Et si les nombreuses fêtes maritimes mettent à l’honneur les produits que l’on adore, ce sont aussi de belles occasions de célébrer le métier de ceux qui, chaque jour, embarquent, quelle que soit la météo pour aller les pêcher.
Voici quelques-unes des fêtes à ne pas manquer (liste non exhaustive !)



Les produits du terroir breton ne sont pas en reste !


Ne t’avise pas de les remettre en question : il y a quelques coutumes gastronomiques auxquelles on tient !

Dis-nous en commentaire si chez toi, on célèbre aussi un produit, un plat, une boisson !
On est curieux… et toujours partants pour une nouvelle découverte gourmande.
Notre société est de plus en plus éloignée du monde paysan.
Les fermes s’agrandissent et le nombre d’agriculteurs diminue à vitesse grand V.
L’agriculture fournit pourtant les produits de base de notre alimentation (lait, œufs, viande, farine, légumes, etc.).
Nous nous intéressons ici à la production de lait sur une ferme dite « herbagère », c’est-à-dire où les vaches ne mangent que de l’herbe.
C’est bon pour la qualité nutritionnelle du lait et pour la planète !
Pour commencer, reprenons les choses dès le début.
Pour qu’une vache produise du lait, il faut qu’elle donne naissance à un veau.
Son système hormonal va alors déclencher la lactation qui lui sert naturellement à nourrir son petit.
Avant sa première mise bas, la vache est appelée « génisse ».
Sur une ferme laitière, les veaux sont nourris au lait pendant 3 à 4 mois.
Leur régime alimentaire va évoluer progressivement (foin, paille, céréales) pour qu’ils deviennent des ruminants.
L’éleveur va prélever le lait des mères lors des traites, généralement une le matin et une le soir.
En fonction de la race et du mode de production, une vache produit entre 10 à 40 litres de lait par jour.
Sa lactation va durer environ 10 mois au terme desquels elle sera mise au repos (on dit qu’elle est tarie).
Une fois « en chaleur », elle pourra de nouveau démarrer un cycle de reproduction.
Mise en présence d’un taureau ou inséminée par un professionnel, la gestation durera 9 mois.

Sur une ferme herbagère, les vaches pâturent un maximum.
Quand la météo ne le permet plus, elles mangent l’excédent d’herbe récolté (foin, enrubannage, ensilage d’herbe).
Selon de nombreuses études scientifiques, plus la ration alimentaire d’une vache est composée d’herbe, plus la part d’acides gras polyinsaturés (les meilleurs) augmente !
Et à contrario, plus la part de maïs/soja est importante, plus le lait développe des acides gras saturés !
Ceux-là sont classés non indispensables par l’ANSES, voire nocifs pour la santé quand ils sont pris en excès.
Outre la composition nutritionnelle, le goût du lait peut largement varier selon l’alimentation des vaches et la composition des prairies notamment.
C’est ainsi que des fromages et beurres aux saveurs, textures et couleurs multiples peuvent être créés.

L’éleveur qui trait avec une machine à traire parvient à reconnaître chaque vache à sa mamelle.
Ce moment privilégié avec l’animal va permettre à l’éleveur d’observer et de constater un éventuel souci de santé (mamelon, pattes, etc…).
Ceci est moins vrai avec de grands troupeaux et la robotisation qui industrialise l’élevage et réduit la complicité avec l’animal.
Récapitulatif des étapes principales de la traite :
Les différentes phases de nettoyage (trayons, salle de traite, etc.) sont très importantes car elles contribuent à maintenir une hygiène au sein des équipements.
Elles permettent notamment de limiter le développement de mammites (infection des mamelles via le sphincter) et de maintenir le prix du lait qui peut varier notamment selon les analyses bactériologiques.


Dès que possible en fonction des zones géographiques, les vaches seront remises à l’herbe.
Les vaches sautent, courent ; les spectateurs ressentent leur joie de ressortir et de manger de l’herbe fraîche !
C’est à cette saison qu’il faut aller chercher les vaches dans les près, les rassembler pour former une belle queue leu leu vers la salle de traite.
C’est aussi la période où les parcelles d’herbe non pâturées sont fauchées pour satisfaire les stocks de l’hiver.
Selon l’adage : « Une vache, c’est une barre de coupe à l’avant et un épandeur à l’arrière », c’est-à-dire qu’elle fauche, récolte et fertilise.
Les exploitations basées sur un système herbager tendent à aller vers l’économie et l’autonomie en :
Les prairies captant les émissions de gaz à effet de serre, ces exploitations s’avèrent également plus durables et écologiques.
Le lait est devenu un aliment mal aimé pour ses effets parfois inflammatoires.
Redonnez une chance à ce produit de base de l’alimentation et allez frapper à la porte de vos voisins agriculteurs qui prônent une agriculture raisonnée et idéalement biologique.
Voici quelques idées de recettes qui permettent au lait de retrouver toute sa splendeur :
Avez-vous des souvenirs de vacances à la ferme ?
Partagez votre expérience dans les commentaires.
Tu rêves de manger des produits locaux ultra frais, de réduire ton impact environnemental, tout en soutenant davantage les producteurs ?
Tu aimes participer à des projets solidaires et engagés sur ton territoire ?
Si on te disait que l’AMAP regroupe tout cela !
Ces associations qui fleurissent partout en France, y compris en Bretagne, mettent directement en relation les agriculteurs et les consommateurs.
Ça t’intéresse ?
Fonctionnement, avantages, comment adhérer : on t’explique tout dans cet article.
AMAP est l’acronyme pour « Association pour le maintien d’une agriculture paysanne ».
La mission d’une AMAP, c’est de soutenir une agriculture locale et durable, qui respecte la nature, le vivant et les saisons, en créant un lien direct entre les producteurs et les consommateurs.
C’est un système qui, comme son nom l’indique, est structuré en association, et basé sur la confiance et la solidarité. Ici, pas d’intermédiaires et encore moins de grande surface : tout se passe en circuit court, directement entre les citoyens et les paysans.
Les agriculteurs s’engagent à fournir leurs produits de manière régulière. Les clients consommateurs, quant à eux, s’engagent pour une durée, déterminée ou non, à acheter ces produits avec la même régularité.
Le modèle repose donc sur un équilibre gagnant-gagnant : les producteurs bénéficient d’une rémunération équitable et continue et d’un soutien direct, et les adhérents sont assurés d’avoir des produits frais, locaux et éthiques.
Dans une AMAP, chaque partie, producteur et consommateur, a un rôle bien précis à jouer.
Et c’est ce qui fait la richesse de ce système !
L’agriculteur fournit le fruit de sa propre production : légumes, œufs, produits laitiers, viande, miel… La diversité des produits dépend des producteurs associés à l’AMAP. Le plus souvent, ces agriculteurs sont engagés dans des pratiques durables, voire sont installés en exploitation biologique. Ils participent à la vie de l’association en rencontrant les adhérents lors des distributions.
L’adhérent, quant à lui, s’engage sur la durée. Le contrat est généralement signé pour une saison, voire une année complète, afin de garantir aux paysans un revenu stable et prévisible, essentiel à leur activité.
Concrètement, comment ça se passe ?
La distribution est souvent un moment convivial.
Elle a lieu à jour et horaires fixes, sur un marché, dans un local partagé, dans une épicerie paysanne ou dans une ferme. C’est une belle occasion pour discuter avec les producteurs, d’autres adhérents, ou encore de glaner des idées recettes !
Dans certaines AMAP, il peut être demandé aux adhérents de participer à l’organisation des distributions, la préparation des paniers, etc.
Plus qu’une asso, c’est une véritable communauté qui se crée !

Bonne nouvelle : les AMAP se sont beaucoup développées ces dernières années et il y a de fortes chances qu’il en existe une près de chez toi.
Pour la trouver :
Ensuite, si les conditions (tarif, jour de distribution, etc.) te conviennent, tu n’as plus qu’à signer ton contrat avec l’association et embarquer dans cette chouette aventure.
Et toi, fais-tu partie d’une AMAP ou d’un autre groupement de consommateurs ?
Est-ce une expérience qui t’attire ?
Raconte-nous en commentaire !
Comme beaucoup de personnes aujourd’hui, tu cherches à réduire, voire à supprimer le gluten de ton alimentation ?
De la simple sensibilité digestive à l’allergie très grave, il est souvent désigné comme responsable de nombreux maux.
Dans cet article, on te donne 9 céréales (ou assimilés) sans gluten, dont certaines sont disponibles en ultra-local, pour varier les saveurs tout en prenant soin de ta santé.
Riche en fibres, l’avoine présente plusieurs intérêts nutritionnels, notamment celui d’améliorer la santé digestive et de prévenir l’apparition du mauvais cholestérol.
Elle est source de protéines végétales, de vitamines du groupe B, de fer et de magnésium.
Si tu avais pour habitude de reléguer l’avoine au simple rôle de flocons ou de porridge dans ton bol de petit-déjeuner, c’est le moment de l’upgrader en barres de céréales maison, pancakes, galettes de légumes, cookies salés ou sucrés ou encore pour donner de la texture à tes gratins…
Attention, l’avoine peut contenir des traces de blé en raison de contaminations croisées. Si tu y es allergique ou que tu souffres de la maladie cœliaque, n’achète que des flocons d’avoine certifiés sans gluten.
On ne te le présente pas : tu connais bien ce petit grain doré très présent sur nos terres bretonnes.
On aime son croquant et sa saveur sucrée en salade ou en épis grillés sur le barbecue.
Le maïs existe également sous forme de farine que tu pourras incorporer à tes gâteaux, pâtes à tarte, tes pains, ou pour réaliser des tortillas maison.
Pense aussi au pop-corn pour les petits creux, à préparer en 5 minutes montre en main. À l’heure de l’apéro, décline-le en version salée avec des épices !
Côté bienfaits, cette céréale est riche en vitamines A, B, E, et elle contient des antioxydants.

Cultivé principalement en Provence, le petit épeautre gagne de plus en plus de terrain vers les régions méridionales.
C’est une variété ancienne de blé, reconnue comme étant très digeste par les personnes supportant mal les effets du gluten.
Attention, il n’est pas adapté aux évictions strictes.
Son grain se consomme comme une céréale classique pour remplacer le riz et les pâtes avec une viande, des légumes, ou cuit puis refroidi en salade fraîche.
Sa farine au goût neutre, un peu rustique, est panifiable, et s’utilise dans les gâteaux, les crêpes, etc.
Le millet, souvent méconnu, est pourtant une véritable pépite nutritionnelle !
Cultivée en France, cette petite graine rassemble une foule de bienfaits pour la santé : elle est notamment riche en magnésium, en phosphore et en fer.
On cuisine le millet comme du riz, dans de l’eau ou du bouillon pour accompagner les plats en sauce. Une fois cuit, tu peux aussi le mélanger à des légumes, des herbes et des épices, puis former des galettes à dorer à la poêle.
Autre idée : le laisser tremper dans du lait toute une nuit pour préparer un pudding au petit-déjeuner. Ajoutes-y des fruits frais ou secs, du cacao, ou encore des noix selon ton envie du jour !
Considéré comme une céréale, le sarrasin est en réalité une fleur.
Tu le connais peut-être sous le nom de blé noir, alors qu’il n’a rien à voir avec le blé. D’ailleurs, il est naturellement exempt de gluten.
Bien évidemment, le sarrasin est l’un des emblèmes de la Bretagne, mais sais-tu qu’on peut le consommer sous plein d’autres formes que les crêpes et galettes ? Ici, on en fait des pâtes, de la semoule, des biscuits, du pain…
Mais tu peux aussi trouver, en épiceries paysannes ou directement chez les producteurs, des graines de sarrasin à cuire dans une eau ou un bouillon, et à agrémenter, chaud ou froid.
Je te conseille la cuisson façon risotto, un délice !
Essaie sa version torréfiée, le kasha, à ajouter dans un dessert au chocolat, des barres de céréales ou un muesli maison.
Le sarrasin est à consommer sans modération pour sa richesse en protéines, en antioxydants, en acides aminés essentiels.
Il contribuera à ta bonne santé cardiovasculaire et digestive, tout en te rassasiant. Que demander de plus ?

