Le terroir et la gastronomie bretonne sont extrêmement riches.
Pars à sa découverte !… 🌊🍽
Le terroir et la gastronomie bretonne sont extrêmement riches.
Pars à sa découverte !… 🌊🍽
Le cidre, le lambig ou le chouchen : tu as certainement déjà goûté l’une de ces boissons typiques de la Bretagne.
En revanche, connais-tu le pommeau de Bretagne ? Plus rare, mais non moins savoureux, ce produit du terroir breton ravira tes papilles.
Tu souhaites savoir comment le pommeau de Bretagne est fabriqué ? Quelles sont les recettes que tu peux réaliser avec cet alcool de pomme ? On te dit tout dans cet article !
Résultat du mélange de jus de pommes frais et d’alcool neutre, le pommeau est produit dans trois grandes régions en France :
Tous trois sont protégés par une Appellation d’Origine Contrôlée (AOC).
En Bretagne, la zone de production s’étend sur 366 communes du Finistère, des Côtes-d’Armor, du Morbihan, de l’Ille-et-Vilaine et de la Loire-Atlantique.
Le pommeau de Bretagne est composé de deux tiers de moût de pommes tout juste pressées (le jus frais) et d’un tiers d’eau-de-vie de cidre de Bretagne (Lambig de Bretagne aussi appelé « Fine Bretagne »).
Ce mélange immédiat après la pression des fruits empêche la fermentation de ces derniers.
En résulte une boisson spiritueuse plus douce, car les sucres présents dans le jus frais n’ont pas eu le temps de se transformer en alcool.
Le pommeau de Bretagne titre entre 16 et 18 degrés d’alcool.
La Bretagne, tout comme la Normandie, est une région historiquement agricole.
On ne retrouve pas, à proprement parler, de trace de la fabrication du pommeau sur les terres bretonnes. Toutefois, il est probable qu’il soit consommé dans les familles paysannes depuis des générations.
En 1935, un décret interdit la commercialisation d’alcools et d’apéritifs à base de cidre en France.
Après de longues années de démarches administratives, les producteurs de Normandie, de Bretagne et du Maine obtiennent la reconnaissance qu’ils demandent. Le pommeau est autorisé à la vente en 1981.
Quant au pommeau de Bretagne, il a officiellement été créé en 1986 par la Distillerie des Menhirs à Plomelin dans le sud Finistère. Il obtient l’appellation AOC en 1997.

Le pommeau de Bretagne est de type mistelle en raison du mutage effectué, avant la fermentation du moût de pommes, avec de l’eau-de-vie de cidre de Bretagne.
L’élaboration de cette boisson spiritueuse se déroule en trois étapes majeures :
Pour bénéficier de son Appellation d’Origine Contrôlée, les producteurs de pommeau de Bretagne sont tenus de remplir plusieurs critères dont les principaux sont :
Le pommeau de Bretagne vieillit généralement pendant 24 mois en fût de chêne Selon son âge, la boisson spiritueuse ambrée qui en ressort ne possède pas les mêmes saveurs.
Le pommeau breton gardé 24 mois en fût révèle un léger arôme de pomme et de cerise.
Plus le temps passé en tonneau est long, plus son goût est suave et ses arômes complexes. Sont décelées des saveurs comme l’amande, la noix, le caramel, la cannelle ou encore la réglisse.
Le pommeau de Bretagne se déguste toute l’année aussi bien en apéritif qu’introduit dans tes recettes favorites. Il s’apprécie bien frais, entre 8 et 10 °C.
Pendant la période estivale, le pommeau est délicieux dans un demi-melon, ou accompagnement de dés de comté à l’apéritif.
Tu veux surprendre tes convives en intégrant subtilement le pommeau dans tes recettes salées et sucrées ?
Le chef étoilé Sylvain Guillemot, de l’Auberge du Pont d’Acigné, te propose sa recette de rouget barbet, endives braisées au pommeau de Bretagne AOC.
Plus simple, mais tout aussi savoureuse, réalise une sauce onctueuse en mariant le pommeau avec du vin blanc, une échalote, de la crème, du beurre et de la maïzena. Elle rehausse à la perfection le goût d’une viande blanche.
Cette boisson spiritueuse accompagne également tes repas festifs en se mariant à la perfection avec le foie gras ou les huîtres.
Tu es plutôt un bec sucré ? Réalise des crêpes flambées au pommeau de Bretagne ou déguste-le avec une tarte fine aux pommes.
Pour un dessert ultra gourmand, accompagne un fondant au chocolat d’une crème anglaise au pommeau breton. Un véritable délice !

