Articles et guides qui vont t’informer et t’aider à consommer local et de saison.
Chouette, non ?
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Chouette, non ?
🧭 Tu es sur Le Mag’, dans la catégorie Circuit court :
L’agriculture est l’action humaine qui a le plus d’impact sur l’environnement, les écosystèmes et la biodiversité.
Boom. 💥
C’est pas moi qui le dis, mais la majorité des rapports scientifiques sur le sujet.
Oui… mais pas si vite, papillon ! 🦋
Un impact peut être négatif, mais il peut également être positif. Dans le sujet qui nous intéresse dans cet article, à savoir l’agriculture, la réflexion est identique.
Oui, l’agriculture a des impacts négatifs (pollution), mais aussi des impacts positifs sur la biodiversité.
Une phrase qui veut tout dire… et surtout rien dire.
Est-ce qu’il existe une seule agriculture ? Est-ce que tous les types d’agriculture ont le même impact ?… (spoiler : non)
Du coup, si tu le veux bien, on va reprendre tout ça dans l’ordre…
Ce mot, apparu pour la première fois dans les années 80, désigne la faune et la flore présente dans un écosystème en fonction de trois critères :
Autrement dit, plus il y a d’espèces différentes d’animaux et de plantes, plus elles sont nombreuses et plus elles sont mélangées… et plus un écosystème est riche. A l’inverse, moins on a de variété et de quantité, et plus un écosystème est pauvre.
Il s’agit tout simplement de la symbiose, du système qui englobe la faune, la flore et son environnement, qu’on appelle également biotope ou lieu de vie.
Une forêt est un type de biotope, le désert est un biotope, etc.
En bref, on parle ici des animaux, des plantes, des champignons, des micro-organismes, de l’eau, de l’air… bref de tout !
Ah ! Et pour revenir au sujet qui nous intéresse, un écosystème modifié par l’homme afin de produire de l’alimentation est également appelé un « agrosystème », ou « agroécosystème ».
Oui, je force un peu côté définition… mais au moins, on partira tous sur le même pied de réflexion et d’information. 😉
L’agriculture, c’est l’action humaine qui consiste à modifier son environnement (donc les écosystèmes et la biodiversité) afin de produire de l’alimentation.
Et spoiler : ça ne date pas d’hier.
En Europe, cela remonte même à environ 8000 ans et on considère, en France, que de nombreux « paysages agricoles » ont déjà plus de 2000 ans.
Ajoutez à cela que l’agriculture couvre entre 50 et 60% de la superficie du pays… et vous avez, de fait, un énorme levier d’impact sur la nature, l’environnement, la biodiversité et les écosystèmes.

Ils sont nécessairement très nombreux.
Comme on a pu le voir, le principe même de l’agriculture consiste à modifier profondément les écosystèmes afin de les adapter, directement ou indirectement, à de la production alimentaire humaine.
La question n’est donc plus de savoir si l’agriculture a un impact, mais bel et bien de savoir si cet impact est positif ou négatif.
Et oui ! Contrairement au message généralement véhiculé d’une agriculture qui se fait nécessairement au détriment de l’environnement, plusieurs études ont montré que certains paysages créés et gérés par l’homme contenaient une biodiversité comparable à des milieux naturels (Altieri, 1999).
Mais du coup, pourquoi des avis aussi contraires ?
Et pour répondre à cette question, il faut commencer par distinguer deux grands types d’agriculture…
Qu’est-ce que c’est ?
Facile.
Il s’agit de l’agriculture qu’on met généralement en avant, dans les médias, les pubs et les images Google.
Le poulet qui se balade à l’air libre, la vache qui broute dans un sous-bois, le cochon qui se roule dans la gadoue ou encore la petite serre de maraîcher.




C’est l’agriculture que nous défendons, sur Mangeons Local.
Pourtant, elle est extrêmement minoritaire. En réalité, seuls 5% des cochons ou 17% des poulets sont élevés en extérieur. Sur 4200 exploitations de production de légumes en Bretagne, seuls 320 sont des petits maraîchers locaux.
La définition exacte ? Il s’agit d’un système de production agricole qui limite au maximum les intrants, qui est généralement moins mécanisée et dont les rendements sont plus faibles.
Je rajouterai que la qualité de vie des agriculteurs est souvent supérieure, que le bien-être animal est plus présent et que la qualité des produits est incomparable.
Je doute te surprendre… ça n’est pas ce type d’agriculture, qui regroupe entre autre les agricultures bio, paysannes ou encore l’agroécologie et l’agroforesterie, qui ont le plus d’impacts négatifs sur l’environnement.
C’est évidemment à pondérer, en fonction de chaque cas.
Certaines exploitations en agriculture BIO, bien que moins impactantes que leurs homologues conventionnelles, gardent une tendance très « monoculture », peu favorable à la biodiversité. C’est par exemple le cas avec certaines céréales et certains légumes.
De même, un élevage de cochons en BIO ne signifiera pas nécessairement qu’il sera en extérieur.
Pour autant, et dans les grandes lignes, l’agriculture extensive a des impacts négatifs limités sur son environnement… et parfois même des impacts positifs.
J’en veux pour preuve ce témoignage…
« À la Ferme Celtique nous élevons nos animaux (Bœuf Angus, Porc Celte) en totale liberté sur nos 32 hectares de prairies naturelles certifiées BIO. » 🐂🌳🐖
« Nous avons fait le choix de conserver et préserver nos arbres, nos haies, nos talus afin que nos animaux puissent y trouver de la nourriture, se protéger des intempéries et mettre bas en toute discrétion dans ces abris naturels.
Nos prairies sont des réserves de biodiversité avec un conservatoire du bocage pour la flore et une zone refuge pour la faune. » 🌱🌳🌿🍀





« La flore est constituée d’une multitudes de plantes : des espèces comme le trèfle blanc, le plantain, le pissenlit sont venus s’intégrer à l’herbe existante.«
« Elles apportent l’essentiel de l’alimentation naturelle de nos animaux, ce qui donne un goût subtil à la viande. Les nombreuses haies fournissent des orties, des glands, des châtaignes, des prunes, des pommes, des noix, des noisettes que nos cochons adorent déguster au fil des saisons. » 🍃🍎🌰
« La faune est constituée d’une multitudes d’insectes 🐞🌼🐝 comme des abeilles heureuses de butiner nos fleurs… mais également des oiseaux aimant nicher dans les talus et les haies, telles que les chouettes chevêches et les alouettes. » 🐦🦉



« Nous veillons à ce que nos animaux aient une croissance lente et équilibrée, sans activateur de croissance, ni de produits de synthèse, dans un environnement sain, sans pesticide et intrant chimique afin de garantir une déontologie totale de notre métier et une transparence absolue envers nos clients. » ✅♻🌲
« Notre philosophie ?
Respecter la Terre en y élevant nos animaux, en profitant de ce que la nature nous offre sans l’endommager, en la valorisant naturellement grâce à la régulation du cycle de la vie et de son écosystème ; faire découvrir aux consommateurs une approche plus saine, plus éthique de consommer et de se nourrir en venant à la rencontre du producteur, en y découvrant les animaux dans leur milieu naturel, tout en sensibilisant sur le « Pensons à demain » avec sa dimension écologique et protégeant nos traditions d’antan. 🌊💙🌎 »

Là, ça n’est plus la même limonade, si tu me permets l’expression. 😅
L’agriculture intensive, ou conventionnelle, est à l’opposé de l’agriculture extensive.
Elle recherche avant tout la productivité et le rendement. Cela nécessite, de fait, plus d’intrants (pétroles, phytosanitaires, fongicides, herbicides, engrais, etc.) et de mécanisation.
Il s’agit très clairement du gros de l’agriculture en Europe et tout particulièrement en France et en Bretagne.
Ce type d’agriculture, également appelée productiviste, est née de l’après guerre et de la nécessité de remettre en marche un pays exsangue et affamé.
Là encore, sans grande surprise, il est évident qu’un environnement dédié totalement et uniquement à la production alimentaire humaine, sans considération pour la biodiversité (qui est un frein à la productivité), ne peut avoir qu’ un impact négatif fort sur les écosystèmes.


Voici un extrait des conclusions de l’étude « Les effets de l’agriculture sur la biodiversité », réalisée par l’INRA :
A l’échelle de la parcelle, toute intensification forte des pratiques (fertilisation, pesticides, pâturage, travail du sol…) conduit à un effet négatif sur la biodiversité en terme de réduction de la richesse spécifique et de banalisation des espèces présentes, pour une large gamme de groupes d’organismes, ainsi qu’à une modification profonde des caractéristiques fonctionnelles des espèces.
A l’inverse, un niveau de gestion modéré peut favoriser la biodiversité dans les agroécosystèmes (par exemple : fertilisation modérée de prairies pauvres en nutriments, pâturage modéré de prairies semi-permanentes sur sols riches, simplification du travail du sol).
S’il fallait d’autres arguments pour s’en convaincre, nous pourrions également citer les études du Muséum national d’Histoire naturelle ou encore du CNRS, dont toutes deux rappelaient le rôle « très probable » de l’agriculture intensive dans la disparition massive des populations d’oiseaux en France.
Pour rappel, nous avons perdu plus d’un tiers de « nos » oiseaux en 15 ans. Et on prévoit d’en perdre encore 50% d’ici 2080.
Le déclin est en outre corrélé à « l’intensification des pratiques agricoles ces 25 dernières années », « à la fin des jachères imposées par la politique agricole commune, à la flambée des cours du blé, à la reprise du sur-amendement au nitrate permettant d’avoir du blé sur-protéiné et à la généralisation des néonicotinoïdes, insecticides et neurotoxiques très persistants. »
En d’autres termes : Plus l’agriculture est intensive, plus les populations d’oiseaux diminuent.
Et je te le donne en mille Émile, les oiseaux ne sont pas les seuls concernés.
Je pourrais également te parler de la qualité de l’eau, des algues vertes, de la qualité de l’air, de la population des insectes qui diminue de manière extrêmement inquiétante, des mammifères, des plantes sauvages, etc.
Mais je vais essayer de préserver un peu ton moral. Pas tout le même jour. 😉
Avoue que ça serait plus simple.
Nous avons trouvé ici le coupable idéal.
The end.
Sauf qu’on a oublié un maillon dans notre histoire : toi, moi, nous quoi…
Et oui !
Un agriculteur ne produit intensivement que s’il y a de la demande.
Et la demande, elle est créée par celui qui achète. Donc le consommateur. Donc : toi, moi, nous tous.
Nous sommes tous responsables de cette perte de biodiversité, de cette extension du vivant.
C’est pas glamour ni joyeux. Mais c’est la vérité.
L’objet de ce paragraphe n’est PAS de se fouetter le dos avec des orties, mais au contraire de prendre conscience de notre « pouvoir ».
Si nous sommes responsables, alors nous avons la possibilité, la capacité de changer les choses.
A notre petite échelle, soit. Mais aussi à plus grande échelle en partageant l’information au plus grand nombre, en montrant l’exemple, en achetant local et en choisissant les producteurs qui agissent concrètement et positivement, petit à petit, jour après jour, pour nos écosystèmes.
Voici une raison supplémentaire de se poser les bonnes questions sur l’origine de notre alimentation : chez quel producteur ? Quelles sont ses méthodes de production ? Respecte-t-il son environnement ? Utilise-t-il des produits chimiques ? etc.
A toi de choisir maintenant entre ce qui est bien… et ce qui est facile. 😉
Le mot « Locavore » vient de « Loca » (local) et « vore » (manger, comme « carnivore » = manger de la viande ; ou « frugivore » = manger des fruits).
Un « Locavore » est donc une personne qui ne consomme que des produits locaux qui ont été produits à une faible distance de son domicile.
Autrement dit, locavore signifie « Manger Local ».
Rien de tout ça, on vous rassure. 😅
Il ne s’agit pas d’un régime alimentaire à proprement parler, mais bien d’une habitude de consommation qui consiste à consommer de la nourriture qui a été produite localement.
Ensuite, libre à chacun d’exprimer ce qu’il estime être local : son jardin, sa ville, son département, sa région, son pays… voire même sa planète ! 😉
Nombreux sont ceux qui auraient tendance de repousser en bloc l’idée même de pratiques Locavore… mais c’est souvent lié à une mauvaise compréhension.
En effet, rares sont ceux qui sauraient (ou pourraient) se passer de fruits des pays chauds (bananes, oranges, etc.), de café ou thés, d’épices de pays lointains, etc.
Mais encore une fois, nul ne vous y oblige !
L’idée générale est de mettre du bon sens dans son alimentation, sans pression ni tabou.
Achetez local quand vous le pouvez et continuez, si vous le souhaitez, de vous fournir en mets de contrées lointaines lorsque ces dernières ne peuvent être produites sur place.
Comprenons-nous bien…
Préférez-vous fondamentalement acheter une tomate au maraîcher tout près de chez vous, ou à un supermarché qui l’aura importé du sud de l’Espagne ou de Chine ? Aucun doute possible, la tomate de votre futur maraîcher préféré sera bien meilleure pour vous, votre porte-monnaie et pour la planète !
Votre maraîcher produit-il des mangues ? Non ? Et bien, si vous en êtes féru(e) et que vous ne pouvez vous en passer, continuez de vous approvisionner comme avant pour ce fruit sucré (en favorisant au maximum des systèmes de productions et distributions équitables, évidemment 😉).
L’idée générale et principale est bien de consommer local quand il existe des solutions locales.
Un autre exemple ? Saviez-vous qu’on importe la plupart des cornichons d’Inde, ou des poulets du Brésil… alors que nous pouvons pour le coup produire, facilement, tous ces produits au plus près des lieux de consommation.
Nous pensons aussi aux crevettes pêchées en Atlantique par des chalutiers Irlandais, expédiées au Maroc pour être décortiquées, puis réexpédiées en Irlande pour être emballées, puis à nouveau réexpédiées partout en Europe pour être consommées.
Qu’un aliment que l’on consomme, et qui est disponible localement, ait pu parcourir plusieurs milliers de kilomètres : Ça, c’est bien de la folie ! 😱
Tout cela a été rendu possible par l’appât du gain de quelques-uns et par une énergie quasiment gratuite. Cette ère, nous le savons tous, touche à sa fin et ces folies disparaîtront en même temps que le pétrole à bas coût.
En bref, pratiquons du bon sens dans nos achats et favorisons le local lorsque c’est possible. C’est ça la philosophie Locavore !

