Le terroir et la gastronomie bretonne sont extrêmement riches.
Pars à sa découverte !… 🌊🍽
Le terroir et la gastronomie bretonne sont extrêmement riches.
Pars à sa découverte !… 🌊🍽
Le « chotten » ou « cost-penn » est un plat typique du sud Finistère et plus exactement du Pays bigouden.
Autant te le dire d’emblée : ce n’est pas le mets le plus sexy, car il s’agit ni plus ni moins qu’une demi-tête de cochon rôtie.
Et c’est à une période bien précise de l’année qu’on le déguste, avec une autre spécialité bretonne, dans une association de saveurs… assez surprenante.
Curieux d’en savoir plus ? Reste avec nous, on t’explique tout dans cet article :
On te le disait en intro, le chotten, ou « kost-penn » en breton, est une demi-tête de cochon saumurée, puis rôtie au four.
Et il faut remonter dans le temps pour trouver les origines de ce plat traditionnel du Pays bigouden.
Souviens-toi, dans l’article sur le porc en Bretagne, on t’expliquait que l’animal tenait autrefois une place importante dans les foyers bretons.
Et « dans le cochon, tout est bon »… même la tête !
Alors, pas question de la jeter !
Dans le Pays bigouden, lorsque la bête était abattue en fin d’année pour nourrir la famille durant tout l’hiver, on conservait celle-ci dans le saloir, jusqu’en février.
Pourquoi février ? Parce que c’est à cette époque de l’année que démarre le Carême, qui veut traditionnellement que l’on se passe de viande et d’œufs durant 40 jours avant Pâques.
La veille du mercredi des Cendres, à savoir mardi Gras, était donc un jour de fête sur les tables, qui précédait une période plus maigre.
Sortie de son saloir quelques jours avant cette date, la demi-tête de cochon de chaque maison était apportée chez le boulanger, qui mettait pour l’occasion son four à disposition.
En plus de sa tête de porc, chaque famille apportait également au boulanger son kouign des Gras, appelé aussi miche beurrée, pain doux, ou Bara Dous.
Les deux étaient cuits ensemble dans le four, et dégustés pendant les quelques jours précédant le Carême.
Et c’est cette curieuse association gustative qu’on évoquait dans l’intro de cet article.
Du cochon salé avec un pain brioché sucré… Tu crains le mélange ?
Je t’invite à passer outre et à y goûter !
On repassera pour le côté healthy, mais sous les papilles, c’est un véritable délice.

Copyright photo : Véronique Le Berre
Il devient de plus en plus difficile d’acheter du chotten au détail dans les charcuteries du sud Finistère.
Tu auras plus de chances d’en déguster dans les fêtes locales d’associations ou rassemblements familiaux du côté de Pont-l’Abbé, Penmarc’h ou encore Loctudy.
Et puis, il faut bien avouer que la vision de la demi-tête de cochon attire peu les convoitises…
Alors si tu veux te faire un vrai repas des Gras, opte pour un beau morceau de lard rôti, plus facile à trouver chez ton producteur ou commerçant de proximité.
Quant au pain doux, tu n’auras aucun mal à le dénicher chez ton boulanger préféré.
Si tu as envie de tester l’expérience chez toi, le chotten est assez facile à préparer.
Il te faudra néanmoins un peu de patience, car la cuisson requiert plusieurs heures.
La liste des ingrédients est assez réduite :
La préparation :
Pour manger le chotten selon la tradition, 3 jours avant tu auras préparé un « Bara Dous ».
Une fois la tête de cochon découpée, dépose un bon morceau sur une tranche de ton kouign des Gras.
… et bon appétit !
Lorsque l’on évoque la cuisine typique de Bretagne, une image de paysages sauvages, de traditions préservées et de saveurs authentiques se dessine invariablement.
Au cœur de cette région empreinte d’histoire se trouve une perle culinaire : le ragoût d’agneau d’Ouessant.
Un plat qui, tout en incitant à la gourmandise, raconte l’histoire singulière de l’île d’Ouessant à la pointe du Finistère.
Découvrez cette recette unique pour la concocter vous-même par la suite.
L’élevage de mouton est une tradition ouessantine très ancienne.
Le mouton d’Ouessant est une race spécifique de petite taille avec une toison imperméable. Pratique vu le climat local ! Ses cornes sont enroulées, un peu comme celles du mouflon.
Au milieu du 19e siècle, on compte environ 6000 moutons.
Chaque famille de l’île en possédait. Si de septembre à février les bêtes évoluaient en troupeaux en liberté, le reste de l’année elles étaient dans des parcelles closes afin de protéger les cultures.
C’était la principale source de viande de l’île.
Le ragoût d’agneau d’Ouessant est un plat pauvre, c’est-à-dire qu’il est confectionné avec les bas morceaux : épaule, poitrine et collier.
Ces derniers mijotent longuement avec des légumes. Cela permettait, à l’époque, aux femmes de travailler dans les champs pendant que le repas cuisait tout seul.
Mais la particularité de cette recette unique en son genre, c’est la cuisson traditionnelle dans les mottes.

Dans les mottes ? Étrange et pourtant si savoureux !
Il y a très peu d’arbres sur l’île d’Ouessant. La faute au climat.
Alors les habitants avaient pour habitude, faute de bois, d’utiliser en guise de combustible les ajoncs et les mottes extraite de la lande sur le littoral.
Alors pour le ragoût d’agneau, ils utilisaient une cocotte en fonte qu’ils enfouissaient sous un tas de mottes sèches qui se consumaient pendant environ quatre heures.
Cette technique donnait à la viande des parfums d’herbes fumées, et au plat tout entier un caractère iodé prononcé à l’instar des Ouessantins.
Par ailleurs, la viande et les légumes cuits ainsi lentement, devenaient fondants à souhait. Un vrai régal !
La cuisson sous les mottes était par ailleurs utilisée pour tout type de plat : coquillages, poisson, far, etc.
Bien sûr, pour reproduire la recette du ragoût d’agneau d’Ouessant, nous n’avons pas forcément des mottes sous la main. Et il n’est pas certain qu’un bout de pelouse donnerait les mêmes résultats !
Aussi il faut le préparer au four, et le laisser cuire lentement pour retrouver le côté fondant.
Évidemment, la recette originale sous les mottes est délicieuse mais impossible à refaire chez soi sans les mottes.
Donc si vous souhaitez vivre cette expérience culinaire unique en son genre, il vous faudra vous rendre sur l’île d’Ouessant où des restaurateurs proposent régulièrement ce plat qui fait la fierté de l’île.
Immersion culturelle et gustative garantie !
Pour un ragoût d’agneau digne de celui d’Ouessant, il faut compter au moins deux heures et demie de cuisson au four.
Mais la préparation est, quant à elle, assez simple et rapide.
Pour huit personnes, il vous faudra donc :
Pour la préparation :
Voilà la véritable recette du ragoût d’agneau d’Ouessant.
Est-ce qu’on vous en voudrait d’ajouter des navets ou bien un rutabaga ? Non, mais ne le criez pas haut et fort si vous vous trouvez à proximité d’un Ouessantin, on ne sait jamais ce qu’il pourrait se passer 😉
Le ragoût d’agneau d’Ouessant, ou ragoût dans les mottes, est une invitation à la découverte, à la convivialité et à la célébration des saveurs régionales.
Chaque bouchée raconte une histoire, celle de l’île d’Ouessant, de ses habitants et de leur amour pour la cuisine.
Alors à vos fourneaux, et bon appétit bien sûr !
On nous dit qu’il faut regarder les étiquettes pour savoir ce que l’on mange, pour bien manger…
OK mais je regarde quoi sur les étiquettes ? Il y en a des informations…
Je vais t’aider à trier les informations et te donner quelques tips pour mieux comprendre les étiquettes des produits alimentaires.
Sur la quasi-totalité des étiquettes alimentaires, tu vas retrouver les informations suivantes :
Ce n’est pas vraiment la faute aux industries agroalimentaires, ou à vos artisans favoris du coin.
Derrière toutes ces informations, se cachent la réglementation « INformation au COsonmmateur », encore appelé dans le milieu professionnel, la réglementation INCO (UE) n°1169/2011.
Cette réglementation impose les mentions obligatoires à faire figurer sur les packagings, impose la taille minimale des mentions (au moins 1.2mm), et impose aussi le fameux tableau de valeurs nutritionnelles etc…
Tu l’as bien compris, c’est LA réglementation qui donne le ton pour les étiquettes.
À cela, les exploitants doivent parfois ajouter une autre couche réglementaire en fonction des caractéristiques du produit.
Par exemple, pour un steak haché 100% pur bœuf, l’exploitant doit aussi être conforme au Code des Usages de la Viandes hachées, et ajouter par exemple le taux de matière grasse, le rapport Collagène/protéine…
Le règlement INCO impose toutes ces mentions afin que tu sois le plus informé sur le produit que tu vas possiblement acheter.
Ces informations vont te permettre de comparer les produits entre eux.
Ils permettent aussi de faire le bon acte d’achat pour manger sainement, et se maintenir en bonne santé.
Néanmoins, je conçois qu’il n’est pas forcément très facile de bien comprendre tout le jargon technique présent sur les packagings.
On va zoomer, sur deux parties où il faut vraiment avoir un œil aguerri avant d’acheter quoi que ce soit…
La liste d’ingrédient doit être la plus courte possible et avec le moins d’additifs possibles.
Tu les retrouveras facilement, car ils sont indiqués soit par leur numéro d’additif commençant par Exxx, soit avec leur vrai nom précédé de leur classification.
Par exemple : « Conservateur:nitrite de sodium » ou « E250 ».
Tu pourras retrouver dans la liste d’ingrédient les allergènes du produit.
La réglementation INCO impose une liste de 14 allergènes majeurs. Lorsqu’un ingrédient allergène est présent dans la recette, l’ingrédient doit être présent dans la liste d’ingrédient et mis en valeur : majuscule, ou en gras, ou souligné, etc…
Et pour finir, dans la liste d’ingrédients, peut se retrouver des informations importantes comme l’origine de certains ingrédients, leurs pourcentages d’incorporation, et autres informations comme par exemple la méthode d’élevage de l’œuf : plein air, sol ou cage…

La seconde partie a bien regarder, c’est le tableau de valeur nutritionnelle.
Tu pourras aussi le retrouver en ligne si l’étiquette est petite.
Ce tableau est standardisé.
Pour 100g ou 100mL de produit, tu vas y retrouver les informations suivantes :
Savoir lire les valeurs nutritionnelles va te permettre de choisir le meilleur produit pour toi et ta santé.
Par exemple, si tu dois avoir un régime pauvre en sel, tu vas devoir lire la ligne « sel » ou « sodium » et choisir le produit avec le moins d’apport possible.
Il faut savoir qu’aucun nutriment n’est mauvais pour ta santé… (Pas même le gras !!).
Il faut juste que tous ces apports soient apportés en quantité raisonnable et raisonné et bien entendu avec des produits de bonne qualité (sans pesticide, sans OGM, sans métaux lourds etc.).
On ne le répétera jamais assez, mais il faut manger équilibré, sinon tu vas à coup sûr avoir des carences… comme beaucoup de Français !