Le quinoa arrive en Bretagne, et c’est une bonne nouvelle, autant pour nos papilles que pour la santé de tous ceux qui cherchent à adopter une alimentation sans gluten.
Originaire d’Amérique du Sud, la petite graine est une excellente source de protéines végétales, d’acides aminés essentiels et de fibres.
Tu peux le déguster de mille manières, comme accompagnement d’un plat chaud, en salade, en porridge pour le petit-déjeuner.
Si tu trouves le quinoa un peu fade, essaie cette recette : une fois cuit à l’eau ou au bouillon, étale ton quinoa sur une plaque de cuisson. Arrose-le d’huile d’olive, de fleur de sel et d’épices si tu le souhaites, puis place-le au four à 180 degrés une quinzaine de minutes, jusqu’à ce qu’il soit doré.
Tu obtiens un délicieux quinoa croustillant, à parsemer sur une poêlée de légumes ou une salade.
Le teff, originaire d’Éthiopie, commence à gagner en popularité sous nos latitudes, y compris en Bretagne.
Ne te fie pas à sa petite taille : cette céréale est une véritable bombe nutritionnelle.
Elle est riche en calcium, en fer, en fibres et en protéines. Elle contribue à maintenir une bonne qualité osseuse, stimule l’énergie et favorise la digestion.
Tu peux cuisiner le teff comme du riz et le déguster avec des légumes ou pour accompagner n’importe quel plat.
On le trouve aussi sous forme de farine à incorporer dans tes gâteaux, crêpes ou pancakes.
Originaire, elle aussi, d’Amérique du Sud, l’amarante est une céréale aux multiples vertus pour la santé.
Riche en protéines complètes, en fibres et en minéraux tels que le fer, le magnésium et le calcium, elle sera ton alliée pour te maintenir en bonne santé. Et, bien entendu, elle est dépourvue de gluten et se digère donc facilement.
Comme le sarrasin, ce n’est pas une céréale à proprement parler, mais une jolie fleur tombante surnommée « queue de renard ».
Tu pourras cuisiner l’amarante comme du quinoa ou du riz, avec une cuisson un peu plus longue : 20 à 25 minutes.

Moins connu chez nous, le sorgho est pourtant l’une des céréales les plus consommées en Inde et en Afrique.
Son petit grain ressemble à celui du millet, mais sa saveur est différente, plus sucrée.
En France, on le cultive principalement dans les régions du sud.
Il est très intéressant sur le plan nutritionnel, car, outre son absence de gluten, il contient du fer, du zinc et des vitamines du groupe B.
Tu peux également utiliser la farine de sorgho pour préparer des pains, des biscuits ou des pâtes à tarte.
Quand on décide d’arrêter de consommer du gluten, la clé est de varier son alimentation pour éviter de se lasser !
En pâtisserie, tu peux par exemple utiliser la farine de châtaigne ou de noix. Et dans tes repas, pense aux légumineuses ou à des légumes rassasiants comme la patate douce, disponible une grande partie de l’année.
Et toi, quelles sont tes céréales préférées ? Viens nous dire en commentaire !
Tu savais que le miel est l’un des produits les plus fraudés en France ?
D’après la DGCCRF, en 2021, plus de 40% des miels présentent une anomalie.
Mais comment faire pour ne pas tomber dans le panneau ?
Je vais essayer de t’expliquer tout cela et te donner quelques astuces pour t’y retrouver :
Avant de parler « origine » du miel ou comment bien le choisir, un peu récapitulatif sur ce qu’est le miel.
Le miel est un produit naturel fabriqué par les abeilles à partir du nectar des fleurs.
Ce nectar est ramené par les abeilles à la ruche et stockés dans les alvéoles de cire. En battant des ailes, les abeilles font évaporer l’eau du nectar, ce qui le transforme en miel.
Si tu veux connaître tous les détails sur la transformation du miel, du nectar jusqu’à la mise en pot de miel, je t’invite à aller voir le bel article de ma collègue, juste ici !


La demande croissante pour des produits naturels et sains a stimulé l’intérêt des consommateurs pour le miel, réputé pour ses propriétés bénéfiques pour la santé.
Les Français en sont de grands consommateurs, tant à la cuisine, que pour se soigner !
Le marché du miel en France c’est :
Tu as bien compris, la consommation annuelle tourne donc entre 45.000 et 50.000 tonnes.
La demande de miel en France est souvent plus élevée que la production intérieure.
Par ailleurs, la production de miel peut varier au fil des saisons et d’une année à l’autre en raison de facteurs climatiques et environnementaux.
Les importations permettent de maintenir une offre constante, même en cas de fluctuations de la production nationale.
Les principaux producteurs dans le monde sont :
La France importe plus de 60% du volume de miel consommé en France.
Les origines du miel que nous exportons sont principalement : l’Espagne, l’Ukraine, la Chine, l’Argentine.
Et c’est bien là où le bât blesse, car d’après la DGCCRF plus de 60% de ces miels sont frauduleux…
La fraude dans l’industrie du miel est un problème mondial, et elle peut avoir des implications négatives pour la santé des consommateurs, l’industrie apicole et l’économie.
Le miel fraudé fait référence à du miel qui a été altéré, falsifié ou manipulé d’une manière qui viole les normes alimentaires et trompe les consommateurs sur sa véritable nature ou origine.
Je vais te lister les principales fraudes que l’on rencontre dans le milieu…
Pour rappel, du miel, c’est un produit naturel, 100% issu de la production de nos chères abeilles.
Donc un produit, totalement naturel, sans aucun autre ingrédient.
Assure-toi que le produit comporte bien la dénomination « Miel de « Variétés florales » et regarde l’origine.
Elle est devenue obligatoire depuis le 1er Juillet 2022. Tu trouveras souvent la mention « Origine X », X pouvant être le pays écrit en entier ou bien des abréviations, par exemple :
FR = France
UE = Union Européenne
CH, CN = Chine
UKR = Ukraine
ARG = Argentine
HUN = Hongrie
ROU = Roumanie
VNM = Vietnam
BGR = Bulgarie
ESP = Espagne
RU = Russie
ALL = Allemagne
Non UE = les pays en dehors de l’Union Européenne (oui, oui, cette mention est tout à fait légale)
Etc.
Pour info, tu ne trouveras pas de liste d’ingrédient pour le miel, cela n’est pas exigé par la réglementation.




Cela permettra d’avoir un miel plus frais et avec des caractéristiques moins dégradées par les moyens de transport et la logistique
Se méfier des prix trop bas pour le miel est important, car cela peut être indicatif de plusieurs problèmes de qualité et de durabilité.
Voici quelques raisons pour lesquelles des prix très bas pourraient être un signe d’alerte :
En choisissant des miels provenant de sources fiables, même s’ils sont légèrement plus chers, les consommateurs peuvent s’assurer de la qualité, de l’authenticité et du soutien à des pratiques apicoles durables.
Le miel existe dans une grande variété de saveurs, de couleurs et d’arômes, en fonction des fleurs dont provient le nectar butiné par les abeilles.
Voici quelques-unes des variétés de miel les plus courantes :
Ces variétés ne représentent qu’une fraction des nombreux types de miel disponibles dans le monde, chacun offrant des caractéristiques uniques en fonction de la flore locale.
La dégustation de différentes variétés de miel peut être une expérience fascinante pour les amateurs de saveurs naturelles.
Petit à petit, tu sauras déjouer les fraudes, et appréciez de mieux en mieux ce produit que les abeilles nous offrent. Merci les Apis mellifera !
Voilà, tu en sais un peu plus sur le miel.
Tu vas pouvoir acheter, en pleine conscience, le meilleur miel pour toi et ta famille !
Et une dernière info, le miel est quasi impérissable… Au pire, il va légèrement cristalliser, mais rien de bien méchant… Donc ne le jette pas !
En matière d’œufs, il y a de quoi s’y perdre : plein air, Label Rouge, bio, frais ou extra-frais…
Et puis, ça signifie quoi, ce chiffre écrit sur la coquille ? Pour ce qui est du code, on te donne la réponse ici.
Et, dans cet article, on a décrypté pour toi 3 indications fréquentes que l’on trouve sur les boîtes d’œufs : œuf de plein air, œuf Label Rouge et œuf bio.
Les 3 sont des gages de qualité et de bien-être animal en comparaison avec un œuf issu de batterie, mais diffèrent néanmoins par quelques critères.
La mention « œuf de plein air » signifie que la poule qui a pondu ton œuf a accès, en journée, à un espace extérieur de 4 mètres carrés minimum.
La nuit, les poules sont rentrées dans des abris avec perchoirs, abreuvoirs et ont accès à leur alimentation.
Dans ces abris, il y a 9 poules maximum par mètre carré, et l’espace peut être réparti sur 4 niveaux.
L’œuf de plein air correspond au code 1 sur la coquille, également indiqué sur la boîte si tu ne les achètes pas en vrac.
L’œuf Label Rouge est un œuf de plein air.
La différence réside dans l’espace disponible pour chaque poule : on passe à 5 mètres carrés.
L’élevage est également limité en taille (2 bâtiments de 6000 poules au maximum, et obligatoirement au sol) et l’alimentation ne contient aucun colorant de synthèse.
Les œufs Label Rouge ont également le code 1, la mention du label est indiquée sur la boîte.
Enfin, l’œuf bio est également un œuf de plein air. Cependant, l’alimentation de la poule doit être composée à 95 % minimum de matières premières issues de l’agriculture biologique.
Les élevages sont également plus petits : 3000 poules maximum, et le parcours extérieur des poules contient obligatoirement de l’herbe.
Le code de l’œuf ? 0 !
Avec ces critères, tu as en main tous les éléments pour faire ton choix.
Chez Mangeons Local, on prône le circuit court : on t’invitera donc à opter en priorité pour un œuf en vente directe du producteur, plutôt qu’un œuf (même bio) de supermarché.
Si, évidemment, tu peux avoir les deux (bio et local) : c’est l’idéal !
Sur le sujet de la filière porc en Bretagne, il y a beaucoup à dire.
Peut-être que toi, en tant que consommateur, tu es dans le flou : comment soutenir l’agriculture bio et extensive alors que la majorité des élevages porcins sont industriels ?
Dans cet article, on te donne quelques clés pour comprendre la filière du cochon en Bretagne telle qu’elle est aujourd’hui, et ainsi faire le choix qui te paraîtra le plus juste.
Parce que pour bien choisir, il faut commencer par être bien informé.
On te donne d’abord quelques infos sur la filière porcine bretonne.
Eh oui, la région compte 5 fois plus de cochons que d’habitants.
C’est dingue non ?
La Bretagne est la première région de production porcine en France avec environ 5300 exploitations. En France, plus d’un cochon sur 2 est breton !
Mais pourquoi ?
L’art pictural et même religieux en attestent : le cochon est, depuis des siècles, présent dans la vie quotidienne des bretons. Il est le symbole de la société rurale, il constituait autrefois l’essentiel de l’alimentation carnée des familles.
Économique, omnivore, résistant… il permettait toutes sortes de préparations et de conservations. Bref, dès le Moyen-Age, toute famille avait ses cochons !
Puis la Bretagne entame, dans les années 50, une révolution agricole et l’élevage porcin s’intègre naturellement dans cet essor.
Les petites exploitations s’agrandissent, s’industrialisent pour répondre à une demande de plus en plus forte liée à l’accroissement de la population.
L’élevage intensif représente aujourd’hui 95 % de l’élevage porcin.
Rappelons que l’élevage intensif définit un élevage industrialisé ayant un objectif de rentabilité, jouant sur la densité d’animaux au mètre carré.
Alors oui, c’est énorme, et on le sait, cela soulève de nombreuses préoccupations : pollution générée, éthique et bien-être animal…
D’ailleurs, chez Mangeons Local, et comme 8 français sur 10, on ne souhaite pas soutenir ce modèle.
Sauf que : les éleveurs ont bien besoin de vivre de leur activité. La rentabilité, ce n’est pas un gros mot, c’est juste le but premier d’une entreprise !
Et aujourd’hui, le modèle intensif est, selon certains, le plus « sûr » pour espérer se dégager un revenu convenable.
On estime leur proportion entre 1.6 et 2.7%.
Dans un monde idéal, on mangerait tous du cochon tout rose qui a gambadé toute sa vie en plein air, avec plein d’espace pour se défouler, se nourrissant directement depuis la terre.
Sauf que la réalité est là : non seulement, le « tout plein air et bio » ne permettrait pas de satisfaire la demande croissante, mais en plus, c’est un modèle extrêmement compliqué à rentabiliser du point de vue de l’éleveur, en raison des nombreuses contraintes.
Par exemple, un arrêté gouvernemental oblige les éleveurs à clôturer leurs élevages, engendrant des coûts de dizaines de milliers d’euros.
Le risque, sinon, est que les cochons soient infectés par des sangliers, rongeurs ou encore lièvres, potentiellement porteurs de maladie comme la peste porcine africaine, la Brucellose, la maladie d’Aujeszky et la leptospirose…
Si un seul animal est infecté, il faut abattre le troupeau dans son ensemble.
Et la réalité du terrain, c’est qu’en y ajoutant le coût croissant des charges de toutes sortes (alimentation des animaux, énergie, etc.), de plus en plus d’éleveurs ne s’en sortent pas, et sont obligés de mettre la clé sous la porte.