Et non. 😅
Contrairement à ce que l’on pourrait peut-être s’imaginer au premier abord, avoir aujourd’hui une démarche locavore est bel et bien être pionner, et non passéiste !
Je m’explique.
Comme mentionné plus haut, les excès du transport international ont touchés des aliments qui peuvent être produits, à coûts raisonnables, directement dans nos régions.
C’est à dire que demain, une tomate produite et vendue localement en Bretagne sera, pour le consommateur final, au même tarif que la tomate importée d’Espagne qui devra supporter le coût d’un transport qui augmente chaque année et le coût des intervenants (distributeurs, grossistes, importateurs, etc.).
Après-demain, la tomate locale sera même moins chère (car non impactée par le coût grandissant du transport) et naturellement, les importations d’Espagne cesseront.
L’avenir, c’est donc bien la consommation d’une alimentation produite localement.
Partant de ce constat, pour ne pas dire de cette évidence, nous devons tous (producteurs, citoyens-consommateurs, collectivités) nous organiser pour dès à présent préparer cet avenir, plus proche que vous ne pouvez peut-être l’imaginer.
C’est aussi ça être adepte du locavorisme : agir réellement et de manière concrète pour demain, aider les producteurs à s’installer et se développer, promouvoir auprès de tous cette méthode de consommation que nous devrons bientôt adopter.
C’est aider notre société à prendre les devants.
La réponse évidente est que l’histoire du « locavorisme » est aussi vieille que celle de l’humanité.
Manger des produits locaux… c’est ce qu’ont fait tous nos ancêtres depuis la nuit des temps !
Plus proche de nous, c’est aussi ce que faisaient nos arrières grands-parents.
Pour autant, le terme « locavore » et son concept, dans notre société moderne, a bien une date de naissance. Et on l’a doit à une américaine.
Elle s’appelle Jessica PRENTICE. Elle est Californienne, écrivaine et cuisinière de renom.
C’est cette femme qui à San Francisco, à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Environnement de 2005, inventa ce terme anglais « locavore ».
Coup de bol, le français le traduit par « locavore » ! 😅
A l’origine il s’agit de ce qui pouvait paraître pour un véritable challenge : ne s’alimenter que d’aliments en circuit-court dans un territoire n’excédant pas cent miles de votre domicile. Soit, cent soixante kilomètres.
Depuis 2005, le locavorisme s’est répandu à travers le monde et a traversé l’Atlantique jusqu’en France et tout particulièrement en Bretagne !
D’abord timides sur cette pratique jugée tour à tour « bobo », « ringarde », « marginale», etc., les grands médias nationaux parlent à présent plus régulièrement du consommer local, comme en témoigne encore cet article du journal Le Monde, publié en 2017 : Manger local ? « Je pensais que ça aurait été plus compliqué et plus cher ».
On lit ainsi dans cet article, principalement un recueil de témoignages de « nouveaux convertis », les habituelles craintes à consommer local (le coût, le temps, la disponibilité sur l’année, etc.) mais également les nombreux intérêts (la valorisation de l’économie locale, la qualité des aliments, la diversité des aliments, etc.).
Ce qui est intéressant dans ces différents témoignages, c’est que nombreux sont ceux qui associent le locavorisme au fait de reprendre le contrôle sur leur alimentation et, ce faisant, vont jusqu’à exclure de leur consommation tous les produits « industriels » : boissons, gâteaux, plats préparés, etc.

Le choix d’acheter local est un acte écologique, économique, civique, responsable, mais également politique.
Politique ?
En effet, lorsque vous décidez d’acheter votre viande à l’éleveur de votre village plutôt qu’à un supermarché, vous faites bel et bien un acte politique…
Bien plus qu’en allant voter une fois tous les cinq ans.
Là, vous votez trois fois par jours, à chaque repas, avec votre porte-monnaie, et vous décidez de favoriser la production locale.
Ce choix a des impacts favorables directs pour votre santé, la planète, l’éthique animale, la biodiversité, le développement durable, etc.
Cerise (immense) sur le gâteau, en agissant de cette manière, vous soutenez l’emploi et l’économie locale.
Prenez un instant et réfléchissez à toutes les retombées positives d’une telle attitude citoyenne. Maintenant… imaginez qu’on s’y mette tous…
Mais, pour n’en citer que quelques–uns, voici quelques avantages à manger local :
Vous…
Alors, cela ne vaut-il pas le coup de changer (un peu / beaucoup / passionnément) sa manière de consommer ?
C’est bien joli tous les points positifs au lovarisme… Mais quid des points négatifs ?
Mais cet argument ne tient pas longtemps.
Se priver. Oui sans doute, un peu. Mais n’est-on pas capable de se priver, ou simplement de réduire sa consommation de quelques fruits exotiques ? Nos arrières Grands Parents sont-ils morts de ne pas avoir de banane sur leur table quotidienne ?
Plus sérieusement, lorsqu’on s’intéresse aux aliments produits localement, on découvre un très grand choix et une très grande diversité.
Évidemment, certains produits n’existent pas en local… mais de très nombreux autres, qu’on n’a pas toujours l’habitude de consommer, existent.
Il ne s’agit donc pas nécessairement de chercher des produits de remplacement, mais bien de re-découvrir ce qui est produit près de chez vous.
On renoue également avec les couleurs, les odeurs, les formes et surtout les goûts vrais des produits.
Pour les moins jeunes d’entre nous, on retrouve même les goûts de notre enfance. Quand une tomate du jardin avait un goût de tomate. Un radis de la fermeté et du piquant. Quand une escalope de veau ne perdait pas la moitié de son poids en eau à la cuisson. Quand un fromage avait du goût.
En définitive, et je vous parle d’expérience, le manque de choix est bien souvent du côté de l’industriel et des hypermarchés.
Oui… mais non.
On a fait plusieurs études et comparatifs de prix sur de la viande, mais également des paniers de légumes.
Et… à chaque fois, on se rend compte que cette marotte du prix plus cher en circuit court est fausse.
Un autre exemple plus récent : j’ai acheté une caissette de veau de lait à onze euros du kilo. Dans cette caisse, j’avais deux repas d’escalopes de veau de lait.
Cette même escalope vaut vingt-six euros du kilo chez un Boucher Traiteur tout proche. Et je ne compare même pas avec un produit issu de la grande distribution, dont la qualité ne serait évidemment pas comparable.
A comparer le prix du local et du circuit court, on se rend finalement compte que l’économie est souvent du côté du circuit court.
Il s’agit probablement du seul inconvénient réel dans le fait de manger local. Le temps que cela prend.
Mais là encore, il y a souvent méprise…
Le temps n’est pas tant dans l’achat des produits (car il existe des producteurs qui livrent, des magasins de producteurs, etc.), mais dans le changement de nos habitudes.
Une habitude, c’est comme une feuille de papier qui a toujours été pliée d’une certaine manière. On n’efface pas rapidement, ni facilement, les marques….

Exception faite des plus courageux, n’essayez pas de tout changer du jour au lendemain.
C’est difficile et cela risque d’être démoralisant si vous n’y arrivez pas. 😥
Il y a de nombreuses étapes à suivre pour consommer local et responsable.
Commencez modestement, par transition, en choisissant d’acheter localement, par exemple, votre viande ou vos légumes.
Une fois devenu une habitude, choisissez un autre produit alimentaire que vous avez l’habitude de consommer et trouvez le chez un producteur près de chez vous. Et ainsi de suite !
Il est également parfois difficile de vous rendre chez chaque producteur pour acheter chaque type de produits.
Alors, organisez-vous !
Faites la transition avec des amis, en famille ou avec des collègues de bureau.
Lorsque l’un d’entre vous passe à la miellerie locale, il achète pour le groupe ! Ou encore, autre idée : faites livrer des paniers de légumes avec le CE d’entreprise.
Également, pensez à faire des commandes à plusieurs et il est fréquent que les producteurs livrent à domicile.
Il existe également des AMAP, des magasins de producteurs, des magasins à la ferme, des services de livraison locaux, etc.
Les idées sont nombreuses et elles n’attendent que vous…
Soyez en avance, soyez Locavores.
Manger local, on en entend parler partout, on y adhère plus ou moins, on se demande surtout comment faire pour consommer des produits de proximité alors qu’on n’a forcément pas une âme paysanne, pas les connaissances, pas le temps… et puis aussi peut être tout simplement pas l’espace pour cultiver son potager !
Avant toute chose, quelques questions à se poser :
Au-delà de ces questionnements (on peut en débattre pendant un certain temps), voici quelques actions concrètes pour vous guider dans la consommation locale :