Source : www.mangerbouger.fr
Attention, c’est le couple « liste d’ingrédients » et « bonnes valeurs nutritionnelles » qu’il faut viser.
Un produit avec une liste d’ingrédient « parfaite », mais avec des valeurs nutritionnelles mauvaises ou sans intérêts, indiquera que ce produit a des matières premières de faible qualité.
À l’inverse, de bonnes valeurs nutritionnelles, ne veulent pas forcément dire que le produit n’est pas ultratransformé avec présence d’additifs possiblement controversés !
Soit donc très critiques sur ces deux parties de l’étiquette !
Je te dirai que oui, et aussi que non…
Le premier logo dont on va parler, c’est le Nutriscore.
Il t’indique si le produit est nutritionnellement bon ou pas. Alors, oui, tu peux te fier à ce logo pour comparer des produits de même catégorie. Il te permettra de manger généralement un peu moins sucré, salé et gras. Mais il ne t’indiquera pas si le produit est rempli d’additifs et/ou ultratransformés.
Et les logos mettant en avant les origines.
En général, ces logos sont encadrés par des cahiers des charges comme le Viande de France, ou encore les AOP, IGP… Et sont fiables pour l’information sur l’origine du produit fini ou de certains ingrédients.
Rare de ces logos sont ceux qui te garantiront un produit clean, sans additifs…
Et le Bio dans tout ça ?
C’est aussi un logo qui est encadré par un règlement européen MAIS aussi par un cahier des charges français un peu plus exigeant que le niveau européen.
Il permet de garantir qu’un produit est à minima composé de 95% de sous ingrédient eux-mêmes BIO.
Malheureusement, acheter bio ne te garantit pas de manger sainement, mais c’est quand même un gage de qualité sur plusieurs points :
Pour conclure, tu l’as bien compris, pour bien choisir un produit, il faut savoir lire et comprendre les étiquettes.
Et les 2 grandes parties à regarder sont :
Ne tombe pas dans le greenwashing et les courbettes marketing de certains produits alimentaires !
Soit le plus critique possible, prends le temps de lire les étiquettes et tu auras toutes les cartes en main pour choisir le produit le plus en adéquation avec tes valeurs et bon pour ta santé !
Hum, une bonne frigousse un dimanche froid d’hiver, bien au chaud près de la cheminée !
Tu te demandes peut-être de quoi on parle ?… La frigousse vient compléter la liste des nombreuses spécialités bretonnes, et, comme tu peux t’en douter, c’est un plat gourmand comme on les aime ici.
Reste avec nous, on te dit tout sur son origine, ses ingrédients, et on te donne la recette en fin d’article.
La frigousse est un plat populaire datant du Moyen-Âge, originaire du Pays de Rennes.
Il s’agit d’une fricassée ou un ragoût de volaille.
D’ailleurs, son nom vient de « frigousser » qui signifie « mijoter ».
Tombée dans la désuétude, elle revient sur le devant de la scène grâce au regain d’intérêt pour les plats modestes, chaleureux et conviviaux.
C’est typiquement le genre de spécialité à base d’ingrédients simples et de saison, qu’on prépare pour un dimanche en famille, un jour de pluie ou de tempête où l’on aime passer du temps en cuisine et se réchauffer à base de repas réconfortants !
L’ingrédient phare de la frigousse est bien entendu la viande, et en particulier la volaille, même si certaines variantes de la recette peuvent inclure du bœuf.
On la choisit bien évidemment ultra locale, et dans le bassin de Rennes, ce n’est pas ce qui manque !
Poulet, pintade, coucou de Rennes, canard ou parfois perdrix… Le secret, c’est de faire revenir tous les morceaux de viande, au beurre avant de les laisser mijoter dans la frigoussière.
La deuxième star de la frigousse est le cidre qui va lentement réduire en sauce bien gourmande.
Là aussi, on privilégie les producteurs locaux en achetant son cidre près de chez soi.
Enfin, si la recette traditionnelle inclut des marrons (on n’est pas loin de Redon !) et des champignons, on y met surtout des légumes de saison comme des petits artichauts, des carottes, des pommes de terre…
Le petit plus : servir la frigousse avec des pommes que l’on aura fait préalablement caraméliser au four. On choisit une variété qui résiste bien à la cuisson comme la Reinette d’Armorique.
Et c’est du sérieux !
Comme il existe des confréries pour le kouign-amann, le kig ha farz ou encore l’oignon de Roscoff, une confrérie du Grand Ordre de la Frigousse s’est créée en 1991 à Rennes.
La mission de ces femmes et de ces hommes est de diffuser la tradition culinaire bretonne au-delà de ses frontières.
Avec leur costume noir et blanc, ils défilent sur les foires, les fêtes, les marchés gourmands pour faire connaître et déguster la frigousse, et se déplacent partout en France pour faire valoir notre patrimoine gastronomique.

Copyright « Grand ordre de la frigousse »
Les ingrédients Pour 4 personnes :
Les étapes :
Ça y est, tu en as l’eau à la bouche ? Dis-nous en commentaire si tu as déjà goûté la frigousse.
Si tu as déjà passé des vacances du côté de Pont-l’Abbé ou du Guilvinec, tu as peut-être goûté à cette spécialité ultra locale.
La kouign bigoudène, c’est une sorte de pancake brioché, traditionnellement cuit sur billig que l’on déguste au petit-déjeuner ou au goûter.
On te dit tout sur cette lichouserie bretonne, mais attention, tu risques de devenir addict !
Pour décrire la kouign bigoudène, on pourrait dire que c’est un pancake ou une petite crêpe avec une texture ultra moelleuse.
On le mange au petit-déjeuner ou au goûter, nature avec un peu de beurre, ou accompagné de caramel au beurre salé, de sucre, de confiture, de chocolat fondu…
Attention, il ne faut pas confondre la kouign bigoudène avec le kouign-amann, ce gâteau feuilleté et beurré, ou avec le kouign des gras, un pain brioché que l’on cuit traditionnellement en période de carnaval, surtout dans la région de Douarnenez.
D’ailleurs, pour cette spécialité, on dit bien « la » kouign !
Cette petite crêpe est originaire du Pays Bigouden, à l’extrême sud-ouest du Finistère.
Et si la recette s’est exportée au-delà de l’Odet, il n’y a vraiment qu’en Pays Bigouden que tu la trouveras dans les restaurants et paillotes de plage, comme chez Marie-Cath à Penmarc’h ou au Rayon Vert à la Torche.
On ne sait pas exactement où et quand elle a été créée la première fois, mais son ancêtre serait probablement la kouign plaked, une spécialité de Kerity (Penmarc’h) qui a quasiment disparu aujourd’hui.
Tout est dans le choix de la levure : elle doit être fraîche exclusivement.
Pour cela, adresse-toi à ton boulanger préféré qui sera ravi de t’en vendre un cube.
Deuxième secret : la levée de la pâte, qui doit avoir lieu dans un endroit chaud.
Autrefois, on déposait son plat sous l’édredon, dès le saut du lit, pour bénéficier de la chaleur résiduelle de la nuit. Tu peux lui réserver une place près de la cheminée ou du radiateur, ou alors derrière une fenêtre exposée au soleil.
Mais surtout, n’oublie pas d’installer un plateau sous ton plat, car la pâte a tendance à déborder !
Ce que j’aime avec la kouign, c’est sa rapidité de préparation (10 minutes top chrono), et de cuisson.
Quand tu n’as désespérément pas acquis le tour de main pour tourner les crêpes sur la billig, avec la kouign, c’est bien plus facile !
Les ingrédients (tu peux tout trouver en ultra local grâce aux producteurs près de chez toi) :
La recette :
As-tu eu l’occasion de goûter à cette spécialité bigoudène ? Ou peut-être en as-tu déjà cuisiné ?
Viens nous le dire en commentaire !
Le farz pitilig, ce n’est pas vraiment un far, pas vraiment une crêpe, pas vraiment une omelette… Mais c’est un peu tout cela à la fois.
Cette spécialité bretonne, bien gourmande et personnalisable, facile et rapide à préparer, rappelle les mercredis chez mamie ou les jours de neige où l’on manquait l’école.
On te dit tout sur le farz pitilig dans cet article, et, évidemment, on te donne la recette !
En breton, « farz pitilig » signifie « far à la poêle », par opposition au « farz fourn », far au four, souvent préparé avec des pruneaux.
Car le farz pitilig c’est en résumé : une pâte à crêpe un peu épaisse, cuite comme une omelette, avec une texture « far ».
Dans certains endroits de Bretagne, on le laisse cuire plus longtemps et on le découpe en boulettes que l’on fait tremper dans du lait Ribot. On l’appelle « farz buen ».
Le farz pitilig est la recette idéale pour :
C’est aussi l’occasion d’utiliser les œufs que tes poulettes t’ont fourni en nombre !
En tout cas, le farz pitilig est, pour beaucoup de Bretons, associé à des moments de l’enfance.
C’est le repas du frigo vide ou du dimanche soir de flemme, du goûter un jour de tempête ou pour se réchauffer après avoir aidé les grands-parents au potager.
Le farz pitilig ne se cuit pas à l’avance, on le dévore tout juste sorti de la poêle en se brûlant les doigts… et tant pis si on se met du beurre partout !
Son secret, c’est la cuisson. On utilise une poêle pas trop large, en fonte si possible, pour qu’elle chauffe bien sur les bords. Et on procède en plusieurs fournées, car le farz pitilig se mange individuel.
Son autre secret, c’est l’ajout du beurre en copeaux dans la pâte, plutôt que fondu. Cela fait toute la différence !
La préparation est ultra simple, la cuisson requiert un peu plus de technique.
Mais rassure-toi, avec nos explications tu te débrouilleras comme un chef !
Il te faut :

Pour la recette de la pâte :
Pour un petit déjeuner, tu peux préparer la pâte la veille, la stocker au réfrigérateur et la sortir 10 à 15 mn avant de la cuire.
Tu peux déguster ton farz pitilig nature, ou le personnaliser à ton goût.
Par exemple, en ajoutant des morceaux de pommes dans la pâte, des pépites de chocolat ou alors des raisins secs que tu auras fait gonfler dans du rhum.
À la sortie de la poêle, tu peux le saupoudrer de sucre, de cacao ou de cannelle, le napper d’une confiture (de mûres sauvages, la meilleure !), de caramel au beurre salé ou d’un bon miel local.
On est curieux de savoir si tu connaissais le farz pitilig et si tu le prépares de cette manière.
Raconte-nous tes meilleurs souvenirs d’enfance en commentaire !
Les galettes de Pont-Aven, ce n’est pas qu’un film de Joël Séria, même si l’œuvre a largement contribué au succès du délicieux biscuit breton.
Car c’est bien de lui qu’on va te parler dans cet article.
À 130 ans, la galette de Pont-Aven n’a pas pris une ride, et on l’aime toujours autant !
On te raconte tout de l’épopée de la star des goûters et des p’tits creux.
Logique !
Si la galette de Pont-Aven était déjà fabriquée depuis le XVIIe siècle, c’est Isidore Penven, tout juste héritier de la boulangerie familiale, qui en écrit officiellement la recette en 1890.
Ronde, aux bords dentelés, elle mesure 6 centimètres de diamètre, pèse 8 grammes, et elle est estampillée du tampon de son fabricant.
L’histoire familiale fait que l’entreprise se scinde en deux, et en 1920 la biscuiterie « Traou Mad » (« les bonnes choses » en breton) voit le jour.
Aujourd’hui, les deux marques se partagent la recette originale et produisent, chacune, plusieurs milliers de galettes par jour.
D’ailleurs, la galette de Pont-Aven a valu à la petite cité du Finistère la distinction de « Site remarquable du goût ».
Pas du tout !
Le palet breton, également fabriqué à Pont-Aven, est plus épais, plus friable et plus riche en beurre, là où la galette en contient moins de 30 %.

