Le terroir et la gastronomie bretonne sont extrêmement riches.
Pars à sa découverte !… 🌊🍽
Le terroir et la gastronomie bretonne sont extrêmement riches.
Pars à sa découverte !… 🌊🍽
La nèfle : un fruit d’hiver, délicieux et injustement boudé !
Mais pourquoi a-t-elle si peu de succès ?
C’est vrai qu’avec son air de poire pourrie oubliée dans le fond d’un garage, la nèfle n’est pas le fruit le plus sexy du verger…
Et pourtant : délicieux et bourré de vitamines, ce petit trésor d’hiver mérite plus de considération.
Avec cet article, on a décidé de rendre justice à la nèfle commune, et on parie que tu auras envie d’y goûter à ton tour !
La nèfle est le fruit du néflier commun, Mespulis germanica, un arbre originaire des régions méditerranéennes et du Caucase, naturalisé en Europe continentale.
Comme le pommier ou le prunier, il appartient à la famille des rosacées.
Et sa culture ne date pas d’hier : les Grecs et les Romains consommaient déjà les nèfles pour leurs vertus médicinales.
Mais, à l’instar de nombreux légumes oubliés, la nèfle est un peu tombée dans la désuétude, au profit d’autres fruits plus attrayants.
Elle se présente sous la forme d’un petit fruit brun, rond, charnu, surmonté de 5 sépales disposés en couronne.
On l’appelle parfois nèfle d’Allemagne, et en Lorraine, on lui donne également le délicat surnom de « cul de chien ».
Attention : la nèfle commune ne doit pas être confondue avec la nèfle du Japon.
Il existe une variété bretonne de néflier commun : le « Délice de Vannes ».

La nèfle est un fruit d’hiver par excellence !
Elle présente la particularité de n’être consommable qu’à surmaturité, autrement dit quand elle est blette.
Et c’est sans doute la raison du peu d’intérêt qu’on lui porte !
Cette surmaturité intervient après plusieurs jours de gelées. Selon les régions, cela peut être dès novembre, alors que dans d’autres comme en Bretagne, on attendra plutôt décembre, voire janvier.
Le néflier commun peut être cultivé dans les jardins.
Mais si tu veux partir en cueillette sauvage, c’est en forêt que tu as le plus de chances d’en trouver.
Pour récolter les nèfles, ne les détache pas de l’arbre, mais agite doucement les branches : les fruits qui tombent au sol sont prêts à être consommés.
Tu peux aussi choisir de cueillir tes nèfles avant maturité.
Attention, si tu cherches à déguster des fruits verts, l’expérience serait désagréable, avec une saveur âcre et beaucoup trop tanique.
Si on t’a donné des nèfles, ou que tu les as récoltées avant leur pleine maturité, tu peux les disposer sur un lit de paille et les oublier pendant 15 jours à deux mois, dans un lieu frais et à l’abri de la lumière : un garage, par exemple.
La nèfle est prête à être consommée lorsqu’elle est molle et que sa peau est plus foncée.
En bref, quand elle a l’air d’un vieux fruit destiné au tas de compost !

La chair de la nèfle est fondante, comme une compote bien épaisse ou une crème de marrons.
Côté saveur, on est à la croisée entre la pomme, la poire, le coing, avec une touche vanillée et légèrement vineuse.
Pour la déguster, tu peux la découper et la creuser à la petite cuillère, ou juste presser le fruit doucement entre tes doigts pour en faire sortir la pulpe.
La peau est comestible et renferme beaucoup de tanins, mais elle est aussi épaisse et duveteuse, donc peu agréable en bouche.
À toi de choisir !
En revanche, laisse de côté les pépins qui contiennent de l’acide cyanhydrique.
La pleine saison de la nèfle, c’est en hiver, là où on a besoin de vitamines et de minéraux pour rester en forme, et où le choix des fruits est plutôt restreint si l’on veut consommer local.
Raison de plus pour l’adopter !
Sa chair contient du calcium, du potassium, des fibres, des vitamines A, B et C.
Elle est peu calorique et a des propriétés diurétiques et tonifiantes.


La nèfle concentre beaucoup de pectine, elle est donc idéale pour la confiture ou pour réaliser des pâtes de fruits maison.
Tu peux aussi la préparer en compote, seule ou avec des pommes ou des poires.
Elle fera un délicieux fond de tarte aux fruits.
Côté salé, pourquoi pas servir une purée de nèfles avec une viande rôtie ou une poêlée de légumes de saison : châtaignes, champignons, ou encore la butternut : leurs deux saveurs sucrées se marieront à merveille !
On espère que cet article t’aura réconcilié avec la nèfle et te donnera envie d’en manger plus souvent, voire d’en déguster pour la première fois !
Connaissais-tu la nèfle ? As-tu repéré des néfliers près de chez toi ?
Et si vous ajoutiez une touche sauvage et gourmande à votre jardin ?
Alors, le crambe maritime est fait pour vous !
Ce chou sauvage des côtes atlantiques séduit par son feuillage bleu-vert, ses fleurs délicates et ses multiples usages en cuisine.
Longtemps oublié, celui qui est à la fois une plante ornementale et comestible revient sur le devant de la scène.
Embellissez vos massifs et régalez vos papilles avec cette merveille botanique.
Découvrez tous ses secrets !
Vous connaissez le chou marin ? Maintenant oui.
Aussi appelé crambé maritime ou chourbe, cette plante côtière est un cousin sauvage des choux du potager.
Elle appartient à la famille des brassicacées et pousse naturellement sur les plages de galets et les littoraux sableux d’Europe de l’Ouest.
En France, elle est présente sur les côtes de la Manche et de l’Atlantique.
Mais attention, le crambe maritime est rare et protégé : Selon, l’arrêté du 20 janvier 1982 (fixant la liste des espèces végétales sauvages protégées sur l’ensemble du territoire), l’arrachage, la cueillette, l’utilisation, etc. de tout ou partie de la plante est interdit par la loi sur l’ensemble du territoire métropolitain.
Cependant, la culture du chou marin à partir de graines ou de plants obtenus légalement est autorisée, à condition que ces spécimens ne proviennent pas de prélèvements illégaux dans la nature.
Il est essentiel de s’assurer que les sources de ces graines ou plants sont conformes à la législation en vigueur : vous trouverez sur Internet des sites sérieux et spécialisées, de même qu’en pépinières locales.
En Bretagne, des lieux comme la réserve du Sillon de Talbert veillent à sa préservation.
Côté esthétique, cette plante fait sensation avec ses grandes feuilles frisées d’un vert bleuté et ses fleurs blanches parfumées au printemps.
Résistante et rustique, elle peut vivre plus de 20 ans avec un minimum d’entretien, supportant même des températures jusqu’à -20 °C.
Pendant des siècles, ce chou sauvage a été très prisé sur les côtes atlantiques.
Toutes ses parties sont comestibles, chacune offrant une saveur unique :
Avec son feuillage bleu-vert, ses fleurs parfumées et sa grande résistance, le chou marin est aussi impressionnant dans un massif que dans une assiette.
Associez-le à des rosiers couvre-sol ou à des sauges pour des compositions harmonieuses.
En bonus, ses fleurs riches en nectar attirent de nombreux pollinisateurs, contribuant à la biodiversité.

Le crambe maritime adore les climats océaniques et les sols calcaires bien drainés.
Offrez-lui une exposition ensoleillée pour qu’il s’épanouisse pleinement.
Le crambe maritime est une culture pérenne qui commence à produire à partir de la 3ᵉ année.
Une fois établi, il offre de jeunes pousses, des feuilles et des racines savoureuses pendant plusieurs années.
Pourquoi ne pas lui offrir une place de choix dans votre jardin ? Il ne vous reste plus qu’à semer, patienter… et savourer !
Et si vous redonniez une chance au chervis ?
Ce légume ancien, longtemps éclipsé par d’autres plus populaires, fut pourtant une star des tables royales et des cuisines médiévales.
Autrefois cultivé et apprécié pour ses racines délicatement sucrées, il revient aujourd’hui sur le devant de la scène, porté par ses qualités nutritionnelles et son goût unique.
Facile à cultiver et offrant de multiples bienfaits pour la santé, le chervis mérite pleinement sa place dans nos jardins et nos assiettes.
(Re)découvrez ce véritable trésor du potager !
Avant de vous lancer dans la culture du chervis, il est intéressant de connaître son histoire fascinante et la place qu’il occupait autrefois sur les tables royales.
Le chervis, ou Sium sisarum, est une plante herbacée vivace de la famille des Apiacées, tout comme le persil ou la carotte.
Originaire d’Asie occidentale et centrale, il a été introduit en France au XVe siècle.
Consommé principalement pour ses racines, ce légume se distinguait par sa saveur douce et légèrement sucrée.
Tout au long des siècles, le chervis a été un aliment essentiel sur les tables royales, avant de disparaître progressivement, éclipsé par d’autres légumes plus rentables.
Le chervis est une plante rustique, pouvant atteindre 1,50 m de hauteur.
Ses feuilles, vert foncé, ressemblent à celles du panais, et ses fleurs blanches apparaissent en été.
Mais c’est avant tout pour ses racines tubéreuses, délicatement sucrées, que le chervis est recherché.
Leur chair blanche rappelle celle du panais et en fait un légume délicieux à cuisiner.
Le chervis est facile à cultiver, mais nécessite un sol frais, profond et bien ameubli.
Il apprécie une exposition mi-ombragée ou en plein soleil, à condition d’éviter les zones trop chaudes.
Un arrosage régulier est essentiel, surtout en période de sécheresse.
La plantation peut se faire par semis entre septembre et novembre, ou par division des racines au printemps.
Pour un semis réussi, creusez des sillons peu profonds, semez à 1-2 cm de profondeur, et éclaircissez à 30 cm d’écart une fois les plants développés.
La division des racines est une méthode plus rapide, idéale dans un sol riche en compost.
Le chervis demande peu d’entretien, mais il est important de biner régulièrement et de pailler pour conserver l’humidité.
La récolte s’étale d’octobre à mars, et les racines deviennent plus sucrées après avoir été exposées au froid.
Autrefois utilisé pour ses vertus médicinales, le chervis est riche en amidon, en sucres, en vitamines et en minéraux.
Il aide à lutter contre les lourdeurs d’estomac, grâce à ses propriétés dépuratives et diurétiques.
Ses racines sont également une excellente source de potassium, phosphore et calcium, essentiels pour la santé des os et des muscles.
Redécouvrir le chervis, c’est aussi choisir une alimentation plus saine et équilibrée.
Le chervis se conserve 2 à 3 jours au réfrigérateur, enveloppé dans un torchon ou un sac en papier.
Pour une conservation plus longue, blanchissez les racines et congelez-les. Elles se conserveront jusqu’à 6 mois.
Le chervis peut se cuire comme le salsifis : à la vapeur, à l’eau ou à la poêle.
Le chervis se déguste en gratin, en salade ou en poêlée avec d’autres légumes.
Ce légume ancien a tout pour plaire : savoureux, nutritif et facile à cultiver, il mérite une place dans votre potager !
Bien plus qu’un fruit à croquer, la pomme est une véritable icône !
Indissociable de l’image de la Bretagne, objet de légendes et de croyances, elle nous accompagne une bonne partie de l’année grâce à sa saison longue et à sa conservation facile, et elle prend soin de notre santé.
Directement de l’arbre aux papilles, ou bien sublimée en cuisine, elle est aussi simplement délicieuse qu’élégante.
Dans cet article, on te dévoile tous les secrets de la pomme et nos conseils pour la déguster.
Bien avant d’être l’un des fruits préférés des Français (et peut-être le tien !), la pomme est née à la préhistoire, sur les plateaux d’Asie centrale, plus précisément au Kazakhstan.
Malus sieversii serait ainsi la variété la plus ancienne cultivée.
Puis, les déplacements de l’Homme et l’essor du commerce ont permis à la pomme de voyager et de se faire une place de choix partout dans le monde.
Mais, à l’époque, rien à voir avec le délicieux fruit juteux et gourmand que tu connais !
La pomme d’aujourd’hui est le résultat de sélections patientes et rigoureuses opérées par les agriculteurs au fil des siècles.
En France, ce sont les moines qui ont largement contribué à l’essor de la culture des pommiers, inventant au passage quelques techniques de greffe encore utilisées de nos jours.

En Bretagne, la pomme c’est un peu comme le beurre : un incontournable.
Elle est même une véritable ambassadrice du terroir !
Son histoire est intimement liée à celle de la région, où elle a trouvé le climat idéal pour s’installer, avec des hivers doux, des pluies régulières et des étés plutôt frais.
Les premiers vergers bretons ont été plantés dans les jardins des abbayes, d’abord dans un souci d’autonomie alimentaire.
Puis, rapidement, les moines se sont mis à produire le breuvage tant apprécié pour accompagner les crêpes : le cidre.
Aujourd’hui, la pomme est un emblème, et même une véritable fierté en Bretagne.
Toute occasion est bonne pour la célébrer : chaque canton a sa fête ou son week-end de la pomme !
Plusieurs milliers de variétés de pommes existent dans le monde : rien que cela !
Alors on ne va pas te les énumérer… En revanche, on t’a préparé un top 12 des variétés de pommiers bretons.
On caractérise souvent les pommes par leur couleur (dorée, jaune, orangée, rose, rouge…), leur texture (croquante, juteuse, ferme…) et leur saveur (acidulée, sucrée, parfumée…).