Alors, y a plus qu’à !… 😉
« Acheter local ? C’est juste un effet de mode !… 🤔 »
❌ FAUX !
Si certaines personnes le pensent encore, sache qu’elles sont de moins de moins nombreuses… et que c’est bien heureux.
« Pourquoi ça ? »
Car acheter localement (ou en « circuit court ») ses produits, et tout particulièrement son alimentation, répond à de très (très) nombreuses problématiques dont fait face notre société… mais pas que…
Laisse moi t’expliquer tout ça…
✅ Voici, selon moi, 10 excellentes raisons d’acheter local…
De nouveaux scandales alimentaires ou de maltraitance animale font chaque jour la une de nos médias. Comment avoir confiance aujourd’hui dans les aliments que l’on consomme ?
La réponse est simple et logique : en sachant précisément comment ils ont été produits.
En tant que consommateur, acheter en circuit-court nous permet d’être en relation directe avec les producteurs et ainsi connaître leurs méthodes de production et leur philosophie.
On s’assure, de cette manière, de la qualité des aliments qu’on consomme.
La traçabilité alimentaire parfaite, en somme !
Contrairement à une idée reçue, consommer local ne coûte pas plus cher… mais à l’inverse, permet de réaliser d’importantes économies sur son budget alimentaire.
En effet, le fait que les intermédiaires soient supprimés bénéficie directement au producteur qui peut ainsi produire de manière plus qualitative (car il n’a plus la pression du « toujours faire plus, plus vite »), mais aussi bien entendu directement au consommateur qui récupère une grande partie de cette baisse des coûts.
Comparer et économiser !
![Acheter Local : 10 bonnes raisons de passer à l'acte [GUIDE] Acheter Local : 10 bonnes raisons de passer à l'acte [GUIDE]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/aux-filles-des-marees-4.jpg)
En France et partout ailleurs dans le monde, le sujet fait fréquemment la une des journaux, à savoir les difficultés pour les producteurs, éleveurs et agriculteurs, de boucler les fins de mois.
Les raisons sont connues : concurrence déloyale, surproduction, recherche du « toujours moins cher », investissements importants pour développer le quantitatif plutôt que le qualitatif, etc.
La solution est simple : favoriser en tant que producteur, le circuit-court.
Cela lui permet d’éviter les intermédiaires et donc de produire des aliments de haute-qualité qu’il revendra avec bénéfice directement aux particuliers.
Produire moins mais mieux, à destination du marché local.
Il s’agit également, et surtout, de revaloriser le statut de producteur, maillon indispensable dans la société et l’économie.
Le retour direct des consommateurs auprès des producteurs permet cette reconnaissance du bon travail accompli. C’est un plaisir partagé !
On nous parle depuis des décennies de « la crise économique » dans notre pays. Agissons !
Lorsque, en tant que consommateur, nous achetons un poulet qui a été élevé et abattu au Brésil ou ailleurs sur Terre, nous décidons d’utiliser notre argent pour payer des sociétés à l’étranger, du transport et des intermédiaires. Seule une petite fraction de cet argent dépensé reviendra à l’économie locale ou nationale.
A l’inverse, si tu décides de dépenser cet argent pour acheter un poulet produit localement, 100% de cet argent ira à l’économie locale.
Cela signifie plus de richesses produites et dépensées localement, avec à la clé des emplois locaux et du développement économique.
Mieux encore, ce choix de dépenser localement permet le développement du tissu social de votre région.
Plus de rencontre et plus d’échange !
Plusieurs études montrent que de nombreux aliments que nous consommons ont parcourus plusieurs milliers de kilomètres avant de finir dans notre assiette.
Les exemples sont nombreux, tel que les crevettes pêchées en Irlande, transportées au Maroc pour y être décortiquées, puis à nouveau transportées en Irlande pour être empaquetées, puis revendues à des grossistes néerlandais qui les enverront ensuite sur Rungis pour finalement les retrouver sur des tablettes de supermarché à Pont l’Abbé !
Quelle énergie gaspillée !
Que de trajets inutiles et couteux pour l’environnement et l’économie !… Et également coûteux pour toi, car les coûts de transports et manipulations impacteront évidemment le coût final de ces aliments.
A l’inverse, si tu achètes ces crevettes directement auprès d’un pêcheur local : tu ne paieras que le travail de cette personne, physique et que tu peux rencontrer !
Aucun centime ne sera dépensé pour un transport inutile et anti-écologique.
On l’aura vu dans les cinq précédents points évoqués : Acheter local va bien au delà du simple fait de dépenser son argent plus utilement et efficacement, que ce soit écologiquement économiquement et socialement ; bien au delà du fait de valoriser le travail d’un producteur passionné qui a à cœur de produire de la qualité.
Le fait de consommer local est aussi un acte politique, car c’est un acte en prise directe avec ton environnement et ta région.
Il favorise des emplois, la valorisation de métiers qui le méritent, diminuent les impacts négatifs écologiquement, etc.
Acheter local est un vote de tous les jours, qui t’assure sans fausse promesse d’un meilleur lendemain, pour toi, ton entourage et les générations futures (tes enfants, quoi !).
![Acheter Local : 10 bonnes raisons de passer à l'acte [GUIDE] Acheter Local : 10 bonnes raisons de passer à l'acte [GUIDE]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/tomate-1024x1024.jpg)
![Acheter Local : 10 bonnes raisons de passer à l'acte [GUIDE] Acheter Local : 10 bonnes raisons de passer à l'acte [GUIDE]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/tomates-1-1024x801.jpg)
Pour s’en convaincre, l’expérience est facile.
Achète une tomate ancienne d’une variété locale, rare et généreuse, cueillie mûre à point le matin même, auprès de ton maraîcher… et de l’autre côté, achète une tomate grappe dans le supermarché du coin.
Goûte l’une et l’autre.
Faut-il vraiment argumenter ?… 😅
Il en va de même avec tous les autres légumes, la viande, le poisson, le miel, les bières artisanales, etc.
Acheter local, c’est avant tout faire plaisir à ses papilles !
Et oui !
Non seulement, c’est meilleur au goût… mais c’est également meilleur d’un point de vue nutritionnel.
Un légume cueilli à point sera nutritivement plus riche que son homologue, non local, qui aura été cueilli trop tôt et qui aura fini de mûrir dans une remorque de camion…
Bonus supplémentaire : les fruits et légumes locaux (et de saison) sont généralement également de variétés locales ou anciennes. Or, ces dernière sont là encore souvent meilleures pour la santé. Aussi parce qu’ils ont poussé en pleine terre et non en « hors sol ».
Il en va de même avec les poissons sauvages, les poulets élevés en plein air, les vaches de races anciennes qui se sont nourries à l’herbe, etc.
![Acheter Local : 10 bonnes raisons de passer à l'acte [GUIDE] Acheter Local : 10 bonnes raisons de passer à l'acte [GUIDE]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/la-ferme-celtique-bio-diversite-6.jpg)
Ici, pas de débat sur les différents régimes alimentaires. Peu importe ce que tu manges… essaies d’acheter tes aliments en local. C’est bien ça le sujet !
Par contre, il y a un point sur lequel on peut tous s’accorder : qu’on mange ou non de la viande, il est indispensable que les animaux soient élevés de la meilleure manière possible, dans les meilleures conditions possibles.
Et pour s’en assurer, le circuit court est la meilleure façon de le faire.
Car l’achat en direct permet d’échanger avec l’éleveur, de voir les animaux, leur environnement, leur santé, etc.
Des légumes de saison et près de chez toi, ça te tente ? 😏
Grâce aux paniers de légumes qui proviennent directement du producteur, tu consommes de saison et favorises le circuit court. Et en plus, tu fais vivre les paysans de ta région.
Pas mal, non ? En tout cas nous, ça nous donne envie ! 🥰
Le principe est simple et tout est quasiment indiqué dans le titre de cet article.
Recevoir un panier de légumes en direct du producteur c’est l’assurance de manger et découvrir (voir redécouvrir) les légumes de saisons !
Et oui, par exemple, fini les concombres en plein mois de novembre. On fait place aux courges, potirons, carottes et épinards pour le plus grand bonheur de nos papilles.


Encore une fois, c’est plutôt facile.
💬 Ma petite expérience : dans mon entreprise, il y a un système de conciergerie qui propose des paniers de légumes de saison et en circuit court. On commande notre panier en début de semaine et on le récupère le vendredi, juste avant le weekend. C’est simple, rapide et super bon 😜 !

Comme toute chose, il y a des avantages et des inconvénients à avoir son panier de légumes en direct du producteur.
Voici un petit tour d’horizon !
On commence par les avantages, c’est quand même plus sympa :
Tu pensais ne plus jamais retrouver le goût des supers tomates du potager de tes grands-parents ?
On te prouve le contraire avec notre panier de légumes.
En effet, les légumes qui arrivent à maturité naturellement ont plus de goût que ceux qui mûrissent sous serre ou pendant leur transport. En privilégiant le circuit court et les producteurs locaux, tu récupères du goût dans ton assiette.
Selon les saisons, les légumes sont là pour répondre aux besoins de ton corps.
En les consommant de manière responsable et surtout en suivant les saisons, tu fais du bien à tes papilles et à ta santé.
Par exemple : lorsque la grande période hivernale arrive, et face au froid et au manque de sommeil, tu as besoin de plus de nutriments et de vitamines C. Il est donc important de privilégier les courges ou les épinards par exemple.
Premièrement, les légumes sont moins traités car si ils sont de saison, les producteurs n’ont pas besoin de les faire pousser plus rapidement que la normale ou du compenser un manque de soleil par exemple.
En plus, tu limites ton empreinte carbone liée au transport et tu dis STOP aux produits chimiques pour la conservation des aliments.
Oui c’est important.
Tu fais travailler les producteurs de ta région et développe ainsi son économie locale.
C’est solidaire pour ta région et pour les producteurs bien évidemment. Tout bénéf ‘ !
C’est l’occasion de découvrir de nouvelles saveurs et d’apprendre qu’il existe un calendrier des fruits et légumes de saison !
Fini les tomates en hiver…
C’est souvent le cas : les paniers de légumes ne nécessitent pas autant d’emballage, de transports et d’intermédiaires. Ils sont donc moins chers !
Il y a quand même quelques petits inconvénients.
Tu l’auras compris, le contenu de ton panier varie d’une saison à l’autre mais peut varier d’une semaine à l’autre également.
Généralement, tu commandes ton panier à l’avance, sans savoir au préalable ce qu’il y a dedans. C’est le jeu ! 😉
Tu peux y trouver des légumes que tu n’aimes pas ou que tu ne sais pas cuisiner.
Il est possible que tu y trouves une certaine forme de répétition également dans les paniers car ceux-ci ne varient pas toujours selon les saisons…
La quantité, le calibre, les formats peuvent varier selon le panier de légumes que tu auras.
Tes carottes, navets etc. ne vont pas ressembler exactement à ce que as l’habitude d’avoir dans les supermarchés.
Mais ce n’est pas grave !
Les fruits et légumes moches, ça peut aussi être très bons pour la santé.