La Bretagne compte une soixantaine d’élevages porcins bio, soit environ 1 % de la filière.
C’est peu, très peu.
Mais comme on vient de l’expliquer, le bio et l’extensif souffrent aujourd’hui du moins de rentabilité qui en font des modèles économiques fragiles.
Plutôt que le sol en béton et en caillebotis de la filière conventionnelle, ces élevages proposent des couches en paille à leurs animaux.
Cela permet aux cochons d’exprimer leur instinct animal de fouisseurs, à l’instar des sangliers qui remuent le sol à l’aide de leur truffe, à la recherche de glands.
C’est plus de travail pour l’éleveur (il faut changer la litière régulièrement) mais c’est un travail considéré comme plus valorisant, plus agréable… et le confort et la qualité de vie des animaux s’en trouvent très nettement améliorés.



« Je veux bien soutenir l’élevage bio et extensif, mais comment je fais pour savoir d’où vient ma tranche de jambon ou ma côte de porc ? »
En achetant en direct à la ferme, tu vas pouvoir échanger avec l’éleveur sur sa philosophie, ses pratiques.
Il va aussi t’expliquer les contraintes auxquelles il fait face au quotidien.
Bonus : en supprimant les intermédiaires, tu assures une rémunération plus juste du producteur sans laisser ton argent à des grands groupes d’hypermarchés.
Plusieurs labels comme Agriculture Biologique ou Label Rouge garantissent au consommateur certains critères d’éthique et de qualité concernant le porc qu’ils mettent dans leurs assiettes.
C’est notamment le cas de label bio Be Reizh, qui rassemble des producteurs ayant en commun une qualité de produit et de pratiques respectueuses des animaux et de l’environnement.
Tu veux t’informer sur les différents labels pour les élevages de porc ?
On t’a fait un super tableau comparatif des critères de chaque label, par rapport au conventionnel. À lire pour t’informer et bien choisir !


Côté abattage aussi, il existe des solutions. On a tous en tête ces images insoutenables d’abattoirs diffusées par des associations de défense des animaux.
Ces pratiques doivent être dénoncées et condamnées… mais elles restent à la marge : attention à ne pas mettre tous les abattoirs dans le même panier.
Cela dit, le transport et l’abattage restent, quoi qu’il en soit, une source de stress pour l’animal.
Alors, certains éleveurs se tournent vers d’autres pratiques et expérimentent l’abattage à la ferme pour assurer des conditions de mise à mort plus dignes et une meilleure qualité du produit.
Certes, c’est un surcoût. Mais la réponse ne serait-elle pas tout simplement dans notre rapport à l’alimentation ?
Apporter plus de végétal, manger moins de viande, mais manger intelligemment et de meilleure qualité ?
Comme toujours, c’est nous, consomm’acteurs, qui ferons changer les choses.
Voilà une idée reçue contre laquelle on se bat depuis toujours chez Mangeons Local.
En consommant local, en circuit court et de saison, et en changeant certaines habitudes (fabriquer maison plutôt qu’avoir recours à l’industriel, revenir aux aliments « simples » et réduire le contenu de ses placards…) il est possible de manger mieux pour le même budget, voire moins cher.
Tu es encore sceptique ?
La preuve par A+B : on t’a fait un comparatif du prix d’une caissette de porc premium vs un panier dans un drive de supermarché : la réponse est sans appel !
Connais-tu le concept d’épicerie paysanne ?
Ce sont des magasins, souvent situés sur une exploitation agricole, qui rassemblent des produits locaux, fabriqués ou cultivés dans des exploitations de la région.
Zoom sur ce concept qui se développe un peu partout !
Acheter en circuit court, c’est super, mais faire le tour des fermes prend du temps.
Quant aux marchés, on n’est pas toujours disponible pour s’y rendre, surtout si on travaille.
Le concept d’épicerie paysanne permet de rassembler, en un même lieu, des produits cultivés, élevés ou fabriqués aux alentours.
Ainsi, tu peux acheter tes légumes en même temps que tes yaourts, ton pain, tes œufs ou ta charcuterie, par exemple !
Tous les agriculteurs n’ont pas la possibilité de vendre à la ferme, par manque de personnel ou absence de lieu pour accueillir le public.
L’épicerie paysanne est un bon moyen pour eux, de mettre leurs produits à disposition et les faire connaître.
Quant à la ferme qui accueille le public, c’est l’occasion de faire venir de nouveaux clients.
Tout bénéf pour tout le monde !
Un magasin à la ferme, contrairement à l’épicerie paysanne, revendra en général uniquement ses propres produits.
Par exemple, un éleveur vendra sa viande ou un maraîcher ses légumes.
Dans une épicerie paysanne, on retrouvera les produits de l’éleveur (ou du maraîcher), mais également d’autres produits d’autres producteurs du coin.
Un magasin de producteurs, quant à lui, est un point de vente tenu par une association de producteurs.
Les producteurs se relaient, en fonction des jours, pour tenir la caisse et achalander la boutique des produits de tous les agriculteurs associés.
On retrouve ces magasins également en ville, car ils sont rarement sur une exploitation.
Un nouveau concept se développe sur les exploitations ou dans les bourgs des petits villages : les casiers connectés.
Le principe : des casiers réfrigérés ou non, en inox ou en bois, contiennent des produits d’exploitations agricoles du secteur et sont débloqués par le paiement du consommateur.
Ils peuvent être destinés à un seul produit (par exemple des casiers à œufs) ou multi-producteurs.
Paul Canévet a développé ce concept absolument génial et a même créé des « containers épicerie », on t’en parle dans cet article !
Ces casiers peuvent être utilisés dans le cadre de vente à la ferme, magasins de producteurs ou épiceries paysannes.
Avec François, nous nous sommes installés en exploitation maraîchère biologique à Saint-Yvi en 2014 et Anne-Laure nous a rejoints en tant qu’associée en 2021.
On vendait d’abord sur les marchés, puis nous avons ouvert la vente à la ferme en 2015 avec le système de paniers + vente au détail.
Au début, on ne misait pas trop dessus, mais finalement, on a vite arrêté les marchés face au succès de la vente directe !
La vente dans le hangar posait des problèmes de conservation des légumes à cause des variations de températures.
L’idée était de créer un local plus adapté pour les clients comme pour nous, et d’en profiter pour ouvrir notre offre à d’autres produits locaux et bio, qui respectent la même éthique et les mêmes valeurs que nous.
Nous avons fait la plupart des travaux nous-mêmes et avons ouvert le local en avril 2022.

En plus des paniers et de la vente de légumes au détail, on trouve :
En saison plus creuse, nous élargissons notre gamme de légumes avec des produits de fermes locales du Finistère.
Nous faisons réaliser des conserves de nos légumes (ratatouille, sauces et pickles) par l’ESAT de Clohars-Fouesnant.
(Mon conseil : Vous devez absolument goûter aux pickles de courgette au curry, c’est un délice !)

Élargir notre gamme de produits et mettre en place un nouveau site internet où il sera possible de réserver son abonnement mensuel pour les paniers et d’y ajouter des produits de l’épicerie pour éviter l’attente en caisse.
Infos pratiques : Ferme de Kerlou, Kerlou Bras à Saint-Yvi, ouvert le mardi 17h-19h et le vendredi 16h-19h. Tél : 07 81 64 71 40.
Avec l’arrivée des beaux jours, revient l’envie de déguster une délicieuse crème glacée ou un sorbet de fruits en terrasse, au soleil (je m’y vois déjà 😎 toi aussi?).
Et en matière de glaces, on peut dire que l’on trouve de tout sur le marché, en termes de qualité, et aussi de traçabilité.
Si le consommateur d’aujourd’hui a de plus en plus le réflexe « glace artisanale », on ne pense pas toujours à se fournir dans les laiteries locales.
Pourtant, elles sont nombreuses dans la région, dont certaines en bio, et pour la plupart, d’excellente qualité.
Et comme chez Mangeons Local on valorise le circuit court, on ne peut que te conseiller de t’y intéresser.
Voici 5 bonnes raisons pour changer tes habitudes, et rendre visite à ton artisan glacier local !
La première motivation pour choisir ses sorbets et crèmes glacées, c’est bien entendu le goût.
As-tu déjà essayé de mesurer une glace de laiterie locale à une glace industrielle du même parfum ? C’est juste… incomparable.
Là où l’industriel va créer la saveur recherchée avec du sucre à gogo, des arômes et des exhausteurs de goût, le glacier artisanal et local mise sur la qualité, le goût et la traçabilité de ses ingrédients pour te proposer un produit largement supérieur… pour un prix pas forcément plus élevé !
De la vanille bourbon qui a le goût de vanille, un sorbet qui te donne l’impression de croquer dans le fruit, un caramel beurre salé qui te fait fondre directement… Absolument rien de comparable aux bacs de crèmes glacées achetés au rayon surgelés d’une grande surface !
Pour commencer, le glacier local a une sérieuse longueur d’avance sur la concurrence industrielle : la qualité du lait.
Eh oui, ici, pas de poudre de lait, mais un vrai lait, tout frais, bien gras, directement du pis de la vache à la turbine (ou presque) !
Ensuite, un glacier local privilégiera toujours des ingrédients locaux, lorsque c’est possible (la vanille en Bretagne, c’est pas encore ça !).
Les fraises sont cultivées pas très loin, le caramel est maison, le blé noir est local…
Et lorsque les ingrédients viennent de plus loin comme le citron, le chocolat ou encore le café, ton glacier sera très exigeant sur la qualité et l’origine de ses produits.
Ça fait toute la différence !