C’est une particularité régionale !
En Bretagne, on distingue 2 grandes familles de pommes.
Il y a celles dites « à couteau », que tu peux déguster telles quelles ou cuisiner : elles sont juteuses, sucrées, parfois légèrement acidulées.
Les pommes à cidre, quant à elles, sont plus acides au goût, plus petites et plus tanniques.
Pour autant, un cidre artisanal est souvent fabriqué à partir d’un mélange de plusieurs variétés de pommes, pouvant inclure certaines variétés à couteau, pour garantir un bon équilibre gustatif.
Bonne nouvelle pour les gourmands : la saison des pommes s’étale sur plusieurs mois.
Elle commence dès la fin août avec les variétés précoces, jusqu’aux plus tardives, à récolter en octobre, mais que l’on peut conserver tout l’hiver.
Cela dit, la saisonnalité peut varier selon les terroirs, ou d’une année sur l’autre en fonction de la météo.
Fais confiance à tes sens : sa peau doit être légèrement cireuse, sa chair ferme au toucher, et croquante à la découpe.
Le meilleur moyen d’apprécier les pommes en pleine saison, c’est de les récolter directement.
Pour cela, surveille les dates des journées ou week-ends « cueillette » organisés par les vergers près de chez toi.
Tu as la chance d’avoir un pommier généreux dans ton jardin, ou un ami t’a donné une cagette entière de sa production ?
Tu dois d’abord savoir que certaines variétés sont plus propices à une conservation longue.
C’est le cas, par exemple, de la Golden Delicious, de la Reine des Reinettes ou de la Chanteclerc.
Ensuite, suis ces quelques conseils :
Et si tu manques de place pour les stocker, tu peux toujours les cuisiner en compotes et stériliser tes pots pour les conserver tout l’hiver.

« Une pomme par jour éloigne le médecin pour toujours ».
Bien que légèrement exagéré, cet adage comporte une part de vérité !
L’atout majeur de la pomme : sa teneur en fibres, principalement la pectine, qui favorise la digestion et un bon transit intestinal.
Les fibres sont aussi bénéfiques pour le cœur, car elles contribuent à réduire le mauvais cholestérol.
Consommée avec la peau, la pomme est un concentré de vitamines (notamment la vitamine C) et d’antioxydants.
Enfin, elle a un effet rassasiant : la collation saine, parfaite pour les petits creux, facile à emporter au bureau ou dans son sac de sport.
Pour en bénéficier au maximum, choisis évidemment une pomme locale, idéalement issue de l’agriculture biologique.
Crue, cuite, râpée, tranchée, compotée, sucrée, salée… Les recettes à la pomme ne manquent pas !
Mais si tu veux rester dans les mets locaux, remplace les pruneaux de ton far breton par des morceaux de pommes : fondant garanti !
Tu peux aussi ajouter des petits dés de pomme dans le farz pitilig ou dans les kouigns bigoudènes.
Enfin, la Reinette d’Armorique est l’un des ingrédients phares de la frigousse, un plat réconfortant et typiquement breton, qui vient nous réchauffer à l’arrivée de l’automne.
Porteuse de chance ou de malédiction, la pomme a toujours alimenté l’imaginaire collectif.
Depuis des siècles, dans les mythes et croyances populaires, elle symbolise la tentation, la connaissance et parfois même la discorde.
Outre la fameuse pomme d’Ève, qui aurait précipité Adam et le reste de l’humanité dans le péché, d’autres histoires bretonnes circulent autour de ce fruit ancestral.
La pomme étant souvent associée à l’immortalité et au monde des esprits, les druides considéraient le pommier comme un arbre sacré, un lien entre le terrestre et le divin.
Autre légende bretonne : il paraîtrait que laisser une pomme près de la fenêtre la nuit de la Samhain (ancêtre d’Halloween) permettrait de protéger la maison des mauvaises âmes.
Tu peux toujours essayer l’année prochaine… ou pas, et te contenter de croquer dedans à pleines dents !
Dans la famille des choux, tu connais au moins ces variétés : le chou vert, le brocoli, le pommé, le chou kale ou encore le romanesco…
Mais as-tu déjà entendu le nom de chou Daubenton ?
Non ? C’est normal : ce légume a longtemps été oublié, mais comme beaucoup d’autres, il revient aujourd’hui sur le devant de la scène.
Et tu vas vite comprendre pourquoi !
Le chou Daubenton, ou Brassica Oleracea, est une plante de la famille des Brassicae.
Contrairement à ses cousins les autres choux, celui-ci ne forme pas de pomme, mais pousse en buissons de feuilles, vertes et légèrement frisottées, qui lui valent son surnom de « chou à mille têtes ».
Son nom lui vient probablement de Louis Jean-Marie D’Aubenton, botaniste et médecin français ayant vécu au XVIIIe siècle.
La particularité du chou Daubenton, c’est que c’est un légume perpétuel : il reste en place et donne de nouvelles feuilles chaque année.
Le chou Daubenton ne date pas d’hier, mais il a longtemps été utilisé comme plante fourragère, pour nourrir le bétail.
Après la Seconde Guerre mondiale, il disparaît quasiment.
Mais c’est sans compter sur l’intérêt retrouvé pour les légumes perpétuels et l’avènement des jardins-forêts et de la permaculture…
Le chou vivace revient en force, et, à l’instar de nombreux légumes oubliés, il attire particulièrement les grands chefs cuisiniers, qui l’adoptent de plus en plus dans leurs cartes.
Tu peux récolter et consommer le chou Daubenton de septembre à mai, mais c’est au printemps que ses feuilles, et notamment ses jeunes pousses, sont les meilleures.
Évite l’été, où elles prennent une texture plus dure et une saveur amère.
Une fois cueilli, cuisine-le rapidement : il ne se gardera pas plus de 2 jours dans le bac à légumes de ton réfrigérateur.
L’idéal, si tu en as la possibilité, est donc de cultiver ton propre chou Daubenton au potager et de le récolter tout frais, au fur et à mesure de tes besoins.
Comme les autres choux, le Daubenton est riche en vitamines (A, B1, C, K), en fibres et en minéraux (calcium, fer).
En phytothérapie, on appliquait autrefois ses feuilles sur la poitrine pour soulager les affections des voies respiratoires. Il est, en outre, reconnu pour son action vermifuge.
Sa saveur est douce, proche de celle du brocoli.
Tu peux préparer le chou perpétuel cru en salade (préfère les jeunes pousses), ou cuit comme des épinards.
À partir de là, laisse parler ton imagination culinaire : quiche ou tarte salée, gratin, poêlée, wok, soupe, potée, mélangé avec des pommes de terre en purée, en omelette… tout est possible !
Pour changer des cacahuètes à l’apéro, essaie cette recette originale : les chips de chou Daubenton :
Et si tu as besoin de réduire ton plant de chou et qu’un de tes voisins a un poulailler, donne-lui les feuilles que tu ne consommeras pas : les poules les adorent !
Tu as peut-être essayé de cultiver des choux chez toi : entre les maladies et les nuisibles, c’est assez contraignant, et souvent décourageant.
Comme toute plante perpétuelle, le chou Daubenton est bien plus rustique et résistant au froid, et t’épargnera ces désagréments.
Choisis soigneusement ton emplacement : tu signes pour 5 à 6 ans !
Pas trop d’ombre, mais pas trop de soleil non plus, surtout au sud de la Loire.
Le chou Daubenton ne se sème pas : tu trouveras des plants dans les jardineries en ligne.
Et si tu as dans ton entourage une personne qui peut te donner une bouture, ce n’est que mieux. Plante tes choux au printemps : tu récolteras les premières feuilles dès l’automne.
Ensuite, cueille les feuilles au fur et à mesure de tes besoins : cela stimulera les nouvelles pousses.
Au bout de 3 à 4 ans, tu peux commencer à le bouturer pour renouveler la plante et adopter le chou Daubenton à vie dans ton potager.
Connaissais-tu cette variété de chou ?
En trouves-tu facilement chez les maraîchers ou as-tu décidé de le cultiver toi-même ?
Fais-nous part de ton expérience dans les commentaires !
Le poireau, on adore ça, car il se cuisine de mille façons.
Malheureusement, sa culture demande de l’attention et on n’en trouve pas en toutes saisons.
Savais-tu que son ancêtre moins connu, le poireau perpétuel, ne s’encombre pas de ces contraintes ?
Disponible presque toute l’année, il est délicieux, bourré de vitamines, et en plus, il se cultive facilement, même pour les jardiniers débutants.
On t’emmène découvrir ce légume oublié !
Le poireau perpétuel, aussi appelé poireau sauvage ou poireau vivace, est une plante de la famille des alliacées, à l’instar de l’oignon, l’ail des ours ou encore la ciboulette.
Il ressemble au poireau traditionnel, à deux différences près :
Son petit nom latin : Allium ampeloprasum.
C’est sans doute l’un des légumes les plus anciens qui existe !
Il trouve ses origines en Eurasie et en Afrique du Nord, mais il a été domestiqué dès le Paléolithique et il est aujourd’hui naturalisé partout dans le monde. En Ukraine, il est même considéré comme étant envahissant.
Le poireau perpétuel est tout simplement l’ancêtre de notre poireau cultivé !
Les Romains l’utilisaient comme plante alimentaire, mais aussi médicinale.
Longtemps oublié, il revient, comme d’autres légumes anciens, dans les potagers, et notamment chez les jardiniers pratiquant la permaculture.
Pas tout à fait !
La saveur du poireau perpétuel est plus marquée.
On consomme toute la plante : ses feuilles crues ou cuites, en légume ou en condiment.
Ses gousses ont un goût ressemblant à celui de l’oignon vert et s’utilisent comme l’ail pour relever les plats.
Enfin, ses fleurs sont également comestibles, comme celles de la ciboulette.
Tu peux couper et consommer les feuilles du poireau vivace presque toute l’année, excepté en été lorsqu’il est en repos végétatif.
C’est alors à ce moment-là que tu pourras récolter les gousses pour les cuisiner.
Si les Romains l’utilisaient comme médicament, ce n’est pas un hasard : ce légume est riche en fer, en phosphore et en vitamines.
Il possède des propriétés antiseptiques, digestives et stimulantes de l’organisme.
Raison de plus pour le mettre régulièrement au menu !
Tu peux les émincer finement et les intégrer à une salade, un bouillon, une vinaigrette, une omelette, ou encore une soupe.
Voici deux autres idées à tester :
Bonne nouvelle, si tu n’es pas un jardinier très assidu, le poireau perpétuel est fait pour toi.
Il se cultive bien plus facilement que notre poireau des jardins.
En plus, il signe un contrat à durée indéterminée avec ton potager : c’est une plante vivace, qui, une fois en terre, se resème seule pour toute la vie !
Le poireau perpétuel est rustique et survit tout aussi bien à des températures très basses (jusqu’à moins 25 degrés) qu’à la sécheresse. D’ailleurs, il est très peu gourmand en eau. Il est en outre très résistant aux maladies et ravageurs, et ne nécessite aucun intrant.
C’est donc un légume écologique, qui plaît beaucoup aux permaculteurs.
Pour le semer, choisir un sol riche et drainant, et une exposition à mi-ombre. Sème tes poireaux à la fin de l’hiver : tu pourras commencer à en récolter les feuilles dès l’automne suivant.
Si non, est-ce que cet article t’a donné l’envie de cultiver le poireau perpétuel dans ton jardin ?
Je m’appelle Marie, j’ai 37 ans, et je suis ingénieure agronome de formation initiale.
Originaire de Fouesnant, j’ai commencé à travailler en tant qu’agroéconomiste en Normandie pendant 4 ans. Même si mon métier me plaisait, j’ai commencé à m’ennuyer un peu sur ce poste et dans ma vie. J’ai donc démissionné en 2014 et je me suis lancée dans des concours de cuisine amateurs, qui ont révélé mon penchant pour la création culinaire, pour la transformation alimentaire, et pour le challenge ! J’ai continué sur cette lancée et passé mon CAP cuisine en 2017 pour travailler quelque temps en cuisine.
L’idée de mêler toutes mes passions a germé : valoriser le patrimoine alimentaire local et la passion de la cuisine.
De plus, j’avais envie professionnellement d’indépendance et de relever de nouveaux défis : La Conserverie Boued Mir est née cet été 2024 !


Mon concept est de travailler en priorité avec des légumes issus de surplus de production, que je récupère auprès des maraîchers de ma commune et des communes voisines.
Je ne travaille qu’avec des maraîchers indépendants, principalement en vente directe, dans un périmètre d’environ 20 km autour de mon atelier. Le feeling avec le producteur est important à mes yeux : j’aime connaître son histoire et sa manière de cultiver.
Je transforme tous ces légumes en tartinables apéritifs, et prochainement en soupes. J’ai pensé ma gamme de recettes en fonction des légumes disponibles, et selon les saisons.
Je dispose ainsi de douze tartinables différents :
La fabrication se fait donc en ultra-local.
Le process de fabrication est assez classique : lavage, épluchage si besoin, passage au four, tamis, mixage, mise en pot, passage en autoclave puis étiquetage.
Je réalise toutes ces étapes moi-même dans mon atelier à Lanmeur (29).
Pour les légumes, j’ai choisi de travailler avec des maraîchers en agriculture biologique.
Je choisis préférentiellement de petites structures aux productions diversifiées, pour un meilleur respect de l’environnement : gestion du sols, gestion de l’eau, respect de la biodiversité.
Pour les ingrédients complémentaires (huiles, vinaigres, pois chiche, épices, herbes), j’ai pris le temps de choisir mes fournisseurs. Tous sauf un sont en agriculture biologique.
J’aime pouvoir travailler avec des filières ou démarches qui me plaisent et me parlent.
Par exemple :

J’ai trois canaux de vente :
J’ai du stock pour vendre encore !
Mon volume idéal est fixé à 900 pots/semaine, et actuellement j’en suis à 300 pots/semaine. Avis aux consommateurs et revendeurs !!
Oui j’en ai plusieurs en tête. Les plus aboutis sont :

Je ne me voyais pas du tout faire ça il y a 2 ans !
Je m’éclate dans ce nouveau projet. Je suis partie de zéro, et j’ai dû totalement rénovée ce qui est maintenant le magasin et l’atelier de fabrication : Je suis hyper fière de voir que j’y suis arrivée !
Ça valait vraiment le coup de sortie de sa zone de confort !