Quand on pense aux paniers de légumes, on y pense en tant que consommateur.
Mais n’oublions pas qu’une sacrée logistique se cache derrière ton petit panier…
Le développement des supermarchés et de la consommation de masse n’a pas favorisé le lien entre les producteurs et les consommateurs.
Grâce entre autre aux paniers de légumes et toutes les formes de consommation locale et en circuit court, un nouveau lien se développe et se veut plus proche 🥰 !
En effet, ces différentes formes de vente permettent d’écouler la totalité ou du moins le maximum de sa production, et pas uniquement les fruits et légumes les plus connus des consommateurs.
Et oui, c’est le producteur qui choisit quels fruits et légumes il met dans ton panier.
Les paniers représentent en effet un revenu assuré sur le long terme.
Ils permettent aux producteurs d’avoir une meilleure visibilité financière pour plus de sérénité.
Pour vendre ses légumes, il faut du temps !
Il faut démarcher les différents organismes pour lesquels les producteurs souhaitent vendre leurs paniers. Mais ça en vaut la chandelle !
Tu as dorénavant toutes les cartes en main pour te régaler, en consommant de manière responsable et locale. 🥕
Et comme une bonne nouvelle n’arrive pas seule, saches que nos terres bretonnes regorgent de bons produits qui n’attendent que toi pour les découvrir.
Mettons-nous dans l’ambiance : on est samedi, au supermarché du coin.
Tu es face à l’étal incroyable de belles pommes rouges, vertes ou jaunes, rondes, brillantes et terriblement tentantes.
L’histoire de Blanche Neige te revient soudainement en mémoire : cette pauvrette croqua naïvement dans une pomme, sans en connaître la provenance exacte. Elle aurait très mal fini si personne n’était venu la chercher.
Alors, comme tu n’as pas envie de prendre de risque, tu détournes le regard vers le rayon d’à côté où de jolies petites pommes affichent fièrement leur label « bio ».
Elles obtiennent immédiatement tes faveurs et prennent place dans ton panier.
Excellent choix !… Parce que tu sais fort bien que le bio a de gros avantages pour ta santé et pour l’environnement.
Mais… en es-tu vraiment sûr ?
Il s’agit tout d’abord d’un mouvement né dans les années 1920 et d’une philosophie, qui repose sur la production et la transformation des aliments en respect avec l’environnement, la biodiversité, le bien-être animal (dans le cadre des élevages) et les cycles naturels.
Il s’agit également de labels. Donc de réglementations. Qui vont évidemment dans le même sens.
On a d’ailleurs fait un super article, très détaillé, sur le Label Bio, mais également le le label BioBreizh, Bio Cohérence, ou encore le Demeter (je dis ça, je dis rien 😅).
On fait généralement la comparaison entre l’agriculture BIO et l’agriculture dite « conventionnelle ». Non labellisée quoi…
![Manger Bio et/ou Local : quels avantages et comment faire ? [GUIDE] Manger Bio et/ou Local : quels avantages et comment faire ? [GUIDE]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/labels-bio.jpg)
Il y a pas mal d’avantages à consommer bio, mais en voici déjà quelques uns…
Enfin… pour ce dernier point, je dirai « presque » !😉
En effet, on pense souvent que « BIO = zéro pesticides & cie ». Or, ça n’est pas exact.
Les labels BIO autorisent bel et bien les produits phytopharmaceutiques, autrement dit les pesticides et les biocides. Les « trucs qui tuent » quoi !… ☠️
MAIS !… le Bio essaie au maximum à ce que ces « truc’cides » soient le plus possible issus de substances naturelles, afin que l’environnement ait la capacité de les biodégrader.
Généralement, le Bio cherche également à en limiter la quantité.
Donc, objectivement, c’est mieux. Pas parfait (devrais-je dire « utopique » ?) mais mieux que le conventionnel.
![Manger Bio et/ou Local : quels avantages et comment faire ? [GUIDE] Manger Bio et/ou Local : quels avantages et comment faire ? [GUIDE]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/la-ferme-celtique-bio-diversite-10.jpg)
Obtenir un label bio n’est pas une mince affaire : c’est une véritable démarche de conversion.
Elle commence par une période d’au moins deux ans pendant laquelle le producteur doit supprimer tous les produits pouvant avoir un impact négatif sur l’environnement en suivant un cahier des charges strict.
Simultanément l’agriculteur doit se soumette à un contrôle régulier de son exploitation par un organisme agréé.
Pour certains petits producteurs, cette transformation peut représenter un coût difficilement supportable ou des démarches longues et très contraignantes. Certains décident donc de ne pas s’engager dans ce processus, bien qu’ils pourraient parfaitement prétendre au label bio.
Non.
Et c’est là, en effet que l’histoire se complique…
Lorsque tu achètes ta fameuse pomme, tu peux avoir à faire à :
… sauf que, pour rappel, on a également vu que certains producteurs non labelisés pouvaient également avoir des méthodes de production tout aussi « raisonnables » et bénéfiques, environnementalement parlant, que le Bio.
![Manger Bio et/ou Local : quels avantages et comment faire ? [GUIDE] Manger Bio et/ou Local : quels avantages et comment faire ? [GUIDE]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/conventionnel-importe.jpg)
Du bio, du bio mais qui ne se revendique pas bio, des produits locaux issus de l’agriculture conventionnelle, du bio qui vient de l’autre côté de la planète, des produits en circuits courts issus de l’agriculture raisonnée…
Les choses se compliquent, n’est-ce-pas ?
Comment nous, pauvres consommateurs, pouvons faire nos achats en toutes connaissances de cause ?
Et bien c’est simple, il y a trois possibilités :
Et bien, on commence par profiter de cette super plateforme qu’est Mangeons Local pour trouver les bons producteurs qui vendent en circuit court près de chez soi…
La Bretagne voit le bio investir de manière constante le marché local. Avec une progression de 6% supplémentaires au cours du premier semestre 2020, les fermes bio représentent désormais près de 13,4% des exploitations bretonnes.
Pour être plus précis, nous comptons à ce jour (2020 !) 3554 propriétés agricoles bio dans la région. Il y en avait 2736 en 2017 (cf. ci-dessous).
![Manger Bio et/ou Local : quels avantages et comment faire ? [GUIDE] Manger Bio et/ou Local : quels avantages et comment faire ? [GUIDE]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/chiffres-bio-bretagne-01.jpg)
![Manger Bio et/ou Local : quels avantages et comment faire ? [GUIDE] Manger Bio et/ou Local : quels avantages et comment faire ? [GUIDE]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/chiffres-bio-bretagne-02.jpg)
Ces chiffres nous viennent tout droit du réseau des agriculteurs bio de Bretagne, qui accompagne les exploitants bretons dans leur démarche de conversion ou d’installation.
Et ce n’est pas tout !
Pour être bien certain de manger bio et local, il existe également le label Be Reizh.
Créé en 2016, ce label promeut les produits régionaux et bio et garantit la qualité pour le consommateur.
Ainsi, en te régalant, tu participes à l’économie locale et tu soutiens les entreprises qui privilégient l’emploi dans la région et qui valorisent les matières premières bio et… bretonnes.
Tout bénéf’ ! 😉
Info : Cet article n’a pas pour but d’apporter une réponse définitive et subjective à cette vaste question. Il a simplement pour objet de soulever des questions, présentes dans notre société, et d’amener le lecteur à réfléchir par lui même.
Les différents scandales alimentaires de ces dernières années n’y sont pas pour rien.
On peut citer les vidéos intenables de l’association L214 qui produisent un électrochoc a tout citoyen concernant les conditions d’élevage intensif.
N’oublions pas non plus l’épidémie de vache folle dans les années 90 qui faisait la une de la presse. Pour rappel à cette époque, afin de doper la production laitière des bovins, on donnait des farines animales à manger aux vaches, qui, jusqu’à preuve du contraire sont herbivores !
Officiellement, en 1992, Farm welfare concil (organisation d’État qui conseille le gouvernement du royaume uni) a posé les 5 fondamentaux qui définissent le bien-être animal :
A ce jour ces 5 libertés fondamentales ont été reprises dans de nombreux textes de lois, qu’elles soient nationales ou européennes.
Afin de contrôler les diverses exploitations, les vétérinaires et agents de la DDPP (direction départementale de la protection des personnes), effectuent des contrôles dans toute la France. En 2019 ces contrôles étaient près de 15000.
Pour guider les consommateurs dans leur choix, les différents labels tiennent également compte du bien-être animal dans un élevage.
Encore faut-il faire la part de choses.
Par exemple, pour un élevage de porcs, il y a très peu de différences entre l’élevage conventionnel et le label rouge, contrairement au label agriculture biologique qui impose des normes beaucoup plus strictes.

Aujourd’hui, de nombreux scientifiques se sont intéressés aux animaux, à leur ressenti, leur capacité d’éprouver du plaisir ou de la douleur.
Les différentes études ont permis de démontrer que les animaux étaient sentients.
Alors qu’est-ce que la sentience ? Il s’agit de la faculté à éprouver de la douleur ou du plaisir.
Citons pour exemple le dauphin, qui s’accouple pour le plaisir, et non pas dans un but unique de reproduction.
Ces résultats, même s’ils paraissent évidents au premier abord, permettent d’appréhender la vie animale d’un point de vue philosophique.
Comment considère t-on un animal du point de vue de l’animal « humain » que nous sommes ? Vaste question !…
Considère-t-on que le bien-être animal est respecté lorsque l’on voit des poulets élevés en hangar, à la lumière artificielle, sans un accès à la terre, nourris exclusivement à l’aliment industriel ?
Légalement oui, philosophiquement peut être pas.
Peut-on considérer qu’un élevage extensif de bovins, nourris à l’herbe, est gage de bien-être animal lorsqu’ils sont élevés pour finir à l’abattoir ?
Ce débat a lieu en ce moment, dans notre société.
Historiquement l’homme a débuté la pratique de l’élevage dès 9000 av. JC afin de subvenir à ses besoins et limiter les aléas de la chasse.
Cette pratique a bien évoluée depuis ses débuts !
Aujourd’hui il existe différents modèles d’élevages entre la ferme des mille vaches et l’élevage extensif du centre Bretagne, des poules pondeuse en cage, hors sol avec simulation des saisons et du temps d’ensoleillement, et les poules élevées en plein air intégral !
Chacun d’entre nous à ses propres valeurs et sa propre éthique de l’élevage, et du bien-être animal.
Chez Mangeons Local, nous respectons les choix de chacun, en essayant de détailler au maximum les fiches des producteurs. Ainsi, le consommateur peut choisir de s’approvisionner chez l’éleveur de son choix.
Nous avons simplement fait le choix de ne pas référencer les producteurs produisant en hors-sol. Pour l’élevage, cela concerne principalement les éleveurs de cochons sur caillebotis ou les volailles en bâtiments / cages.
Nous défendons ardemment cette relation producteur / consommateur : ainsi nous savons ce que nous achetons, en conscience et en accord avec ses convictions et son éthique personnelle.
Le texte ci-dessous a été écrit par Fabien et Carole, de la Miellerie de la Vallée de L’Élorn, à Trémaouézan (Finistère).
Vous pouvez en découvrir plus sur ce génial producteur sur le site et la page Facebook. Et maintenant… je leur laisse la parole…
Quand on lit les 10 bonnes raisons d’acheter en direct aux producteurs, on peut aussi tenter de les transposer aux valeurs que doivent porter les producteurs locaux...
Voici notre participation, Fabien, agent de fabrication, et Carole, aide soignante, mais aussi apiculteurs à nos minces heures perdues, à une réflexion personnalisée autour du rôle d’un « bon producteur », et, osons le dire, un « bon apiculteur ».

Crédit : Photos de Camille Milin.
C’est l’occasion d’un balade (seul, en couple ou en famille !) et d’une belle rencontre avec celles et ceux qui chaque jour nous nourrissent.
Tu découvriras ainsi un métier, une philosophie, des valeurs, une manière de faire et de penser…
Si tu achètes déjà des produits chez ce producteur, c’est un bon moyen de mieux connaître l’origine de ces derniers.
Et sinon, c’est une chouette et agréable occasion de rencontrer un producteur et de voir s’il répond à tes attentes… et ainsi devenir ton dealer de produits locaux. 😉
J’y pense ! Les portes-ouvertes proposent souvent plus qu’une simple visite de la ferme.
Généralement, il y a d’autres producteurs du coin ,des animations, un p’tit goûter (voire un apéro de plein air), parfois un groupe de musique…
Bref, y’a de l’ambiance.
Du coup, penses-y !
Guette les actus des éleveurs, maraîchers, brasseurs, apiculteurs… et toute l’année, pars à leur rencontre !
Voici par exemple une porte ouverte, du côté de Saint-Connec (dans le 22 !), à la Ferme de la Doudoutière.
Cet événement a eu lieu le Dimanche 16 août 2020, entre 14h00 à 18h00.

Voici le programme qui a été communiqué quelques semaines plus tôt, et qui a été scrupuleusement suivi cette journée là… 😉
Nos serres, le plein champ, le poulailler n’auront plus de secret pour vous.
Présence d’Amélie, de Bocal Atitude, qui vous fera découvrir son travail, les produits qu’elle propose et le zéro déchet.
Dominique, notre apiculteur, vous présentera son miel.
Un stand sera également la pour vous faire découvrir le groupement de producteurs dont nous faisons parti.
Vente de nos légumes ! Possibilité également de réserver un panier à retirer ce jour là.
Vous pourrez également vous restaurer autour d’un verre grâce à la présence du comité des fêtes de Saint Connec et de délicieuses crêpes et galettes préparées par Croc’ Galettes.
Sans oublier la tombola pour gagner un panier de légumes, et une animation vidéo.
Plutôt sympa comme programme pour un beau dimanche ensoleillé, non ?
Maintenant, à toi de jouer et de suivre l’actu des producteurs près de chez toi. 🥰
Vous souhaitez acheter un colis de viande d’agneau… mais vous hésitez car vous ne savez pas trop ce que vous allez recevoir ?
On vous dit tout ! 🧐
Il s’agit de la Ferme de Kerguillé, à Crozon (Finistère – Bretagne).
A la Ferme de Kerguillé, ils élèvent leurs brebis dehors toute l’année et elles sont alimentés uniquement à l’herbe.
« Les agneaux restent avec leur mère jusqu’à un sevrage naturel et vivent eux aussi en total plein air, ils ont donc une croissance assez lente et sont abattus entre 8 et 12 mois de vie.«

Les conditions d’élevage laissent rêveur.
Mais il ne s’agit pas de la majorité des élevages en France ou en Bretagne. Donc choisissez bien chez qui vous achetez vos colis de viande d’agneau, mais également vos colis de bœuf ou de porc.
On y arrive ! 😅
Il s’agit d’une caisse d’un demi agneau, découpé et emballé sous-vide.
| Côtes | x4 | 0,377 kg |
| Côtes | x5 | 0,516 kg |
| Filet mignon | 0,481 kg | |
| Morceaux à mijoter | 0,482 kg | |
| Collier | 0,677 kg | |
| Poitrine | 1,063 kg | |
| Selle | 0,808 kg | |
| Epaule | 1,825 kg | |
| Gigot | 2,230 kg | |
| Demande supplément | ||
| Saucisses d’Agneau | x6 | 0,440 kg |
| Merguez Brebis | x6 | 0,425 kg |
| TOTAL | KG | 10,489 kg |

