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Carnet de vocabulaire breton autour de la gastronomie

by Gaëlle Mazingue
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À glisser dans ta poche pour briller en fest-noz… ou juste mieux comprendre ce qui mijote dans ton assiette !

Dans ce petit glossaire gourmand, on parle terroir, et ça sent bon le kig ha farz chez mamie le dimanche !…


Algues : fraîches, séchées, en tartare… les algues font partie du paysage culinaire breton. En plus, elles sont super bonnes pour la santé !

Amann : le mot breton pour dire beurre. Ici, c’est un peu le carburant du pays.

Andouille de Guémené : un indispensable à goûter dès ton premier séjour en Bretagne. Fumée et roulée sur elle-même, on la déguste en fines tranches à l’apéro, en sandwich, ou tiède avec des patates.

Carnet de vocabulaire breton autour de la gastronomie

Bar : poisson des côtes bretonnes, le plus souvent pêché à la ligne, à la chair fine et savoureuse.

Bara : le mot breton pour pain, aussi souvent utilisé dans les noms de boulangeries.

Beurre demi-sel : pilier de la gastronomie bretonne. Et celui aux cristaux de sel, c’est le Graal sur la tartine.

Bilig : la plaque en fonte sur laquelle on cuit les crêpes et galettes. La technique demande un sacré coup de main !

Blé noir : c’est le sarrasin, la base des galettes. Et pourtant, rien à voir avec le blé !

Caramel au beurre salé : inventé dans les années 70 à Quiberon, c’est devenu une religion. À la cuillère, dans les crêpes, ou en cachette dans le placard.

Chotten : c’est la tête de cochon grillée que l’on déguste à la période des gras (carnaval) dans un petit coin du Finistère.

Chouchen : hydromel breton à base de miel et d’eau. Attention, ça peut vite monter à la tête !

Cidre : une boisson emblématique des tables bretonnes, et pas seulement avec les crêpes !

Coco de Paimpol : un délicieux petit haricot blanc AOP, à écosser soi-même si on veut mériter son ragoût.

Coquille Saint-Jacques : le trésor des côtes bretonnes, notamment dans la baie de Saint-Brieuc. Ultra fraîche, elle se suffit à elle-même… juste snackée avec un peu de beurre salé.

Crêpe : fine et dorée, à servir avec une noisette de beurre et du sucre, rien de plus !

Conserverie : en Bretagne, tu en as presque une dans chaque port ! Certaines existent depuis plus d’un siècle.

Cotriade : soupe de poissons typique du littoral. Moins connue que la bouillabaisse, mais au moins aussi savoureuse.

Carnet de vocabulaire breton autour de la gastronomie

Dentelle : une crêpe ultra-fine, croustillante et enroulée façon cigare : c’est la crêpe dentelle, née à Quimper à cause (ou grâce !) d’une crêpe oubliée sur la billig.

Far breton : nature ou aux pruneaux, dense, généreux, et meilleur après une nuit au frigo. À découper en grosses parts.

Farz noir : une préparation salée à base de sarrasin, cuite dans un sac en toile dans le bouillon du kig ha farz. C’est rustique, nourrissant, et tellement bon.

Farz pitilig : ni une crêpe ni un far… mais assurément un goûter bien gourmand.

Fest-noz : littéralement « fête de la nuit ». Une soirée de danses bretonnes, crêpes, fruits de mer ou galettes saucisses… Une ambiance unique à vivre au moins une fois.

Fraise de Plougastel : la fraise bretonne par excellence, qu’on attend chaque année avec impatience.

Frigousse : un ragoût de viande mijotée longtemps, un peu oublié sauf chez les amoureux de recettes à l’ancienne.

Fumage : une technique utilisée pour les poissons ou l’andouille, le plus souvent au bois de hêtre.

Galette : dans certains coins de Bretagne, elle désigne la crêpe de blé noir. Dans d’autres, on distingue la crêpe (fine) et la galette (épaisse).

Galette-saucisse : combo magique vendu dans les stades, les festoù-noz et les marchés. Une saucisse, une galette, pas besoin de plus pour être heureux !

Galette de Pont-Aven : un petit biscuit rond, croustillant et doré. À tremper (ou pas) dans le café !

Gâteau breton : un sablé géant, riche en beurre, avec une jolie croix dessinée au couteau. On le découpe traditionnellement en triangles. Il se conserve longtemps… sauf s’il y a des gourmands dans le coin.

Goémon : le nom donné aux algues qu’on ramasse sur l’estran. Autrefois, il était brûlé pour faire de la soude.

Graisse salée : le petit plaisir charcutier qu’on ne trouve qu’ici, avec un goût unique. On lui a même consacré un article sur le blog.