Marie Breton
Conserverie Boued Mir
9 place Tanguy Prigent
29620, Lanmeur
Tel. 0620064791
Email : bouedmir@gmail.com
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Ah, le fameux tableau de valeurs nutritionnelles…
Il est devenu obligatoire sur les packagings alimentaires depuis 2016, suite à l’apparition de la réglementation INCO 1169/2011.
Mais pourquoi savoir lire le tableau de valeurs nutritionnelles ? À quoi ça sert ?
Je vous explique tout…
Ce fameux tableau est riche en information.
Mais encore faut-il savoir décrypter les chiffres et surtout savoir à quoi ça sert de savoir tout ça !
Ce tableau est important car il va te montrer les qualités et les défauts nutritionnels du produit.
Il va te permet, pour une même catégorie de produit, de savoir quel est le produit le plus calorique, le plus riche en protéine, le moins sucré, le moins salé etc.
En fonction de ton besoin alimentaire, il va te permettre de prendre la bonne décision pour toi et pour ta santé.
Par exemple, une personne qui doit manger le moins salé possible, devra savoir lire la ligne « sel », et savoir si un produit est considéré comme trop salé ou acceptable pour son régime alimentaire.
Il permet aussi de se protéger des faux arguments du marketing.
Certains packs peuvent mettre en avant des nutriments, alors que son concurrent, parfois moins cher et moins marketé, va être encore plus riche de ce même nutriment.


Souvent on parle de tableau, mais tu peux trouver les informations sous forme de ligne. Peu importe, les informations que tu vas trouver sont les mêmes.
A minima, toutes les valeurs sont rapportées pour 100g ou 100 mL de produit.
Les nutriments obligatoires sont :
L’énergie est exprimée en kJ (=kilo Joule) ou en kcal (= kilo calories).
À savoir que 1 joule = 4,184 calories.
Le Joule est une unité d’énergie qui est beaucoup utilisée en Physique. La calorie est une unité plus utilisée dans le secteur alimentaire et nutrition.
En gros c’est la même chose !
On estime qu’il faut par jour 8400 kJ soit 2400 kcal pour un adulte.
Ce sont des valeurs de référence MOYENNE !
Ces valeurs peuvent être différentes en fonction de votre taille, poids, âge, dépense physique et état de santé…
Si tu veux personnellement connaître ton besoin énergétique journalier, je t’invite à te tourner vers ton médecin ou nutritionniste.
Nous avons tous besoin d’assimiler de l’énergie pour bien faire fonctionner notre corps et être en bonne santé.
On a tendance à croire que les calories sont devenues nos ennemis : mais au contraire !
Il faut avant tout privilégier les aliments qui nous apportent de « bonnes » calories. C’est-à-dire, des produits composés de bons glucides, bonnes protéines, bonnes matières grasses et bonnes fibres !
Les matières grasses ou encore lipides, sont des sources d’énergie très importantes pour notre corps.
Elles jouent un rôle essentiel dans la composition des membranes des cellules, dans la fabrication des hormones, le stockage et transport de certaines vitamines, nous aide à lutter contre le froid, maintient notre système nerveux en bonne santé etc.
Tu comprends alors que ne plus avoir d’apport de matières grasses est une très mauvaise idée.
D’un point de vue biochimique, on distingue 2 familles : les saturés (AGS = Acides gras saturés), les insaturés (AGMI = Acide gras mono-insaturés et AGPI = Acide gras poly-insaturés).
D’un point de vue physiologique, il existe 2 catégories : les acides gras essentiels (indispensable au bon fonctionnement de notre corps) et les acides gras non essentiels.
Si l’on croise ces 2 points de vue :
On les appelle essentiel car notre organisme ne sait pas les fabriquer.
On doit alors l’apporter à notre corps via l’alimentation.
Tu comprends alors pourquoi on parle de « bonnes » ou de « mauvaises » graisses. Notre corps a fondamentalement besoin d’acides gras essentiels, et c’est le contraire pour les acides gras non essentiels…
Il faut donc privilégier les AGPI, et diminuer les AGS. Ça tombe bien, dans les tableaux de valeurs nutritionnelles, on a la ligne Matières grasses, et la ligne Acides gras saturés.
Selon l’ANSES, la part recommandée des lipides dans l’apport énergétique devrait être de 35-40%, soit environ 100g/jour pour un adulte.
Et tout le monde s’accorde à dire, qu’il ne faut pas abuser des AGS afin de limiter les risques cardiovasculaires.
Elles ne devraient pas dépasser 10 à 12% des apports énergétiques, soit un tiers des graisses que tu consommes.
Les glucides sont la seconde source d’énergie pour le corps.
Il existe des glucides simples (=sucres) que l’on appelait autrefois sucre rapide. Ils se diffusent rapidement dans l’organisme après leur ingestion, on dit qu’ils ont un indice de glycémie haut.
À l’opposé, il existe des glucides complexes (= amidon), autrefois appelés sucres lents, qui se diffusent tout au long de la journée du fait de leur absorption lente. Leur indice de glycémie est plus bas.
Les glucides doivent représenter 45-55% de notre apport énergétique, soit 250g/jour pour un adulte, ce qui équivaut à ~ 50 morceaux de sucre.
Comme je te le dis souvent, il faut manger de tout !
Donc des glucides il faut en avoir dans son alimentation et du sucre aussi. Mais pour le sucre, cela doit être à dose raisonnable.
Si tu manges trop de sucre, tu risques de favoriser les maladies inflammatoires chroniques, problèmes thyroïdiens, générer des diabètes, déséquilibrer ton microbiote, prise de poids etc.
Mais pas assez de sucre c’est aussi déséquilibrer ton système hormonal, manque d’énergie, réduire tes capacités cognitives etc…
Pour une personne sédentaire, l’apport en sucre peut être fortement diminué. Mais pour un grand sportif, il faudra des quantités de glucides importantes.
En moyenne, l’ANSES recommande de ne pas dépasser 100g/jour de sucre.
Mais pourquoi faut-il privilégier les sucres lents ? La réponse est dans leur nom : parce qu’ils sont LENTS !
Notre organisme va mettre plus de temps pour les digérer : l’énergie disponible pour notre corps sera donc accessible tout au long de la journée, et permet de réduire les envies de grignotage.
D’autre part, cela permet d’éviter les pics de glycémie, réduit la production d’insuline (qui permet de réguler la glycémie de notre sang), hormone dont la sécrétion répétée favorise les développements de diabète de type 2 et la prise de poids.
Petite remarque : le sucre est un ingrédient classé comme ingrédient addictif (Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les médecins !).
Tu en manges, tu en re-manges, et tu en re-manges encore ! Tu ne t’arrêtes plus ! Les industriels ont bien compris ce point, et c’est pour cela que le sucre est très souvent utilisé pour certes donner du goût aux aliments mais surtout pour FIDELISER le consommateur qui n’arrivera plus à se passer des produits industriels souvent ultra-transformés. Snif !
Les protéines sont des nutriments importants pour se maintenir en forme, pour prendre soin de ces muscles, mais aussi de son système immunitaire et digestif.
Il est recommandé de les consommer à hauteur de 10-30% des apports énergétiques.
N’oublie pas qu’il existe 2 types de protéine : celle d’origine animale, mais aussi celle d’origine végétale.
Il faudrait dans l’idéal avoir 50% de protéine animale et 50% de protéine végétale.
Bonne nouvelle, il n’existe pas de mauvaise protéine ! Il faut juste en consommer en juste quantité, avec des produits alimentaires de bonne qualité !
Le sel est le dernier nutriment que tu trouveras dans le tableau de valeur nutritionnelle.
Le sel, ou appelé chlorure de sodium, permet de maintenir l’équilibre hydrique entre l’intérieur et l’extérieur des cellules de notre corps.
Il joue aussi un rôle important dans l’absorption des nutriments comme les acides aminés, l’eau, le glucose…
Pas assez de sel, c’est risquer des problèmes cérébraux, malaises, nausées… Trop de sel, c’est risquer de déclencher des maladies cardiovasculaires et hypertensions artérielles.
Il est recommandé de ne pas dépasser 5g/jour de sel.
En France, ce taux est très souvent dépassé à cause de nos habitudes françaises : baguette de pain, brioche, charcuterie, soupes, produits ultratransformés…
D’ailleurs pourquoi les plats industriels sont-ils si salés ? Et bien c’est parce que le sel permet de conserver le plat plus longtemps, et parce qu’il donne du goût à prix très bas (contrairement aux épices qui elles, donnent du goût mais sont chères…, snif ! Encore snif !)
Donc vraiment, mollo mollo avec le sel, les amis !
Oui ! On peut y trouver d’autres nutriments non obligatoires. Les plus courants sont :
Bon là, tu as vraiment les bases pour comprendre à quoi ça sert de lire le tableau de valeurs nutritionnelles.
Pour vraiment savoir si un produit est plutôt bon ou pas pour toi, il faut donc non seulement lire le tableau de valeurs nutritionnelles, mais aussi la liste d’ingrédients.
Une liste d’ingrédient peut être bonne, mais avec des valeurs nutritionnelles incohérentes pour le produit…
Dans ce cas-là, cela indiquera sûrement que les matières premières utilisées sont de mauvaises qualités.
Autre exemple, un tableau de valeurs nutritionnelles peut être sur le papier parfait, mais avec une liste d’ingrédients bourrés d’additifs ou ingrédients controversés…
Il faut donc être très critique sur ces deux zones d’informations et ne pas se contenter de regarder le marketing du produit.
Un produit bien présenté ne veut rien dire quant à la qualité intrinsèque du produit !
Le nutriscore est un classement qui s’obtient en fonction des points attribués par le produit.
Pour certaines catégories de produits spécifiques, la méthode de calcul a été un peu adaptée mais le principe reste le même.
Les produits sont alors classés selon une lettre : A pour les meilleurs scores et E pour les moins bons.
Pour faire simple, je dirai que les produits classés C,D,E devraient être des produits à consommation raisonnée.
Et les produits classés A,B peuvent être consommés plus fréquemment.
C’est un raisonnement très simpliste, car le nutriscore ne prend pas du tout en considération la liste d’ingrédients pour le classement.
Néanmoins, il a le mérite d’exister et d’être à la portée de tout le monde.
Voilà, tu en sais un peu plus sur le décryptage des étiquettes de produits alimentaires, et plus spécifiquement sur les tableaux de valeurs nutritionnelles !
Avec tout ça, tu es encore plus armé pour choisir en toute conscience, le meilleur produit alimentaire pour toi et ton corps.
Je t’invite à aller voir sur le site de www.mangerbouger.fr, tu y trouveras pleins de trucs et astuces pour améliorer ton hygiène de vie !
De l’ananas en Bretagne ?
Oui, tu as bien lu !
On t’a déjà fait quelques farces sur le blog pour le premier avril, mais cette fois, tout est vrai.
Importé en Europe à la fin du XVe siècle, le délicieux fruit exotique à la chair juteuse et sucrée a connu sa petite heure de gloire au début des années 1900.
Et aujourd’hui, il existe un endroit assez unique dans le Morbihan où tu peux ramasser et déguster des ananas 100 % locaux.
Curieux d’en savoir plus ? On te raconte tout…
Le nom de l’ananas viendrait d’un dialecte amérindien dans lequel « nana » signifie « fruit délicieux ».
Et il le porte bien : un subtil équilibre entre sucre et acidité, une chair juteuse, légèrement croquante…
On l’adore cru et nature, rôti à la vanille ou réduit en jus dans un fameux cocktail… D’ailleurs, savais-tu que son nom espagnol « piña » vient de sa forme de pomme de pin ?
Issu d’une plante herbacée pouvant mesurer jusqu’à 1 mètre 50 de haut, l’ananas pousse essentiellement dans les régions chaudes de l’hémisphère sud.
C’est Christophe Colomb, lors d’une expédition en Guadeloupe en 1493, qui rapporte l’ananas dans ses bagages.
Le fruit n’est présenté à la cour d’Espagne qu’en 1535 et fait rapidement l’unanimité.
Aux XVIe et au XVIIe, toute l’aristocratie en raffole, notamment Louis XIV, qui décide d’en faire cultiver dans les jardins royaux.
La culture est délicate, coûteuse, et nécessite de construire des serres spéciales (les pineries), chauffées par le bas.
L’ananas devient donc un mets rare et convoité, réservé à l’élite. Signe distinctif de richesse et de rang social, il épate : il était même possible d’en louer pour impressionner ses invités lors des réceptions mondaines !
C’est en France, en Grande-Bretagne et en Hollande que l’on tente, avec plus ou moins de succès, de domestiquer l’ananas.
Mais la culture finit par être éclipsée par l’importation depuis l’outre-mer.
En 1899, la Société des Serres de Bretagne construit à Saint-Malo les premières serres de tomates destinées à l’export vers l’Angleterre.
Rapidement, d’autres plantes, notamment florales, viennent compléter la production.
Le Directeur de l’époque, André Richon et son associé Jules Hermès se lancent un pari un peu fou et très ambitieux : faire pousser des ananas en Bretagne, dans ces serres.
Et ils réussissent !
Les ananas bretons sont présentés en 1905 lors de l’exposition nationale de la Société d’Horticulture de France.
Richon et Hermès reçoivent la médaille d’or et les félicitations en personne du Président de la République, Émile Loubet.
Quelques années plus tard, son successeur, Raymond Poincarré, en visite à Saint-Malo, se voit servir le fruit exotique breton à sa table.
La surprise fait son petit effet !
Malheureusement, la culture de l’ananas, longue et exigeante, ne dure que quelques années à Saint-Malo.
Quelques archives en témoignent, notamment au Musée de la Carte Postale de Baud, dans le Morbihan.