Comme vous le voyez sur la photo, tout est sous vide, annoté et précisé.
Idéal si on souhaite partager la caisse avec des amis, de la famille ou même avec ses voisins.
Mais on peut aussi tout garder et congeler. 😉
A vous de choisir !
Vous hésitez à commander un colis de viande de bœuf car vous ne savez pas ce qu’il va contenir ?
C’est compréhensible !
Et c’est pourquoi nous allons vous donner quelques précisions 🧐
D’un producteur à l’autre, les morceaux et donc le contenu des colis peuvent varier… mais voici tout de même de quoi vous donner une idée des pièces de bœuf que vous seriez amenés à cuisiner.
Ici, nous avons choisi de vous présenter un colis de bœuf provenant de la Black Angus Farm.
C’est un éleveur de bovins de la race Black Angus basé en Finistère Nord (Saint Rivoal).
Les vaches sont élevées à l’air libre, en plein cœur du Parc naturel d’Armorique !

| Steacks hachés (7×2 pièces) | 1,724 kg |
| Steacks en tranche (2×2 pièces) | 0,522 kg |
| Pavé Rumsteack (2×1 pièce) | 0,268 kg |
| Faux filet (2×1 pièce) | 0,317 kg |
| Filet (2×1 pièce) | 0,228 kg |
| Gîte (1×2 pièces) | 0,239 kg |
| Bavette (1×2 pièces) | 0,250 kg |
| Basse côte à griller (1 pièce) | 0,184 kg |
| Fondue | 0,159 kg |
| Rôti de Bœuf | 0,525 kg |
| Côte de Bœuf | 0,637 kg |
| Saucisses de bœuf (3×2 pièces) | 0,924 kg |
| Jarret | 0,645 kg |
| Collier Bourguignon | 0,932 kg |
| Paleron Jumeau | 0,917 kg |
| TOTAL POIDS | 8,471 kg |
Évidemment, à moins d’être un gros mangeur de viande, il vous faudra congeler une partie.
Mais aucun souci puisque les producteurs qui font de la vente directe proposent généralement les morceaux de viande de bœuf en sous-vide.
Une autre idée consiste à acheter les caisses de viande à plusieurs (amis, voisins, familles) et à partager. Tout simplement !


Cela fonctionne également avec les caisses de viande de porc ou les colis d’agneaux.
A vous de jouer ! 😉
Un commentaire qu’on entend souvent lorsqu’on parle de circuit court et d’achat en direct auprès du producteur, c’est le fait de ne pas savoir à quoi s’attendre…
Qu’est ce que je vais avoir dans mon panier de légumes ?
Les gens qui se posent des questions.
De quoi va être composé mon colis de viande ?
…
Toutes ces questions sont légitimes et parfaitement compréhensibles.
Du coup, on essaie dans ce blog, et ce depuis plusieurs années d’y répondre et de donner un max’ de précisions.
C’était déjà le cas avec nos articles qui comparent le prix des légumes du maraîcher et ceux de la grande distribution, ou encore celui où on compare les prix pour de la viande de porc…
Toujours avec ce même souhait de rendre les choses plus claires, on va vous présenter ici le contenu d’une caisse de viande de cochon que vous achèteriez en direct du producteur.
Le producteur qu’on a choisi, pour ce « cas pratique » est un éleveur, près de chez nous.
La particularité de ce couple de producteurs est qu »ils élèvent des cochons de race Mangalitza et Kune-Kune. Des races anciennes.
En bonus, il s’agit d’un micro-élevage en air libre, ce qui est assez rare en France pour être souligné !





On est donc sur un élevage « premium », le top du top de ce qu’il se fait en France.
Pourtant, le tarif au kilo est très abordable et globalement identique, au final, au tarif détail des grandes surfaces.
Il est à noter que le contenu de la caisse ci-dessous est un exemple pratique, qui correspond à ce que propose cet éleveur.
Cependant, vous allez pouvoir retrouver globalement la même chose chez votre producteur local.
Voici donc le détail du contenu d’une caisse de 5 kilos (approx.) :
| Chipolatas (2x6pcs) | 0,354 + 0,396 |
| Grosses saucisses (2pcs) | 0,226 |
| Poitrine ½ sel | 0,33 |
| Rouelle de porc | 0,564 |
| Cotes porc 1ère (1x2pcs) | 0,31 |
| Cotes porc Echine (2x2pcs) | 0,344 + 0,302 |
| Roti Filet ss os | 0,506 |
| Roti Palette | 0,54 |
| Saucisson ail | 0,264 |
| Museau (4 tranches) | 0,184 |
| Rillettes porc | 0,292 |
| Pâté Foie | 0,216 |
| Pâté Campagne | 0,286 |
| TOTAL POIDS (kilos) | 5,114 |
Sur la photo ci-dessous, vous retrouverez également un achat au détail supplémentaire : deux filets mignon (0.184 + 0.204 kilos).
Ces dernier est rarement inclus dans les caisses, car ils ne sont au nombre que de deux par cochon. 😉

Alors… maintenant, qu’attendez-vous pour acheter en local et en direct de votre producteur ?
Ce texte a été écrit par Anne et Yann, maraîchers à Plomelin (29). Ils nous racontent leur premiers mois d’installation.
Le temps a filé comme l’éclair… le pic de courgettes et de concombres est derrière nous, ce qui nous laisse le temps de nous poser un peu et jeter un œil sur les mois passés.
Notre installation en tant que « vrais » paysans est officielle depuis mi-janvier.
L’année 2018 aura été dévolue à la préparation du projet : immersion dans les fermes des collègues avec une série de stages pour Anne, saison salariée pour Yann.
Parallèlement : formations en tous genres, implication dans les réseaux paysans (G.A.B, Confédération paysanne, CIVAM), élaboration de notre prévisionnel économique et de notre dossier d’installation…et accessoirement arrivée de notre petite Aziliz 👶pour nous accompagner dans les derniers préparatifs !
C’est donc sur Plomelin que le projet a pris vie, sur cette commune où nous vivons depuis 4 ans maintenant, aux portes de Quimper où aucun agriculteur ne vendait de légumes en direct.
On s’était lancés dans la recherche de foncier en s’attendant à d’âpres luttes d’endurance… et finalement un premier rendez-vous avec la mairie nous laisse un peu hébétés : des terrains sont justement disponibles début 2019 suite au départ en retraite d’un agriculteur, à deux pas du bourg !
La terre y est réputée bonne, l’emplacement est idéal, le long d’une route et d’un des nombreux chemins de randonné de la commune nous assurant une bonne visibilité.

Nous voilà depuis début janvier l’objet de la curiosité des riverains et des habitants passant devant la parcelle.
On se demande à quoi diable on peut s’activer avec nos allers retours, nos piquets de clôture et nos fils figurant le futur agencement des serres, jardins de culture…etc.
1ère étape : recréer 450m de talus et les faire replanter de centaines d’arbres afin de figurer les limites cadastrales et par la même occasion refaire sortir de terre ce qui avait été rasé au début des années 60…
Ce ne sera que le premier jalon d’un série d’aménagements qui se voudront favorables à l’accueil de la biodiversité et au maintien des sols.
2ème étape : montage de serres !
On est déjà en Février, si on veut avoir des tomates/aubergines/concombres, il ne faut pas tarder !
Par contre, monter des serres en février dans le froid, sous la pluie et parfois dans la gadoue : c’est pas toujours facile !
Des conditions idéales en tous cas pour tanquer (à une ou deux reprises) son camion dans le champs… et rencontrer ses nouveaux voisins paysans (merci Anne pour le remorquage en tracteur !).
Le début d’un grand chantier participatif de plus de 2 semaines, avec l’aide de nos amis et famille venus de toute la France pour l’occasion.
Tout le monde veut apporter sa pierre à l’édifice de notre futur projet agricole, ça fait chaud au cœur !

Avril : voilà venu le moment des premiers semis.
Les premiers petits pois sont mis en terre – ou plutôt en terreau dans des plaques de notre pépinière -, et nous voilà vraiment devenus des paysans !
Les mois suivant vont être consacrés aux semis et aux plantations des légumes de notre première saison : petits pois, haricots verts, betteraves, tomates, aubergines, poivrons, concombres, pommes de terre, poireaux, fenouils, courgettes, panais, carottes, radis, navets, salades.
Mais ce ne sont pas les travaux des champs qui occupent le plus clair de notre temps, ce sont les travaux en tout genre !
C’est là où l’on réalise que pour être maraîchers, il nous faut d’abord acquérir les bases de la mécanique agricole (saletés de vieux tracteurs !), de l’installation électrique, du terrassement, de maçonnerie et de construction.
On retiendra l’apprentissage de ce premier été : l’importance cruciale de l’eau.
C’est quand on en manque que l’on s’en rend vraiment compte.
Bien que notre forage ait été réalisé depuis mai, l’arrivée de l’électricité permettant de le mettre en marche tarde jusqu’à fin juillet.
Conséquence : une bonne partie de l’été passée…sans source d’eau sur la parcelle !
Heureusement que l’on avait de l’eau d’un puits à disposition à 3 km de là.
On a quand même joué à Manon et Jean-de-Florette pendant plusieurs mois, à transporter des mètres cubes d’eau dans notre tonne à eau à travers Plomelin, et en arrosant chaque ligne de goutte à goutte à la motopompe.
Fin juillet, la fée électricité arrive, nos tomates assoiffées (et nous) poussent un gros OUF de soulagement.

Début juillet, le grand moment de la première vente arrive à Port-la-Forêt.
Tout cela se concrétise, il ne suffit pas de chouchouter nos petits légumes, il nous faut maintenant apprendre à les vendre et aller à la rencontre de nos futurs clients.
Malgré un coup de stress lors de la première vente (miiiince on a pensé à tout sauf aux clés de la caisse ! « bonjour, on est les nouveaux maraichers du marché, on n’a pas de monnaie, vous n’avez pas l’appoint ?? »), on passe un été agréable au milieu du port de plaisance.
La concurrence olfactive est rude puisqu’on est placés entre un vendeur de paëla/frites et un vendeur de chichis, mais nombreux sont les touristes et les locaux ravis de trouver aussi notre étal multicolore rempli de légumes bons et sains 😉
Mais la première vraie rencontre avec notre clientèle durable se fait avec les premiers marchés sur notre commune, à Plomelin, et lors de nos ventes à la ferme qui ont débuté début septembre.
Quelle agréable surprise de voir que les gens sont au rendez-vous, le bouche-à-oreille a fait son travail !
On ne peut malheureusement pas répondre à la demande de mise en place de paniers dès la première année, car nos quantités sont encore approximatives et on veut pouvoir fournir des légumes au plus grand nombre durant l’hiver.
Merci à toutes et tous pour votre soutien, nous sommes ravis de cette première saison.
Malgré les coups de stress et de fatigue, nous sommes boostés par la confiance et l’engouement de nos clients !
Prochaine étape : porte-ouverte le dimanche 20 octobre où l’on pourra venir découvrir la ferme.
Ensuite viendra l’hiver avec le second gros chantier de Legumaj’Kergwenn : le montage de 3 autres serres…
On le sait, manger local est un moteur de satisfaction et nourrit un système vertueux à bien des égards : environnement, santé, économie, social, gouvernance, plaisirs de la table…
Mais si on parlait des déchets ?
Certes, les pratiques des producteurs ne sont pas encore parfaites dans l’ensemble, et on a encore une marge de progression, mais manger local induit de fait une réduction des déchets.
Comment ça ?
Et bien, plus les produits viennent de loin, plus ils nécessitent du transport, donc du conditionnement.
Des boîtes, cartons ou cageots mis sur palettes, généralement protégées par des grands films plastique. Tous ces suremballages disparaissent certes lors de la mise en vente, mais ils existent bel et bien.
Il y a par contre peu de chance que votre maraîcher du coin transporte des palettes de légumes emballées dans du plastique.
Même s’il est vrai qu’on trouve encore des emballages évitables chez certains d’entre eux.