Un autre avantage à acheter ta glace dans une laiterie locale : tu favorises le circuit court.
On t’a déjà parlé sur le blog de l’intérêt de l’achat en direct producteur pour la planète et pour ses impacts économiques et sociaux, alors on ne te refait pas la chanson, mais les principaux intérêts du circuit court sont :
Tu en vois souvent, toi, des glaces saveur algues, avoine ou chouchenn dans les bacs de ton supermarché ?
Laisse-moi deviner… Tu n’imaginais même pas que ça pouvait exister ?
Pourtant, ce sont 3 produits originaux proposés parmi la vingtaine de parfums de crèmes glacées et sorbets de Jampi, glacier breton bio.
D’ailleurs, Jampi est partenaire du label Be Reizh, qui rassemble une douzaine de producteurs régionaux engagés dans l’agriculture biologique, la qualité des produits et la localisation des emplois.
Acheter sa glace artisanale dans une laiterie locale, c’est aussi l’occasion de découvrir de nouvelles saveurs originales voire inédites en plus des classiques (fraise, cassis, café, etc.) : et ça, on adore !
Jampi, c’est 4 générations d’artisans glaciers dans le pays de Brest, une entreprise centenaire et des dizaines d’emplois.
Et il existe des dizaines, des centaines d’autres glaciers artisanaux et locaux, plus grands et plus petits !
En achetant local, qu’il s’agisse de crème glacée ou de tout autre produit, tu contribues à la création et à la survie des entreprises régionales, à une dynamique d’activité et d’emplois directs et indirects sur le territoire.
Car derrière l’achat d’un bac de glace, il y a le fabricant, mais aussi les producteurs laitiers qui fournissent chaque jour la matière première, les maraîchers pour les fruits, les récoltants d’algues, les céréaliers pour le blé noir et l’avoine…
Bref, tout un réseau de petites entreprises locales qui dépendent de nous, citoyens-consommateurs.
Et c’est plutôt sympa d’apporter sa pierre à l’édifice d’une consommation juste et raisonnée, tout en se régalant… Tu ne trouves pas ?
On parle souvent de l’avantage écologique de consommer des produits locaux : moins de transport, des produits ultra frais cultivés ou élevés dans ta région, qui respectent la saisonnalité et la biodiversité, réduction des déchets…
Mais consommer local, c’est aussi agir, directement et indirectement, sur l’économie et sur la société.
Tu te demandes où je veux en venir ? Explications 😉
Si tu suis l’actu, tu n’as pas échappé aux actions régulières des agriculteurs pour faire entendre leur voix.
Et à juste titre, car l’agriculture est un secteur en grande difficulté.
Les charges augmentent sans cesse, mais les prix des productions, eux, n’augmentent pas. Les éleveurs et cultivateurs peinent à se rémunérer et dans certains cas, on en arrive à des situations dramatiques.
S’installer en agriculture est devenu un pari plus que risqué.
Pour preuve, le nombre d’exploitations agricoles a baissé de moitié ces 30 dernières années (source : insee).
Acheter des produits locaux, c’est contribuer, à ton échelle, à soutenir la filière, notamment via le circuit court.
On t’a déjà démontré sur le blog qu’acheter en circuit court ne te coûte pas plus cher à toi, consommateur.
La grande différence se situe au niveau de la rémunération du producteur.
Quand tu achètes en direct chez lui, tu supprimes les intermédiaires et améliores considérablement son revenu net.
En consommant local, tu aides à la création et au maintien d’emplois : au sein des exploitations elles-mêmes, mais aussi dans les ateliers de transformation ou encore dans la production de nourriture animale.
Sais-tu que certains ateliers de transformation ou de conditionnement sont intégrés à des ESAT (Établissements et Services d’Accompagnement par le Travail) ? Autrement dit, quand tu achètes local, tu contribues également à favoriser l’inclusion des personnes en situation de handicap par le travail.
Quand tu achètes ton pot de fromage blanc, tu as deux choix : le prendre au supermarché et donner ton argent à une multinationale comme D**one, ou faire un saut à la ferme laitière près de chez toi… et rémunérer un producteur.
Soyons clairs : au quotidien, un caddie de supermarché finance principalement les entreprises du Cac40 et leurs pratiques humaines et financières, disons… plus que discutables.
On pourrait parler aussi des techniques marketing des industriels pour te faire acheter des produits estampillés « terroir » alors que les trois quarts des ingrédients bruts qui le composent viennent du bout du monde.
En tant que citoyen consommateur, personnellement ça me rend dingue de devoir lire entre les lignes d’une étiquette pour savoir si je ne me fais pas purement et simplement avoir… pas toi ?
Alors qu’aller directement chez un producteur, c’est avoir l’assurance de la provenance des produits et de leur méthode de fabrication.
Qualité, transparence et traçabilité : c’est mille fois mieux, non ?
On ne parle que trop peu du lien social qu’apporte l’achat local et en circuit court.
Aller à la vente hebdomadaire à la ferme, récupérer son panier à la Ruche du coin ou se croiser tous les samedis au marché… Tout ça contribue à créer des interactions entre les Hommes, bien loin des bips de la caisse automatique d’un supermarché sans âme.
Discuter avec ton maraîcher de la saison des tomates qui approche ou échanger autour d’une recette pour cuisiner les blettes… C’est ça, le lien social au quotidien.
Et dans un monde où tout va trop vite, on en a grandement besoin, tu ne trouves pas ?
Mais alors, comment choisir parmi la multitude de produits et de producteurs ?
Déjà, dis-toi qu’en favorisant le circuit court par rapport aux grands canaux de distribution, tu fais forcément le bon choix.
Ensuite, tu peux te fier aux appellations et labels pour t’aiguiller et t’assurer des méthodes de production, de transformation et de traçabilité des produits.
En Bretagne, tu peux faire confiance au label Be Reizh qui identifie des produits :
Une douzaine d’entreprises sont déjà adhérentes au programme, autour de produits variés : viande, charcuterie et poissons, conserves de légumes, produits laitiers, produits céréaliers, boissons…
En achetant des produits labellisés Be Reizh, tu contribues à l’économie locale en soutenant une production plus juste, plus rémunératrice pour les agriculteurs, et en privilégiant les produits de qualité.
Tu peux commencer par consulter la liste des producteurs près de chez toi grâce au moteur de recherche Mangeons Local, à préparer ton joli panier… et c’est parti !
Le premier confinement du printemps 2020 a vu l’émergence d’une nouvelle tendance : celle de fabriquer son pain maison.
Sorties restreintes, plus de temps pour soi, envie de revenir à des choses essentielles… Les bonnes raisons ne manquent pas.
Toi aussi, tu as succombé au pain DIY ?
Si c’est le cas, tu as peut-être découvert qu’il existe plein de farines différentes pour fabriquer son pain. Mais toutes ne se travaillent pas de la même manière, car la panification ne doit rien au hasard !
Envie de t’y mettre ? On te dit tout sur les différentes farines pour faire ton pain à la maison.
La farine de blé, ou froment, est la plus répandue en boulangerie. C’est aussi la plus facile à travailler, car le gluten qu’elle contient donne de l’élasticité à la pâte et lui permet de bien lever.
La farine de blé se décline en plusieurs types selon qu’elle est plus ou moins complète. Plus le chiffre est élevé, plus la farine est complète et « grise » au visuel.
C’est la farine qu’on retrouve la plus fréquemment pour la fabrication de pain blanc, de baguettes, mais aussi des gâteaux, brioches et viennoiseries. Elle est très facile à travailler.
Les 3 types les plus répandus sont la T65, la T80 et la T110. On peut même aller jusqu’à la T150, cette dernière étant appelée « farine intégrale ».
Plus le chiffre est élevé, plus la farine contient de son de blé, l’enveloppe qui entoure le grain.
Les farines plus complètes sont les plus intéressantes sur le plan nutritionnel et sont également plus digestes. Revers de la médaille : elles sont moins faciles à travailler et lèvent moins bien. C’est pourquoi, quand on débute, on peut commencer par les mixer avec de la T55 ou T65.
Il est facile de trouver des farines locales près de chez soi pour réaliser son pain maison, c’est le cas par exemple de la minoterie Prunault (certifiée Be Reizh !) qui propose des farines bios allant de la T55 à la T80.

Il existe plein d’autres farines qui permettent de varier à l’infini les possibilités de faire son pain soi-même !
En voici quelques unes :
L’épeautre est une variété de blé qui a été oublié pendant un temps mais qui revient sur le devant de la scène, notamment pour sa valeur nutritionnelle intéressante.
Elle apporte au pain un petit goût de noix et le rend dense et rassasiant.
Il ne faut pas confondre l’épeautre (ou grand épeautre) avec le petit épeautre appelé également engrain, même si les deux sont de la même famille et ont des saveurs assez proches.
Le petit épeautre contient très peu de gluten, ce qui le rend très digeste. On peut réaliser du pain 100 % petit épeautre, mais il sera plus dense et moins gonflé que si on le mélange à une farine de blé.
Le pain de seigle, on l’adore au moment des fêtes pour accompagner les huîtres et autres fruits de mer.
La farine de seigle est bonne pour la santé car elle est riche en minéraux, en fibres, elle a un indice glycémique bas et un effet rassasiant. Les sportifs ont tout intérêt à manger du pain de seigle avant une course ou une compétition !
En Bretagne, on connaît bien le sarrasin, aussi appelé blé noir, notamment dans les crêpes. Si tu aimes son goût typique, légèrement acidulé, tu vas apprécier le pain au sarrasin !
Avec un bon fromage de chèvre fermier, c’est un délice !
En plus, la farine de sarrasin est riche en protéines, elle est donc conseillée pour les végétariens ou les personnes souhaitant diminuer leur consommation de viande.
Parmi les nombreux producteurs de farine de sarrasin, on te recommande le Moulin de Quincampoix qui fabrique une farine bio et 100 % locale.
On t’a déjà parlé de la châtaigne sur Mangeons Local et des bienfaits de la farine de châtaigne. Dans le pain, elle apporte un petit goût sucré et gourmand en plus d’être riche en protéines et minéraux et donc, bonne pour la santé !
Il existe donc plein de farines différentes pour faire son pain maison.
On t’a parlé des plus communes mais il en existe d’autres comme la farine de maïs, la farine de millet, la farine de pois chiche… On peut même les mixer entre elles.
Et ce n’est pas tout !…

Fabriquer son pain maison, c’est aussi pouvoir inventer de nouvelles recettes avec des graines et des fruits secs.
Personnellement, j’adore quand ça croque !
Voici une liste (non exhaustive) de graines que tu peux ajouter dans ton pain maison :
Tu peux les acheter séparément ou trouver des « mix boulangers » tout prêts dans le commerce.
Ajoute des fruits secs pour réaliser un pain maison hyper énergétique en plus d’être ultra gourmand !
Abricots secs, raisins, figues, dattes, mais aussi les oléagineux comme les noix, les noisettes, les amandes… Encore une fois, les possibilités sont infinies !
Quelques idées testées et approuvées :