De nos jours, les régions françaises productrices d’ananas sont principalement la Réunion, la Guadeloupe, la Guyane et Mayotte, avec 3 variétés majeures : l’ananas Victoria, le Cayenne lisse et le Sweet.
Mais… une famille d’irréductibles Bretons de Saint-Jacut-les-Pins, dans le Morbihan, a voulu retenter l’expérience de la culture de l’ananas en Bretagne.
Tout commence dans les années 1990 avec quelques plants d’ananas Victoria rapportés de la Réunion.
Essais, échecs, persévérance et l’aide d’un microclimat portent leurs fruits…
Aujourd’hui, ce sont 150 plants qui produisent de petits ananas chaque année, au milieu de centaines d’autres plantes exotiques.
Le tout dans un petit paradis botanique, floral et animalier : le Tropical Parc, un lieu unique qui te transporte immédiatement au bout du monde sans quitter la Bretagne.
Mais la famille Gicquel a dû travailler dur, car acclimater et cultiver l’ananas exigent savoir-faire et patience : il faut compter entre 12 et 15 mois pour récolter les fruits, et le timing est précis.
Si tu veux goûter à ton premier ananas breton, note bien dans ton agenda : la récolte a lieu entre juillet et août.

Connaissais-tu l’histoire de l’ananas breton ? Te laisserais-tu tenter par une dégustation 100 % Breizh ?
Combien de bouteilles d’huiles végétales différentes as-tu dans ta cuisine : 2 ou 3, maximum ?
Sais-tu pourtant qu’il en existe bien plus de variétés ?
Chacune a sa saveur particulière et comporte des bienfaits nutritionnels spécifiques.
Alors, que ce soit pour donner un petit twist à tes plats et tes salades ou pour prendre soin de ta santé, on ne peut que te recommander de les diversifier dans ton alimentation.
Prévois de libérer de la place dans ton placard à épicerie : je t’emmène pour un tour des 10 huiles végétales à avoir chez toi.
C’est la grande star des huiles végétales, celle que tout le monde utilise !
Incontournable de la cuisine méditerranéenne et pilier du régime crétois, elle est parfaite pour les salades, les marinades ou la cuisson douce, ou même dans certains desserts : essaie d’en incorporer dans des madeleines au citron, par exemple.
Côté santé, elle est riche en acides gras mono-insaturés et en antioxydants, à condition de la choisir extra-vierge (ou, à défaut, vierge), pressée à froid, idéalement biologique, et d’en vérifier la provenance.
Le savais-tu ? L’huile d’olive est utilisée depuis l’Antiquité.
Dans de nombreuses cultures, elle est un symbole de paix et de prospérité.

Toi aussi tu es fan du jaune vif des champs de colza au printemps ? On en voit beaucoup en Bretagne.
Donc, la bonne nouvelle, c’est que tu peux trouver de l’huile de colza en local et en circuit court.
D’un goût neutre et discret, elle se glisse à peu près partout en cuisine.
Elle est excellente pour la santé, avec son très bon ratio en oméga-3 et oméga-6.
Elle ne supporte que la chaleur modérée : utilise-la plutôt pour tes crudités, ou dépose un filet sur ton plat après cuisson.
Pour préserver ses bienfaits, conserve-la de préférence au réfrigérateur.


L’huile de tournesol est, elle aussi, neutre en goût, ce qui la rend très polyvalente en cuisine.
Elle présente également l’avantage d’être assez économique.
La Bretagne n’est pas sa terre de prédilection, elle est principalement produite en région Aquitaine.
Côté santé, l’huile de tournesol contient de la vitamine E et des acides gras polyinsaturés.
Utilise-la en friture (avec modération, toujours) ou en pâtisserie.
Pour profiter des bienfaits du tournesol, tu peux aussi le consommer sous forme de graines dans tes salades.
Avec sa saveur puissante et boisée, l’huile de noix va apporter du caractère à tes salades, tes fromages ou encore tes plats de légumes rôtis.
Elle est très riche en oméga-3, et elle contribue à la santé de ton cœur et de ton cerveau.
Attention : elle s’oxyde facilement. Conserve-la au réfrigérateur et consomme-la rapidement après ouverture.
Plus douce que l’huile de noix, l’huile de noisette est aussi plus gourmande, légèrement sucrée.
En France, c’est la Dordogne qui en est la principale région productrice.
Elle est riche en acides gras mono-insaturés et en vitamine E, et aide à préserver la santé cardiovasculaire et la qualité de la peau.
D’ailleurs, elle peut remplacer ta crème hydratante !
Côté cuisine, tu peux l’utiliser en vinaigrette, pour pimper une soupe, ou même dans tes desserts.
Elle est également fragile et demande à être conservée de préférence au frais.
Proche de l’huile de noisette, mais avec une note plus herbacée, l’huile de chanvre est l’une des plus intéressantes pour sa teneur en oméga-3 et oméga-6.
Elle est d’ailleurs utilisée depuis des millénaires, notamment en Asie. Mais pas besoin d’aller si loin pour la chercher : on en trouve plusieurs producteurs en Bretagne.
L’huile de chanvre se consomme exclusivement à froid sur une salade, un plat chaud, un sandwich, un fromage blanc…

Tu as peut-être le souvenir de ta mamie ou tes parents en train d’astiquer leur meuble breton avec de l’huile de lin… Mais savais-tu qu’elle est également délicieuse en cuisine, et très riche en oméga-3 ?
Comme les huiles précédentes, elle est fragile : elle doit donc être consommée à froid et conservée au frais, dans une bouteille opaque, pas trop longtemps après ouverture.
Verse un filet sur un plat de riz ou de petit-épeautre grillé à la poêle, sur une poêlée de légumes d’automne (butternut, champignons, châtaignes) ou sur un velouté de courge, et régale-toi !
Avec sa saveur douce et neutre, cette huile végétale s’adapte à toutes sortes de préparations.
Autrefois un sous-produit de la viticulture, elle a gagné en popularité pour sa polyvalence et ses bienfaits : elle contient notamment de la vitamine E et des antioxydants.
Elle résiste bien aux hautes températures et peut donc être utilisée pour la cuisson, mais aussi en pâtisserie ou dans tes vinaigrettes.
Pour autant, elle n’est pas fan de lumière directe, conserve-la dans un placard si possible.
Elle ne plaît pas à tous les palais, et on peut le comprendre : sa saveur grillée est assez prononcée.
Elle constitue une excellente source d’acides gras insaturés et d’antioxydants.
On l’utilise principalement à froid, dans les vinaigrettes, les plats de légumes, la cuisine asiatique.
Tu peux aussi en verser quelques gouttes sur un houmous maison, par exemple.
Conserve-la, comme beaucoup d’autres huiles végétales, à l’abri de la lumière.
Encore peu connue, l’huile de cameline était pourtant très prisée au Moyen-Âge et mérite de retrouver sa place dans les cuisines !
En plus, c’est une culture durable, car cette plante résiste à la sécheresse, nécessite peu d’intrants et favorise la biodiversité.
Riche en oméga-3, elle présente une saveur herbacée.
Néanmoins, elle ne supporte pas la cuisson : utilise-la plutôt dans tes vinaigrettes, pour agrémenter tes salades, tartines, plats de légumes.

On aurait pu te parler d’autres huiles comme l’huile d’argan, l’huile d’avocat ou l’huile de coco…
Mais on a choisi de celles qui ont un bilan carbone moins élevé, que ce soit par leur production ou leur importation, et qui permettent déjà d’apporter beaucoup de variété dans ta cuisine !
Et toi, quelles sont tes huiles végétales préférées ?
Le cornichon, ce petit légume vert croquant et acidulé, est un incontournable de nos assiettes, surtout lorsqu’il est servi en pickles.
Bien plus qu’une simple garniture dans les sandwichs au pâté, il cache une histoire riche, un processus de culture exigeant, et de nombreux bienfaits pour la santé.
Polyvalent en cuisine, il se prête à de nombreuses recettes, bien au-delà de ce que nous imaginons.
Découvrons ensemble ce légume sous-estimé !
Le cornichon, aussi connu sous son nom scientifique Cucumis sativus, appartient à la famille des cucurbitacées, la même famille que le concombre, dont il est en réalité une version miniature.
Bien que le cornichon soit aujourd’hui un aliment courant dans de nombreux pays, ses origines remontent à plusieurs milliers d’années, et son histoire est étroitement liée à celle du concombre.
Les premières traces du cornichon remontent à environ 3 000 ans avant notre ère, dans la région de l’Inde, où il était largement cultivé.
Il a ensuite été introduit au Moyen-Orient, et en Égypte où il était très apprécié pour ses qualités rafraîchissantes.
En Europe, le cornichon est arrivé grâce aux Romains, qui l’ont découvert lors de leurs conquêtes et l’ont ramené dans leurs bagages.
Il a rapidement gagné en popularité, notamment en France où il est devenu un incontournable de la gastronomie au fil des siècles.
Si le concombre était déjà cultivé et consommé, c’est au XVIe siècle que le cornichon commence à se faire une place dans les potagers français.
Il est rapidement devenu une spécialité locale, notamment dans les régions du Val de Loire, de la Bourgogne, et de l’Aquitaine, qui bénéficient d’un climat propice à sa culture.
Au Moyen Âge, il était courant de confire les cornichons dans du vinaigre pour les conserver plus longtemps, une pratique qui s’est largement répandue à travers le pays, et qui est encore très prisée aujourd’hui.
C’est d’ailleurs sous cette forme que le cornichon est le plus consommé.


La production de cornichons a baissé en France depuis bien des années, et ceux que l’on trouve dans les supermarchés sont majoritairement importés de Chine et de l’Inde.
Quand aux cornichons bio, ils sont bien difficiles à trouver.
Alors pourquoi ne pas lui faire une petite place dans votre potager ?
Il existe plusieurs variétés de cornichons, adaptées à différents climats et usages.
Certaines variétés sont plus adaptées à la culture en pleine terre, tandis que d’autres sont idéales pour la culture en serre ou en pot.
En France, les variétés les plus courantes sont le Vert Petit de Paris et le Fin de Meaux, qui sont appréciées pour leur goût et leur croquant.
Le cornichon a besoin d’un sol bien drainé, riche en matière organique, et légèrement acide. Il lui faut également une exposition ensoleillée.
Les semis se font généralement au printemps, dès que les risques de gelées sont écartés car le cornichon est très sensible au froid.
Semez les graines de cornichon en pleine terre, dans des poquets espacés de 60 à 80 cm, en y plaçant 3 à 4 graines par poquet.
Vous pouvez également démarrer les semis en intérieur, sous abri, puis repiquer les plants en pleine terre lorsqu’ils ont 3 à 4 feuilles.
Le cornichon nécessite un arrosage régulier, surtout en période de floraison et de fructification. Attention cependant à ne pas mouiller le feuillage pour éviter les maladies fongiques comme le mildiou.
Le paillage est recommandé pour conserver l’humidité du sol et limiter la pousse des mauvaises herbes.
La récolte des cornichons commence environ 2 mois après le semis, généralement en été.
Cueillez les cornichons lorsqu’ils atteignent 5 à 10 cm, selon la variété. Plus vous les récoltez jeunes, plus ils seront croquants et tendres.
Méfiez-vous des limaces et des escargots qui peuvent ruiner vos efforts en un rien de temps !
Le cornichon est bien plus qu’un simple accompagnement.
Il regorge de nutriments essentiels et présente plusieurs avantages pour la santé, surtout s’il est consommé frais.
Le cornichon est constitué à 94% d’eau. Il est donc idéal pour rester hydraté, et est par conséquent très peu calorique. En réalité, le problème avec le cornichon c’est la charcuterie qui l’accompagne !
Le cornichon est une bonne source de fibres alimentaires, particulièrement lorsqu’il est consommé frais.
Les fibres favorisent une bonne digestion, et contribuent à la sensation de satiété, ce qui peut aider à contrôler l’appétit.
Le cornichon est riche en vitamines C et K. La vitamine C, un puissant antioxydant, aide à renforcer le système immunitaire, tandis que la vitamine K est essentielle pour la santé des os et la coagulation du sang.
Le cornichon possède des propriétés détoxifiantes grâce à sa teneur en eau et en potassium. Il aide à éliminer les toxines du corps et à réduire la rétention d’eau, ce qui est bénéfique pour les reins et le système urinaire.
Les cornichons fermentés, tels que les pickles lactofermentés, sont riches en probiotiques. Ces bonnes bactéries soutiennent la santé intestinale, améliorent la digestion, et renforcent le système immunitaire.
Le cornichon est un ingrédient polyvalent qui peut être utilisé de nombreuses façons en cuisine.
Voici cinq idées de recettes pour le mettre en valeur.
Une salade rafraîchissante qui met en avant la texture croquante du cornichon.
Le tartare de saumon est un plat délicat et savoureux, et l’ajout de cornichons frais hachés lui apporte une touche d’acidité et de croquant.
Une idée d’apéritif originale et gourmande !
Le cornichon est un véritable trésor de saveurs et de bienfaits.
Qu’il soit cultivé dans votre jardin ou acheté chez un producteur local, il mérite d’être mis à l’honneur dans vos recettes du quotidien.
Alors, quelle recette allez-vous tester ?
Il a failli ne jamais revenir dans nos prés bretons, on l’a même cru disparu.
Et pourtant, le mouton Landes de Bretagne fait partie de ces races anciennes qui incarnent à merveille les valeurs de notre région : respect des traditions, préservation de la biodiversité et alimentation durable.
Enfile tes bottes et suis-nous, on t’emmène à la découverte de ce mouton pas comme les autres !
Autrefois appelé « mouton breton » ou « mouton d’Armorique », le Landes de Bretagne a longtemps peuplé la façade atlantique, mais également les côtes de la Grande-Bretagne et de la Mer du Nord.
Il a résisté aux croisements et à la mérinisation (ajout de sang Mérinos), pratique très en vogue au XVIIIe siècle.
Alors que la race avait totalement disparu des paysages bretons dans les années 1950, car considérée comme insuffisamment productive, un petit troupeau est observé dans un élevage traditionnel, en Brière, en 1987.
L’intérêt renaissant pour les races locales le fait revenir progressivement dans nos prairies.