Pas du tout (bis) !
Il y a la « galette de Pont-Aven » qui est le fameux biscuit dont on parle dans cet article, et il y a la « galette » qui est une crêpe salée, du moins en Haute-Bretagne.
Et tu l’auras compris, ça n’a également rien à voir avec la galette des rois !
Devenue emblème de la petite ville du sud Finistère, la galette de Pont-Aven plaît aux petits comme aux grands, quelle que soit l’heure de la journée.
Trempée dans le café, dans le sac à dos pour la rando, au goûter avec une glace ou une salade de fruits, ou encore festive avec une coupe de Champagne (ou une bolée de cidre)… Il n’y a pas d’heure pour l’apprécier !
Facilement transportable, elle se conserve bien, et cela contribue à son succès partout dans le monde : de Tokyo à New York, aujourd’hui elle s’exporte dans plus de 50 pays !
Et puis, que serait la galette de Pont-Aven sans sa célèbre boîte en métal ?
Décorée d’œuvres de Paul Gauguin ou de portraits de femmes en coiffe bretonne, elle devient boîte à sucre, à biscuits, à couture ou à bric-à-brac… et fait incontestablement partie du charme !

Malheureusement pour nous, la recette originale est tenue secrète.
Et ce n’est pas en visitant les ateliers à Pont-Aven que tu perceras le mystère.
En revanche, c’est une chouette occasion de découvrir les coulisses de sa fabrication.
Ce que l’on sait, c’est que le délicieux biscuit ne contient que des ingrédients bruts : de la farine de froment, du beurre, du sucre, des œufs, le tout local (excepté le sucre) et sélectionné avec soin.
Aucun additif ni conservateur n’est ajouté à la préparation.
Tu peux toujours t’entraîner dans ta cuisine pour essayer de trouver LA recette par toi-même !
La galette de Pont-Aven se décline aujourd’hui en de nombreuses variétés : au caramel, aux pépites de chocolat ou à la farine de blé noir…
Mais c’est encore nature qu’on la préfère, et toi ?

Un paquet de galettes ouvert dans ton placard ?
« Gast, on ne va quand même pas gâcher ! »
Quelques idées pour les utiliser :
As-tu déjà essayé de reproduire la recette de la galette de Pont-Aven ?
Et pour les lichous et lichouses (Gourmands et gourmandes en Breton) qui ont encore faim, on te parle dans un autre article des spécialités bretonnes.
Attention, il risque de te mettre l’eau à la bouche !
Tu en as certainement entendu parler, autour d’un barbecue ou chez un ami fin gourmet ?!
Cette épice bretonne à la provenance mystérieuse vient sublimer les crustacés et autres produits de la mer.
D’accord, ce n’est pas si simple que ça.
Tentons d’y voir plus clair et laissez-vous bercer par les nombreuses légendes autour du Kari Gosse…
Pour certains, l’origine de cette épice remonte au XVIIe.
Un homme de la compagnie des Indes, tombé d’un bateau, aurait été sauvé de la noyade par un certain Mr Gosse. En guise de remerciement, le rescapé lui aurait révélé la recette de ce mystérieux mélange aux saveurs venues de loin.
En 2008, un diplomate indien, passionné de gastronomie, a formellement identifié cette odeur.
Pour lui, ce Kari proviendrait d’une caste de pêcheurs du sud-est de l’Inde et rapporté en France depuis Pondichéry.
Un écrivain groisillon quant à lui avançait en 2016 une autre théorie.
Selon lui, l’histoire se situe au XIXe. Un pharmacien de Lorient, Mr Gosse, aurait mis au point ce mélange au parfum d’outre-mer et déposé le brevet.
Un peu moins romanesque, mais bon, pourquoi pas ?
Quelles qu’en soient les croyances locales, on peut difficilement nier l’origine « exotique » du nom Kari Gosse !
Kari vient de la langue tamoule et désigne un mélange d’épices. Le mot curry est un anglicisme venant de la colonie anglaise de l’Inde.
Ce mélange rougeâtre d’épices est composé de : gingembre, curcuma, girofle, piment rouge, cannelle, poivre, coriandre, cumin, cardamome et fenugrec.
Légèrement pimenté, il se marie très bien avec les crustacés pour le plus grand plaisir des amoureux de la table.
La famille Pouëzat, unique fabricant de ce trésor, en conserve secrètement le dosage.
Kari Gosse est une marque aujourd’hui protégée par l’institut National de la Propriété Industrielle.
Ce curry breton, conditionné dans un flacon d’apothicaire, est toujours fabriqué de façon artisanale et commercialisé à petite échelle.
Quelques pharmacies et magasins possèdent le droit à la vente dans le Morbihan et dans le Finistère.
En cherchant bien, tu le trouveras dans des épiceries fines, magasins bio ou sur quelques rares sites en ligne sensibles au savoir-faire breton.
Les chefs des plus grandes tables se l’arrachent et l’offre ne permet pas toujours de faire face à une demande croissante.
Le Kari Gosse ça se mérite !
Attention aux produits dérivés « à base de » et autres faux currys bretons.
Je te propose de commencer par une « Sauce au Kari Gosse », tout simplement !
Tu auras besoin seulement de :
Voici la recette :
Il ne reste qu’à copieusement napper la viande ou le poisson que tu auras choisis.

©Sean Mitchum
Et pour les grands jours, laisse toi tenter par Le Homard à la morbihannaise
Tu auras besoin des ingrédients suivants :
La recette :
Le dîner est servi !
Aujourd’hui, je te parle de l’un de mes légumes préférés : la patate douce.
Sa belle couleur orange et son petit goût sucré donnent du peps et de la douceur au milieu de la grisaille hivernale, en plus d’apporter le plein de vitamines à nos organismes fatigués.
Et surtout, elle plaît à toute la famille et se prépare autant en salé qu’en sucré.
Dans cet article, on te dit tout sur ce délicieux tubercule, on te donne 10 manières différentes de la cuisiner, et je te livre ma recette de gâteau de patate douce : attention, tu vas devenir accro !
Vaste question : on ne sait pas exactement !
La patate douce serait originaire d’Amérique centrale.
Des études archéologiques ont montré qu’elle était présente il y a plus de 8000 ans au Pérou, mais on ignore si elle était sauvage ou cultivée.
En tout cas, c’est un légume ancien !
Rapportée en Europe par Christophe Colomb, elle n’a conquis la France qu’au milieu du XVIIIe siècle.
Malgré son nom de patate, elle n’a pas grand-chose à voir avec la pomme de terre, si ce n’est que les deux sont des tubercules.
La patate douce a besoin de soleil et de chaleur, c’est pourquoi elle est plus souvent cultivée dans les régions tropicales et subtropicales.
Mais on en trouve de plus en plus sous nos latitudes, et même en Bretagne.
Une bonne nouvelle pour les locavores !
On en trouve parfois des blanches, des rouges, des jaunes et même des violettes.
Mais c’est tout de même la patate douce à chair orangée et à peau rose que tu rencontreras le plus souvent sur les étals.
La pleine saison de la patate douce s’étend d’octobre à mars.
Elle se conserve très bien dans une pièce sombre comme un garage ou une cave.

Avec sa chair bien colorée, la patate douce est riche en vitamine A et en bêta-carotène.
Ça tombe bien, on en a besoin en hiver !
Elle contient aussi beaucoup d’amidon qui fournit une énergie longue durée, contribue à réguler la glycémie et donc à lutter contre les coups de barre.
Elle possède enfin des vertus anti-inflammatoires.
Oui, et c’est encore une différence avec la pomme de terre dont les feuilles sont toxiques.
Les feuilles de patate douce se cuisinent comme des épinards et sont riches en vitamines, en minéraux et en fibres.
Choisis de préférence de jeunes feuilles.
Tu peux par exemple les faire tomber dans un peu de beurre ou d’huile et y ajouter du lait de coco.
Ultra facile, rapide et délicieux !
Ce que j’adore avec la patate douce, c’est qu’on ne s’en lasse jamais, tant il y a de manières de la préparer.
Par exemple :

On trouve sur le Net plusieurs recettes du « gâteau patate », spécialité de l’île de la Réunion, avec plus ou moins d’œufs ou de farine, donnant une texture ferme ou de type « flan ».
Avec celle-ci, tu obtiendras un résultat s’approchant du far breton.
Il te faut :
Les étapes :
Et si tu es vraiment lichou, tu peux ajouter des pépites de chocolat à la préparation…
Un légume que l’on consomme comme un fruit, mais que l’on cuit aussi comme un légume…
La rhubarbe, c’est une plante un peu à part.
En tout cas, on adore son petit goût acidulé qui annonce le printemps, les bonnes tartes aux fruits et les bocaux de confiture…
Envie de tout savoir sur la rhubarbe et de glaner quelques bonnes idées cuisine pour changer du clafoutis ?
On te dit tout ici !
Son nom est dérivé du latin Rheum barbarum qui signifie « plante barbare de la Volga », car elle poussait spontanément sur les bords de ce fleuve.
La rhubarbe nous vient de Chine, de Russie, de Sibérie et de Mongolie où on peut la trouver jusqu’à 4000 mètres de l’altitude : c’est dire si elle résiste bien au froid !
En Asie, on l’utilise depuis 5000 ans pour ses propriétés médicinales.
Mais ce n’est qu’au XVIIè siècle, peu après son introduction en Europe par Marco Polo, que l’on a commencé à la consommer comme aliment.
La rhubarbe est un légume ancien, légume-tige, et plus exactement une plante de la famille des polygonacées, comme le sarrasin.
Attention, ses feuilles ne sont pas comestibles, elles sont même toxiques.
Mais si tu cultives la rhubarbe dans ton potager, tu peux en préparer un purin à vaporiser sur certaines de tes plantes pour en éloigner les pucerons.
La rhubarbe est un légume de printemps, on la trouve d’avril à juillet.
Voici quelques conseils pour reconnaître la meilleure rhubarbe sur les étals du marché :
Conserve tes tiges de rhubarbe dans le bac à légumes de ton réfrigérateur et consomme-les dans les 3 jours.
Tu peux aussi la congeler après l’avoir soigneusement rincée et coupée en tronçons.
À toi de voir.
Personnellement je la retire toujours.
Si elle est dure et filandreuse, c’est préférable de la peler.
La rhubarbe est riche en fibres, en vitamine C, antioxydants, calcium, magnésium, manganèse, vitamine K. On comprend mieux pourquoi elle est employée depuis des millénaires en médecine traditionnelle chinoise !
Elle contribue également à faire diminuer le cholestérol et elle améliore le transit.
Mais attention, tu dois éviter d’en consommer si tu es sujet aux calculs urinaires, en raison de sa forte teneur en oxalates.
Sucrée ou salée, voici 15 idées pour préparer la rhubarbe et te régaler pendant tout le printemps :
La rhubarbe peut se consommer crue, après l’avoir fait macérer dans du sucre pour casser un peu son acidité.
La rhubarbe est rustique, n’a pas besoin de beaucoup de soleil et elle est peu exigeante en ce qui concerne son entretien.
En revanche, elle adore l’humidité.
Si tu habites au nord de la Loire, comme ici en Bretagne tu peux obtenir de belles récoltes.
Prévois de la place au potager, car ses immenses feuilles vont occuper l’espace !
Et toi, tu la cuisines comment ta rhubarbe ? Dis-nous tout !
La liqueur de fraise de Plougastel est une véritable pépite du terroir breton.
Issue de l’emblématique fruit rouge de la pointe bretonne, réputé pour sa saveur sucrée et son parfum envoûtant, cet élixir à la fabrication artisanale ravit les papilles des amateurs de spiritueux.
Découvrez les secrets de cette boisson d’exception !
La liqueur de fruits est un breuvage aussi gourmand qu’ancien.
Il s’agit d’une boisson alcoolisée préparée sans fermentation à partir d’alcool, de fruit, d’eau et de sucre.
C’est l’un des spiritueux les plus vieux que l’on connaisse avec une histoire qui remonte à au moins 1000 ans.
C’était autrefois une boisson préparée essentiellement par les moines qui en gardaient jalousement le secret de fabrication.
Les liqueurs alors fabriquées étaient utilisée comme remèdes par les membres de la famille royales et les nobles.
Il faut attendre le XVIe siècle pour que les liqueurs de fruits ne soient plus uniquement considérées comme des remèdes. Elles commencent, à cette époque, à être consommées pures ou mélangées pour le plaisir.
Elles restent tout de même le privilège des plus riches.
Pour fabriquer de la liqueur de fruits, il faut suivre plusieurs étapes :
Tous les goûts sont dans la nature, et la famille des liqueurs le prouve à merveille !
Vous trouverez ainsi des liqueurs de fruits, des liqueurs de fleurs, des liqueurs de plantes (à la menthe par exemple), ou encore des crèmes de fruits.
Une crème de fruit est bien une liqueur, mais elle est souvent plus légère en alcool et surtout, elle est plus sucrée. En effet, une liqueur titre entre 15 et 55° et une crème doit titrer au moins 15°.
Quant au sucre, une liqueur en contient 100 grammes par litre, contre 250 grammes pour la crème.
Les liqueurs et les crèmes sont de plus en plus appréciées et reconnues. La crème de Cassis de Dijon, par exemple, bénéficie d’une Indication Géographique depuis 2013.