Première proposition : si les produits sont vendus dans des contenants papier, plastique ou verre, prenons le réflexe de les rapporter, dans la mesure du possible.
Tous les producteurs ne pourront pas les réemployer, mais ça vaut le coup de poser la question, et d’essayer, non?
Pensons par exemple aux barquettes de fraises, aux pots de miel ou de yaourt, ou encore aux sacs en papier. Certains de nos vendeurs les reprennent volontiers !
Il y a même des systèmes de consigne déjà en place chez certains d’entre eux.
Allons encore un peu plus loin, et apportons nos propres contenants jusqu’à leurs étals, et pourquoi pas même les leur laisser jusqu’à notre prochaine visite, lorsque cela s’y prête.
Ils auront alors rempli nos contenants de leurs produits.
Le plus simple est d’en discuter avec les producteurs directement.
Sont-ils d’accord pour qu’on leur apporte nos boîtes, bocaux et autres contenants lavables ? Quelles sont leurs contraintes ? Quelle solution leur semble la plus pratique ?

Car le dialogue reste encore la meilleure solution pour avancer ensemble.
Ce ne sera peut être pas applicable de suite, mais à force d’en discuter, les idées vont cheminer.
Car, être un producteur inscrit sur l’annuaire de Mangeons Local en Bretagne n’est pas anodin. C’est un indicateur assez fiable qu’ils accordent une réelle attention à la nature, à la terre, aux animaux, et à leurs clients.
Ils prêtent généralement une oreille attentive à notre volonté de réduire les déchets avec eux.
Lorsqu’ils ne sont pas eux-même moteurs de cette démarche !
D’ailleurs, lorsqu’on lance la discussion, ils donnent volontiers leurs astuces personnelles pour tenter de gaspiller le moins de matière possible, astuces qu’on peut relayer auprès des autres producteurs.
Alors soyons les ambassadeurs de la réduction des déchets sur les étals !
Ahhhh, l’été arrive… les beaux jours sont déjà là et après une bonne journée bien remplie, on a qu’une envie : se mettre en terrasse et boire une bière fraîche ou un verre de vin… décontraction, nous voila !
Et là, c’est le drame. 😱
On renverse un peu de la mousse ou du verre sur le jolie parterre de fleurs de mamie… et ces fleurs, instantanément, noircissent et rendent l’âme.
Science fiction ? Un mauvais épisode de Black Mirror ?
Malheureusement… non.
Même si généralement on n’a plus besoin de le présenter, je vais quand même le faire pour les deux du fond qui n’ont pas suivi… Le glyphosate, c’est un produit 100% chimique de type « herbicide total systémique » (déjà, ça fait rêver). C’est à dire ? Et bien, ça signifie que c’est un produit non sélectif : il flingue absolument tout, sans distinction. Il est devenu la star des herbicides grâce à Monsanto et à son Round Up, dont il est l’un des principaux ingrédients.
Depuis le 20 mars 2015, il est classé comme « probablement cancérogène » par le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer)… mais en vrai, Monsanto se doutait que c’était une belle saloperie un produit pas tip-top depuis 1999. C’est ce qu’indique un rapport interne à l’entreprise et depuis rendu publique lors des Monsanto Papers.
Et ouai… les vilains se sont faits prendre la main dans le sac.

C’est pas la première étude du genre (il y en a eu des similaires en Allemagne, par exemple, avec des résultats globalement identiques), mais celle-ci, qui nous vient de US PIRG (une association de consommateur) nous confirme à nouveau ce qu’on se doutait tous… On retrouve des traces de glyphosate dans de nombreuses bières et vins qu’on peut être amené à boire, ici, en Bretagne et en France.
19/20. Pas mal comme score. Non ?
Allez, j’arrête de tourner autour du pot..
Voici nos vainqueurs :
Pour les bières et cidres…

Pour les vins…

Ahhh, la fameuse exception Française ! 😉
Ok, on voit là qu’il s’agit d’une étude américaine car la plupart de ces vins ne sont pas forcement très connus par chez nous. Mais… n’imaginez pas qu’il en soit autrement pour les produits industriels / semi-industriels / (trop) grand public en Europe, en France ou en Bretagne. Malheureusement, les résultats seront les mêmes.
D’ailleurs, l’association 60 Millions de Consommateurs a décidé de tester nos bières de grande surface, en France.
Résultats ?
Pas glorieux.
34 bières sur les 45 testées présentent des résidus de pesticides. Pour 25 de ces bières (dont deux BIO), on retrouve notre fameuse molécule de glyphosate.
60 Millions de Consommateur tempère tout de même les résultats de l’étude en indiquant que les doses restent très faibles et globalement peu dangereuses pour l’organisme. C’est une maigre satisfaction, mais on prend quand même !
Entre nous et toute sincérité, je crains qu’il n’y en ait pas vraiment. Du moins, pas une solution parfaite qui évite tout risque de boire (un peu) de glyphosate lorsqu’on boit une mousse ou qu’on prend un verre de vin.
Reste qu’on peut (et qu’on doit) sélectionner le producteur chez qui on achète le précieux liquide.
Pour nous, car ça nous permet d’éviter de consommer des pesticides et prendre soin de notre santé.
Pour la société et l’environnement, car plus on sera nombreux à choisir des produits sains (et locaux et de saison, hein ! J’oublie pas de faire la pub’ pour Mangeons-Local.bzh ! 😀), plus le marché devra s’orienter vers une production plus écologique et respectueuse du consommateur.
En attendant, buvons avec modération… et des bières bretonnes de préférence !

Yecʼhed mat !
On entend souvent, pour justifier de ne pas acheter en local et/ou en BIO, que c’est « plus cher »… Vraiment ?
Ça serait en effet la première question à se poser. On imagine aisément que celles et ceux qui répètent à qui mieux mieux cette généralité font référence à l’invention d’Edouard Leclerc (‘causons référence Bretonne !) en 1949 : Le Supermarché !
Sauf qu’on pourrait déjà contrecarrer en précisant que comparer un légume d’étal de supermarché avec celui d’un maraîcher…
… c’est comparer un produit ultra-standardisé, généralement hybride (graine stérile), avec un choix de légumes extrêmement variés et de variétés anciennes…
… c’est comparer un produit récolté de manière industrielle, qui mettra un certain temps avant d’arriver sur l’étal puis dans votre frigo, avec un légume fraîchement cueilli du matin même par la main d’un maraîcher… or, on sait qu’un légume perd ses nutriments et ses propriétés au fil des jours ; le frais, c’est toujours mieux pour la santé !…
… c’est comparer un produit qui est généralement peu goûtu (certains connaisseurs diront que « c’est de la flotte », en pensant aux tomate produites hors-sol sous serre, toute l’année), avec un légume charnu qui a un vrai goût (« de notre enfance », diront toujours ces mêmes connaisseurs 😉 !)…
… c’est comparer le fait de dépenser son argent auprès d’une société du CAC40 ou d’un grand groupe national ou international, avec le fait de dépenser son argent auprès d’une entreprise locale qui ne rémunéra aucun actionnaire, sinon les enfants du maraîcher ! ;)…

MAIS !… Mais si ces quelques arguments ne sont pas suffisants et qu’il faut absolument parler sonnant et trébuchant (en breton : les gwenneg !)…
Aujourd’hui, je suis allé récupérer mon panier de légumes chez Damien, maraîcher près de Quimper.
J’ai payé 11,50€ pour ce beau panier !

Alors, de quoi est-il composé ?
Prix au kilo ? Et bien, c’est facile : 11,50€ pour 2,843 kilos de légumes frais… soit 4,05€ du kilo !
Je pense qu’on peut dire que c’est plus que raisonnable, non ? 😉






Ah d’accord… vous êtes du genre jusqu’au-boutiste ?
Soit !
Voici ce qu’on peut trouver en magasin et supermarché :





On notera au passage les origines des produits : Un peu de France, de l’Espagne, de l’Italie, du « On-ne-sait-pas-où »… que du bonheur ! Pour les pois gourmands, j’ai été obligé d’en chercher chez Picard car nos supermarchés ne se sont permis, au moment de ma recherche, d’aussi grandes excentricités de choix ! 😉
Je n ‘ai pas non plus trouvé de BIO pour l’oignon et les pois gourmands, donc on va comparer du supermarché-conventionnel avec du maraîcher-BIO… osons ! 😀
Alors, on fait le calcul ?
Total ? 14,60€ le panier de légumes BIO & conventionnels de supermarché !… contre 11,50€ le panier de légumes BIO du maraîcher local.
Quel prix en supermarché en 100% Bio ? Ils ne le proposent pas… donc on ne saura pas !
Et en supermarché, en 100% conventionnel ? Alors, on est autour des 9,00€… donc moins cher… mais on ne parle plus du touuuut des mêmes produits, car il faut ajouter à ces 9,00€ les frais de médecins liés au surplus de pesticides et les coûts écologiques liés à l’agriculture déraisonnée et le transport…
Le local !😎
Envoyez cet article à celles et ceux qui vous disent que le local, c’est plus cher gneuh gneuh gneuh… FAUX !

Il s’agit là d’un test grandeur nature : Manger uniquement et exclusivement des produits locaux, et ce durant un mois complet (Novembre 2018).
Être Locavore, à 100%.
On a testé, et on vous raconte tout ça, sous forme de journal de bord…

Mi-Octobre 2018 / Le déclic
Récemment, je regardais une émission de Élise LUCET consacrée à la culture et à la consommation d’amande dans le monde.
J’étais confortablement installé dans un bon fauteuil au salon, face à l’écran seize neuvième importé d’Asie, et dégustant un bon whisky d’Écosse en croquant quelques fruits secs … bio.
C’est la Californie qui produit environ 80% des amandes que l’on consomme dans le monde.
Et pour en produire plus, toujours plus, les producteurs californiens vident sans vergogne leurs nappes phréatiques, utilisent de plus en plus de pesticides et massacrent des millions d’abeilles chaque année.
Des dizaines de containers d’amandes coque en vrac sont expédiés jusqu’en Inde pour que des enfants travaillent douze heures par jour pour quelques roupies à casser les coques avec un simple caillou à même le sol de vastes entrepôts. L’Inde est par ailleurs un très important consommateur d’amandes.
Bref « tout allait bien » jusqu’à ce que je prenne une amande parmi les fruits secs bio qui accompagnaient mon Islay 12 ans d’âge.
Cette amande avait huit risques sur dix de venir de Californie.
Je me retrouvais complice de la vidange définitive d’une nappe phréatique primaire.
Je participais à enrichir des producteurs sans état d’âme massacrant la biodiversité chez eux et exploitant des enfants ailleurs.
Cette amande que je tenais entre deux doigts avait aussi traversé les États Unis puis l’Atlantique pour venir dans un port européen, avant que je l’achète en Cornouaille bretonne.
Fut-elle bio.
Soit, j’arrête donc les amandes.
Mais quid des autres fruits secs également présents ce soir-là ?
J’imaginais que les conditions ne devaient pas être meilleures pour les noix de cajou et de macadamia. Et les cacahuètes ?
Il restait les cerneaux de noix et les noisettes aussi.
Bonne idée !
… Mais alors pourquoi m’arrêter aux seuls fruits secs ?
Le lendemain matin j’ai continué cette réflexion au petit déjeuner. Et là ça s’est gâté ! Un verre de jus d’orange, du café, une confiture de supermarché, une tranche de brioche vendéenne … tout cela est loin, très loin d’être produit en Bretagne.
Puis j’ai ouvert le frigo et quelques meubles de rangement des aliments.
Le Gwenn ha du ne flottait pas sur grand chose.