Les populations se sont étoffées dans les dernières décennies, garantissant continuellement les caractéristiques et la rusticité de la race.
Aujourd’hui, le mouton Landes de Bretagne est essentiellement élevé par des professionnels, quelques particuliers, mais également par des collectivités qui l’emploient pour de l’écopâturage : car tu verras un peu plus loin dans cet article, que c’est l’une de ses nombreuses qualités.
On considère désormais que la race est sauvée, mais il faudra encore environ 25 ans d’efforts de préservation pour consolider la sauvegarde.
C’est un petit gabarit, d’environ 60 centimètres au garrot.
Les femelles ne pèsent pas plus de 50 kilos, les béliers, quant à eux, peuvent atteindre 65 kilos.
Le Landes de Bretagne est un mouton élégant, aux oreilles fines et généralement sans cornes, à l’exception de certains mâles qui peuvent en porter.
Sa queue est touffue, et sa robe unie, historiquement noire, mais parfois blanche, se termine tachetée sur les extrémités.
Les femelles mettent au monde, seules et en toute autonomie, généralement un à deux agneaux par an, et ce dès leur première année.
La principale caractéristique du Landes de Bretagne est son incroyable résistance, dès le plus jeune âge.
Les adultes comme les agneaux peuvent rester dehors toute l’année, et pâturent sans faire les difficiles : presque tout leur plaît… et ils peuvent brouter partout : de véritables petites tondeuses écolos !
L’une de leur étonnante caractéristiques est également le fait qu’ils ne boivent presque pas d’eau : la rosée sur l’herbe leur suffit amplement.
De plus en plus de collectivités, en recherche de solutions d’entretiens d’espaces verts moins polluantes, optent pour l’intégration de moutons Landes de Bretagne et contribuent ainsi à la préservation de la race.
Si le mouton Landes de Bretagne produit une laine de qualité, valorisée par quelques filatures sous l’appellation « Laines de Bretagne » avec celles du mouton d’Ouessant, il offre également une viande au caractère assez exceptionnel, lié à la croissance lente de l’animal.
Persillée, rouge et très typée, elle est prisée des amateurs adeptes de locavorisme, mais aussi des restaurateurs qui mettent en avant les races locales.
C’est par ailleurs une viande saine, peu énergivore, car issue d’une bête nourrie au seul pâturage.
2004 a vu la création de l’association Denved Ar Vro — Moutons des Pays de Bretagne.
Elle regroupe trois races rustiques de la région :
L’association est intégrée à la Fédération des races de Bretagne, née en 2011.
Celle-ci, en rassemblant les éleveurs de races bretonnes, a pour objectif leur valorisation et leur pérennisation dans un intérêt culturel, environnemental, et bien entendu gastronomique.
On y retrouve notamment le Coucou de Rennes, le Porc Blanc de l’Ouest, ou encore la vache Pie Noire.
Connaissais-tu le mouton Landes de Bretagne ? En as déjà-tu vu dans les prairies de la région, ou peut-être as-tu eu la chance d’y goûter ?
Raconte-nous ton expérience dans les commentaires !
J’ai 41 ans, et je suis photographe indépendant depuis 15 ans. Et, je suis aussi passionné de produits locaux, de cuisine, de petits producteurs. Je suis membre de l’association « A vos Papilles » de paniers et il y a quelques années j’ai créé un blog de cuisine.
C’est donc tout naturellement, et dans la logique des choses, que je me suis lancée en 2020, dans la fabrication d’un produit que je connais et que j’apprécie particulièrement bien : les pâtes fraîches.
J’adore les pâtes !! J’en mange tous les midis (oui oui) ! Je veux maintenant que mes fabrications puissent être savourées par un maximum de gens autour de chez moi.

J’ai 3 sortes de pâtes fraiches :
Toutes sont en version froment et version sarrasin. Je réalise tout de A à Z dans un local partagé où j’ai installé mon atelier de fabrication.
Mes pâtes sont faites avec de la farine semi-complète et particulièrement riche en Œuf, environ 33%. À titre de comparaison, les pâtes fraîches du commerce classique sont entre 13% et 17%. Quant aux pâtes sèchent classiques, elles n’en ont pas du tout !
Mes pâtes ont une DLC (=Durée Limite de Conservation) de 21 jours car les produits sont mis en sachet (qui est d’ailleurs compostables) avec une atmosphère modifiée qui permet une meilleure conservation des pâtes. Elles peuvent aussi se congeler. Les pâtes congelées s’utilisent comme du frais : de l’eau bouillante dans une casserole, et hop on les fait cuire directement sans décongélation au préalable !

J’ai sélectionné mes matières premières pour leurs qualités gustatives et la proximité des producteurs si possible. Dans ma recette de pâtes fraîches j’ai :
Mes pâtes fraîches pourraient être certifiées BIO, mais j’ai fait le choix de me labellisé Nature et Progrès.
Actuellement, je produis 40kg/mois, mais mon objectif est de 100 kg/mois. Cela représente 4 jours de production complète.

Je vends dans
J’espère pouvoir toucher d’autres points de vente. Je cible aussi les salles de sport et cuisine collective. Peut-être un jour ouvrir un e-commerce !

Je suis en train de commencer à produire des pâtes à l’encre de seiche et j’ai d’autres recettes en préparation (aux chanvres, aux algues, sans gluten…). Je souhaite aussi commencer à produire des raviolis fromage et légume.
J’ai aussi envie de lancer des ateliers de cuisine.
À long terme, j’aimerais pouvoir équilibrer ma vie de photographe et ma vie de fabricant de pâte. Faire 50%/50% sera idéal !

« Les pâtes de la côte » est projet très important pour moi. Il me permet de m’intégrer dans le milieu local et aussi celui du monde la « FOOD ». C’est un secteur très enrichissant, on rencontre de belles personnes qui ont des projets tout aussi passionnants !
Merci aux équipes de Mangeons-Local de pouvoir mettre en avant nos projets et ainsi booster la consommation alimentaire locale.

Les Pâtes de la Côte
Adresse : 80 chemin de la corniche, 29710 Plozevet
Personne à contacter : Christophe Thomas
Téléphone : 0685751510
Email : patesdelacote@gmail.com
Site Internet : https://patesdelacote.fr
Compte Facebook : https://www.facebook.com/patesdelacote
Compte Instagram : https://www.instagram.com/patesdelacote/
Alors que les jours s’allongent et que la nature s’épanouit sous le doux soleil printanier, le mois de mai nous offre une abondance de délices frais et colorés à découvrir dans nos assiettes.
Des fraises juteuses aux asperges croquantes, en passant par la rhubarbe acidulée, il y a tant de saveurs à explorer.
Découvrez trois recettes de saison pour célébrer le mois de mai avec une explosion de goûts et de couleurs.
Mettons à l’honneur la fraise, ce fruit emblématique du printemps, dans une salade fraîche et délicieuse.
Accompagnée de roquette poivrée et de fromage de chèvre crémeux, cette salade est un véritable festival de saveurs et de couleurs.
Ingrédients :
Préparation :
Cette salade colorée et savoureuse est parfaite pour un repas léger ou pour être servie en entrée lors d’un dîner.

Les asperges sont à leur meilleur au printemps, et cette recette de risotto crémeux met en valeur leur saveur délicate et leur texture croquante.
Ingrédients :
Préparation :
Servez chaud, garni de quelques brins de ciboulette fraîche pour une touche de fraîcheur supplémentaire.

Facile à préparer, cette recette est délicieuse. Les fruits de saison du mois de mai comme les fraises, les cerises et les goyaves apportent une touche de fraîcheur, tandis que la sauce au yaourt miellée ajoute une note sucrée et crémeuse.
Ingrédients :
Préparation :
Pour créer d’autres recette de saison, découvrez les fruits et légumes du mois de mai.
Et n’oubliez pas de partager vos idées recette en commentaires !
La coloquinte, également connue sous le nom de citrullus colocynthis, est une plante fascinante à bien des égards.
Avec ses formes étranges et ses couleurs singulières, la coloquinte est une courge qui ne manque pas de susciter la curiosité.
Originaire d’Afrique et du Moyen-Orient, cette plante fait partie de la famille des cucurbitacées. Elle est donc une cousine du concombre, du melon ou encore de la pastèque.
Mais quels sont les types de coloquintes disponibles, et quelles sont leurs utilisations ? Ces courges sont-elles comestibles ?
Découvrez tous les petits secrets de la coloquinte !
La coloquinte est une plante ancienne utilisée à des fins médicinales et culinaires depuis des centaines d’années.
Elle est originaire des régions arides d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient et de l’Asie centrale.
Depuis des siècles, les populations locales ont utilisé ses fruits pour traiter divers maux, tels que les troubles gastro-intestinaux, les affections cutanées et même les problèmes oculaires.
Il existe deux principales variétés de coloquintes : la coloquinte vraie et la coloquinte ornementale.
Également appelée coloquinte officinale, cette variété est souvent utilisée à des fins médicinales dans certaines régions.
Elle se caractérise par des fruits toxiques de petite taille, vert marbré de jaune pâle, qui deviennent totalement jaunes une fois mûrs. Sa chair est non comestible et très amère, contenant des propriétés laxatives et anti-rhumatismales.
Sans une connaissance précise de la toxicité de la coloquinte vraie, et sans précautions, il ne faut pas en consommer.
La coloquinte donne durant tout l’été des fleurs jaunes de taille moyenne.
Cette variété, bien que présentant des caractéristiques similaires à la coloquinte vraie, se distingue par ses fruits aux formes et couleurs variées, souvent utilisés à des fins décoratives.
Les fruits de la coloquinte ornementale sont également non comestibles et toxiques, mais ils ajoutent, une fois complètement séchés puis cirés, une touche exotique à tout arrangement floral ou décoration d’automne.
La culture de la coloquinte ornementale est plus répandue dans nos jardins, tandis que la vraie coloquinte est davantage associée aux régions chaudes et sèches.
La coloquinte est toxique, il n’est donc pas possible d’en consommer.
Cependant, les graines de la coloquinte sont tout à fait comestibles. Leur petit goût de noix est d’ailleurs très apprécié dans de nombreux pays.
Les graines de coloquinte peuvent être grillées pour en faire une collation délicieuse et nutritive.
Voici les étapes pour les préparer :
Pour les conserver, rien de plus simple : un bocal hermétique sera parfait.
Vous souhaitez cultiver la coloquinte dans votre jardin ?
Voici quelques conseils pour que tout se passe au mieux avec cette courge particulière :
La coloquinte est une plante fascinante qui mérite une place dans les jardins.
Avec les bonnes précautions et un entretien approprié, vous pouvez profiter de la beauté et des utilisations de la coloquinte tout en évitant les risques liés à sa toxicité.
Connais-tu la châtaigne de terre ?
Ce petit tubercule dont le nom représente bien la saveur douce, à mi-chemin entre la châtaigne et la pomme de terre, mériterait plus d’attention qu’elle n’en a aujourd’hui.
Origines, bienfaits, cuisine et dégustation : on te dit tout sur ce petit trésor bien enterré !
De son nom latin Bunium bulbocastanum, la châtaigne de terre, appelée également noix de terre, est une plante de la famille des alliacées comme ses cousins, le fenouil, le céleri, la carotte, le persil ou la coriandre.
Originaire d’Europe et d’Afrique du Nord, elle fut longtemps présente un peu partout sur le territoire à l’état naturel, mais peu cultivée.
Connue depuis le XVIIe siècle, elle est en réalité bien plus ancienne que cela, car elle aurait été consommée dès l’âge de Bronze.
À l’époque, elle faisait en quelque sorte office de pomme de terre, qui n’avait pas encore été découverte.
Aujourd’hui, on la trouve encore un peu dans l’est de la France…
Et si on remettait la châtaigne de terre au goût du jour ?
Ce que l’on appelle châtaigne de terre, c’est le petit tubercule de 1 à 2 centimètres de diamètre qui se trouve à la base de la plante, sous terre.
On peut le consommer cru ou cuit, à la vapeur, à l’eau ou en mijoté.
On te donne quelques idées recettes un peu plus bas dans l’article !
Mais tu peux également utiliser ses jeunes pousses comme du persil, ainsi que ses graines moulues, en remplacement du cumin.
On l’appelle d’ailleurs communément « cumin noir ».
Une épice ultra-locale : encore une belle découverte dans le monde du locavorisme !