Donne-nous tes meilleures recettes en commentaire ! 😉
La truite et le saumon font partie des poissons préférés des Français. Mais entre les poissons sauvages et ceux d’élevage, il est parfois difficile de s’y retrouver.
On entend, en effet, beaucoup de propos contradictoires quant à la qualité ou aux conditions d’élevage des poissons. Le saumon est même pointé du doigt : il serait un poisson très toxique.
La truite et le saumon sont pourtant tous les deux recommandés par les nutritionnistes. Pourquoi donc s’en priver ?
Pour vous aider à y voir plus clair et vous permettre de mieux choisir, voici quelques explications.
La différence n’est pas flagrante entre les deux car ils font partie de la même famille. Alors à moins d’être un expert en la matière, il y a de forte chance que vous les confondiez.
Les deux poissons sont anadromes. C’est-à-dire qu’ils vivent habituellement en mer mais remontent les cours d’eau pour se reproduire. Le saumon est principalement originaire de l’Atlantique Nord alors que la truite évolue surtout en Europe.
D’un point de vue morphologique, le saumon est plus fin que la truite. Cette dernière a plus de tâches sur le corps que son cousin.
La truite est plus sensible à la qualité de l’eau : elle préfère des eaux propres et claires alors que le saumon est moins regardant.
D’un point de vue culinaire, la truite est moins grasse que le saumon. Pour qu’elle ne sèche pas à la cuisson, il est préférable de la cuire moins longtemps et d’opter pour une préparation en papillote.
Le saumon, quant à lui, est plus fondant en bouche parce qu’il est assez gras.
Les deux poissons se mangent aussi fumés. C’est d’ailleurs sous cette forme qu’on les retrouve à notre table lors des fêtes de fin d’année.
Il est recommandé de manger régulièrement du poisson car les bienfaits sont nombreux pour l’organisme.
Le saumon et la truite ont des qualités nutritionnelles similaires. Ils sont tous les deux riches en oméga 3 ce qui en fait des aliments bons pour le cœur.
Ils contiennent également beaucoup de protéines et de vitamines pour faire le plein d’énergie et booster le système immunitaire.
Mais la truite a un petit avantage : elle est peu calorique ! Elle est donc parfaite pour un repas sain et léger !

Le nombre de poissons sauvages disponibles à la consommation se restreint de plus en plus.
Les ressources marines sont victimes de la surpêche liée à la demande croissante en poisson de la part du consommateur et la saisonnalité n’est pas toujours respectée.
Pour pallier cela, l’élevage de poissons, appelé la pisciculture, s’est développé un peu partout dans le monde. En France, on retrouve la majorité des élevages sur le littoral atlantique et en Bretagne.
Il est encore possible de consommer du saumon sauvage. Pour la truite, malheureusement (ou heureusement ?), ce n’est plus le cas. L’espèce est protégée. Si vous en mangez, elle proviendra forcément de la pisciculture.
Il s’agit de l’un des poissons les plus consommés en France notamment lorsqu’il est fumé. Environ 70 % de la production vient de Norvège et 25 % d’Écosse. Il n’a absolument rien de local. Dommage !
Ces dernières années, la qualité du saumon d’élevage s’est considérablement améliorée. Cependant, le saumon n’est pas très sensible à la pollution de son environnement. La plupart des élevages les laissent donc évoluer dans des eaux polluées. Pesticides, bactéries ou encore résidus d’antibiotiques : voilà la réelle composition de l’eau.
Par ailleurs, des produits sont utilisés depuis plusieurs décennies pour colorer la chair du saumon. En effet, à l’état sauvage, le saumon se nourrit de krill contenant naturellement de l’astaxanthine. Sa chair prend donc une couleur belle rose-orangée.
Dans l’esprit du consommateur, cette couleur est gage de qualité. Les producteurs de saumon ont alors eu recours à l’utilisation de produits pour avoir un rendu similaire. Mais ces produits ne sont pas bons pour la santé du poisson et de l’homme. Cette pratique, que certains producteurs commencent à abandonner, est un peu mieux encadrée qu’avant. Mais elle est toujours aussi dangereuse pour nous.
C’est pour toutes ces raisons que le saumon a mauvaise réputation : il est toxique lorsqu’il est élevé dans ces conditions.
Et d’un point de vue écologique, c’est aussi un problème : on observe des mutations génétiques sur les poissons d’élevage. Mais lorsqu’ils s’échappent de leurs bassins, ils peuvent se reproduire avec les saumons sauvages, mettant en péril l’espèce.
Si vous souhaitez manger du saumon et profiter de ses bienfaits, préférez le saumon sauvage.
Ce poisson est particulièrement sensible à la qualité de l’eau. Il ne supporte pas non plus une trop grande promiscuité dans les bassins.
Et ça, c’est une très bonne nouvelle pour le consommateur : le producteur, pour vivre de son activité, doit absolument veiller à la qualité de l’environnement de la truite.
Il y a donc une surveillance sanitaire des plus solides : des sites alimentés en eau de source, pas d’excès de chlore, une température qui n’excède pas les 18 degrés.
L’utilisation d’antibiotiques existe, mais elle est elle-aussi très règlementée. La tendance est quand même à l’utilisation de produits naturels. D’ailleurs, rares sont les producteurs à colorer la chair de la truite, comme pour le saumon.
Ils sont également de plus en plus nombreux à se convertir au bio afin de proposer des poissons de qualité.
Mais la truite a un gros avantage sur le saumon d’élevage : la production est majoritairement française ! La Bretagne arrive en tête dans cette filière.
Rien de tel que le circuit court pour s’assurer de la qualité du poisson : vous pouvez vous fournir directement chez le producteur !
Par exemple ? Les Saules, fumoir artisanal de truites BIO, base à Corps Nuds (35). Toutes les truites qu’ils fument sont élevées par un producteur local, à Plouigneau dans le 29.

Les consommateurs sont de plus en plus exigeants, et ils ont bien raison. Ils veulent des poissons de saison et de qualité.
Pour y voir plus clair, rien de tel que se fier aux différents labels qui existent. Tous ont des cahiers des charges exigeants que les producteurs doivent absolument respecter afin de proposer des produits de qualité.
Le poisson doit avoir mangé bio et surtout, il ne doit pas avoir reçu de pesticide ou de colorant.
Il garantit une qualité supérieure du produit. Cependant, au moins 50 % de l’alimentation du poisson doit contenir de l’huile et de la farine de poisson. Cela incite malheureusement à la pêche intensive.
Ce label breton, moins que connu que les autres, est très intéressant car il allie deux aspects essentiels : le bio et le local.
Les poissons mangent bio, leurs traitements sont très encadrés et majoritairement naturels. Mais surtout, ces poissons sont Bretons !
C’est une belle façon pour le consommateur de soutenir l’économie locale !
Vous trouverez sous le label Be Reizh uniquement des truites. Le saumon provenant surtout de Norvège, c’est loin de la France, qui plus est de la Bretagne ! 😉
Nous répondons truite sans hésiter !
En plus d’ajouter une petite touche d’originalité dans votre assiette, vous soutiendrez les producteurs locaux.

Si, si, vous avez bien lu le titre…
On vous propose des astuces pour faire des économies, tout en mangeant des produits locaux et de qualité !
Ça paraît beaucoup, dit comme ça, mais il faut savoir que ce chiffre est en baisse depuis 50 ans.
Pourtant en parallèle, le volume de produits alimentaires consommés est de plus en plus élevé.
Super, me direz-vous : « on mange plus pour moins cher ! »
Oui… mais au détriment de la qualité !
La consommation de plats préparés ou transformés est en forte croissance. On mange plus de sucre (confiserie, chocolat, soda…) et la tension sur les prix se répercute sur la façon de produire les aliments (élevage en batterie, hors sol, pesticides…).
On vous propose donc nos conseils et astuces pour manger des produits de qualité, sans pour autant faire mal à votre porte monnaie. 😉
Pas de panique ! On ne vous demande pas de devenir Cyril Lignac.
On l’a parfois oublié mais il y a quelques astuces très simples pour cuisiner les viandes et les légumes du coin.
En achetant des produits non transformés et en les cuisinant ensuite, vous économiserez sur le ticket de caisse.
Bonus : vous découvrirez des nouvelles saveurs, et tout ça en maîtrisant les qualités nutritionnelles.
Que du positif !
![Faire des économies sur vos courses en mangeant local [ASTUCES] Faire des économies sur vos courses en mangeant local [ASTUCES]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/soupe-fanes-radis-4-1024x684.jpg)
Un slogan que ne nieront pas les bigoudens et les léonards ! 😜
Et ils ont raison, il n’y a pas que dans le cochon que tout est bon.
C’est une vraie tendance dans les cuisines de chefs étoilés, avoir le moins de déchet possible en utilisant le plus possible les aliments.
Pour vous en convaincre, vous pouvez faire un tour sur le site du guide Michelin, et lire les témoignages de différents chefs engagés.
En résumé, quelques astuces :
![Faire des économies sur vos courses en mangeant local [ASTUCES] Faire des économies sur vos courses en mangeant local [ASTUCES]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/caisse-legumes-01-1024x676.jpg)
Et oui on ne pouvait pas ne pas le mettre ! 😉
On a déjà fait la comparaison : un panier de légumes acheté directement chez votre producteur coûte moins cher que le même panier en grande surface.
Avec en bonus, de la qualité, du goût et une participation à l’économie locale.
Mais on peut aller encore un peu plus loin…
Et vous, quelles sont vos astuces pour économiser sur votre budget alimentation, tout en profitant de produits locaux de qualité ?
Dites-le nous en commentaire !
En Bretagne, on trouve des œufs partout – ou presque.
Que ce soit pour la pâte à crêpe, les sablés et far bretons, et même le kouign amann… Les œufs font partie intégrante des recettes traditionnelles, mais aussi, de notre alimentation quotidienne.
Alors, comment trouver de bons œufs pour nos plats préférés ?…
Dans notre région, on a la chance de trouver de nombreux producteurs d’œufs qui vendent leurs produits directement sur les marchés, à la ferme ou qui passent par d’autres circuits courts, comme par exemple les AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne), les magasins de producteurs, les magasins spécialisés bio…
Mais en creusant un peu, on est tombé sur une façon très originale d’acheter des œufs, à la manière d’une barre chocolatée à la sortie d’une salle d’attente.
Tu vas comprendre…
Derrière cette ingénieuse idée se cache Gilles Rivalain, producteur d’œufs bio labellisés Be Reizh, situé à Rosporden.
Le finistérien a été le premier à proposer un distributeur automatique d’œufs à l’entrée de sa ferme !

Il s’agit en fait d’un système ingénieux de casiers, également connu sous le nom de « cabane à œufs » par les locaux.
Simple, efficace et innovant !

L’un des gros avantages de ces casiers est son accessibilité.
Situés à l’entrée de la ferme (parfois, ces cabanes à œufs sont également installés sur des parkings de zones commerciales), ces casiers sont accessibles 24h sur 24 et 7 jours sur 7.
Idéal pour toutes celles et ceux qui ont des horaires décalées ou tardives.
Qu’est-ce qui ressemble plus à œuf qu’à un autre œuf ?…
Pourtant, il y a de très grandes différences, en fonction du type d’élevage, de la nourriture et de la race des poules, etc.
C’est d’ailleurs pour cette raison que chaque œuf a un code d’identification, à condition bien entendu de savoir le décrypter.
L’autre moyen de s’assurer de la qualité de ses œufs est évidemment d’acheter en direct, auprès de l’éleveur de son choix.
Là, au moins, on connaît la personne qui élève, qui produit, qui distribue… et ça change tout !