Carnet de vocabulaire breton autour de la gastronomie

Huîtres de Cancale/du Bélon/de Penerf… : elles ont chacune leur caractère, iodées, noisettées, fines ou charnues. À déguster avec du pain, du beurre, et c’est tout.

Hydromel : boisson des anciens Celtes, mélange de miel et d’eau fermentée. Moins connu que le chouchen, mais tout aussi enivrant.

Kig ha farz : un plat du Léon qui mijote longtemps, avec de la viande, des légumes et du farz, un peu le pot-au-feu version bretonne.

Kouign-amann : du beurre (beaucoup), du sucre, de la pâte… et c’est tout. Un concentré de gourmandise né à Douarnenez. À prononcer « kouign-a-mann ».

Kouign bigoudène : le pancake breton ! une petite galette épaisse, spécialité du pays Bigouden.

Kouign des Gras : le dessert des jours de fête, servi pendant les Gras dans la région de Douarnenez.

Kouign patatez : une galette de pommes de terre, croustillante dehors, fondante dedans. À manger avec une salade ou juste comme ça, tiède.

Krampouezh : le mot breton pour désigner les crêpes, sucrées ou salées.

Kraz : une crêpe bien « kraz », c’est une crêpe bien craquante, comme on les aime ici.

Lait Ribot : lait fermenté au goût légèrement acide. Avec des patates chaudes, c’est là qu’il est le meilleur !

Lambig : eau-de-vie bretonne obtenue par distillation du cidre. À réserver aux amateurs de sensations fortes… et aux estomacs aguerris.

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Langoustine : la « demoiselle de Loctudy », fine, délicate, un incontournable des criées du sud Finistère.

Marron de Redon : une châtaigne locale, douce et sucrée. Elle se cuisine en soupe, en purée ou en dessert.

Moules de bouchot : élevées sur des pieux en bois plantés dans la mer, elles sont petites, dodues et délicieuses.

Oignon de Roscoff : reconnaissable à sa belle robe rosée et à sa saveur douce. Labellisé AOP, il se déguste cru, confit ou en soupe.

Ormeau : petit coquillage rare et protégé, que seuls certains pêcheurs à pied ramassent aux grandes marées, souvent dans des coins dont ils gardent jalousement le secret.

Palet breton : un biscuit sablé et friable, épais, bien doré, au bon goût de beurre.

Parlementin de Rennes : une pâtisserie à base d’amandes, qui rappelle un peu le financier, née en mémoire de l’incendie du Parlement de Bretagne.

Pommeau de Bretagne : apéritif doux et fruité, obtenu en mélangeant du jus de pomme et du lambig. À boire bien frais, en terrasse ou au coin du feu.

Pomme de terre de l’île de Batz : petite, fine et douce, elle pousse sur une terre balayée par les embruns.

Pesked : le mot breton pour « poisson ». Tu le liras parfois dans les intitulés de plats ou sur les ardoises.

Pâté Hénaff : la « boîte bleue » culte que tout Breton (ou non) a déjà croisée, ouverte, ou emportée en pique-nique.

Rozell : le petit râteau en bois qu’on utilise pour étaler la pâte sur la billig. Un geste précis, presque cérémonial, à répéter pour enfin maîtriser.

Rillettes de poisson : souvent faites maison ou en conserverie artisanale, parfaites sur un bon pain de campagne grillé.

Sardine : pêchée à Douarnenez ou à Quiberon, elle se glisse en boîte ou en grillade. Quand elle est fraîche, c’est le goût des vacances en bord de mer.

Carnet de vocabulaire breton autour de la gastronomie

Sarrasin : le roi des champs bretons. Ni blé, ni céréale (techniquement), mais incontournable ici.

Sel de Guérande/de la presqu’île de Rhuys : ramassé à la main dans les marais salants, il croque sous la dent et donne du relief à tout, même à une simple tartine de beurre.

Saucisse de Molène : fumée aux algues, elle est unique en son genre. Tu la goûtes une fois, tu t’en souviens toujours.

Soupe de poissons : bien iodée, parfois un peu relevée… Parfaite pour se réchauffer après une journée de pêche ou de pluie.

Salicorne : petite plante marine qu’on déguste crue, poêlée ou en pickles. Salée, croquante, elle a le goût du large.

Soupic : une crêpe soupic (souple), c’est l’inverse de la crêpe kraz. Toute moelleuse, fondante, chacun sa team !

Tomme de Rhuys/de Ploeuc/du Léon : des fromages bretons, souvent au lait cru, qui n’ont rien à envier à ceux des montagnes. Certains sont même affinés aux algues.


Tu connais maintenant tous les secrets (ou presque) du vocabulaire culinaire breton.

Quel est ton mot préféré ? Celui qui, peut-être, ravive des souvenirs d’enfance de mercredis chez mamie ou de vacances au bord de la mer ?

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