Ce petit tubercule présente plusieurs intérêts nutritionnels : il est nourrissant, riche en fibre et en vitamine E.
Il contient également des antioxydants et des minéraux tels que le magnésium, le fer et le potassium.
Raison de plus, s’il en fallait une, d’adopter la châtaigne de terre dans son alimentation !
Facile à retenir, c’est la même saison que la châtaigne que l’on connaît : l’automne.
On déterre les tubercules pendant la dormance de la plante. Mais avant cela, dans le courant de l’été, tu peux récolter ses feuilles et les ajouter à tes plats mijotés, tes soupes et tes salades.
Avec sa saveur toute douce, la châtaigne de terre réchauffe les cœurs et les papilles quand l’automne fait son retour.
Tu pourras l’associer aux autres produits de saison comme les courges, le potimarron, la butternut, avec une poêlée de champignons, dans un velouté de légumes et de pommes de terre.
Pour en préparer une purée, compte environ 1 heure de cuisson.
Tu peux également consommer la châtaigne de terre crue, en l’éminçant finalement et en la servant à l’apéritif, nappée d’une huile aromatisée par exemple.
Une bonne raison pour cultiver la châtaigne de terre : elle se fait rare sur les étals.
C’est pourtant une plante rustique, qui résiste aux fortes gelées.
En Bretagne, on l’installe dans un coin bien ensoleillé du jardin et du potager. Sème les graines au tout début du printemps et tu obtiendras une jolie floraison en ombelles dès l’été.
Pour récolter les tubercules, il te faudra attendre l’automne suivant.
Connaissais-tu la châtaigne de terre avant de lire cet article ? Y as-tu déjà goûté ? Raconte-nous dans les commentaires !
Ce n’est plus un secret, les produits de la ruche font des merveilles sur notre santé !
Leurs bienfaits sont incontestables.
Chez Mangeons Local, le sujet nous passionne depuis longtemps et fait l’objet de nombreux articles : miel, pollen, cire d’abeille, etc.
Dans cet article, on te parle des bienfaits de la propolis !
Ça t’intéresse d’en savoir plus ?
Propolis brune, verte, rouge ou blanche, on fait le point sur les différentes variétés et leurs vertus.
En lisant cet article, tu sauras tout sur ce petit trésor de la ruche !
La propolis brune est une résine que l’on retrouve sur certains bourgeons d’arbres comme le peuplier, le châtaignier ou encore le bouleau, le saule et les pins.
Il ne s’agit donc pas d’une substance produite par les abeilles, mais plutôt d’une sorte de mastic naturel que l’abeille récolte au printemps et à l’automne afin de protéger la ruche.
Au sein de la colonie, la propolis brune joue un rôle essentiel puisqu’elle permet à la fois d’étanchéifier les parois de la ruche, mais aussi de l’assainir et d’éloigner microbes et maladies.
Sa composition varie en fonction de l’arbre sur lequel elle est récoltée.
Cependant, on y retrouve majoritairement de la résine de bourgeons d’arbres, de la cire d’abeille à laquelle elle est mélangée ainsi que des huiles essentielles et du pollen.
Véritable antibiotique naturel, la propolis brune est réputée pour son action antibactérienne, antiseptique et purifiante.
Sa consommation permet d’améliorer les défenses de l’organisme et de soigner les maux de l’hiver (rhume, mal de gorge, nez qui coule). On la retrouve sous forme de spray, de gommes, de sirops, mais également dans la composition de certains dentifrices et bains de bouche, car elle favorise l’hygiène bucco-dentaire.

La propolis verte provient du baccharis dracunculifolia, un arbuste sauvage semblable au romarin qui pousse dans l’État de Minas Gerais au Brésil.
Tout comme la propolis brune, elle est récoltée par les abeilles sur le bourgeon du baccharis dracunculifolia, qui par sa forte concentration en chlorophylle, lui confère cette couleur verte.
Son rôle dans la ruche est semblable à celui de la propolis brune. Elle en cimente les parois dans le but de l’assainir et de la protéger des agressions extérieures.
La propolis verte contient des flavonoïdes, des huiles essentielles et un acide phénolique que l’on nomme l’Artépilline C qui s’avère très efficace pour renforcer les défenses naturelles.
Elle se distingue des autres en raison des propriétés du baccharis et de cet acide phénolique, reconnu pour ses vertus antioxydantes.
Excellent allié pour renforcer le système immunitaire, la propolis verte est aujourd’hui utilisée en complément de traitements médicamenteux lourds.
Objet de recherches scientifiques, elle semblerait jouer un rôle intéressant et efficace dans l’accompagnement de traitements comme la chimiothérapie et la radiothérapie.
Sa teneur en acide caféique et en Artépilline C aurait une action antimitotique qui permettrait de mobiliser le système immunitaire et de faciliter la destruction des cellules cancéreuses néfastes.

La propolis rouge est récupérée par les abeilles sur les palétuviers (Dalbergia Escastaphyllum) situés au nord-est du Brésil, le long des côtes et près des mangroves.
Récoltée dans des zones délaissées par les humains, la propolis rouge est certainement la plus pure de toutes.
Son rôle dans la ruche est similaire à celui de la propolis brune et verte. Les abeilles l’utilisent comme mastic, pour calfeutrer les entrées d’air, assainir la ruche et parfois même, enduire les cadavres des intrus pour bloquer leur putréfaction.
Savais-tu que les parois de la ruche sont couvertes de propolis ?
En fonction de la saison, les abeilles en augmentent ou en réduisent la quantité. Lorsque l’hiver approche, elles en ajoutent pour maintenir une température intérieure convenable.
La propolis rouge possède un pourcentage important d’isoflavones.
Phytoœstrogène, proche des hormones féminines, il permettrait de lutter contre les effets secondaires de la ménopause, tels que les bouffées de chaleur, l’ostéoporose et les sécheresses vaginales. Elle possède d’autre part des propriétés antivirales, antimicrobiennes, elle est hépatoprotectrice et stimulante immunitaire.

La propolis blanche est essentiellement issue des montagnes et des terroirs français ou européens.
Sa particularité réside dans le fait qu’elle est extraite à l’eau et ne possède donc pas d’alcool. Cela en fait un remède idéal pour les familles et les enfants.
Comme toutes les autres propolis, elle est utile en cas de rhume, toux, mal de gorge et autres maladies bactériennes.
Elle est également très efficace pour la cicatrisation. Sa composition, riche en antioxydants, flavonoïdes, oligo-éléments, vitamines et acides aminés en fait un allié pour les peaux souffrant d’acné, d’eczéma ou de psoriasis.
La propolis blanche est également efficace pour équilibrer le cuir chevelu. Sa teneur en flavonoïdes en fait un excellent régulateur de sébum. Grâce à ses vertus purifiantes et assainissantes, elle permet d’assainir et de purifier le cheveu et de le rendre plus fort.

Plus de doute possible, la propolis est un trésor de santé naturelle !
Antibactérienne, antivirale, anti-inflammatoire, antioxydante, soutien immunitaire, cicatrisante, la propolis est fascinante.
Maintenant que tu as exploré ses multiples bienfaits et son potentiel sur ta santé, tu souhaites peut-être en savoir davantage sur d’autres produits de la ruche !
Si tel est le cas, je t’invite à lire notre article sur le pollen d’abeilles dont les vertus sont également très intéressantes !
Si cet article t’a plu, n’hésite pas à le partager et nous faire part de tes commentaires et de ton expérience avec la propolis !
Pour célébrer le printemps et reprendre des forces après les longs mois d’hiver, rien de mieux qu’une cure de pollen d’abeille !
Dans cet article, on te dit tout sur ce super aliment de la ruche.
De ses bienfaits aux étapes pour bien choisir ton pollen, tu y trouveras toutes les informations essentielles pour réussir ta cure.
Tu es prêt ? Suis le guide !
Tout d’abord, on distingue deux sortes de pollen :
Le pollen d’abeille se compose des éléments suivants :
Il contient également de nombreuses vitamines, dont la A, C, D, E et majoritairement la B. Il renferme des polyphénols, qui neutralisent les radicaux libres responsables du vieillissement de nos cellules. Il concentre également une quantité de flavonoïdes et de caroténoïdes aux propriétés antioxydantes.
Les apiculteurs attendent généralement les premières miellées de mai pour récolter le pollen d’abeille. Cette période peut s’étendre de la fin du mois d’avril au mois de juin, en fonction de la région.
Pourquoi choisir cette période ?
Les abeilles hivernent !
Dès l’arrivée des beaux jours, elles sortent de la ruche et partent à la recherche de pollen pour reconstituer des réserves alimentaires.
Le pollen constitue une source puissante de nourriture qui est essentielle à la survie de l’essaim.
En effet, sa consommation stimule les glandes hypopharyngiennes de l’abeille qui lui permettent de produire la gelée royale, dont se nourrissent la reine et les larves.
En attendant le mois de mai, la colonie a ainsi le temps de reprendre des forces et surtout de se développer.
Pour récolter le pollen, les apiculteurs placent une trappe à pollen sur la ruche.
Celle-ci est composée de 3 éléments :
Le pollen est ensuite trié pour enlever les débris et les impuretés provenant de la ruche. Il peut être séché ou congelé, en fonction du mode de conservation choisi par l’apiculteur.

Il contient des substances immunostimulantes et des phytonutriments qui contribuent au renforcement des défenses immunitaires.
Grâce à ses vertus antibiotiques et antiseptiques, il est un véritable allié de l’hiver.
Les polyphénols, les flavonoïdes et les caroténoïdes contenus dans le pollen en font un puissant antioxydant.
Sa consommation régulière permet de lutter contre les radicaux libres qui abîment les cellules et qui sont responsables du vieillissement.
Grâce à la présence de ferments lactiques, le pollen contribue au maintien de la flore intestinale, il apporte de bonnes bactéries à notre microbiote.
Les lactobacilles et les bifidobactéries qu’il renferme permettent d’éliminer les agents pathogènes présents dans l’intestin.
Sa teneur en vitamines A, B, C, D, E, et en glucides aide l’organisme à garder la forme et à lutter contre la fatigue.
Il est efficace contre l’anémie, c’est par ailleurs un excellent complément alimentaire pour les personnes âgées et les végétariens.
Le pollen d’abeille est riche en protéines !
Elles constituent entre 25 % et 30 % de sa masse totale.
Si elles sont nécessaires aux abeilles pour développer leurs fonctions vitales et pour pérenniser la colonie, elles le sont également pour l’Homme.
À noter que sa teneur en protéines est variable d’un pollen à l’autre.
Le pollen est un fortifiant naturel, qui facilite le bien-être intestinal.
Il s’agit d’un complément alimentaire peu calorique. Cependant, il diminue la sensation de satiété et stimule l’appétit.
Sa consommation est souvent recommandée à la suite de maladies ou de troubles alimentaires.
La composition du pollen d’abeille dit « entomophile » est tout à fait différente du pollen volatil.
Pour faire simple, ce n’est pas parce que tu es allergique au pollen que tu dois proscrire ta consommation de pollen d’abeille.
Au contraire, son effet sur tes défenses immunitaires peut améliorer ton métabolisme et t’aider à lutter contre le rhume des foins.
Le pollen d’abeille se présente sous plusieurs formes : en pelotes, en poudre ou frais (cru).
Il existe plusieurs sortes de pollen, dont les propriétés sont différentes.
Pour profiter des bienfaits du pollen, il est recommandé de faire des cures (1 à 3 fois par an, lors des changements de saison).
Une cure de 4 à 6 semaines est idéale, par exemple avant l’arrivée de l’hiver et au début du printemps.
C’est un bon moyen de se préparer aux rudesses de l’hiver puis de faire le plein d’énergie.
Teste quelques jours pour voir comment réagit ton corps et si tout va bien, continue !
Quelques précautions sont à prendre en compte avant de démarrer une cure de pollen, car même à faibles doses, il peut causer des réactions.
Sa consommation chez les personnes ayant des allergies nécessite un avis médical. La dose journalière est généralement de 15 à 20 grammes.
Afin de t’assurer que tu n’as pas de réaction allergique, commence ta cure avec une toute petite dose de pollen et observe comment ton corps réagit.
De manière générale, tu peux te fier aux recommandations inscrites sur l’emballage.
Le pollen d’abeille frais a été congelé par l’apiculteur, immédiatement après sa récolte. Il conserve ainsi toutes ses propriétés.
Tu peux le garder au congélateur et prélever la quantité dont tu as besoin chaque jour.
Afin de bénéficier de son aspect crémeux, pense à sortir une portion avant l’heure du petit déjeuner, il sera plus moelleux !
Le pollen d’abeille sec a été chauffé après sa récolte à des températures oscillant entre 38 et 40 degrés Celsius.
Une partie de ses nutriments sont détruits.
C’est la différence majeure entre le pollen frais et le pollen sec.
Cependant, il se transporte plus facilement et peut se consommer aisément. Il se conserve très bien dans un endroit sec et à température ambiante.
Pour consommer le pollen d’abeille, rien de plus simple.
Privilégie plutôt une prise le matin, au moment du petit déjeuner.
Le pollen en poudre peut être dilué dans un peu d’eau, dans un jus, un smoothie, une infusion ou une compote.
Le pollen en grains et le pollen frais peuvent agrémenter une salade de fruits ou des céréales.
Prends juste soin de bien le mastiquer pour une meilleure absorption !

Tu es convaincu ? Tu souhaites commencer une cure de pollen avant l’arrivée du printemps ? N’hésite pas à regarder la liste des producteurs de miel, pollen et propolis présents en Bretagne !
Tu pourras ensuite nous raconter en commentaire quelle a été ton expérience.

Dans nos vies bien remplies, trouver de l’inspiration pour cuisiner de nouveaux plats peut parfois sembler un défi de taille.
Cependant, ce n’est pas parce que nos emplois du temps sont chargés que nos repas doivent être monotones.
Bien au contraire !
L’oca du Pérou, ce légume oublié et pourtant si délicieux, offre une belle opportunité de revisiter nos recettes familières avec une touche d’originalité.
Découvrez comment ce petit tubercule peut apporter une nouvelle dimension à vos repas du quotidien, en rendant la cuisine à la fois simple et extraordinaire.
L’oca du Pérou est un légume ancien souvent méconnu mais aux origines géographiques bien définies !
Cette petite plante vivace, ornée de fleurs jaunes, produit des tubercules bosselés aux nuances allant du jaune ocre au rose, selon les variétés.
Originaire des plateaux andins au Pérou où il est cultivé depuis toujours, l’oca a été introduit en Europe au 19e siècle, d’abord en Angleterre puis en France.
Saviez-vous d’ailleurs que l’oca péruvien a même été envisagé comme remplaçant potentiel de la pomme de terre, touchée par le mildiou, lors de la grande famine en Irlande en 1845 ?
Cependant cette option n’était pas assez productive. Pas facile de détrôner la pomme de terre !
La culture de l’oca du Pérou a aussi été délaissée en France dès le début du 20e siècle, laissant ce tubercule tomber progressivement dans l’oubli.
L’oca du Pérou est un tubercule qui offre une diversité de bienfaits pour la santé.
Sa richesse en nutriments, tels que la vitamine C, le fer et le calcium, contribue à renforcer le système immunitaire.
Ces éléments nutritifs sont essentiels pour le bon fonctionnement global de notre organisme.
Autre point positif, l’oca est riche en antioxydants.
Consommé régulièrement il contribue à la bonne santé de la peau.
L’oca péruvien contient beaucoup de fibres ce qui contribue de manière significative à la santé digestive.
Sans oublier que cet aliment est faible en calorie, ce qui est idéal pour conserver la ligne !
Alors, convaincu par ce tubercule ? Prêt à le servir à vos convives ?
Découvrez comment préparer l’oca du Pérou.