Par exemple, pour les œufs produits par Gilles Rivalain, on sait qu’ils sont extra-frais, que les poules vivent au grand air une partie de l’année (avec parcours herbe et arbres pour les protéger) et qu’elles consomment une alimentation sans OGM… mais également, on sait que ses œufs sont certifiés Be Reizh.
Bref, traçabilité, qualité et garantie maximale !
Il n’y a rien qui ressemble plus à un œuf… qu’un autre œuf !
C’est en partant de ce constat que de la majorité d’entre nous ne sait pas trop ce qu’il achète derrière l’œuf, sinon les possibles arguments marketing affichés sur la boîte.
« Élevé en plein air« , « Bio », « Élevé en Bretagne », « Élevage au sol », « Catégorie A », « Œufs de France », « Frais », « Extra Frais », « Œufs de ferme », « Label Rouge »…
On finirait par s’y perdre !… 😯
Pourtant, on a une chance incroyable en Union Européenne : les œufs disposent tous d’un marquage obligatoire sur la coquille, un code d’identification…
Pour y voir plus clair, je suis allé chercher un œuf dans mon frigo.
Et voici ce que j’y ai trouvé :

Allons-y par étape…
Le premier chiffre correspond au mode d’élevage de la poule qui aura pondu notre œuf.
Il y a 4 possibilités :
Un petit exercice que j’aime faire, quand on me parle de densité d’élevage, c’est de prendre la surface de mon habitation et de voir combien d’animaux, ici de poules pondeuses, « tiendraient ».
Les deux lettres qui suivent le mode d’élevage correspondent au pays.
FR pour France (nous n’avons pas encore de BZH ! 😉), ES pour Espagne, NL pour Pays Bas… Bref, le code pays classique.
Comme tu te doutes, on va te conseiller de choisir « FR » : nous avons assez d’éleveurs en France (et en local) pour ne pas acheter des œufs importés d’ailleurs.
Une anecdote impressionnante : La France est la première productrice d’œuf en UE, avec pas moins de… 14,8 milliards d’œufs produits, rien qu’en 2019.
En trois lettres : le code de l’éleveur, unique pour chaque producteur d’œuf en Union Européenne.
J’ai cherché un registre en ligne et ai contacté « l’interprofession des œufs »… mais pas de retour à ce jour.
Du coup, j’ai un code mais pas la possibilité de connaître réellement l’identité de l’éleveur.
Un vrai problème, pas vrai ?
J’ai une solution pour ça ! Acheter ses œufs directement auprès de l’éleveur.
Un élevage de poules pondeuse est généralement composé de plusieurs bâtiments / poulaillers.
Ce numéro est là pour assurer une meilleure traçabilité.
Il s’agit en effet d’un autre élément à prendre en compte lorsqu’on achète ses œufs : son gabarit.
On fait ici référence, tout simplement, au poids de l’œuf.
Il existe 4 catégories de gabarits :
On a parlé du code « tatoué » sur la coquille d’œuf… mais quid de toutes les mentions sur les boîtes ?

On va regarder ça ensemble…
A ne pas confondre avec le producteur / l’éleveur, le centre d’emballage est là uniquement pour… emballer !
Tu vas régulièrement trouvé la mention « Catégorie A » sur les boîtes d’œuf.
Il s’agit pour le coup vraiment d’un argument marketing… car tous les œufs que tu trouveras en magasin sont obligatoirement de catégorie A.
En fait, il existe deux catégories d’œufs :
Un œuf de catégorie A est nécessairement « frais » ou « extra-frais ».
La mention « Frais » désigne un œuf avec une date de consommation recommandée (DCR) de 28 jours et la mention « Extra Frais », une date de consommation recommandée de 9 jours, après ponte.
« Comment ça, recommandée ? »
En fait, un œuf peut se conserver plus longtemps que 28 jours… mais les études montrent que plus l’œuf est « vieux » et plus les risques d’intoxication à la Salmonella augmentent.
Cela est lié à la coquille dont la protection, au fil du temps, devient de moins en moins efficace.
D’ailleurs, certains recommandent d’utiliser uniquement des œufs extra-frais pour les œufs à la coque, pochés, brouillés ou encore crus (en mayonnaise, par exemple), et de réserver aux œufs plus anciens, les préparations type omelettes, œufs durs, sauces cuites, etc.
« Euh… du coup, les œufs extra-frais se gardent moins longtemps ?! »
Non. La mention « extra frais », sur les boîtages, est commerciale : elle signifie que l’œuf en rayon a moins de 9 jours, puisque les magasins n’ont pas le droit de vendre des produits à date dépassée.
Passé le 9ème jour, cet œuf extra-frais devient… frais.
Alors, soit tu es de la team « frigo », soit tu es de la team « panier à œuf ». 😅
Ces premiers argumenteront qu’il y a des compartiments à œufs dans le réfrigérateur, et que ça n’est pas là pour rien ! Par ailleurs, tu noteras qu’il est indiqué sur chaque boite d’œuf : « à conserver au réfrigérateur après achat ».
Ces seconds t’informeront que des œufs au frigo, ce sont des œufs au goût détérioré et que la majorité des recettes nécessite des œufs « à température ». Par ailleurs, un œuf sorti du frigo, du fait du changement de température, se couvre de condensation et c’est propice au développement des bactéries. Enfin, si il faut que les œufs soient au réfrigérateur, pourquoi sont-ils à l’air ambiant dans les magasins ?

Bref, tu l’auras compris… il y a débat.
J’ai donc cherché la trouver la vérité !…
Mauvaise nouvelle : il n’y en a pas.
Plusieurs études de différents chercheurs se contredisent. Autrement dit, pas de vérité absolue sur la question (à ce jour, tout du moins)….
Par contre, il y a bien deux choses sur lesquelles s’accordent toutes les études en question :
Côté conservation, toujours, tu peux garder des œufs durs environ une semaine (au frigo, cette fois !) et 4 jours pour les jaunes ou blancs crus dans un récipient fermé (toujours au frigo). Astuce : recouvre tes jaunes ou blancs crus d’un peu d’eau, afin qu’ils ne dessèchent pas.
Enfin, si tu as un doute sur la fraîcheur d’un œuf, la technique ultime est la casserole d’eau : si l’œuf flotte, ça veut dire qu’il n’est plus très frais. A éviter, donc !
Oula, moine marchand, surtout pas !…
La nature est bien faite, et l’œuf également. Celui-ci, lors de la ponte, est « livré » avec une pellicule protectrice qui garde à distance les bactéries et les germes.
Si tu laves ton œuf, tu risques d’enlever cette pellicule protectrice… et bonjour la Salmonella !
Dans le cas où ton œuf est « sale », tu peux le nettoyer avec un linge sec, juste avant la cuisson.
Bonne question !
Quand on achète en local, auprès de son producteur ou via un magasin à la ferme, il arrive que les œufs soient en vrac.
Et bien, les mêmes règles et réglementations s’appliquent : catégorie, poids, mode d’élevage, codification, etc.
En général, un présentoir indique toutes les informations obligatoires qui ne seraient pas présentes directement sur la coquille.
Ah ah… c’est au goût de chacun !
Ce que je peux néanmoins te dire, c’est que c’est la race de la poule qui fait la couleur de la coquille de l’œuf, et non son alimentation.
Pour la pigmentation du jaune d’œuf, à l’inverse, c’est bien lié à son alimentation.
Un jaune / orange plus intense ne sera pas un gage de qualité, mais signifiera simplement que la poule a consommé plus de plantes à forte teneur de xanthophylles, pigment jaune qu’on retrouve en abondance par exemple dans l’orge ou le blé.

Si la couleur du jaune d’œuf n’est pas, à elle seule, un indicateur de qualité… alors qu’est-ce qui fait qu’un œuf est de bonne qualité ?
Il y a de nombreux critères objectifs et subjectifs qui rentrent en compte.
Parmi les critères objectifs, on trouvera son origine, l’épaisseur de la coquille (= protection), les nutriments contenus, les labels alimentaires, le mode d’élevage, l’alimentation de la poule, etc.
Et du côté des critères subjectifs, on aura le gabarit, l’éleveur, le bien-être animal, et tout ce qui comptera pour toi.
Quoi qu’il en soit, un seul conseil… et tu te doutes déjà probablement de la suite… achète local ! 😉

Loin des produits industrialisés, la plupart des producteurs locaux proposent des légumes, des fruits, viande et autres aliments issus d’une agriculture paysanne.
Au-delà du goût, il y a de nombreuses différences entre une tomate cultivée en pleine terre dans le Finistère Sud et une tomate poussant hors sol en Espagne.
Depuis plusieurs années les industriels ont standardisé les fruits et légumes, afin de proposer une tomate bien ronde et rouge voir même brillante pour flatter l’œil du consommateur et ceci toute l’année !
Mais, est-ce que ce fruit parfaitement rond, et d’un rouge uniforme est gage de qualité, d’authenticité ?
Afin de produire ces tomates toute l’année, le modèle agricole intensif se doit de forcer la nature et les différents cycles en créant un environnement aseptisé, complètement coupé du monde, en calibrant l’hygrométrie, la température.
Afin de nourrir ces végétaux il est plus facile d’utiliser de nombreux fertilisants et produits phytosanitaires de synthèse afin de contrôler la production jusque dans ses moindres détails.
Il est loin le jardin familial !
Depuis de nombreuses années, de nombreux producteurs proposent une alternative à ces produits calibrés, pauvres en nutriments.
En misant sur une culture locale et paysanne, les agriculteurs produisent des légumes différents d’un terroir à l’autre.
Le consommateur trouvera ainsi de vrais produits, comme autrefois, pleins de saveurs.

Certaines races de bovins par exemple ont été délaissées après les années d’après-guerre, car jugées moins ou peu productives dans un modèle agricole en pleine industrialisation.
Cependant les races locales sont mieux adaptées à l’environnement proche, météo, géographie…
Aujourd’hui de nombreux agriculteurs proposent de la viande bovine issues de races différentes, affirmant un ancrage fort du terroir dans la production
Au-delà de la race, l’alimentation des bovins sera également dépendante de la région de production. Ainsi la viande issue d’un bovin nourri exclusivement à l’herbe sauvage des montagnes d’Arrée, sera totalement différente d’une bête engraissée aux céréales et tourteaux de soja sud-américains !
De la même façon que la vigne, chaque plante puise sa nourriture dans le sol.
Dépendant de la zone géographique, un terroir donné sera plus propice à un type de culture plutôt qu’une autre.
Mais ce n’est pas tout !
L’Histoire est intiment liée au terroir.
Prenons l’exemple de Plougastel, l’arrivée des fraises dans cette commune remonte aux années 1730, lorsque l’on a ramené des plantes du jardin botanique de Paris pour reconstruire les jardins détruits par un fort séisme.
Dans le lot se trouvaient des plants de fraises (ramenées du Chili par un officier de la Marine), qui se sont admirablement adaptés au doux climat de cette presqu’île de Cornouaille.