La liqueur de fruits est souvent consommée en fin de repas comme digestif.
Elle peut être dans ce cas consommées pure, ou avec un peu d’eau. Certains aiment aussi y ajouter deux glaçons pour qu’elle soit bien fraiche.
Mais elle a également toute sa place à l’apéro notamment dans le Kir. Avec un peu de vin blanc ou de crémant, c’est délicieux.
La Bretagne a d’ailleurs créé sa propre recette de kir : une dose de crème de cassis dans du cidre.
C’est délicieux !
Et ça se décline avec la liqueur de fraise de Plougastel.
La liqueur de fruits entre aussi dans la composition de plusieurs cocktails pour des apéritifs festifs.
Chaque région a sa liqueur comme le Cassis de Dijon, la Bénédictine en Normandie ou bien la liqueur de Génépi à base de plantes aromatiques provenant des Alpes.
Il n’en fallait pas moins pour que les Bretons créent la leur !
Et par chance, un délicieux fruit rouge fait la renommée de la pointe du Finistère : la fraise de Plougastel.
Originaire du Chili, ce fruit a été importé en France au XVIIIe siècle par Amédée-François Frézier, officier du roi.
Les plants ramenés ne donnent que très peu de fruits. Il faut attendre que l’officier soit affecté à Brest même pour que la culture de la fraise se développe. En effet, le climat à Plougastel y est très favorable.
C’est ainsi que la fraise de Plougastel est devenue un produit local connu et reconnu au-delà des frontières bretonnes.
Fiers de cette petite pépite, les Bretons ont décidé d’en faire une liqueur qui sait mettre en valeur le goût de la fraise de Plougastel.
Cette liqueur est d’ailleurs l’une des plus savoureuses.
Envie de vous laisser tenter par une délicieuse liqueur de fraise bien de chez nous ?
La liqueur de fraise de Plougastel de Landevenneg est faite pour vous !
Élaborée par la Maison Fisselier, artisan liquoriste établi dans le village de Landévennec, cette liqueur bénéficie d’une double macération des fruits.
Ces derniers restent entiers dans l’alcool pendant plusieurs semaines. L’infusion obtenue est ensuite pressée à la main avec une presse à l’ancienne, ce qui lui donne ce goût fruité si prononcé.
C’est l’un des produits phare de la Maison Fisselier. Alors laissez-vous tenter !
La liqueur de fraise de Plougastel incarne à merveille la richesse du patrimoine culinaire breton.
Sa fabrication artisanale libère ses arômes puissants qui en font un véritable délice à savourer.
Symbole de l’authenticité et du savoir-faire local, la liqueur de fraise de Plougastel tient toutes ses promesses pour un moment des plus savoureux !


Quand on pense aux whiskies, on pense à l’Écosse et ses lacs, ses châteaux en ruines et ses magnifiques paysages.
Pourtant une autre région commence à se faire une belle place dans le monde privilégié du whisky.
Et cette région, c’est la Bretagne !
Depuis quelques décennies, des distilleries voient le jour et ont même réussi l’exploit de classer quelques-uns de leurs whiskies parmi les meilleurs au monde.
Mais quelles sont les spécificités d’un whisky breton ? Qu’est-ce qui fait son caractère ?
On vous dit tout sur ce récent produit made in Breizh !
Par Toutatis, les Dieux nous seraient-ils tombés sur la tête ?
La Bretagne, terre Celte, est traditionnellement connue pour son chouchen, son cidre et son lambig. On lui connait aussi depuis plusieurs années de très bonnes bières.
Mais du whisky ?
Oui, vous avez bien lu.
Le whisky a fait ses débuts en Bretagne à la fin des années 80.
C’est donc une histoire très récente qui, malgré un démarrage modeste, n’en est pas moins une réussite.
C’est à cette époque que Gilles et Yves Leizour, qui ont repris la distillerie Warenghem à Lannion, décident de diversifier l’activité de l’entreprise en se lançant dans l’élaboration de spiritueux.
Il faut attendre 1983 pour voir les débuts de la création du premier whisky breton (et français !).
Ce n’est qu’après plusieurs essais que la distillerie Warenghem arrive à une commercialisation, en 1987, du whisky WB qui est une belle réussite.
La distillerie continue sur sa lancée en construisant en 1993 la première distillerie de France entièrement dédiée au whisky.
Son savoir-faire commence à être reconnu, et petit à petit, elle se fait une place dans la cour des grands.
C’est ainsi qu’en 2013, son whisky Armorik Double Maturation reçoit le prix du meilleur whisky européen aux World Whiskies Awards.
Il obtient l’année suivante une double médaille d’or au San Francisco World Spirits Competition.
D’autres distilleries se lancent dans l’aventure, comme la distillerie des Menhirs située dans le Finistère.
Elle est connue pour avoir été la première au monde, rien que ça, à utiliser du blé noir pour fabriquer son whisky. Et c’est peu de dire que ce fut une réussite !

Le whisky breton est unique.
En effet, pour protéger ce produit local, l’INAO (Institut national de l’origine et de la qualité) a créé en 2015 une Indication Géographique Protégée (IGP).
Cela permet de garantir que toutes les étapes de l’élaboration du whisky ont été réalisées en Bretagne.
Pour bénéficier de l’IGP, un whisky breton doit être brassé, fermenté, distillé et vieilli en Bretagne pendant au minimum trois ans en fûts de chêne. Il doit également titrer à au moins 40%.
C’est aussi une manière de protéger le savoir-faire et les méthodes de fabrication traditionnelles des distilleries installées en Bretagne.
De façon générale, un whisky breton offre des notes douces, fruitées et équilibrées.
Cependant, chaque distillerie va apporter sa petite touche distinctive.
Il existe plusieurs distilleries bretonnes qui fabriquent du whisky :
Si tout a commencé dans les Cotes-d’Armor, on remarque que chaque département breton a désormais une ou plusieurs distilleries, preuve d’un succès populaire certain.
Toutes ont à cœur de proposer des produits de qualité qui sauront se distinguer sur la scène française et internationale.
Les différentes distilleries bretonnes sont fières de leur savoir-faire, et participent même à des concours internationaux pour mettre en avant leurs whiskies dont certains se classent très bien.
Mais quels sont les meilleurs whiskies bretons ?
On retrouve en tête de liste le single malt tourbé Yeun Elez Jobic et l’Armorik Classic, tous deux produits par la distillerie Warenghem.
Ils ont remporté chacun des prix et médailles lors de divers concours à travers le monde. L’Armorik Sherry Cask, vieilli en fûts de sherry saura également ravir les amateurs de whisky avec ses saveurs de fruits secs et de noix.

L’Eddu Silver, whisky au blé noir élaboré par la distillerie des Menhirs, fait aussi partie des meilleurs whiskies bretons.
Sa saveur atypique est aussi gourmande que chaleureuse avec des notes de céréales, de miel et d’épices. C’est indiscutablement l’un des produits bretons à goûter absolument !
L’Ed Gwenn, élaboré à partir d’orge, est l’opposé de l’Eddu. Ses saveurs douces et exotiques ont réussi à séduire les amateurs comme les néophytes.