Le goût de l’oca rappelle celui de la pomme de terre, avec cependant une petite note acidulée proche de l’oseille.
Pour ce qui est de la préparation, on le cuisine comme la pomme de terre :
L’oca se consomme avec la peau ! C’est pour cela qu’il est important de bien brosser ce tubercule sous l’eau claire avant de le cuisiner.
Pour savoir s’il est bien cuit il suffit, comme pour les pommes de terre, d’y planter la pointe du couteau. S’il est tendre, il est cuit !
Redonnez un peu de peps à vos recettes du quotidien : remplacez la pomme de terre par l’oca péruvien.
Voici quelques idées pour vous aider à sauter le pas.
L’oca du Pérou vous permet de revisiter la traditionnelle poêlée de pommes de terre.
Pour cela, voici les étapes pour une poêlée d’oca du Pérou pour quatre personnes :
Cette préparation se marie très bien avec de la volaille et des haricots verts.
Essayez cette délicieuse recette de frites d’oca péruvien, parfaite pour ravir toute la famille et ajouter une nouvelle saveur à votre traditionnel poulet dominical !
Pour ajouter une touche de couleur à votre assiette, et de saveur à votre palais, vous pouvez faire un mélange de frites à base d’oca et de patates douces !
Pour une découverte tout en douceur de l’oca du Pérou, laissez-le remplacer la pomme de terre.
Préparez ainsi :

L’oca du Pérou offre une délicieuse opportunité d’explorer de nouvelles saveurs dans notre cuisine quotidienne.
Avec sa polyvalence et sa simplicité de préparation, il est facile d’intégrer ce tubercule dans nos recettes habituelles pour des plats encore plus savoureux !
Et vous, quelle recette pensez-vous tester ? Dites-nous tout en commentaire.
Je suis originaire de Picardie (Haut de France). J’ai débarqué en Bretagne avec ma petite famille en 2007 pour le travail, j’étais « le Ch’ti », et c’est resté.
En 2018, j’ai réalisé un bilan de compétence car j’avais du mal à me sentir à ma place au travail et un besoin de faire autre chose. Afin de recoller à ma passion de la cuisine, de la confiture, l’idée a petit à petit germé de me lancer à mon compte.
« Ch’ty Breizh » est né quelques mois après toutes ces réflexions : Un nom mêlant ma terre d’origine et ma terre de cœur, ainsi que le « Ty » pour le fait maison.
Aujourd’hui, je suis toujours salarié à 80%, et les autres 20% je les consacre à préparer des confitures et développer mon entreprise !
J’ai 2 catégories de produit :
Je travaille « à l’ancienne ».
C’est-à-dire que les cuissons sont réalisées en petites quantités dans un chaudron en cuivre.
Tout est fait chez moi à Briec dans ma cuisine !
Je fais tout moi-même : découpe, cuisson, refroidissement, mis en pot ou sachet, étiquetage, prise de commande, livraison et vente !
Je choisis des fruits et légumes (oui oui il y a des légumes dans certaines de mes confitures) en travaillant avec des producteurs locaux dès que possible.
Je travaille par exemple avec des producteurs d’Edern, Guengat, Saint-Yvi, Elliant…
L’objectif étant de n’avoir que du local ou presque (difficile encore pour la banane par ex !). Le reste vient de boutique circuits courts et de partenaires que j’ai pris le temps de bien sélectionner.
Pour les confitures, elles sont toutes de qualité EXTRA.
Pour avoir cette appellation, il faut qu’elles contiennent plus de 45 % de fruits, c’est le taux minimum pour cette appellation.
Chez moi, elles sont toutes entre 55 et 65 % en moyenne, ça peut monter encore plus haut. C’est essentiel pour moi de cuisiner en priorité des fruits et légumes et non du sucre !
Tous les ingrédients que je travaille sont 100% BIO, et les confitures sont certifiées. C’est un cap que je me suis fixé dès le début de mon activité, et cela me tient à cœur !
Mes valeurs sont de faire de bons produits en prenant soin de l’environnement et de la santé des gens.
Vous pouvez retrouver les produits sur quelques marchés hebdomadaires et marchés spéciaux sur lesquels je suis présent (autour de Briec, dans le 29), ainsi que dans plusieurs points de ventes dans le Finistère.
La liste des points est sur mon site.
Bien sûr !
Les projets consistent à continuer de développer mon réseau de producteurs, faire d’autres recettes et augmenter la disponibilité des produits dans d’autres points de vente.
J’ai aussi des rêves de créations de compotes, ou orangette.
L’avenir nous dira si ces projets sont envisageables.
C’est toujours un plaisir de rencontrer des producteurs, collègues de marchés et clients.
Ce qui me tient à cœur c’est de revenir à des valeurs humaines et de consommer de bons produits. Il faut que les consciences continuent de s’éveiller.
Les consommateurs doivent prendre conscience de la richesse que nous avons : de nombreux artisans, producteurs, etc.. font un travail passionnant et merveilleux. Et souvent, en Bretagne, à deux pas de chez eux !
L’acte d’achat est un pouvoir important.
Les consommateurs doivent utiliser ce pouvoir pour que les choses continuent de changer : Se tourner vers le bien manger et de bonnes pratiques environnementales sont et seront des valeurs cruciales pour l’avenir.
Merci à Mangeons Local pour votre contribution à mettre en avant ces belles valeurs et les gens qui les portent.
Aujourd’hui on va parler additif alimentaire !
Grâce à l’essor de la chimie depuis le XXème siècle, les additifs alimentaires ont envahi nos plats.
Jouant un rôle parfois très important pour la sécurité des aliments, leurs utilisations alimentent des débats passionnants sur l’impact qu’ils peuvent causer à notre santé.
On va donc te renseigner et essayer de démystifier le débat !
Les additifs sont des ingrédients ajoutés aux aliments afin d’améliorer la qualité du produit.
Cela peut être d’améliorer son goût, sa couleur, la texture, sa conservation etc.
D’après la réglementation INCO (Re 1169/2011), voici toutes les catégories d’additifs que tu peux retrouver, ainsi que leurs rôles :
| Catégories | Rôles |
| Acidifiant | Permet d’acidifier le produit. Le pH du produit est alors plus bas |
| Correcteur d’acidité | Permet de réguler l’acidité d’un produit, soit en augmentant ton pH ou en le diminuant |
| Antiagglomérant | Permet d’éviter l’agglomération du produit |
| Antimoussant | Permet d’éviter l’effet mousse dans un produit |
| Antioxydant | Permet d’éviter l’oxydation du produit. Cela permet d’augmenter la durée de vie d’un produit et freine les changements de couleurs |
| Agent de charge | Permet d’augmenter le volume du produit |
| Colorant | Permet d’améliorer la couleur du produit |
| Émulsifiant | Permet de mélanger deux substances non miscibles. Comme par exemple, l’eau et l’huile |
| Sels émulsifiants | Seulement utilisés dans les fromages. Permet une dispersion des protéines, afin d’avoir une répartition homogène des matières grasses et autres composants dans le fromage |
| Affermissant | Améliore la fermeté d’un produit |
| Exhausteur de goût | Permet d’accentuer le gout d’un produit |
| Agent de traitement de la farine | Améliore la qualité boulangère de la farine |
| Agent moussant | Permet de disperser un gaz plus facilement dans une solution liquide ou solide |
| Gélifiant | Permet d’améliorer la consistance d’un produit en le gélifiant |
| Agent d’enrobage | Permet d’ajouter en surface d’un produit une couche protectrice, ou un aspect brillant |
| Humectant | Permet de maintenir le produit humide, et facilite aussi la dispersion des poudres dans un liquide |
| Amidon modifié | Permet d’agir sur la texture d’un produit C’est le seul additif qui ne s’écrit pas comme les autres avec un E… |
| Conservateur | Permet de mieux conserver le produit, limite de développement microbio et augmente sa durée de vie |
| Gaz propulseur | Gaz injecté dans le contenant du produit, lui permettant une meilleure conservation. Cela permet d’allonger les durées de vie d’un produit |
| Poudre à lever | Permet d’augmenter le volume d’une pâte |
| Séquestrant | Permet de stabiliser et mieux conserver le produit. |
| Stabilisant | Permet de maintenir les caractéristiques physiques et chimiques d’un produit |
| Édulcorant | Permet d’augmenter le gout sucré d’un produit sans ajouter de molécules de sucres |
| Épaississant | Permet d’améliorer la texture d’un produit |
Oui oui, ça en fait des catégories !!
Et certaines peuvent avoir des utilisations et un but assez similaire.
À ce jour, il existe plus de 320 additifs autorisés et utilisés par le secteur alimentaire en Europe.
![Additifs alimentaires : sont-ils dangereux ? Comment les reconnaître ? [Liste] Additifs alimentaires : sont-ils dangereux ? Comment les reconnaître ? [Liste]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/additifs-etiquettes-1-932x1024.jpg)
![Additifs alimentaires : sont-ils dangereux ? Comment les reconnaître ? [Liste] Additifs alimentaires : sont-ils dangereux ? Comment les reconnaître ? [Liste]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/additifs-etiquettes-3-818x1024.jpg)
Pas besoin d’aller bien loin pour les reconnaître, il faut aller voir la liste d’ingrédients de ton produit.
Si tu n’as pas de liste d’ingrédient sur l’étiquette, cela signifie que tu as entre les mains un mono ingrédient : par exemple, 100% légumes, 100% poisson, 100% farine.
C’est aussi ce que l’on appelle les produits bruts !
Dans la liste d’ingrédient, il y a 2 manières d’écrire les additifs : En indiquant leur catégorie, puis Soit avec leurs vrais noms, soit avec leur code Exxx.
Par exemple : « Conservateur : Nitrite de sodium », peut aussi s’écrire, « Conservateur : E250 »
Voici, le classement des additifs selon leur Exxx. Cela permet assez rapidement de savoir à quelle catégorie tu as à faire :
| E100 à E180 | Colorants |
| E200 à E297 | Conservateurs |
| E300 à E480 | Antioxydants, émulsifiant, stabilisants, gélifiants et régulateurs d’acidité |
| E620 à E650 | Exhausteurs de goût |
| E900 etc… | Edulcorants et divers |
Nous habitons dans l’Union Européenne, c’est donc au niveau Européen que les décisions se prennent.
L’EFSA, L’autorité européenne de sécurité des aliments, est en charge de vérifier la non-dangerosité des additifs. C’est elle qui aussi qui détermine si l’additif a un intérêt technologique.
Lorsque ces 2 points sont vérifiés, la commission européenne autorise les additifs à être utilisé.
Il existe une liste positive d’additifs autorisés.
Si un additif n’est pas dans la liste, le secteur alimentaire n’a pas le droit de l’utiliser, même si celui-ci est utilisé par d’autres pays en dehors de l’UE !
Depuis l’autorisation des premiers additifs, les études scientifiques se sont multipliées et certaines sont contradictoires.
L’EFSA a d’ailleurs entrepris depuis 2009, une réévaluation systématique de tous les additifs, afin de prendre en considération toutes les avancés scientifiques liant les additifs alimentaires à notre santé.
Néanmoins, il ne faut pas oublier que derrière les additifs alimentaires, il y a tout un monde économique piloté par le lobbying de l’industrie Agroalimentaire.
Si certains additifs sont amenés à être retiré du marché, il pourrait y avoir :
Et tout cela pourrait entrainer des baisses de vente et de chiffres d’affaires pour les industriels.
Ceci explique les importants jeux de pouvoir entre le lobbying et les décideurs politiques.
![Additifs alimentaires : sont-ils dangereux ? Comment les reconnaître ? [Liste] Additifs alimentaires : sont-ils dangereux ? Comment les reconnaître ? [Liste]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/additifs-etiquettes-5-898x1024.jpg)
![Additifs alimentaires : sont-ils dangereux ? Comment les reconnaître ? [Liste] Additifs alimentaires : sont-ils dangereux ? Comment les reconnaître ? [Liste]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/additifs-etiquettes-6-688x1024.jpg)
Après tout ça, tu pourrais devenir un ayatollah des additifs, et ne te tourner que vers des produits bruts ! Mais sache que certains additifs sont aussi totalement inoffensifs.
(Ne pas oublier que de nombreux additifs sont utilisés pour augmenter la sécurité du consommateur et donc que tu ne tombes pas malade ! Depuis plus de 100ans, le nombre de décès dû à l’ingestion de produit alimentaire à drastiquement diminuer, et les additifs y sont pour quelque chose…)
Tu l’auras compris, les additifs ne sont pas que des amis, ou que des ennemis.
Il faut les détecter et les connaître, pour savoir si tu souhaites les ingérer… À toi de te faire ton propre cahier des charges !
Dans l’alimentaire, tout est une question de connaissance et de conscience !
Je n’ai pas débuté ma carrière dans les fromages !
Après des études environnementales et agricoles, j’ai travaillé 8 ans en tant qu’animatrice en Civam, dans la Sarthe.
Dans cette structure, j’ai accompagné les éleveurs qui souhaitaient développer la part d’herbes dans l’alimentation de leurs bêtes, plutôt que d’être dépendant du maïs et soja.
À force de côtoyer les éleveurs, j’ai, à mon tour, eu envie de m’installer avec un élevage de petits ruminants : chèvres ou brebis, et surtout de pouvoir transformer le lait à la ferme !
Après une expérience agricole de 8 ans en tant qu’associée en élevage de brebis laitières bio avec transformation à la ferme, un nouveau départ a été pris en 2020 avec la création de la fromagerie « La lyre fromage » dans laquelle je transforme et vente, du lait 100% local.
*Nb : La lyre a fromage est un outil que j’utilise dans la production de fromage, qui me sert à découper le caillé. Cet outil est aussi appelé « Tranche-caillé ».