28 Octobre 2018 / On aiguise la hache…
Le constat était simple : je me veux #Breizhponsable comme je dis, mais ma consommation alimentaire n’est finalement que très peu composée de produits de Bretagne.
Dans #Breizhponsable, il y a, au moins, deux aspects. Je suis Breton à 200% et j’aime la Bretagne depuis toujours.
Or, si j’ai pris conscience de l’hérésie que représente finalement de consommer en Bretagne des amandes californiennes, cela vaut aussi pour du poisson élevé au Kenya, une orange du Maroc ou du café de Colombie.
Et je pourrais remplir des pages et des pages de produits alimentaires et de boissons que je consomme ainsi.
Vous êtes très probablement également dans le même cas, plus ou moins.
On hurle sur le chômage … mais n’en suis-je pas complice en préférant un produit exotique à un breton ? Pour seul exemple.
Je souhaite, comme tout le monde sans doute, un plus grand respect de notre environnement et de notre biodiversité, en général, et en Bretagne en particulier.
Mais face à cette belle intention, j’achète des produits venus de l’autre côté de la planète à grands renforts de CO2 pour leur transport.
Et je ne parlerai pas de ma collaboration, de fait, à la destruction des terres de ces pays-là, à l’usage de chimie mortelle…
A un moment, face à ce constat minimal, le Citoyen que je suis doit essayer de se mettre en cohérence. Au moins un peu.
Alors, j’ai décidé de ne manger et de ne boire que des aliments et boissons produits en Bretagne … pendant un mois.
Il ne faut pas déconner non plus : un mois pour commencer 😉
Oui bien sûr, certain(e)s de vous qui me lisez, le font depuis longtemps déjà, et toute l’année. Chacun fait ce qu’il peut !!
(j’aurais dû attendre Février, le mois était plus court ! 😅 )
Je vais donc privilégier le circuit-court en me basant sur ce qui apparaît de plus en plus comme la référence en la matière en Bretagne : Mangeons-Local.bzh, couvrant l’ensemble des cinq départements bretons (#PUB).
Je ne recherche pas spécifiquement des produits bio.
Je pense que je vais devoir ignorer un peu les supermarchés mondialisés et me tourner plus vers les marchés, les Producteurs en direct, les halles…
Miz du (Novembre en breton) ne s’y prête pas vraiment, mais je dispose aussi du circuit ultra-court de ce que la nature peut nous offrir : la cueillette sauvage.
La règle est simple (la mise en œuvre le sera sans doute moins au début) : ne consommer que des produits premiers issus des terres et des mers bretonnes, ou s’il s’agit de produits élaborés, uniquement fabriqués à partir de ces produits premiers.
Exemple : le pain dont je suis gros consommateur devra impérativement être élaboré à partir de farines de céréales issues des terres de Bretagne.
Prochaine action avant la soirée d’Halloween de ce Mercredi 31 Octobre : dresser une liste assez exhaustive de ce que je mange et boit habituellement, et mettre en vis-à-vis de chacun les produits bretons de substitution.
Et aller sur Mangeons-Local.bzh pour localiser les bons produits …
Mon intention n’est nullement de donner de leçon de quoique ce soit à qui que ce soit.
Juste de vous faire part d’une expérience toute modeste. Ces récits pourront peut-être donner envie à certain(e)s de s’y mettre aussi, bientôt.
Par contre, si vous, qui êtes déjà dans cette démarche positive, vous souhaitez me donner conseils et suggestions (ou retours d’expérience en commentaires), ce sera avec plaisir !
J’aurai jamais dû regarder cette émission de Élise LUCET ! 😆

31 Octobre 2018 / On est prêts !
Le défi, parce que ça en est un quand même, est donc d’organiser les trois repas de la journée en ne mangeant et ne buvant que des produits issus des terres et des mers de Bretagne.
Rien d’autre !
Mangeons-Local.bzh est, à l’évidence, une précieuse source d’inspiration pour connaître des dizaines et des dizaines de Producteurs qui vont être capables de me fournir les produits alimentaires dont je vais avoir besoin.
Il existe vers chez moi un marché le Samedi matin où je vais trouver aussi des produits bretons, à dénicher en lisant bien les étiquettes et en questionnant les Producteurs.
Le Vendredi après-midi, il y a aussi un marché bio pas très loin.
Je ne cherche pas spécialement à consommer bio durant cette expérience, mais je ne me l’interdit pas non plus, bien sûr.
Et en production locale, si je trouve un produit bio et un « conventionnel », le bio aura ma préférence.
Puis il y a des Halles où des Producteurs s’installent chaque matin, en étant bien plus nombreux encore les Samedis matin.
Bref je ne mourais ni de faim, ni de soif.
D’ailleurs, comment mourir de faim ou de soif dans un territoire dont un tiers de son économie vient de le terre, et qui possède une des agricultures les plus puissantes d’Europe ?
Même si cette agriculture a bien besoin de changer rapidement de paradigme.
J’ai listé les familles de produits suivantes :
Aujourd’hui la mondialisation introduit dans ces familles de produits alimentaires de l’exotisme et de la diversité.
En toutes saisons je peux me procurer des épices, des fruits, des viandes, des crevettes, des fromages … du monde entier.
Je vais donc, pendant un mois, devoir purger ces familles de produits alimentaires de tout ce qui n’est pas issu des terres et des mers de Bretagne.
Et à première vue, cela va faire un sacré paquet de produits que je ne vais plus consommer : Café, oranges et bananes, poivre et chocolat … et mes amandes !
Vais-je y survivre ? 😅
Je veux aussi profiter de cette expérience pour moins manger, et surtout mieux manger.
Globalement, en Bretagne, on mange relativement trop (j’ai dit « globalement » !).
Mais surtout, là comme ailleurs, on mange de plus en plus mal.
Ne manger et ne boire que local vous contraint à plus et mieux choisir.
Vous disposez de fait d’un éventail plus restreint de produits. Cet éventail est bien suffisant pour bien vivre, mais il est moins étendu.
Le petit-déjeuner est le premier repas de la journée et est pour moi un moment important.
Jusqu’à ce matin, par habitude, mais aussi par goût, je buvais un grand café noir et un verre de jus d’orange en bouteille.
A partir de demain 1er Novembre, plus de café ni de jus d’orange !
Par quelles boissons issues de matières premières produites en Bretagne vais-je les remplacer ?…

15 Novembre 2018 / Ça y est, on est locavores !
Le brittovore est un néologisme inventé chez Mangeons-Local.bzh pour définir toute personne qui ne mange et ne boit que des produits de Bretagne.
Cela fait maintenant quatorze jours que je m’efforce de ne manger et de boire que des produits issus des terres et des mers de Bretagne.
Finalement c’est assez différent de ce que j’avais globalement imaginé.
En tous les cas, c’est vraiment plaisant et très positif.
Des trois repas de la journée, commençons par le début…
C’est sans doute pour ce repas que j’ai dû m’adapter le plus.
En effet, mon petit déjeuner d’avant était composé d’un verre de jus d’orange et de café pour les liquides.
Pour les solides, toujours une crêpe ou une tranche de brioche ou des krisproll suédois ou autres avec le jus d’orange.
Puis du pain avec confitures et miel pour accompagner le café. Souvent un yaourt pour terminer, voire un fruit.
Le petit déjeuner est un repas important pour moi.
Il m’a donc fallu supprimer le jus d’orange, les krisprolls et autres douceurs « exotiques », le café, les confitures et les yaourts de supermarché.
Quatorze jours plus tard, l’excellent jus de pomme d’un Producteur local m’a fait rapidement oublié le jus d’orange additivé d’Israël, d’Espagne ou du Maroc.
Pour remplacer le café, je bois de l’orgé.
L’orgé ou café d’orge est de l’orge cultivé et torréfié en Côtes d’Armor par Yoann GOUERY. C’est de la même couleur que le café. Mais ni le goût ni l’odeur. Les premières gorgées sont différentes…
Quand tu bois du café au petit-déjeuner depuis plus de quarante ans, c’est un peu normal.
Mais je m’y suis vite habitué.
Le café est réputé, dit-on, pour booster ta matinée. Est-ce un argument des producteurs et distributeurs de café ? Comme l’orange te donne des vitamines pour la journée.
Je ne sais pas si tout cela est vrai.
Ce que je sais, c’est que je me sens plus posé, plus calme, et que cela me va parfaitement bien.
Un équilibre alimentaire n’est heureusement pas basé sur un seul aliment.
Si, possiblement, je perds un peu les vitamines C de l’orange (57 mg aux 100 grammes), je compense largement avec les kiwis (93 g aux 100 grammes) le matin ou un frais choux fleur du soir (à 57 mg de vitamine C comme l’orange).
Le pain réalisé à base de farines issus de céréales cultivées en Bretagne est moins facile à rencontrer.
Mais j’ai très vite localisé pas très loin une belle boulangerie proposant une petite gamme de bons produits.
Pour les confitures, je ne mange plus que celles fabriquées maison et je fabrique les yaourts moi-même, ou en achète de locaux. J’ai aussi trouvé du gwell.
Pour les fruits, le choix est évidemment plus limité. Je croque dans de belles pommes qui ont un goût de pomme, des kiwis, des kiwano, des nèfles.
Finalement, qu’est-ce qui fut le plus compliqué selon vous ?
Les crêpes !
Grand amateur de crêpes fraîches, j’avoue avoir mis plusieurs jours à dénicher des crêpes uniquement fabriquées avec du lait et de la farine de Bretagne. Mais aux halles, j’ai fini par trouver mon bonheur.
Aux deux marchés que je fréquente, je trouve aussi d’autres pains et des brioches à trancher.
Il faut localiser au plus près de son domicile de nouvelles boutiques, se promener un peu dans les halles et sur les marchés. Et savoir se contenter d’un relatif moindre choix de produits.
Se connecter de temps en temps à Mangeons-Local.bzh, pour localiser les Producteurs, avoir leurs coordonnées exactes et leur éventuelles offres spéciales.
Je reviens bientôt vous en dire plus quant au déjeuner, puis le dîner. Surtout, il ne faudra pas oublier l’apéro… 😉



01 Décembre 2018 / Déjà un mois…
Le petit-déjeuner est un repas très important, en tous les cas pour moi, et sa composition est assez différente des deux autres repas principaux de la journée, qui sont plus similaires, en composition.
Je rappelle que je ne souhaite pas spécialement manger bio ou vegan.
Juste local.
Et uniquement des produits issus des terres et des mers de Bretagne.
Et là, nous sommes quand même les rois du monde !
La Bretagne est parmi les régions les plus importantes en Europe en termes de productions animales et végétales.
Par exemple nous produisons 60% des légumes produits dans l’Hexagone. Avec une bonne cinquantaine de variétés différentes. Pour les viandes et les produits laitiers, nous n’avons que l’embarras du choix. Pour les produits de la mer dont les poissons, la limite des eaux territoriales des 200 miles mains nous amènent à quelques 370 kilomètres au large.
Pour s’alimenter en productions locales, la Bretagne semble donc idéale de ce point de vue : quantité, choix et qualité des produits.
Que ce soit pour les productions agricoles ou maritimes, je me suis beaucoup aidé de Mangeons-Local.bzh, pour savoir où tout trouver.
Autant j’ai dû, un peu, innover pour le petit-déjeuner; autant c’est très facile pour les déjeuner et dîner.
Moins de choix de fromages cependant.
Il y a les essentiels et il y a les superflus.
Me passer de pain serait pour moi inconcevable, mais me passer de poivre… ça me dérange moins.
Les épices, si vous avez l’habitude d’en utilisez souvent, pose un souci. Il y en a peu en Bretagne.
Et puis il y a le riz par exemple. Je n’ai pas mangé de riz durant un mois, et cela ne m’a pas du tout manqué.
Je l’ai remplacé par deux autres produits que j’ai du coup découvert en alimentation : le millet et le sarrazin.
Pour les pâtes, il est relativement aisé d’en trouver d’excellentes en local.
J’ai également oublié de manger quelques fruits exotiques. Et à chaque fois, c’est la même constatation simple et évidente qui s’impose : si je connaissais pas ces fruits, je vivrai quand même, et très bien.
C’est ce choix extravagant que le système économique actuel nous propose qui nous entraîne dans la surenchère de la consommation.
Avant d’acheter un produit alimentaire, quel qu’il soit, il faudrait toujours se poser une seule et simple question : en ai-je absolument besoin, en évaluant rapidement son coût humain et environnemental.
Il ne s’agit surtout pas de manger moins. Seulement de manger mieux.
Et tant pis pour le cumin indien, la goyave équatorienne ou le riz basmati…
Ce qui est certain, pour le moment : Novembre est terminé.
Du coup, quels enseignements tirer de cette courte expérience ? Est-ce que je continue ?…