Vous êtes plutôt whisky tourbé avec des saveurs bien prononcées ? Le Kornog, de la Celtic Whisky Distillerie est pour vous !
Vous pouvez aussi vous tourner vers la distillerie Glann Ar Mor qui propose des gammes de whiskies plus tourbées.
L’appréciation d’un whisky dépend des goûts de chacun en matière de profils gustatifs.
Entre saveurs fruitées et notes épicées, les whiskies bretons offrent un large panel de saveurs, ce qui permet à chacun de trouver le whisky qui lui correspond.
La production de whisky en Bretagne a connu une évolution remarquable, et les whiskies bretons ont su conquérir le cœur des amateurs de ce spiritueux dans le monde entier.
Les petites distilleries d’hier sont aujourd’hui des maisons bien établies qui témoignent de la qualité grandissante des whiskies bretons fabriqués de façon artisanale avec des produits locaux.
Quand l’été revient, apéros et repas entre amis se font plus nombreux.
Il est alors bien tentant de mettre sur la table des produits industriels à grignoter, qui ont l’avantage d’être prêts en quelques minutes… Mais ceux-ci sont bien souvent trop gras ou trop sucrés. 😒
Alors pourquoi ne pas changer quelques habitudes, et proposer des recettes saines avec des produits locaux et de saison ? 🥰
Voici six idées de recettes bretonnes pour des apéros originaux :
Les chips sont des incontournables quand sonne l’heure de l’apéritif.
Pourquoi ne pas proposer une alternative plus saine et plus savoureuse ? Mettons à l’honneur la Bretagne avec des chips de sarrasin !
Pour cela il vous faudra des crêpes de blé noir que vous pouvez faire vous-même ou acheter.
Ensuite, procédez ainsi :
C’est en refroidissant que les chips de sarrasin durciront.
Vous pourrez les servir à partir de ce moment-là.
Vous avez envie de plus d’originalité ? Ajoutez des herbes aromatiques ou des épices avant de mettre au four les chips de sarrasin. Curry, romarin ou encore paprika : laissez libre cours à votre imagination.
Et pour ceux qui manquent de temps (ou qui préfèrent), vous trouverez des chips de sarrasin produites localement avec de supers produits du coin.
Voilà une idée qui plaira à toute la famille !
Les roulés de crêpes de blé noir sont simples à réaliser et peuvent être déclinés de mille et une façons.
Encore une fois, il vous faudra des crêpes de blé noir. Ensuite, il vous suffit de les garnir, puis de les rouler, et enfin de les couper avant de les servir à vos invités.
Mais que mettre dedans ?
Hé bien, selon vos envies et ce que vous avez dans votre frigo, vous pourrez proposer des roulés garnis de :
Les possibilités sont nombreuses et idéales pour un apéritif dinatoire.
Revisiter la recette de houmous ? C’est tout à fait possible avec les cocos de Paimpol.
Il s’agit d’un haricot blanc de la famille des légumineuses. Cultivés au Goëlo, au sud de Paimpol, les cocos de Paimpol sont garantis AOP.
Ils sont une très bonne alternative aux pois chiche pour une recette de houmous breton gourmande.
Pour faire votre propre houmous de cocos paimpolais :
Il n’y a plus qu’à servir, et se régaler en y trempant des bâtonnets de légumes ou des chips de sarrasin.
Il est aussi possible de se procurer en ligne du houmous de cocos de Paimpol bio.
Pratique !
Les cakes salés, notamment ceux aux olives, sont nombreux à apparaître sur les tables au moment de l’apéro.
Et si vous changiez un peu de recette pour proposer quelque chose qui sorte de l’ordinaire ?
Avec le cake aux algues et à la truite fumée, vous surprendrez vos convives.
Pour cela :
Vous pouvez aussi bien utiliser de la farine de froment ou de la farine de sarrasin. Tout comme il est possible de faire un mélange des deux farines.
Faites selon vos goûts et vos envies.
L’apéro est aussi l’occasion de revisiter la recette des sablés en version salée.
Avec des algues, c’est délicieux.
Voici une recette facile qui devrait plaire à tout le monde :
Le temps de repos de la pâte nécessite d’anticiper la préparation de ces sablés, ce qui n’est pas toujours évident.
Alors pour ne jamais être à court, pensez aux producteurs locaux et ayez toujours des palets aux algues dans votre placard, pour les apéros imprévus (les meilleurs, pas vrai ?).
Les pickles sont des légumes saumurés ou marinés qui apportent fraicheur et croquant à l’apéritif.
C’est une idée originale pour changer des cornichons, d’autant qu’il est possible de la réaliser soi-même.
Pour un bocal :
Il est possible de décliner cette recette avec d’autres légumes comme le chou-fleur ou le radis par exemple.
Profitez des apéros de l’été pour tester des recettes simples et originales qui mettent à l’honneur les produits locaux et de saison !
Laquelle préférez-vous ?
Si vous cherchez une boisson originale qui soit une bonne alternative au thé et au café, pourquoi ne pas vous tourner vers le sobacha ?
Originaire du Japon, cette infusion de sarrasin torréfié commence à se faire une place en Bretagne car elle peut être produite localement, et elle apporte beaucoup pour la santé.
Voici ce que vous devez savoir sur cette boisson d’ici et d’ailleurs.
C’est la petite nouveauté qui commence à séduire de plus en plus de personnes en quête de goûts nouveaux.
Mais qu’est-ce que le sobacha exactement ?
Le sobacha est une infusion de graines de sarrasin torréfiées, consommée depuis plusieurs siècles en Asie, et plus particulièrement au Japon.
En japonais, « soba » signifie sarrasin, et « cha » signifie thé.
Cette infusion ne sera introduite en Europe que bien après, c’est-à-dire à partir du XIVe siècle, tout simplement parce que le sarrasin est une plante asiatique qui n’apparait chez nous qu’au Moyen-Âge.
Si le sarrasin a été peu à peu remplacé en agriculture par l’orge et le blé, bien plus rentables, il connait un regain d’intérêt depuis quelques années, notamment pour son petit goût de noisette bien particulier.
Et c’est ainsi que le sobacha commence à s’imposer, en particulier en Bretagne, région française qui a adopté le sarrasin depuis fort longtemps.
On entend souvent parler de blé noir et de sarrasin, sans que l’on connaisse réellement la différence entre les deux.
On parle de blé noir pour qualifier la farine, qui est de couleur grise, obtenue par le broyage du sarrasin.
Les deux termes sont donc synonymes.
Mais parler de blé noir nous induit en erreur puisque le sarrasin n’est pas une céréale. En effet, il s’agit d’une plante à graines appartenant à la famille des polygonacées.
La farine de blé blanche est, quant à elle, une farine de blé froment. Ce dernier est bien une céréale.
Les graines de sarrasin sont versées dans une poêle préchauffée à feu doux.
Elles sont ensuite remuées régulièrement pour permettre une torréfaction uniforme. Cela évite également que les grains ne brûlent au fond de la poêle.
Le temps de torréfaction dépend bien évidemment de la quantité de sarrasin, mais les graines doivent dégager un délicieux arôme de noisette, et prendre une belle couleur dorée.
Il faut ensuite les retirer du feu et les verser dans un récipient afin qu’elles puissent refroidir.
Vous pourrez alors utiliser le sarrasin torréfié dans un sobacha, ou bien l’intégrer dans vos recettes de cuisine.
Avec le sobacha, vous profiterez de tous les bienfaits du blé noir. En effet, il est :
Le sobacha, le café et le thé sont trois boissons différentes en termes de goût, d’origine et d’effet sur l’organisme.
Le thé et le sobacha sont des boissons élaborées à partir de plantes originaires d’Asie, et le café est préparé à partir des graines du caféier que l’on trouve dans les régions tropicales.
Le sarrasin ne contient pas de caféine, ce qui fait du sobacha une boisson idéale à toute heure de la journée.
Le café contient bien évidemment une quantité significative de caféine, et le thé contient à la fois de la caféine et de la théine qui ont tous les deux des effets sur l’organisme.
En effet, consommés avec excès, ils peuvent provoquer une augmentation du rythme cardiaque, augmenter l’anxiété et perturber le sommeil. À éviter juste avant d’aller se coucher.
Le goût du sobacha est riche, chaleureux et avec un petit côté réconfortant.
Il dégage des arômes de noisette grillée, dont l’intensité est plus ou moins prononcée en fonction du degré de torréfaction du sarrasin.
Au nez, on a le plaisir de retrouver notre crêpe bretonne… miam !
Comme le sobacha ne contient pas de caféine, il peut être consommé à tout moment de la journée.
De la même manière que l’orgé (dit « café d’orge »), qui est également une boisson 100% locale.
Il est apprécié le matin pour son côté énergétique, ou après les repas comme boisson digestive.
Pour préparer votre sobacha, laissez infuser environ une cuillère à soupe de graines torréfiées par tasse dans de l’eau chaude pendant 5 à 10 minutes.
Plus vous laisserez infuser les graines, plus le goût du sobacha sera intense.
Les graines resteront dans le fond de votre mug.
Comme elles sont comestibles, vous pouvez les consommer lorsque vous buvez votre infusion, mais vous pouvez aussi filtrer votre boisson pour que ce soit plus agréable à boire.
Vous pouvez ensuite boire le sobacha chaud ou froid, selon vos goûts et vos envies.
Les plus gourmands pourront tout à fait ajouter un peu de sucre ou de miel.
Le lait végétal ainsi que des épices telles que la cannelle se marient également très bien avec le sobacha.
Accompagnez le tout de biscuits et sablés bretons, et vous aurez un délicieux goûter prêt en quelques minutes !
Nous n’avons pas tous des graines de sarrasin sous la main, ni le temps ou l’envie de les passer à la poêle pour les griller amoureusement, avant de les faire infuser et pouvoir passer à la dégustation.
Heureusement, pour notre plus grand bonheur, il est possible d’acheter en ligne des sachets d’infusion sobacha (au sarrasin bio) et entièrement torréfiée en Bretagne.
Bio et local : what else ?
Le sobacha est une boisson savoureuse qui est une alternative originale au café et au thé.
Il s’accorde très bien avec des épices, du miel et accompagne parfaitement petits gâteaux et autres lichouseries.
Produit localement en agriculture biologique, nul doute qu’il séduira les amateurs de découvertes culinaires.

Et vous, allez-vous vous laisser tenter par une infusion au sarrasin ?
Dites-nous en commentaire ce que vous en avez pensé !
Parmi les nombreuses spécialités bretonnes sucrées, tu connais certainement les crêpes, le palet breton ou encore le far aux pruneaux.
Mais as-tu déjà entendu parler du parlementin ?
Si tu habites Rennes ou si tu y as séjourné, tu as dû croiser cette pâtisserie dans certaines boutiques.
Si ce n’est pas le cas, on t’explique tout !
Le parlementin (on te raconte l’origine de son nom un peu plus bas) est une pâtisserie à base de poudre d’amandes, dont la texture ressemble à celle du financier bien connu.
La différence est que cette spécialité rennaise est fourrée d’une compotée de pommes au cidre, et surmontée d’une tuile de nougatine.
Son poids : 70 grammes précisément.
Du moelleux, du fondant et du croquant : parfait pour les lichous et les lichouses !
La seule pomme utilisée dans la réalisation du parlementin est la reinette d’Armorique.
C’est une variété ultra locale, bien parfumée, idéale pour la cuisson.
Le cidre, quant à lui, est longuement chauffé et réduit pour exhaler tous ses arômes.
Les deux ensemble donnent une compotée à la consistance parfaite, fondante, mais pas trop liquide, qui arrive comme une surprise quand on croque pour la première fois dans le gâteau.
Bordeaux avait son cannelé, Nantes, son petit beurre, Montélimar son nougat… Mais Rennes n’avait pas de spécialité !
En 1999, la Chambre économique de Rennes a demandé à la Fédération des pâtissiers d’Ille-et-Vilaine de concevoir un gâteau qui pourrait devenir LA spécialité de la ville.
Elle devait être exportable et transportable facilement, et contenir du cidre.
C’est la recette du Rennais Laurent Le Daniel, Meilleur Ouvrier de France, qui a été retenue. Son gâteau, il l’a créé avec deux autres pâtissiers : Bouvier et Chauou.
Il a failli s’appeler Pomandine ou Pomandin.
Mais c’est le nom de parlementin qui a été retenu, en référence à sa forme parallélépipédique, qui rappelle le bâtiment du centre-ville de Rennes.
En 1999, s’achèvent au Parlement de Bretagne les cinq années de travaux qui ont suivi son incendie en 1994. Il s’agissait donc d’un bel hommage, et d’un clin d’œil à son historique : sa construction, au XVIIe siècle, avait été rendue possible grâce à un l’impôt prélevé sur les « pots de cidre ».
Tu sais maintenant tout sur le parlementin de Rennes..
Tu espérais une recette ? Navrée de te décevoir : celle-ci est tenue bien secrète par ses créateurs.
On connaît juste les ingrédients : beurre, œuf, sucre, pomme, amandes, poudre d’amande, cidre, farine de blé, glucose, poudre à lever, pectine et sel.
Mais si tu veux goûter au parlementin, tu peux commander celui-ci directement auprès de la pâtisserie Daniel (crédit photo de l’image à la une de cet article), ou mieux, te programmer un petit week-end à Rennes.
Ce sera une belle occasion d’aller flâner au Marché des Lices, ou de déguster une bonne galette saucisse autour du stade rennais.
Et si tu as tenté de reproduire toi-même la recette du parlementin, on est curieux de connaître le résultat : viens nous raconter en commentaire !
Les beaux jours sont de retour !
Ça sent les apéritifs sur la terrasse, le rosé (ou une bonne bière locale) et les petites choses à grignoter.
Et si, cette année, pour changer du tradi chips-saucissons, tu préparais tes pickles de légumes maison ?
Dans cet article, on te propose 7 recettes de pickles pour un apéro qui croque sous la dent !
Le mot « pickles » signifie en anglais, à la fois « les cornichons » et « to pickle » = mariner/saumurer.
Les pickles, ce sont donc des légumes conservés dans une saumure ou dans du vinaigre, à la manière de la lactofermentation, avec ou sans épices, herbes et aromates.
On les déguste nature ou comme condiment, en accompagnement de tout ce que du veux : une salade, une omelette, un burger, sur une soupe…
Ce procédé de conservation des aliments est vieux comme le Monde !
Venu d’Inde, il a notamment conquis l’Angleterre, mais pas seulement.
On trouve aujourd’hui des dizaines de recettes de pickles différentes.
Car entre le choix varié de légumes à saumurer (quasiment tous les légumes peuvent être préparés en pickles, et même certains fruits) et d’épices pour les parfumer, les possibilités sont infinies ! En plus, c’est très facile à réaliser à la maison.
Toutes les recettes ont en commun une marinade de base : de l’eau + du vinaigre + du sucre + du sel.
Ensuite, à toi de laisser parler tes papilles et ta créativité !
Mais pour une première fois, on te donne nos associations préférées 😉
Mes 5 conseils :
Il te faut, pour un bocal :
La recette :
Ingrédients :
Procède de la même manière que les pickles de carottes, en prenant le temps de détailler le chou-fleur en petites fleurettes.