Je fabrique uniquement du fromage à partir de lait de brebis, cru, bio et local.
On peut y trouver 4 grandes catégories :
Les durées de vie des fromages vont de 15 jours pour les pâtes fraîches à plus de 6 mois pour les tomes.

Oui, il est important pour moi d’avoir la maîtrise de ces informations !
La majeure partie vient de la ferme bio de mon ancien associé, située à 2 km de la fromagerie.
Le reste provient de 2 autres fermes proches géographiquement.
Les brebis sont des Lacaune : C’est cette même race de brebis qui est utilisée pour faire du Roquefort par exemple.
Elles sont élevées à l’herbe majoritairement, et sont complémentées en hivers. Les agneaux sont élevés sous la mère durant plus de 4 semaines, ce qui permet de bien stimuler la lactation.
Une brebis donne relativement peu de lait : 20 fois moins qu’une vache, 3 fois moins qu’une chèvre mais son lait est d’une qualité incroyable. Ses acides gras sont plus facilement assimilables par l’Homme que ceux du lait de vache.
Il est vraiment important de bien connaître les conditions d’élevage, car cela à une influence sur la fabrication du fromage : un lait de fin de lactation ne se travaille pas comme un lait de début de lactation par exemple.
Tous les fromages sont fabriqués dans les locaux de la Lyre à Fromages à Marpiré (35) : de la réception du lait, à l’affinage puis la vente.
Je transforme plus de 35000L/an, et j’espère pouvoir monter à 40000L l’année prochaine.
Je ne travaille qu’en production biologique.
C’était une évidence. Pour moi, il est naturel de respecter les ressources de la Terre : l’eau, le sol et l’air. C’est à l’Homme de s’adapter à son milieu et non l’inverse.
Travailler en BIO, ce n’est pas que respecter un cahier des charges, c’est aussi une éthique de vie dans laquelle on se retrouve entre paysans.
Quand je me suis installée, ce n’était pas forcément simple : une femme, jeune, dont les parents n’étaient pas agriculteurs… mais j’ai été très chaleureusement accueillie !

Ils sont tous AU LAIT CRU afin de préserver tous les bienfaits du lait pour notre organisme, car les molécules ne sont pas « cassées » par la cuisson.
Ils sont AU LAIT ENTIER : je n’enlève ni n’ajoute de matières grasses, contrairement aux industriels qui le font pour standardiser le produit. À la Lyre à Fromage, les saisons peuvent se lire à travers les fromages.
Ils sont fabriqués avec du LAIT LOCAL en direct de chez les producteurs et par une fromagère super sympa avec plus de 12 années d’expérience !
Principalement sur Rennes (Scarabée biocoop, fromageries fines, magasins de producteurs Brin d’Herbe…), Guichen, Vitré, Fougères…. et en ligne sur Panier des Prés.
J’y suis adhérente depuis plus de 10 ans, à travers mes différentes expériences professionnelles.
Non, mais si j’avais 4 bras, pourquoi pas 😉 !
J’aimerais pouvoir élargir ma gamme de fromage, en créant de nouvelle recette. Mais cela prend du temps…

Je souhaite que l’on retrouve une agronomie qui est du sens, afin de pérenniser l’avenir de nos enfants et de notre Planète.
Merci à Mangeons Local, de nous permettre de mettre en avant nos belles productions, nos valeurs et de participer aux développements des circuits courts et produits locaux.
Contact :
Les fêtes de fin d’années sont l’occasion idéale pour réunir la famille et les amis autour de plats succulents.
La Bretagne propose une multitude de produits locaux qui peuvent sublimer même les plus simples des recettes.
Pour célébrer la gastronomie bretonne à l’occasion de Noël et du Nouvel An, nous vous proposons 16 idées de produits locaux et savoureux de l’apéritif au digestif !
Les fêtes de fin d’années sont marquées par une profonde tradition culinaire, où la dinde trône en tant que plat emblématique de Noël.
Cependant, on constate que les préférences évoluent, avec de plus en plus de personnes cherchant des alternatives aux repas qui durent des heures, et des plats moins lourds.
Cette tendance s’explique par un désir croissant de célébrer ces moments privilégiés de manière plus légère et contemporaine, tout en mettant en valeur les saveurs authentiques de la région.
Et c’est tant mieux !…
De l’apéritif au digestif, nous avons des idées pour revisiter les recettes de Noël.
Pour changer des traditionnelles chips, optez pour des chips de blé noir. Vous (re)découvrirez le goût unique du sarrasin qui se rapproche légèrement de la noisette.
Si les chips de blé existent sur les marchés, vous pouvez décider de les faire vous-même.
Ce sera l’occasion de réveiller les papilles de tous vos convives en ajoutant des épices comme le curry, le cumin ou encore le paprika.
Avouez-le, c’est quand même chouette de pouvoir proposer des feuilletés en forme de sapin de Noël. C’est tout à fait dans le thème et cela ajoute une petite touche originale à la présentation de votre apéritif.
Le mélange épinards, noisette et parmesan est particulièrement savoureux, et devrait plaire aux petits comme aux grands.
Les feuilletés sapin de noël sont par ailleurs très simples et rapides à réaliser. Cela peut tout à fait tout être une activité à faire en famille.
Apportez une petite saveur iodée à votre apéritif de Noël avec les rillettes de langoustines.
Servez-les sur des toasts, du pain grillé ou des petites tranches de pain complet. Délice assuré !
On retrouve le plus souvent le confit d’oignon pour accompagner le foie gras.
Il peut cependant être une base pour des verrines originales et gourmandes, ou être tout simplement servi sur des toasts.
Le foie gras breton au chouchen est une recette savoureuse produite localement et de façon artisanale.
Le chouchen, qui est un alcool de miel, ajoute une petite note sucrée des plus agréables.
Choisir ce foie gras breton vous permettra de revisiter les recettes de foie gras classiques. Un régal pour les gourmets autour de la table !
La Bretagne est en tête de la production de truites, alors pourquoi ne pas en profiter ?
Servez quelques filets de truite fumée accompagnés d’huile de homard et régalez-vous !
Le petit plus ? La truite est moins calorique que le saumon, raison de plus pour craquer.
Pour faire honneur à la Bretagne, quoi de mieux que l’une de ses recettes les plus emblématiques ?
Le Kig ha farz est un plat composé de viande, de légumes, de far noir et de far blanc cuits dans des « sacs à far », sans oublier la fameuse sauce « lipig ».
Le kig ha farz est un plat vraiment convivial autour duquel chacun des convives se régalera.
Les Bretons apprécient beaucoup la bière, comme en témoignent les nombreuses petites brasseries artisanales de la région.
Alors pour les fêtes de fin d’année, revisitez le risotto en le préparant avec des légumes de saison et de la bière.
La recette du risotto à la bière est simple et originale, et devrait plaire aux amateurs de bière.
Le filet mignon est une viande que l’on retrouve souvent sur les tables à l’occasion des fêtes de fin d’année.
Accompagnez-le de légumes de saison et de potimarron rôti au miel. Cette note légèrement sucrée se marie très bien avec le filet mignon. Le tout accompagné d’un bon vin rouge, c’est la promesse d’un repas délicieux !
Les amateurs de produits de la mer auront les yeux qui brillent à la vue de ce plat 100% breton.
Choisissez des poissons de saison (oui, oui, il y a bien une saisonnalité pour les poissons !), et ajoutez-en un qui soit fumé pour apporter plus de goût. Le haddock est le plus apprécié à ce niveau-là.
La choucroute de la mer se déguste toute l’année, mais elle fera un bel effet au repas de Noël où on ne l’attend pas forcément.
Cette soupe de poisson et de légumes de saison est en Bretagne ce que la bouillabaisse est à Marseille.
S’il s’agit bien d’une soupe, la cotriade n’en est pas moins copieuse et savoureuse. À (re)découvrir absolument !
Le farz pitilig, ou farz buen, est une délicieuse recette de far à la poêle.
Pour cela, il suffit de préparer de la pâte à crêpe et de la cuire comme une omelette. À vous de choisir si vous préférez votre far épais ou fin.
Il se mange chaud, saupoudré selon vos envies : sucre, cacao, cannelle, etc.
Voici l’incontournable far breton cuit au four.
Vous pouvez le préparer nature ou avec des pruneaux, le faire flamber au Grand Marnier, le manger tiède ou froid, etc.
Cette recette s’adapte à vos envies et est toujours une réussite.

Quel repas festif ne finit pas avec un digestif ? Voici nos suggestions 100% bretonnes !
Le Lambig est un produit du terroir breton moins connu que le calvados, son homologue normand, mais tout aussi savoureux !
Vieilli en fûts de chêne, vous le trouverez sous l’appellation « fine de Bretagne ».
Le cidre de glace est un moelleux de cidre, fin et liquoreux. La saveur de pomme ressort parfaitement.
S’il est servi principalement comment digestif, le cidre de glace est également très apprécié avec du foie gras ou un dessert.
Ici pas d’alcool, mais une infusion de sarrasin torréfié. Pour un sobacha classique, laissez infuser pendant 5 à 10 minutes une cuillère à soupe de graines de sarrasin torréfié par tasse.
Si vous êtes gourmand, ou à la recherche de nouvelles saveurs, vous pouvez ajouter dans votre infusion un peu de sucre ou de miel.

Avec toutes ces idées, les fêtes de fin d’années s’annoncent savoureuses !
Et vous, quelles recettes bretonnes vous font envie ?
Encore un kouign ?
Oui, et celui-ci n’est ni un kouign-amann ni la kouign bigoudène dont on t’a déjà parlé sur le blog, même s’ils partagent leur origine géographique.
Cette spécialité bretonne te donne, une fois de plus, l’occasion de te régaler… Mais attention à ne pas louper le coche, car on ne le trouve pas toute l’année !
Tu le rencontreras peut-être sous le nom de pain doux ou « bara dous » en breton, kouign de Mahalon, miche beurrée ou kouign ened (gâteau de Carême).
Ce gâteau, à mi-chemin entre le pain et la brioche, trouve son origine entre le Pays bigouden et Douarnenez.
Les boulangers le préparaient juste avant le Carême, soit 40 jours avant Pâques, une période que l’on appelle ici « Les Gras », bien connus pour le célèbre carnaval qui a lieu chaque année à Douarnenez.
Une croûte bien dorée, une mie dense et moelleuse, légèrement sucrée mais pas trop… C’est un vrai régal au petit-déjeuner, au goûter ou à l’heure du brunch.
Ne le confonds pas non plus avec le « pain doux » créole : les deux n’ont pas grand-chose en commun.
Ce gâteau est une véritable Madeleine de Proust pour les Finistériens du sud-ouest ou les « expats » qui venaient passer les vacances d’hiver chez papy-mamie, à Lesconil ou au Guilvinec.
Autrefois, les familles préparaient leur gâteau à la maison et se rendaient chez le boulanger du village pour le cuire dans son four.
On y déposait alors un objet distinctif pour que chacun retrouve son kouign !
La tradition, c’est de manger le pain doux avec du chotten, une tête de cochon grillée.
Plus facile, tu peux acheter un beau morceau de lard rôti chez ton charcutier, ou alors zapper le cochon et déguster ta miche beurrée comme une brioche : nature, tartinée de beurre ou de confiture.
La plupart des boulangeries du Finistère, au-delà du Pays bigouden, proposent du pain doux durant tout le mois de février.
Face au succès de cette petite douceur, certains en fabriquent toute l’année… Mais personnellement, je trouve qu’il perd alors de son charme.
Comme pour tous les produits de saison, le plaisir réside dans le fait de patienter et de le retrouver chaque année !
Et puis, il y a plein d’autres spécialités bretonnes avec lesquelles se régaler en attendant…
C’est un gâteau qui se conserve très bien, et qui pourrait même s’exporter. Logiquement, tu dois le laisser « rassir » pendant 3 à 4 jours pour qu’il soit encore meilleur.
Certains boulangers respectent cette tradition et te vendront un pain doux de 3 jours.
Une fois acheté, garde-le à température ambiante, dans un torchon. Au moment de le déguster, tu peux passer tes tranches quelques minutes au grille-pain pour les réchauffer.
Sauras-tu attendre si longtemps avec un kouign des Gras maison ?… À toi de voir.
Il existe autant de recettes que de boulangers, ou même de familles. Certaines n’incluent pas de lait, d’autres ne sauraient y ajouter des raisins secs, et encore moins du rhum : sacrilège ! D’autres encore le parfument à la vanille ou à la fleur d’oranger.
La recette pour 3 pains (oui, le kouign des gras se prépare en quantité) :
Prévois un très grand saladier, car la pâte va tripler de volume !
La préparation :
C’est prêt ! Tu n’as plus qu’à patienter 3 jours… ou pas !
Bon appétit !
Copyright photo entête : Luc Valigny pour Pain & Kouign