12 Décembre 2018 / Le challenge est terminé depuis douze jours…
Alors après un mois à ne consommer que des produits en circuit-court issus exclusivement des mers et des terres de Bretagne… je fais quoi ?
En fait il n’existe que trois solutions !
Je n’ai souffert de rien durant ce mois de circuit-court breton.
Bien au contraire !
J’ai découvert des alternatives à beaucoup de produits alimentaires, et je ne suis pas mort de n’avoir ni mangé ni bu des produits que mes Parents et les dizaines de générations qui les ont précédé ne connaissaient même pas.
Extrait sur l’alimentation… des temps jadis :

Mais l’Homme est faible.
Je ne retiendrai donc pas cette solution… pour le moment.
Revenir donc à un régime alimentaire identique à celui d’avant ce mois de Novembre, durant lequel je n’ai consommé que des produits issus des mers et des terres de Bretagne.
Mais je ne peux absolument pas retenir cette option.
Avant de parvenir à cette décision du Novembre en circuit-court breton, il y a eu une modeste réflexion, suite à un déclic qui a pris la forme d’une amande.
Puis durant ce mois, j’ai découvert les bienfaits de ce nouveau comportement alimentaire pour moi.
J’ai retrouvé des goûts et apprécié une certaine forme de slow food par la même occasion.
Donc hors de question de revenir à l’avant et de ne rien changer.
Je peux paraître totalement ridicule dans mon approche, mais j’assume pleinement.
Quand vous avez relativement sur-consommé pendant des décennies, même avec la meilleure volonté, vous ne pouvez pas changer de paradigme en quelques semaines.
Sauf peut-être à y être contraint. Mais ce n’est pas mon cas. J’ai donc changé quelques habitudes.
Oh cela ne va pas, malheureusement, changer la face du monde.
Mais je me dis que si chacun, à la hauteur de ses ambitions et de ses moyens, changeait un peu, un peu seulement, aujourd’hui, ses habitudes de consommation, nos Petits Enfants auraient peut-être une chance supplémentaire de vivre dans un monde meilleur.
J’ai complètement arrêté la consommation de café encapsulé de Georges et l’ai remplacé au petit déjeuner par de l’orge produit et torréfié en Bretagne.
Plus de jus d’orange au petit déjeuner : les producteurs de jus de pomme bio sont légion en Cornouaille.
Également, beaucoup moins de fruits exotiques, à commencer par l’orange et la banane. Et quelques autres petites choses encore…
Ce serait pourtant indispensable pour notre avenir.
Est-ce la même démarche que pour arrêter de fumer ? C’est ou tout d’un coup, ou progressif. Faut-il, ici aussi, se faire aider ?
Au final, mon nouveau comportement alimentaire est un peu meilleur.
Je prends la décision de renouveler en Novembre prochain la même opération. Elle n’en sera que meilleure, étant donné ma précédente expérience.
Et je lance une idée : et si chaque année, en Novembre, nous étions plus nombreux à mieux manger de cette manière ? En ne mangeant et ne buvant que des produits issus des mers et des terres de Bretagne.
Alors… défi accepté ?
Chaque année, de fin octobre à novembre, les kiwis sont mûrs.
Et moi, j’adore les kiwis ! 🤤🥝
L’hiver dernier, j’ai eu la chance de me régaler des kiwis d’un verger local, en Finistère (Bretagne) , en allant sur place acheter les fruits en sacs de 5 kg.
Nous sommes donc partis en famille, dimanche dernier, et à peine arrivés aux portes du verger, ils étaient là, ils nous attendaient…
Tous en lignes, gorgés de fruits à hauteur de bras…
Les très charmants propriétaires prennent le temps de nous expliquer que cela ne sert à rien de chercher les kiwis les plus mûrs, ils sont tous au même stade car ils finiront par mûrir une fois cueillis.
Des sacs nous sont distribués et nous voilà partis en balades parmi ces majestueux arbres remplis de kiwis…
Les enfants ont adoré, à tel point que nous avons du les freiner ou nous ramenions 50 kg de kiwis à la maison ! 😅
Ils ont même demandé à revenir pour aider à la cueillette, sans ramener le fruit de leur récolte !
Si toutefois vous voulez faire du stock, 2 brouettes sont à votre disposition sur place.



Ensuite, retour à la caravane à l’entrée du verger ou s’effectue la pesée et le règlement (chèques ou espèces).
Dans notre cas, pour à peine 10 minutes de cueillette à 5, nous avions 20 kg de fruits !
Ce qu’il faut savoir sur ces kiwis, c’est que vous ne pourrez pas les déguster tout de suite (malheureusement…), ils vont finir de mûrir tranquillement.
Vous pourrez commencer à manger les premiers début décembre, puis tranquillement jusqu’au printemps !
La technique est simple : Vous entreposez votre stock de kiwis dans des cagettes, dans un endroit frais et sec, à l’abri de la lumière.
Il vous suffit de sortir quelques kiwis au fur et à mesure dans votre coupe à fruits, si possible avec des pommes, pour qu’il finissent la maturation en quelques jours !
Personnellement j’ai une cagette de pommes en stock et je viens poser des kiwis dessus chaque semaine, et les remplace par d’autres dès que ces derniers sont bons à manger.
Mais attention de ne pas mettre la cagette de pommes trop proche des kiwis, ou votre stock complet va mûrir d’un coup, et il ne vous restera plus qu’à faire des confitures de kiwis !!! 😜
En attendant et comme je ne suis pas patiente, la propriétaire du Verger de Kerjegu m’a gentiment donné son astuce : Placer quelques kiwis avec une ou deux pommes dans un sac de congélation pour accélérer le processus !




Les pommes (mais aussi les poires 🍐, et les bananes 🍌) produisent une hormone végétale qui participe activement au processus de mûrissement des fruits et légumes.
Il s’agit en fait d’un gaz naturel : L’éthylène.
Du coup, il ne vous reste plus qu’à vous procurer une caisse de pommes, chez un producteur local bien sûr ! 😉
Il est acté pour la majorité des gens que le circuit court a de nombreux avantages potentiels sur les circuits de distribution classique, tels que la traçabilité des produits qu’on achète, la qualité nutritive et gastronomique de ces aliments ou encore le gain écologique.
Pourtant, l’un de ses meilleurs arguments est aussi celui le plus méconnu : l’économie financière !
En effet, contrairement à une idée reçue, acheter localement ses produits n’est pas nécessairement plus cher… mais au contraire généralement moins cher !
Dans une période où les termes « pouvoir d’achat » reviennent si souvent, il est urgent de battre en brèche cette idée que consommer local coûte nécessairement plus cher.
C’est valable dans le cas des paniers de légumes, et c’est également le cas des colis de viande… comme on va le voir ici.
Note : Cette étude n’a pas vocation à émettre un jugement de valeur entre les différents modes de distribution ou entre la qualité des aliments proposés par les uns ou les autres (chacun est libre et responsable et doit faire son propre jugement!). Cette étude a pour vocation de comparer objectivement des prix d’achat, en tant que consommateur.
Aujourd’hui, nous avons porté l’étude sur le cas très concret d’une caisse de viande de cochon achetée directement auprès d’un éleveur, en Finistère Sud (Bretagne).
Cette ferme produit du cochon élevé en plein air sur 3 hectares. Il s’agit d’on d’un élevage extensif, c’est à dire que chaque animal dispose d’un grand espace pour vivre, courir, etc.
Ils sont nourris à l’ancienne (un mélange de céréales bio, blé, maïs, pain, légumes de saison, pomme de terre et lait !) et les cochons ne sont pas « forcés » (cela signifie qu’ils grandissent à leur rythme, sans intervention de l’éleveur).
Les porcs sont abattus à l’abattoir du coin, au Faou, et transformés chez un charcutier à Scaër.
Autrement dit, lorsque vous achetez une caisse de 10 kilos chez ce producteur, vous disposez de la traçabilité complète de l’animal : son alimentation, son milieu de vie et vous avez pu discuter avec le producteur afin de connaître sa philosophie de travail.
Par ailleurs, il est à noter que moins d’1% des élevages de cochon en France sont de plein air : il s’agit là de viande, par définition, exceptionnelle.
Nous avons donc noté précisément le contenu de cette caisse de 10 kilos (type de morceaux et poids) et avons réalisé un relevé de prix sur un Drive de Supermarché , afin de comparer très exactement les coûts chez les deux types de mode de distribution.
Nous vous invitons fortement à aller vérifier par vous même les tarifs indiqués dans cette étude.
Quelques exemples des poids relevés dans le colis de viande :
Quelques exemples des prix relevés en grande distribution (mais nous insistons pour que vous alliez vous même vérifier ces tarifs sur un Drive ou directement en magasin) :
Il est à noter que la viande de porc de Supermarché est d’origine France.
C’est la seule et unique information sur l’animal (ou les animaux, car une tranche de jambon dite « industrielle » est généralement composée de plusieurs animaux différents) : aucune information sur le type d’élevage (caillebotis / industriel, sur paille ou en extérieur), le type d’alimentation (Soja OGM ou non, à l’ancienne, etc.), etc.
Cela ne signifie en aucun cas que l’aliment est de mauvaise qualité ou que l’animal n’a pas eu de bonnes conditions d’élevage ; cela signifie simplement que nous ne sommes pas informés.
Afin d’avoir les clés de lecture du tableau ci-dessous, voici quelques informations complémentaires :
| Contenu de la caisse | Poids (KG) | Prix – Magasins** | Prix – GRANDE DISTRIBUTION*** | Prix – circuit court* |
|---|---|---|---|---|
| 2x côtes | 0,36 | 3,24 € | 1,764 € (4,90 € / kilo) | |
| 2x côtes | 0,422 | 3,80 € | 2,068 € (4,90 € / kilo) | |
| 2x côtes échine | 0,54 | 4,86 € | 2,651 € (4,91 € / kilo) | |
| 2x escalopes | 0,35 | 3,68 € | 3,010 € (8,60 € / kilo) | |
| 2x escalopes | 0,316 | 3,32 € | 2.718 € (8,60 € / kilo) | |
| 2x escalopes | 0,336 | 3,53 € | 2.890 € (8,60 € / kilo) | |
| 1x rôti épaule | 1,084 | 9,65 € | 7.534 € (6.95 € / kilo) | |
| 1x rôti épaule | 0,818 | 7,28 € | 5.685 € (6.95 € / kilo) | |
| 5x pot pâté | 1,25 | 12,50 € | 10.563 € (8.45 € / kilo) | |
| 1x saucisson à l’aïl | 0,232 | 2,20 € | 1.415€ (6.10 € / kilo) | |
| 1x saucisson à l’aïl | 0,23 | 2,19 € | 1.403€ (6.10 € / kilo) | |
| 1x saucisson à l’aïl | 0,254 | 2,41 € | 1.549€ (6.10 € / kilo) | |
| 1x lard rôti | 0,258 | 3,74 € | 1.909€ (7.40 € / kilo) | |
| 1x lard rôti | 0,25 | 3,63 € | 1.850€ (7.40 € / kilo) | |
| 1x lot chipolatas | 0,384 | 4,03 € | 3.802€ (9.90 € / kilo) | |
| 1x lot chipolatas | 0,476 | 5,00 € | 4.712€ (9.90 € / kilo) | |
| 1x 04 saucisses de campagne | 0,414 | 3,89 € | 3.105€ (7.50 € / kilo) | |
| 1x 04 saucisses de campagne | 0,436 | 4,10 € | 3.270€ (7.50 € / kilo) | |
| 1 x 04 tranches de jambon | 0,236 | 3,78 € | 3.717€ (15.75 € / kilo) | |
| 1 x 04 tranches de jambon | 0,22 | 3,52 € | 3.465€ (15.75 € / kilo) | |
| 1x rouelle | 0,704 | 6,27 € | 4.576€ (6.50 € / kilo) | |
| 1x rôti échine | 1,266 | 11,39 € | 8.786€ (6.94 € / kilo) | |
| Total | 10,836 kg | 108,01 € | 82.44€ | 80.00€ |
Dans ce cas concret, acheter en direct auprès du producteur vous permet de faire des économies, en plus de vous assurer d’une Qualité et d’une traçabilité.
Il faut, comme toujours comparer… et nous le ferons régulièrement sur ce blog ! 😉