Ingrédients :
Toujours la même recette !
Ingrédients :
Tu peux conserver la peau des courgettes si elles sont bio. N’hésite pas à mixer les variétés, avec une courgette verte + une courgette jaune, pour plus de couleurs dans ton bocal !
Ingrédients :
Tu peux émincer tes radis en rondelles ou en bâtonnets pour cette recette.
Ingrédients :
Dans cette recette, tu peux mettre les gousses d’ail entières et les consommer finement émincées.
Des pickles originaux à déposer sur une belle salade verte !
Ingrédients :
Pour cette recette, tu pourras intégrer les épices directement dans le liquide avant de le faire bouillir : cela leur permettra de décupler toutes leurs saveurs.
Tu en connais d’autres ? Donne-nous ta meilleure recette en commentaire !
As-tu déjà entendu parler du marron de Redon ?
Cette petite ville du sud Bretagne possède un terroir propice à la culture de la châtaigne, et sa renommée s’étend d’ailleurs bien au-delà de son territoire.
Un Comité et une Confrérie du Marron de Redon ont même été créés !
Envie de tout savoir sur ce délicieux fruit d’automne ? On te dit tout dans cet article.
Le marron de Redon est en réalité… une châtaigne !
Dans notre article dédié sur le blog, on t’explique la différence entre châtaigne et marron. À ne pas confondre avec le fruit du marronnier d’Inde, qui, lui, n’est pas du tout comestible !
Le marron de Redon est un fruit issu d’un châtaignier greffé pour créer une variété particulièrement adaptée au terroir breton, à son sol et à son climat.
Le nom de « marron de Redon » englobe en réalité plusieurs espèces, plus ou moins précoces ou tardives, donnant des fruits plus ou moins gros. En voici quelques-unes : la Saint-Jean, la précoce de Maure, ou encore le gros poil.
Sa zone de production s’étend sur 30 kilomètres environ autour de Redon.
Le châtaignier, appelé aussi « arbre à pain », aurait été introduit par les Romains dans le pays de Redon.
Pendant longtemps, la châtaigne a constitué l’alimentation de base pour les paysans de cette région.
Puis, la généralisation de la pomme de terre ainsi qu’une maladie qui a décimé des châtaigneraies entières ont fait chuter la production, la divisant par dix en à peine 50 ans !
Un regain d’intérêt pour ce fruit délicieux et nutritif dans les années 70 a permis à une poignée de producteurs de créer une nouvelle variété : le marron de Redon était né.
Il faut dire que le sol et le climat du sud Bretagne s’y prêtent particulièrement : une terre non calcaire, profonde et friable, des températures douces. Bref, les conditions idéales !
Pour le savoir, tu peux aller faire un tour sur la Foire Teillouse, qui a lieu fin octobre. Chaque année, deux tonnes de châtaignes y sont grillées.
Le marron de Redon présente quelques atouts supplémentaires par rapport à la châtaigne classique :
D’ailleurs, cette petite peau que tu trouves à l’intérieur d’une châtaigne s’appelle le tan. Le marron, pour se nommer ainsi, doit comprendre moins de 10 % de tan.
Ce goût particulièrement doux et cette chair généreuse ont servi la réputation de Redon bien au-delà des frontières bretonnes.
Les Anglais en sont spécialement amateurs !
À Redon, on ne rigole pas avec le marron.
Un comité de producteurs défend et en fait sa promotion sur divers événements.
Il existe aussi une Confrérie du Marron de Redon, créée en 1983 par 3 amis.
Chaque année, pour l’anniversaire de la Confrérie, début octobre, ses membres défilent solennellement dans les rues de Redon, dans leurs tenues portant des couleurs symboliques : le vert comme la bogue, l’ocre comme le fruit, le doré comme la feuille de châtaignier qui jaunit en automne.

Un chapitre qui va plaire aux gourmands !
Les puristes te diront que le marron de Redon ne sera jamais meilleur que grillé uniformément et dégusté tel quel avec une bolée de cidre.
On te donne quand même deux recettes délicieuses réconfortantes pour l’automne :
Ingrédients :
Recette :
Ingrédients :
Recette :
Bon appétit !…
Attention, on aborde un sujet sensible aujourd’hui.
Que tu vives ou non en Bretagne, tu t’es déjà certainement demandé quelle est la différence entre une crêpe et une galette ?
Une fois n’est pas coutume, on va te donner une réponse de Normand : ça dépend !
Un peu comme le débat « pain au chocolat » vs « chocolatine », c’est surtout une histoire de territoire… mais pas seulement !
Commençons par le plus facile.
Dans les crêpes et les galettes, on peut distinguer la crêpe sucrée, fabriquée à partir de farine de froment, de lait, de beurre, d’œufs… de la crêpe (ou galette) dite « salée » à base de farine de sarrasin, aussi appelé blé noir.
Sur ce point, tous les territoires bretons sont d’accord : la crêpe sucrée se nomme « crêpe », et pas autrement.
Il n’y a pas de recette universelle : on affirme ici qu’il en existe une par clocher ! Certains ajoutent de la vanille à leur pâte à crêpes, du miel, ou encore du lait Ribot.
L’épaisseur dépend des habitudes de chacun, du coup de poignet lors du tournage sur la billig (la crêpière traditionnelle en fonte), ou simplement des préférences.

À l’est d’une ligne Vannes–Saint-Brieuc, région communément appelée « Haute Bretagne », il existe non pas deux, mais trois types de crêpes :
Les trois ont une épaisseur assez similaire.
À l’ouest de cette même ligne, soit en Finistère, Morbihan et dans une partie des Côtes-d’Armor, si tu te rends dans une crêperie, on te proposera :
Et c’est tout.
Si la première se déguste traditionnellement salée et la seconde sucrée, il est souvent possible de commander, par exemple, une « complète sur froment » ou une crêpe 100 % sarrasin (ou blé noir) pour le dessert : une option appréciée par les personnes intolérantes au gluten.
Je te conseille d’ailleurs la crêpe blé noir + chocolat ou blé noir + caramel au beurre salé : un délice !
En Basse-Bretagne, la crêpe de sarrasin est plus fine que la crêpe de froment.
Si tu demandes ta crêpe « kraz », on te la servira bien cuite, croustillante, et luisante de beurre : c’est comme cela qu’elle est la meilleure !
Enfin, si tu commandes une crêpe blé noir « en galette », en basse Bretagne, il s’agit de deux crêpes l’une sur l’autre. Donc plus épaisse.
Pour autant, le terme « galette » n’est pas inexistant en Basse-Bretagne.
À Pont-Aven, par exemple, ces fameuses galettes que tu trouves dans de jolies boîtes en métal décorées n’ont pas grand-chose à voir avec les crêpes servies au restaurant.
Il s’agit de petits biscuits à croquer, bien beurrés.
Non loin de là, à Quimper, une erreur de cuisson a donné naissance à la crêpe dentelle.
C’est Marie-Catherine Cornic, qui, en 1857, ayant laissé une crêpe de froment trop longtemps sur sa bilig, a eu l’idée de la rouler sur elle-même, donnant ainsi naissance à cette petite douceur qu’on adore déguster à l’heure du café.
Si tu as eu l’occasion d’aller voir un match au Stade Rennais ou de te rendre sur un festival de musique en Bretagne, tu as sans doute goûté à ce plat extraordinairement simple, mais bon, qui te rassasie en moins de deux : la galette saucisse.
Entre le sandwich et le rouleau de printemps, il s’agit d’une saucisse de porc grillée, parfois accompagnée d’oignons cuits au beurre, et enroulée d’une… galette de blé noir.
Eh oui, ce mets, avant-gardiste de la street-food, trouvant son origine en Ille-et-Vilaine, on parle ici de galette, bien épaisse pour entourer correctement la viande et te remplir l’estomac pour la longue soirée de fête qui t’attend.