Cette diversité de produits permet pour le consommateur de changer régulièrement et/ou de trouver la pomme qui lui correspond.
Afin d’aider le consommateur dans la démarche de recherche de produits authentiques de nombreux labels ont été créés.
L’on peut citer les plus connus comme les AOC (et AOP), appellation d’origine contrôlée, et AGP appellation géographique protégée.
Ces deux labels permettent de mettre en lumière des spécificités liées au terroir, que ce soit des fromages, des bières ou des vins.
Gage d’authenticité ces labels ont un cahier des charge bien défini, et permettent au consommateur de s’y retrouver d’un seul coup d’œil via des logos distinctifs.
Bien que très intéressants, les labels ne remplaceront jamais la relation entre un producteur et un consommateur.
Lorsque l’on va au marché, ou directement chez l’agriculteur pour retirer son colis de viande, un lien est créé.
Ce contact n’est pas anodin, cela permet au consommateur d’avoir toutes les informations propre au terroir et aux produits achetés, tout en tissant un lien avec un agriculteur.
Il n’est d’ailleurs pas rare que le consommateur parle de « son » maraîcher ou de « son producteur de pommes » !
La grande distribution a pris en compte cet attrait des consommateurs vers le naturel et le terroir.
Elle essaie donc depuis maintenant plusieurs années, de faire passer des produits qui restent industriels, pour des produits artisanaux en créant des sous marques ou des pseudos labels qui ne duperont pas les consommateurs avertis !
Comparez donc une fraise de Plougastel cultivée en pleine terre, avec une fraise cultivée hors sol au mois de décembre : en croquant dans la première vous aurez une explosion de saveurs sucrée et fuitée, quant à la deuxième on se rapprochera plus .. du carton !
En allant se fournir directement auprès de son maraicher, son ostréiculteur, ou son brasseur, nous pouvons acheter des produits de formes, de couleur, de goût, et autres tous différents des produits industriels standardisés.
Vous préférez des huitres iodées ? Allez donc à l’ile de Sein !
Par contre, si vous les préférez plus raffinées et douces en bouche, rendez-vous chez les ostréiculteurs de l’Odet !
Le terroir, c’est la diversité de choix et de goût.
Imagine : vendredi soir, en rentrant du boulot, tu es allé chercher ton panier de légumes déposé par le producteur au café du coin.
Tu prends plaisir à cuisiner et la délicieuse odeur qui embaume ta cuisine est l’heureux présage d’un diner fabuleux.
Avant de passer à table, tu décides de donner un dernier coup de cuillère, tu sais, celui qui fera toute la différence. Tu soulèves le couvercle de la marmite et là, sous tes yeux, incroyable mais vrai : dans son plus bel apparat, l’économie circulaire s’offre à toi.
Heu, pardon ? L’économie quoi ?
Oui certes, ça casse un peu l’ambiance dit comme ça et pourtant, tu la connais puisqu’elle est déjà présente dans ton quotidien.
Mais revenons aux fondamentaux.
L’économie circulaire c’est tout simplement une économie plus verte. Un système basé sur la production de biens ou de services pensée de façon durable.
Les maîtres-mots : réduire, réutiliser et recycler.
Cela parait tout simple et pourtant les enjeux sont importants : protection de l’environnement et de la santé, développement des territoires au niveau local, réduction des déchets, amélioration du recyclage.
Ce modèle économique s’appuie sur plusieurs piliers dont :
Pour qu’une économie soit plus verte, il faut commencer par la base. Il faut que le début de la chaine de production soit respectueux.
Aussi, l’extraction et l’exploitation des ressources naturelles et des matières premières sont réalisées en limitant les conséquences sur l’environnement. L’utilisation de ressources issues du recyclage est également fortement encouragée.
Les impacts environnementaux sur la totalité du cycle de vie des produits et services sont pris en compte dès leur conception, ils sont anticipés.
Cela permet de ne pas gaspiller de ressources au départ tout en limitant la production de déchets par la suite. Ce qui veut dire que l’on fait des économies en termes d’argent et d’énergie aux niveaux de la conception de base du produit et du recyclage des déchets.
Les ressources territoriales sont mutualisées et optimisées de façon à les préserver tout en favorisant le développement économique et industriel des différents territoires. Cette démarche s’inscrit dans la démarche de transition écologique entamée par le gouvernement.
L’usage du produit est privilégié à sa possession. C’est-à-dire que les consommateurs payent pour un usage, pour des solutions intégrées tandis que le fabriquant du produit en reste le propriétaire.
Les produits sont récupérés, réparés et remis en circulation (vente, don, location, etc.). Exit le tout jetable, au revoir l’économie linéaire ! Priorité au cycle vertueux.
Autrement dit, l’économie circulaire est un changement dans notre façon de produire et de consommer qui est bénéfique à tout le monde.
En effet, respecter l’environnement, c’est protéger notre santé et notre qualité de vie.
Privilégier les acteurs locaux, c’est créer de l’emploi, c’est conserver du lien social.
Être acteur de l’économie circulaire en tant que consommateur, c’est comprendre les processus de production pour pouvoir choisir nos produits et services qui correspondent à nos valeurs.
En tant que producteur, c’est proposer des biens et des services de qualité.

Ce modèle économique est déjà dans notre quotidien. Mais l’ère de l’usage unique et de l’obsolescence programmée lui a fait de l’ombre. Beaucoup d’ombre.
Cependant, les préoccupations des consommateurs changent. Pour preuves : les démarches zéro déchets et la tendance aux produits de première nécessité « faits maison ».
Ils sont de plus en plus nombreux à vouloir opter pour une consommation responsable, pour eux aujourd’hui et pour leurs enfants demain.
Ainsi, nous voyons fleurir près de chez nous des solutions concrètes qui relèvent de l’économie circulaire :
Les avantages sont nombreux pour les consommateurs. En achetant d’occasion ils font des économies. S’ils revendent, ils gagnent un peu d’argent.
En optant pour l’utilisation d’un bien plutôt que pour son achat, ils n’ont plus les tracas liés à son stockage ou à son entretien.
Finalement le plus compliqué dans tout ça, c’est de changer nos habitudes.
L’économie circulaire passe aussi (et surtout ?) par notre assiette.
D’après la FAO (organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), « le taux de denrées perdues après récolte aux stades de l’exploitation, du transport, du stockage et de la transformation s’établit à 13.8% à l’échelle mondiale ».
Ce chiffre est choquant. Il n’y a pas d’autre mot.
Mais chacun peut agir et la meilleure réponse que nous pouvons apporter c’est donc de produire et de manger local. Regardons autour de nous et pensons circuit court !
Il existe plusieurs solutions simples pour cela :
Les consommateurs ont tout à gagner avec le circuit court : meilleure traçabilité des produits, lien de confiance avec le producteur, limitation du gaspillage et de la pollution (bye bye les oignons de Nouvelle-Zélande) mais aussi économie.
Oui, parce que contrairement à ce que l’on pense, consommer local ne veut pas dire consommer plus cher.
En circuit court, il n’y a plus d’intermédiaire. Il n’y a plus cette marge supplémentaire sur les prix. Le producteur, lui, reçoit le prix le plus juste pour son travail sans avoir l’obligation de produire en grande quantité pour être rentable.
Et puis surtout, en achetant auprès des producteurs à proximité, on mange des fruits et légumes de saison qui ont du goût. Et ça, ça change tout. Après tout, ne dit-on pas que « bien manger, c’est le début du bonheur » ?
Quand on veut manger des produits locaux et de saison, il arrive d’être confronté à de mauvaises surprises dans certains restaurants qui font de « l’industriel ».
Des tomates en hiver ou pire encore… 😱
Et si les restaurants slowfood étaient la solution ?
Pourquoi faire de la place au slowfood dans ton assiette ?
Comment adopter ce lifestyle sain au quotidien ?
Zoom sur le sujet !
Le concept du slowfood ne date pas d’hier.
Pour la petite histoire, le slowfood lifestyle est né dans les années 80 grâce à l’initiative d’un chroniqueur gastronomique italien.
Le fameux Carlo Petrini entre dans un restaurant et commande des antipasti aux poivrons d’Asti. Il goûte le plat qu’on lui sert. Et à sa grande surprise, il découvre un plat fade, des légumes mous… Déçu de cette mésaventure culinaire, il se plaint auprès du restaurateur. Celui-ci l’informe alors que le plat servi ne contenait pas réellement des poivrons d’Asti.
Du coup, l’idée de révolutionner notre mode d’alimentation vient à Petrini.
Le principe est de sensibiliser les citoyens à consommer une nourriture plus “vraie” et plus saine. Conserver la gastronomie et les traditions culinaires, telle est la devise de ce chroniqueur gastronomique.
C’est alors que le concept du slowfood a vu le jour.
Le mouvement slowfood s’est depuis propagé dans l’Hexagone, en Bretagne et partout dans le monde.
Si le fast food n’est pas près de quitter notre quotidien, le slowfood commence à prendre de l’ampleur et fait de plus en plus d’adeptes.
Ce mouvement nous incite à devenir de véritables « défenseurs de la gastronomie ».
Qui dit slowfood dit alors consommer ce qui est bon, sain et juste.
Le concept nous aide à améliorer notre qualité de vie et nous assure un meilleur avenir en s’opposant à la standardisation alimentaire. Il s’agit de consommer de bons produits pour retrouver le véritable goût des aliments.
En gros, le slowfood lifestyle s’oppose au fast food et à la malbouffe. Adopter ce mode de consommation, c’est surtout manger bio et consommer local.
Exit les aliments contenant de l’OGM, des pesticides, et tout ce qui est nocif pour ton corps !
Cela t’encourage donc à prendre conscience de ce que tu manges, de la provenance, du goût de l’aliment, etc.
Le slowfood lifestyle s’invite désormais dans notre quotidien et se retrouve logiquement aussi bien dans les habitudes des consommateurs que dans les activités de restauration.
Proposer des produits locaux, frais et de saison reste une valeur sûre pour les restaurants.
Aujourd’hui, de plus en plus de consommateurs ont un faible pour l’écogastronomie.
Les restaurateurs ont donc tout intérêt à privilégier le circuit court. Pour les restaurants, adopter le slowfood, c’est aussi participer au développement de l’économie locale.
D’accord, les restaurants ont tout à gagner en se mettant au slowfood.
Mais qu’en est-il des clients ?
Pourquoi devrais-tu troquer les passages au fast food du coin contre un bon dîner dans ces restaurants qui ont adopté une démarche alimentaire plus saine ?
Opter pour les établissements de restauration qui misent sur la qualité, c’est profiter des nombreux avantages que ce concept t’apporte :
Chaque cuisine du monde doit être mise en valeur.
L’idée avec le slowfood est de faire connaître les produits locaux d’une région ou d’un pays, ainsi que les manières de les préparer et les cuisiner.
Tu l’as sûrement constaté, l’agriculture intensive, les industries agro alimentaires, etc., nous soumettent à des produits chimiques et pas très sains pour notre corps. Avec le slowfood, l’idée est alors d’impliquer chaque restaurateur pour conserver la biodiversité gastronomique.
Le concept de slowfood consiste aussi à établir une relation durable et directe entre petits producteurs, paysans, et clients. De cette manière, on sauvegarde la biodiversité agroalimentaire, les cultures locales, les techniques gastronomiques de chaque terroir, etc.
![Slowfood : la restauration locavore et de saison [GUIDE] Slowfood : la restauration locavore et de saison [GUIDE]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/000000la-grande-touche-3-1024x683.jpg)
Avec l’offre de restauration rapide qui ne cesse de grandir, trouver un bon resto avec des produits de saison et de qualité n’est pas toujours facile.
Facile !
Carte à rallonge, carte fixe, aucune indication sur le homemade (fait maison)… Les restaurants qui ne sont pas slowfood sont facilement reconnaissables.
Si un restaurant propose des tomates en hiver, ce n’est pas très bon signe.
Les produits hors saison proposés à la carte font partie des signes annonçant que le restaurant dans lequel tu planifies de manger propose de la malbouffe.
À l’inverse, un restaurant slowfood propose des cartes de saison, voire pas de carte du tout !
Certains restos slowfood affichent juste une ardoise de saison. Tu trouveras également des petites indications qui font toute la différence telles que l’origine locale des produits, les faits maison, etc.
Le slow food est bien plus que le fait de manger sainement.
Promouvoir le local, manger bio, savourer les produits de saison… c’est un véritable art de vivre.
Manger dans un restaurant de ce type permet d’éduquer son goût et de retrouver le plaisir des aliments locaux.
Adopter cette philosophie du plaisir et des aliments de qualité, c’est aussi et surtout soutenir les agriculteurs de ta région et le développement durable.
Le slowfood reste la meilleure façon de manger des aliments de qualité.
Voila une des contre-vérités que j’entends biiiiien trop souvent. 😅
L’idée qu’acheter des produits locaux, en circuit court, revient à plus cher que d’acheter ces mêmes produits (rarement locaux) en supermarché.
C’est non seulement faux, mais nous avons eu l’occasion de le démontrer déjà à plusieurs reprises, sur des paniers de légumes ou des colis de viande.
Acheter en circuit court ne coûte pas plus cher, et c’est encore plus vrai à la pleine saison !
La nature est ainsi faite qu’elle ne nous offre pas de manière linéaire ses beaux fruits et légumes.
A une période de l’année, c’est disette.
Quelques semaines ou mois plus tard, on est noyés sous la quantité.
C’est ce qu’on appelle la saisonnalité.
Ça peut paraître évident mais on a, pour beaucoup d’entre nous, un peu perdu pied avec cette réalité.
Et ceci est principalement dû à notre société moderne et le transport international, qui ont voulu nier les saisons… en nous offrant à l’année sur les étals : tomates, pastèques, poivrons, poireaux, concombres, etc.
Pourtant, dans la nature (spoiler), la tomate ne pousse pas en plein mois de Janvier…
Par contre, elle pousse incroyablement bien au mois d’août. Trop bien, même.
Pour beaucoup de maraîchers locaux, ça se traduit par une production plus importante que la demande.
Pour le gourmand éclairé que vous êtes, ça veut dire : des bonnes affaires à réaliser ! 🥰