Dans une petite partie au sud-ouest du Finistère, appelée Pays Bigouden, du côté de Penmarc’h et de la Pointe de la Torche, il existe une autre spécialité : la kouign bigoudène.
À ne pas confondre avec le kouign-amann, ce gâteau feuilleté au beurre et… au beurre, qui se déguste tiédi au four !
La kouign est une sorte de pancake épais, cuit sur billig.
Sa particularité : on ajoute de la levure de boulanger fraîche dans la préparation et on laisse pousser la pâte pendant plusieurs heures. Ce procédé donne à la kouign un côté brioché absolument délicieux.
J’espère ne pas t’avoir embrouillé le cerveau avec ces histoires de crêpes et de galettes !
As-tu remarqué que dans le monde, chaque pays a sa galette ? Tortilla au Mexique, chapati en Inde, pita au Liban, blini en Russie ou baghrir au Maroc…
Partout, il existe une recette à base de farine et de liquide que l’on cuit sur une plaque.
Si l’on aime dire que les Bretons ont inventé la crêpe, ce n’est pas tout à fait vrai. Mais il n’y a qu’ici que tu trouveras les meilleures crêpes de sarrasin… ou galettes !
C’est un peu la star des produits bretons, celui qui ferait presque de l’ombre à nos emblématiques crêpes…
Le pâté Hénaff, c’était la petite boite bleue que nos grands-parents nous dénichaient du fond des placards.
C’est un peu notre madeleine de Proust à tous.
Mais savez-vous d’où vient exactement son succès ? Connaissez-vous les secrets de fabrication de ce délicieux produit ?
Vous avez de la chance : nous ne pouvons nous résoudre à vous laisser sur votre faim, et nous vous dévoilons tout ce qu’il y a à savoir sur le pâté Hénaff…
Tout le monde (ou presque !…) connait le pâté Hénaff.
Mais est-ce que tout le monde connait réellement son histoire ? C’est moins sûr !
Alors revenons sur l’un des plus grands succès de notre région.
Le pâté Hénaff nous vient tout droit du pays bigouden, et plus précisément de Pouldreuzic dans le Finistère, à mi-chemin entre Audierne et Pont-L’Abbé.
C’est dans cette jolie commune du bout du monde que Jean Hénaff fonda une conserverie de légumes en 1907.
Mais pour être indépendant de la saisonnalité des légumes, il décida avec ses fils d’élargir son activité afin de pouvoir en vivre toute l’année.
Et c’est ainsi que naquit le seul, l’unique : le pâté Hénaff.
Jusque-là, vous vous dîtes sûrement que si c’est bel et bien une réussite familiale, il n’y a rien d’exceptionnel.
Et pourtant, c’est une véritable petite révolution à l’époque !
La renommée du pâté Hénaff vient principalement de sa recette unique qui casse les codes en ce début de siècle.
En effet, alors que l’on cherchait à valoriser les morceaux nobles avant toute chose, Jean Hénaff suivit le fameux adage qui indique que « tout est bon dans le cochon ».
Il mit dans sa recette tous les morceaux du cochon, qu’ils soient nobles ou non.
L’entreprise familiale traverse le siècle en résistant aux deux guerres.
Elle ne vend plus que du pâté et des rillettes jusqu’à ce qu’en 1995, Jean-Jacques Hénaff (qui est la troisième génération à la barre) décide de diversifier l’activité en créant la saucisse Hénaff.
Le savoir-faire de la maison Hénaff est reconnu en 2016, soit plus de 100 ans après la création de l’entreprise, avec le label « Entreprise du Patrimoine Vivant ».
Le succès de ce produit breton est tel qu’un musée, situé dans l’ancienne ferme de Jean Hénaff à Pouldreuzic, lui est consacré.
Savez-vous que depuis 2013, l’entreprise bretonne est habilitée à fournir de la nourriture à la Station Spatiale Internationale ?
Hé oui, la maison Hénaff participe à l’élaboration de 25 plats pour les grandes occasions, qui répondent au cahier des charges le plus strict qui puisse exister.
Mais quelle fierté de penser que Thomas Pesquet a pu déguster des produits bretons depuis là-haut !…
(Pour ma part, je ne l’ai pas emmené dans les étoiles… mais dans mes voyages, et c’est déjà pas si mal, non ?)
C’est aujourd’hui la quatrième génération de la famille Hénaff qui dirige de main de maitre l’entreprise.
Et force est de constater que l’esprit d’innovation du fondateur coule toujours dans les veines de ceux qui lui succèdent.
En effet, au pâté traditionnel s’ajoute désormais une gamme bio ! Vers lequel votre cœur penchera ?
La recette exacte est évidemment top secrète !
Ne fait pas de pâté Hénaff qui veut…
On se doute cependant que la recette, faisant la part belle au porc, est finalement assez simple.
Les ingrédients ? Les voici :
Le tout certifié sans nitrite et sans gluten.
Tout comme la saucisse Hénaff qui, par exemple, est depuis le début de sa fabrication sans colorant ni conservateur.
Il est tout de même à noter que la boîte traditionnelle de pâté est produite à partir de viande de cochons élevés en hors-sol : Sur Mangeons Local, on ne recommande pas ces élevages, malheureusement majoritaires en Bretagne, et on te conseille plutôt de partir sur produits issus d’agriculture biologique !
Et ça tombe bien…
Le succès de l’entreprise Hénaff vient aussi du fait qu’elle sait répondre aux attentes des consommateurs et aux évolutions de notre société.
C’est ainsi qu’elle continue à proposer de nouveaux produits de qualité, notamment en créant une gamme bio il y a une dizaine d’années.
Viande locale, élevage sur paille (plus respectueux des besoins naturels de l’anima), pas de conservateur, pas d’additif, pas de colorant : vous retrouverez les recettes gourmandes dans des produits sains.
Dans cette gamme, il y a le pâté Hénaff bien sûr (je te le conseille, il est excellent !), mais aussi des terrines de campagne, des rillettes de porc et des rillettes de poulet.
De quoi ravir les papilles des plus petits comme des plus grands !
PS : Pour les végétariens et autres addicts de légumes, Hénaff propose également des tartinades à tomber !…
Si le pâté Hénaff se suffit à lui-même sur une simple tranche de pain, il est tout à fait possible de l’intégrer à vos recettes de cuisine.
Vous voulez des idées ?
Nous avons ce qu’il vous faut !…
Chaud ou froid, le pâté Hénaff se déguste de façons diverses et variées.
Il peut tout à fait remplacer les lardons dans une salade, accompagner de bonnes frites maison ou des coquillettes, être poêlé avec des légumes, remplacer un steak dans un burger fait maison, ou encore se retrouver dans un hachis Parmentier revisité.
Il peut aussi garnir les crêpes de blé noir, s’inviter à l’apéro sous forme de cake et être l’ingrédient secret des tomates farcies.
Bref, vous l’aurez compris, il est très simple de l’ajouter à vos recettes de tous les jours. Il vous suffira d’un peu d’imagination.
Et vous, vous le préférez comment le pâté Hénaff ?…
Parfois il suffit de pas grand-chose pour sublimer, voire revisiter complètement, une recette…
Surprenez vos convives, ou faites-vous plaisir dans vos plats de tous les jours, en apportant une petite touche originale et parfumée grâce à l’huile de homard breton.
Découvrez ce qu’est exactement l’huile de homard et comment l’utiliser en cuisine !
Si le homard est très réputé pour sa chair délicieuse, l’huile est en revanche un produit que l’on connaît beaucoup moins.
Elle est pourtant très savoureuse.
Nul doute que les amateurs de crustacés tomberont sous le charme…
Mais alors, c’est quoi l’huile de homard breton ?
L’huile de homard est un produit de qualité qui contient peu d’ingrédients.
Cette huile est élaborée à partir de homard bleu, d’huile et d’aromates tels que des échalotes et de l’ail.
L’huile n’est pas extraite du homard : c’est sa carapace qui infuse dans l’huile et lui donne son parfum si particulier.
C’est une recette idéale pour tendre vers le zéro déchet en utilisant toutes les parties du homard !
Si l’on peut utiliser de l’huile d’olive, il est préférable de choisir une huile avec un goût neutre, comme l’huile de pépins de raisin, afin de ne pas dénaturer le goût si particulier du homard.
De plus, l’huile d’olive supporte moins bien la chaleur.
La recette est assez simple à faire soi-même, mais elle prend du temps, alors mieux vaut anticiper un peu :
Votre huile de homard breton est prête !
Note : Vous n’avez peut-être pas la possibilité de vous procurer un homard frais facilement, ou bien vous êtes impatients de découvrir l’huile de homard, alors pas de panique, vous pouvez l’acheter toute faite !
Celle-ci est produite de façon artisanale sur l’île de Groix.
Vous pouvez vous laisser tenter par l’huile de homard en cuisine : les gourmands apprécieront son goût particulier, les raisonnables y verront les bienfaits de cette préparation !
Le homard a la réputation d’être le plus fin des crustacés. Sur nos côtes c’est le homard bleu (ou homard européen) que l’on retrouve. Sa chair est tendre à souhait, légèrement sucrée et iodée.
C’est ce goût parfumé que l’on va retrouver dans l’huile, d’autant que la carapace du homard bleu est assez épaisse.
Une huile au goût neutre sera parfaite pour mettre en valeur les saveurs du homard.
En plus d’offrir un goût délicatement parfumé pour des recettes savoureuses, le homard est un aliment bon pour la santé.
Peu gras, il est source de vitamines, de minéraux, de protéines et d’oméga-3.
Voilà une bonne excuse pour en déguster dès que l’on peut !
L’huile de pépins de raisin recommandée pour cette recette est, quant à elle, source de vitamine E qui est un antioxydant important pour l’équilibre des niveaux de cholestérol dans le sang.
C’est une alternative plus saine que l’huile d’olive, et elle a l’avantage de mettre particulièrement les autres aliments en valeur !
Vous vous demandez comment vous servir de l’huile de homard en cuisine ?
Vous vous rendrez cependant vite compte que l’huile de homard peut être utilisée dans beaucoup de recettes. Il vous suffira de laisser libre cours à votre imagination.
Par exemple, elle se marie parfaitement bien aux sushis, filets de poissons, salades (avec ou sans fruit de mer) ou encore carpaccios de la mer.
Mais l’huile de homard peut également apporter une touche marine à des plats plus simples comme des tagliatelles aux légumes ou une salade de pommes de terre.
Vous pouvez aussi l’intégrer à vos sauces comme la vinaigrette ou la mayonnaise !
Les possibilités sont infinies, mais en voici déjà deux (miam !) :
Vous serez vite conquis par cette huile parfumée originale.
N’hésitez d’ailleurs pas à partager avec nous vos astuces et recettes avec l’huile de homard !
Vous êtes sur le point de découvrir un trésor méconnu de la nature, un légume oublié… À mi-chemin entre la poire et la pomme, j’ai nommé « la poire de terre ».
Dans cet article, vous découvrirez tout ce que vous devez savoir sur cette plante incroyable, de sa culture à sa dégustation en passant par ses bienfaits… et nos idées recettes.
Suivez le guide !
Originaire d’Amérique du sud et cultivée depuis l’antiquité à l’époque des Incas, la poire de terre est une racine-tubercule issue de la même famille du topinambour et du tournesol.
On la nomme aussi aussi « Yacon », ce légume ancien a cette particularité d’avoir un fort pouvoir hydratant car elle est composée en moyenne de 70% d’eau.
Très apprécié des voyageurs, « elle calmerait la soif ».
Contrairement à la pomme de terre, elle peut se consommer crue et sous différentes formes aussi bien en plats salés que sucrés.
Elle est souvent conseillée pour les diabétiques.
Dans différentes recettes on peut remplacer la pomme de terre par la poire de terre grâce à son un indice glycémique bas.
(voir plus bas pour nos idées recettes !)
Elle est considérée comme un légume car c’est une racine tubercule.
Elle pousse sous terre contrairement à la poire qui elle est un fruit.
C’est plutôt un légume très riche en eau et elle ne contient pas d’amidon contrairement à d’autres tubercules, aux céréales et légumineuses.

La poire de terre ou le yacon a une saveur douce et sucrée.
Elle est juteuse et très riche en eau on la compare souvent à une pastèque, quant à sa texture elle est aussi croquante qu’un radis.
Elle se plante en pleine terre et en plein soleil.
Elle résiste très bien aux différentes maladies et parasites.
Elle se récolte dès les premières gelées de l’automne : ces premiers gels permettent au tubercule d’avoir son goût sucré justement.
Info : la plante peut atteindre jusqu’à 2,5m de hauteur.
On la récolte en automne, de la mi-octobre à novembre.
C’est là qu’elle sera la plus « fraîche ».
Mais, comme on va le voir, elle peut se conserver plusieurs mois et reste donc de saison tout l’hiver…
Après la récolte, il faut idéalement les brosser mais pas les laver.
Elle peuvent être conservées dans du sable ou dans une pièce sombre au frais à l’abri de la lumière(dans une cave ou dans un garage, par exemple).
Elle se conserve plusieurs mois.
Contrairement à la pomme de terre, les nouveaux germes ne poussent pas directement sur le tubercule mais restent attachés dans une souche.
On conserve les souches (porteuses de germes) qu’on peut planter dans un pot en attendant que l’hiver passe.
Puis on replante les souches dans la terre après le gel pour la saison suivante.
On la définit souvent comme remède naturel pour les problèmes de diabète : elle régule la glycémie, permet de stabiliser le taux de sucre dans le sang.
Étant peu calorique et très nutritive, elle est riche en fibres, en potassium, en calcium, en magnésium, en fer, en phosphore, en vitamines A, B1, B2, C et en enzymes.
Riche également en probiotique, elle reconstruit notre flore intestinale.
Elle est aussi anti-inflammatoire, hypotensive & anti-stress.
Ses propriétés antioxydantes, permettrait également de ralentir le vieillissement cellulaire.
Enfin, elle est efficace pour apaiser l’inflammation de la vessie, du foie et des reins.
La poire de terre se cultive et se consomme un peu partout dans le monde.
On la retrouve de plus en plus en Europe.
On peut la retrouver en faisant son petit tour au marché hebdomadaire de producteurs locaux par exemple, ou directement sur notre carte de producteurs locaux.
A Vannes, au marché des producteurs le prix au kilo est en moyenne à 6,00€/kg.

Là il faut laisser parler son imagination : tout est quasiment possible avec la poire de terre.
Elle se consomme aussi bien crue que cuit, en plats salés ou sucrés.
A cause de son amertume, il est conseillé d’éplucher la peau tout simplement avec un économe ou un couteau.
Les feuilles et les tiges peuvent se consommer en salade mais sont plus amères.
En général on consomme les feuilles pour en faire des tisanes, des décoctions.
Les bienfaits et propriétés ont été expliqués plus haut.
Il existe plusieurs cuisson possible : à l’eau, à la vapeur, sautée, braisée, frit, rôti, mijotée ou encore au four.
Crue : elle peut être coupée en petit dés, râpée, en fines tranches pour une entrée rafraîchissante ou encore en salade de fruits ou en sorbet pour un dessert.
Enfin, elle peut également être utilisé sous forme de jus, en confiture ou bien en farine/poudre substitut au sucre raffiné pour préparer des gâteaux ou des pâtes brisées par exemple.
On peut également la consommer séchée.
Vous l’avez compris, cette racine tubercule en plus de ses bienfaits nutritifs, se cuisine de façon polyvalente au grès de ses envies.
Laissez parler votre créativité !
Pour 4 à 6 personnes, prévoir :
La recette :
Pour 2 personnes, voici les ingrédients :
La recette :
Il est possible d’ajouter de l’ail en poudre et parsemer de ciboulette ou persil frais ciselé pour varier.
Il vous faut :
Méthode avec un extracteur de jus :
La recette :
J’aime la terrine (et les pâtés en général) car, en plus d’être excellente, cette charcuterie m’a dépanné à de très (très) nombreuses reprises.
Des amis qui passent à l’improviste pour l’apéro ? Un pique-nique sur un coup de tête ? Un diner avec un client non prévu ? Boom : la terrine.
En bref, il faut toujours en avoir chez soi.
Du coup, pourquoi ne pas la faire toi-même ?…
Il s’agit d’une charcuterie traditionnelle française réalisée à partir d’une farce de viande hachée.
Française ? Vraiment ?…
Alors, oui et non…
C’est une préparation culinaire qui remonte déjà aux Romains.
Cependant, la terrine de campagne traditionnelle, telle qu’on la connaît, nous viendrait du moyen-âge et serait directement liée à son mode de cuisson… ou plus précisément son récipient : La terrine.
C’est un récipient, un moule, originellement en terre (d’où son nom), qui permet des cuissons lentes.
Je viens de te le dire, parbleu : le récipient !
La terrine (l’aliment) est faite avec une terrine (l’ustensile), quand un pâté est cuit dans une pâte (oui, oui, c’est une nouvelle fois dans le nom), à la façon aujourd’hui des pâtés en croûtes.
A l’époque, cette pâte servait de protection à la farce, pour la cuisson, le transport et le stockage.
On considère que la terrine de campagne est un mélange de différentes viandes de porcs (gorge, foie, couenne, poitrine, échine)… et parfois mixé avec d’autres viandes (veau ou volaille).
Ensuite viennent les condiments (oignons, échalotes, ail…) et assaisonnements (sel, poivres, épices, herbes).
Au fil des ans (que dis-je, des siècles), chaque région et chaque localité a développé ses propres recettes de terrines (et accessoirement de pâtés, comme le fameux pâté de campagne breton).
Plus récemment, avec la nouvelle cuisine, le choix dans les saveurs et les recettes a explosé…
On retrouve ainsi, par exemple, de la :
Une recette bretonne qui peut également « piquer » votre attention (et agréablement votre palais) est la terrine de campagne au piment de l’île de Groix !
Elle est faite par Le Bois Jumel, à partir de produits locaux et BIO (labellisé Be Reizh).
De la même manière que les rillettes (au hasard, de saint-jacques ou de maquereaux), les terrines ont cet énorme intérêt d’être extrêmement polyvalentes.
En avoir dans son placard de cuisine ou dans son congélateur est donc toujours une excellente idée.
D’autant que c’est un plat facile à réaliser… mais qui nécessite du repos : 48h minimum ! Donc ça s’anticipe…
On peut les servir à l’apéritif sur des canapés, en entrée sur des toasts, sur un pain de campagne pour un rapide pique-nique ou même en plat principal, accompagnées de légumes ou d’une belle salade.
Tu peux les manger froides ou légèrement réchauffées (tièdes).
Pour l’accord met-vin, je te conseille un vin rouge plutôt tannique, jeune et fruité. Il est également tout à fait possible d’accompagner une terrine de campagne avec du cidre, plutôt que du vin : ça se marie à la perfection !
Bon, c’est pas tout ça… mais on s’y met à notre recette ?
On l’a vu : il existe autant de recettes « traditionnelles » de terrine de campagne qu’il y a de clochers en France (et on estime ce nombre à 50 000 !)…
Je vais donc te proposer la recette la plus classique, 100% porc.
A toi ensuite d’assaisonner ou de faire varier, en fonction de votre inspiration du jour !
Les ingrédients :
… et c’est parti pour la préparation :
Et voilà ! Il n’y a plus qu’à servir et déguster.
En vidéo, je te propose une autre recette de terrine traditionnelle, avec une touche de porto !
Note : on peut remplacer le porto par du pommeau, du whisky, etc.
La terrine de campagne se conserve au réfrigérateur, bien recouverte d’un film alimentaire ou dans une boîte hermétique.
Elle se conserve pendant au moins 5 jours, une fois entamée.
Pour la conserver plus longtemps, vous avez plusieurs options :
Voilà, tu sais tout !… Maintenant, à toi de jouer et de faire TA recette de terrine de campagne.
Lorsque vient la saison de la coquille Saint-Jacques, en France du 1er octobre au 15 mai, on adore la cuisiner directement à la plancha, à la Bretonne, ou encore en canapés.
Mais une recette à laquelle on ne pense pas toujours (et c’est bien dommage, car elle est excellente), ce sont les rillettes de Saint Jacques !
Pourtant, les intérêts sont nombreux :
Du coup, laisse moi te présenter 4 recettes de rillettes de Saint-Jacques…
Mais avant ça, quelques conseils…
La noix de Saint-Jacques est un produit rare (et donc cher). Si tu le souhaites, tu peux tout à fait mixer la Saint-Jacques avec un poisson afin de gagner en volumes (et diminuer le coût).
Je te conseille un poisson pas trop fort en goût (on évite le maquereau, le congre, etc.) et abordable, comme le tacaud.
On peut consommer ces rillettes à l’apéritif ou lors d’un barbecue (sur une tranche de pain grillée), en pique-nique (dans une baguette fraîche), mais également en entrée lors d’un dîner un peu plus travaillé.
Dans ce cas, tu peux les servir sur des blinis ou dans des verrines.
Je te conseille également de les accompagner d’un verre de vin blanc (moelleux ou sec, selon préférence) ou même d’un verre de cidre bien frais ou d’une coupe de champagne.
Comme pour les rillettes de maquereaux, les idées de recettes de rillettes de Saint-Jacques sont quasi infinies : à toi de faire preuve d’inventivité.
La seule limite est ton imagination !
Si ça n’est plus la saison de la Saint-Jacques, mais que tu souhaites tout de même profiter de ces rillettes, je te conseille de te tourner vers une conserverie locale qui propose de vraies rillettes artisanales.
Pourquoi je dis « vraies » ? Car ces rillettes sont composées à 50% de noix de Saint-Jacques, contrairement aux industrielles qui n’ont souvent de rillettes de Saint-Jacques que le nom…
Une recette 100% Bretonne, avec le cidre et le poireau qui vont parfaitement parfumer vos rillettes !
Pour cette recette, il va nous falloir les ingrédients suivants :
Les étapes à suivre :
Bon à savoir : cela peut fonctionner avec d’autres fromages (bretons ceux-là), du moment que la texture est identique et que la saveur rappelle celle du parmesan.
Important : comme souvent avec les rillettes, la recette est rapide… mais il faut anticiper le temps de refroidissement au frigidaire (compter 2 heures!)
Côté ingrédients, il va nous falloir :
C’est parti pour la recette :
Encore une recette 100% locale, puisqu’on remplace ici l’habituel mélange d’épices curry avec de l’herbe à curry.
Méconnue du grand public, il s’agit d’un aromate qui pousse très bien dans nos jardins et qui a l’odeur et le goût du curry… miam !
Pour les ingrédients, on va avoir besoin de :
C’est parti pour la recette :
Encore une recette 100% locale, qui met cette fois à l’honneur une grande richesse de nos côtes : les algues comestibles !
Les ingrédients :
La recette :
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Les rillettes de maquereaux sont une chouette entrée, à partager avec des amis et de la famille… mais c’est aussi idéal en sandwich le midi ou à l’apéritif l’été.
Elles sont faciles et rapides à préparer et sont une alternative aux classiques tartines de saumon fumé.
Bonus : elles sont beaucoup plus locales que le saumon, à condition évidemment de les acheter d’une conserverie artisanale près de chez toi, ou de les cuisiner toi même.
Et c’est là tout l’objectif de cet article : on va t’aider et te conseiller !
Quand on parle de rillettes, on pense naturellement d’abord à celles réalisées à partir de cochon.
Pourtant, il en existe de très nombreuses à faire à partir de poissons :
… et ça marche également très bien avec les fruits de mer et les algues :
Bref, tu as compris : on peut faire des rillettes à partir de vraiment tout !
D’ailleurs, je t’invite à jeter un œil du côté des rillettes de la mer de la conserverie artisanale Kerbriant, si tu veux avoir une idée de l’étendue de ce qu’on peut faire !
Historiquement, il s’agit d’une préparation culinaire où on cuit à feu doux de la viande (ou du poisson, donc)… si longtemps que la chair finit par se détacher en filament, appelés « rillettes ».
Aujourd’hui, on désigne les rillettes par leur texture, et on ne considère plus la cuisson longue comme obligatoire pour cette « appellation ».
On peut ainsi faire des rillettes à partir d’aliments frais, du moment qu’ils sont hachés (menu) et généralement mélangés avec de la graisse.
C’est souvent le cas pour les rillettes de poisson (et donc de maquereaux).
On peut faire des rillettes à partir d’un seul et unique poisson ; ou on peut mélanger.
On peut aussi mélanger du poisson frais et du poisson en boite, si tu le souhaites (ou si tu n’as pas assez de frais sous la main).
Ça n’est pas obligatoire, mais ça relève favorablement le goût de vos rillettes :
La seule limite ? Ton imagination… et potentiellement ton bon sens et plus tard (trop tard peut être) tes papilles.
Là, c’est obligatoire, afin d’obtenir la texture idéale :
On peut aussi rajouter un peu de beurre (demi-sel, évidemment)… ou si tu préfères, de l’huile d’olive, de sésame, etc. Enfin, certaines recettes peuvent également intégrer des œufs.
… et on est bons côté ingrédients !
Les rillettes sont vraiment l’aliment polyvalent par excellence.
Elles sont parfaites pour le diner rapide du dimanche soir, le pique-nique de tes enfants le mardi midi, l’apéritif du barbeuc’ du mois de juillet, ou pour l’entrée un peu classieuse du diner du Nouvel An.
Il te suffit simplement d’adapter ta recette et ton service en fonction de l’occasion.
Quelques idées de service :

Elle est excellente, simple et très rapide à faire.
Pour cela, tu auras besoin de :
Voici les étapes de la recette à suivre :
Pour une version plus légère et plus saine, je te conseille les rillettes de maquereaux à la ricotta.
Pour cette recette, tu auras besoin de :
Les étapes à suivre :
Les recettes précédentes n’étaient déjà pas longues à faire… mais tu veux de l’express-express ?
Très bien…
Pour cette recette express, tu vas avoir besoin de :
Côté préparation, tu as voulu du rapide… soit :

On va donner un peu de couleur à nos rillettes !…
Pour cette recette, il te faut :
Pour la préparation :
Idéale en été, en pleine saison de la tomate, pour les barbecue !…
Les ingrédients pour cette recette sont :
C’est parti :
Comme tu peux le voir, les idées de recettes de rillettes de maquereaux sont infinies !
Et toi, c’est quoi ta recette préférée ?