C’est là qu’il faut être malin… au moment précis où le maraîcher (ou le verger) ne sait plus quoi faire de ses légumes (ou de ses fruits). 😉
Généralement, ce dernier va vous proposer des tarifs dégressifs, en contre partie de quantités.
Autrement dit : vous achetez vos fruits et légumes en cagette et vous bénéficiez d’un prix ultra canon.
L’avantage de ces légumes, c’est qu’ils se conservent à merveille.
Il est donc facile de faire vos réserves pour tout l’hiver.
Sinon, il vous est également possible de les préparer à l’avance (coupés, séchés, en poudre), et de les conserver en bocaux ou de les surgeler.
Bref ! Trêve de blabla… place aux chiffres.
Voici trois caissettes de 5 kilos à prix réduits, en direct d’un maraîcher près de chez moi :
En bonus : possibilité de mixer les variétés !
Je vous disais en début d’article que le circuit court est souvent une très bonne idée pour quiconque souhaitait faire des économies.
Une fois de plus, je le prouve avec des chiffres et du concret. 💰
Conclusion : le circuit court est moins cher que la grande surface.
CQFD sur le toute la ligne.

Par expérience, vous serez gagnants au minimum 3 fois sur 4.
Le cas de la tomate est un peu particulier car il est très difficile de comparer une tomate de supermarché (qui a poussé en hors sol et qui est surtout constituée d’eau) à une tomate ancienne de chez votre maraîcher (qui a poussé en pleine terre et qui a été cueillie le matin même).
De fait, je l’avoue, la tomate maraîchère est souvent plus chère.
Mais !… vous seriez surpris de voir l’écart se resserrer fortement lors de la pleine saison.
Alors, soyez sur le coup et demandez à votre maraîcher local ses bonnes affaires !😉
Youhou !
En voilà un sujet qu’il est joyeux et sympathique… 😁
Bah oui… quand on s’inquiète de son empreinte écologique, c’est généralement qu’on a pris conscience de l’effondrement des écosystèmes, de la sixième extinction de masse qui est en cours, du dérèglement climatique, de l’acidification des océans…
Bref, de toutes ces joyeusetés. 🎉
Et pourtant, pour toute personne désireuse de faire « mieux », il est indispensable de se poser les bonnes questions.
Parmi ces questions : De quoi est composée mon empreinte écologique et comment faire pour la réduire ?
Mais avant de tenter d’apporter une réponse, la plus complète possible, je te propose qu’on fasse le point sur notre manière d’appréhender la problématique écologique dans notre vie de tous les jours… et la réalité de nos actes.
Oui… J’avoue. Il est vraiment pas glamour cet article. 😅
Mais courage, on va passer ce mauvais moment ensemble et promis, on va en tirer plein de bonnes choses !
Il s’agit d’une terme assez récent, et d’une idée conceptualisée au début des années 90′. Également appelée footprint.
Pour faire simple, il s’agit des ressources (animales, végétales, énergétiques, etc.) consommées par chaque individu, traduites en surface terrestre. On la mesure en « hectares globaux » (hag).
Cette surface terrestre consommée par individu est à mettre en perspective avec la surface terrestre totale « allouée » par la planète. Comprendre : la planète peut se régénérer en partie chaque année et ainsi rendre « disponible » une certain quota de hag.
Une fois ce quota dépassé… et bien, c’est là que les soucis environnementaux arrivent : disparition des espèces, dérèglement climatique et cie.
Pour un français moyen, par exemple, son empreinte écologique est de 4.4 gha, alors que son environnement ne peut lui en allouer que 2,4 gha. Faites vos calculs : on est mal.
A titre de comparaison, un africain a une empreinte moyenne de moins de 2 gha. Et un américain, de plus de 8 gha. 😱
Et si tu veux connaître la tienne , je te donne un calculateur en bas d’article.
Pire, notre empreinte augmente globalement chaque année, d’où le jour du dépassement qui (lui) est de plus en plus tôt.
Ah ! Il ne faut pas confondre l’empreinte écologique et l’empreinte carbone. Cette dernière mesure également l’impact de l’homme sur la planète, mais le calcul se fait sur le dioxyde de carbone produit par individu.
Bon. Revenons-en à du concret : nos actes quotidiens…
Les résultats d’une étude de 2019, du CREDOC (Centre de Recherche pour l’Étude et l’Observation des Conditions de vie), sur la consommation durable, sont sans appel…
✅ Les français ont globalement pris acte de l’effondrement écologique en cours et ainsi pris conscience de ce qu’il fallait faire !
26% des Français placent l’environnement en tête de leurs préoccupations en 2018 : un record en 40 ans !
70% de la population avait acheté au moins un produit issu de l’agriculture biologique au cours des six derniers mois contre 44% seulement en 1998
43% de la population déclare avoir limité sa consommation de
viande en 2018
❌ … mais pour autant, ils se sont pas encore prêts à faire tous les efforts qu’il faudrait réellement faire.
1/3 des Français a pris l’avion en 2018… et ce sont ceux qui ont fait au moins un trajet en avion qui ont le plus déclaré limiter leur consommation de viande et qui ont le plus acheté de produits issus de l’agriculture biologique.
Et oui !
On peut noter que ce sont les classes sociales les plus aisées qui se disent être le plus préoccupées par l’environnement… mais pourtant, ce sont bien elles qui, finalement, polluent le plus.
Et ce, malgré le fait qu’elles consomment BIO, coupent l’eau du robinet lorsqu’elles se brossent les dents, etc.

Au cours des ces dernières décennies sont apparues de nombreuses campagnes en faveur de l’écologie et de l’environnement.
Pourtant, les combats choisis ne font, avec un peu de recul, pas toujours preuve de bon sens !
On les appelle les « petits gestes du quotidien » : apporter un mug au travail, imprimer vos emails le moins possible, effacer vos emails, éteindre vos appareils en veille, baisser d’un ou deux degrés la température de votre intérieur, recycler, utiliser des couches lavables, utiliser un oriculi à la place des cotons-tiges, refuser les tickets de caisse, utiliser des piles rechargeables, récupérer l’eau de cuisson pour arroser les plantes, investir dans un stylo rechargeable, acheter des pailles en inox…
ATTENTION !
Je ne dis pas que toutes ces idées, et les milliers d’autres qui les accompagnent, ne sont pas bonnes et souhaitables.
Mais il est clair qu’il aurait fallu mettre une dose de pragmatisme et de bon sens dans tout cela pour « ordonner », « prioriser » ces gestes du quotidien.
Le risque sinon ?
Mettre sur le même plan le fait de recycler ses déchets ou de prendre l’avion.
Si on fait l’un, on n’est pas obligé de trop se forcer pour l’autre…
Avouons cependant qu’il est également logique, à titre personnel, de prioriser ses propres actions.
Or, celles qui remportent la primeur sont souvent celles qui sont les plus faciles, valorisantes socialement et qui nous changent, finalement, le moins possible notre quotidien (sinon en positif)… comme par exemple, le fait de manger BIO.
D’un autre côté, voyager reste, pour le coup, une action gratifiante dans notre société… en plus d’être très enrichissant, dépaysant, etc.
Même si, pour le coup, on est de plus en plus aujourd’hui écartelés entre les deux réflexions suivantes : « Voyager, c’est cool » et « Voyager, ça pollue à mort et ça détruit la planète ». #flightshaming 🤬✈
Comme toujours, une seule réponse possible à cette question : on fait comme on peut !… et (un peu) comme on veut.
Juste, on assume ses actes et ses non-actes.
Le plus important selon moi est d’être conscient de la graduation positive et négative dans tous nos actes du quotidien et, pourquoi pas, de ce qu’il faudrait faire dans l’idéal.
Mais nul n’est parfait et tout le monde est perfectible (« certaines et certains, plus que d’autres » me diras-tu! 😉 )…
Alors, faisons tous un pas (ou deux… ou trois…) vers cette perfection, sans nous voiler la face en imaginant être arrivés au bout, alors qu’il reste encore tant de pas à faire.
Afin de t’aider dans ta noble quête, voici un TOP5 de vraies solutions pour réduire réellement ton empreinte écologique (spoiler : ça ne va pas nécessairement te plaire 😅) :

Je te l’avais promis : voici le lien pour calculer ton empreinte écologique.
Pour ma part, je suis à 1.3 Gha.
Mais j’ai triché, car je n’ai pas pris l’avion depuis près de 2 ans, entre autre pour des raisons de COVID (second confinement au moment où j’écris ces lignes)…
Sinon, je serai à 1.8 Gha.
Je ne suis donc pas parfait et je dois encore avancer vers la perfection… comme chacun d’entre nous. 😉
Pour terminer cet article, je te partage ci-dessous, une infographie montrant ce qu’il faudrait faire collectivement si nous souhaitions limiter à 1,5°C le réchauffement climatique pour 2100.
On voit l’étendue des efforts nécessaires.
Et en prime, ce type de propositions est souvent traitée comme de « la dictature verte » par ses détracteurs…