Le pommeau de Bretagne est le résultat du mélange du moût de pomme fraîchement pressé avec de l’eau-de-vie de cidre, aussi appelée « lambig de Bretagne » ou « fine de Bretagne ».
Pour ce qui est du cidre, il est obtenu avec à la fermentation du moût de pomme. Pendant cette étape, les sucres, présents dans le jus, se transforment en alcool.
La différence entre le cidre doux et le cidre brut réside justement dans ce taux d’alcool, qui sera plus élevé pour le brut (4,5 à 6,5° contre 3° pour le doux).
Le lambig et le calvados, quant à eux, sont des eaux-de-vie de cidre.
Leur processus de fabrication est sensiblement le même. Le lambig est préalablement distillé dans un alambic, puis conservé pendant plusieurs années dans un fût de chêne. Cette eau-de-vie, ayant généralement un titre alcoométrique à 40 % volumique, se déguste en fin de repas, pure ou accompagnée d’une liqueur fruitée.
Ce qui différencie le lambig de Bretagne et le calvados, c’est la région de leur élaboration. Le Lambig est breton tandis que le calvados est normand.
Ces deux boissons bénéficient d’une Appellation d’Origine Contrôlée (AOC), respectivement depuis 2015 et 1984.
Tu peux trouver du pommeau de Bretagne dans une épicerie fine ou un supermarché de la région.
On te recommande toutefois de te rendre directement chez un producteur local.
On en compte un peu moins de 20 en Bretagne. La moitié d’entre eux sont présents dans le Finistère.
En te déplaçant directement chez eux, tu pourras non seulement y trouver du pommeau de Bretagne, mais également du jus de pomme, du cidre et du lambig.

Tu souhaites mieux connaître les autres alcools de pomme ?
Commence par découvrir le processus de fabrication du cidre !
Nous utilisons souvent la farine de sarrasin (ou de blé noir) pour faire les traditionnelles galettes ou crêpes.
Aujourd’hui, je vous propose une recette de pancake avec cette farine en version sucrée ou en version salée.
Pour environ 15 petits pancakes salés et 15 petits pancakes sucrés :
L’aventure Breizhine s’agrandit !
L’année dernière nous vous parlions de Breizhine, cette entreprise de biscuits bios et bretons qui sèment, récoltent et produisent leurs petits gâteaux.
Vous avez peut-être déjà dévoré leurs biscuits salés ou sucrés ?
Vous allez adorer vous régaler dans leur nouveau restaurant – épicerie fine : L’impératrice !
Nous avons discuté avec Johana, chargée de communication chez L’impératrice pour parler de ce nouveau projet qui va titiller nos papilles.
L’impératrice c’est avant tout un concept : tous les produits de la Bretagne et des alentours dans un restaurant – crêperie et une épicerie fine ! Le tout, intimement lié au sarrasin, ingrédient clé de la biscuiterie Breizhine.
Pour Yves Philippe, créateur de la biscuiterie Breizhine, le restaurant L’impératrice était la suite logique de la biscuiterie. Il faut le dire qu’il y pensait déjà depuis longtemps. Et quand le local fut trouvé le projet est devenu réalité !
Ce lieu, installé à Plougastel-Daoulas, proposera à tous un voyage “ du champ à l’assiette “. Tout ce que vous aurez dans votre assiette, vous le retrouverez à l’épicerie fine du restaurant.

Ce nom est en rapport avec la proximité que le restaurant a avec le rocher de l’impératrice qui est bien connu à Brest, mais surtout à Plougastel-Daoulas.
L’impératrice sera un lieu 100% local et artisanal.
Au niveau déco, on sera dans un esprit « récup », on souhaite proposer un lieu unique, où rien ne se ressemble !
On y retrouvera un mélange de produits locaux et bio. C’est une notion très importante pour nous car nous essayons tous les jours de réduire le plus possible notre empreinte carbone.
Au niveau du restaurant, nous aurons des classiques, mais nous avons également décidé de laisser parler la créativité de nos chefs et d’avoir une carte qui change tous les mois.
De cette manière, nous pourrons nous adapter aux produits de saison.
Si nous souhaitons travailler en majorité la crêpe dans tous ses états, nous proposerons également des raviolis au sarrasin.
Notre but est de travailler avec les petits producteurs bretons pour les mettre en valeur.
Et c’est aussi pourquoi nous avons souhaité proposer une épicerie fine au sein même du restaurant, pour pouvoir y retrouver boissons, biscuits, aliments de saison et autre surprise du menu du restaurant.
Si la carte va changer tous les mois nous y retrouverons toujours des classiques, comme la crêpe complète ou la crêpe Suzette, mais nos chefs souhaitent également dévier de la crêpe, en proposant par exemple des raviolis au sarrasin ou des salades délicieuses idéales pour cet été.

Nous envisageons l’ouverture de L’Impératrice entre le vendredi 15 avril et le 1er mai.
Reste à définir plus précisément cette date. Pour cela il faut nous suivre !
Nous espérons vous voir à l’ouverture de L’Impératrice et vous faire découvrir notre univers !
Suivez-nous pour connaître la date de notre ouverture sur Facebook et Instagram
(Et pour patienter, retrouvez un aperçu des produits Breizhine sur leur site, leur Facebook et leur Instagram)
Lorsqu’elle débarque dans nos assiettes, la fraise de Plougastel se fait remarquer.
Sa couleur, d’un rouge profond, et sa délicieuse saveur sucrée nous rendent littéralement accro !
On cultive la fraise à Plougastel-Daoulas depuis des générations.
Tu veux connaître ses origines et depuis quand elle est cultivée en Bretagne ? Qu’est-ce qui rend ce fruit si particulier ? On t’explique tout dans cet article !
L’histoire de la fraise de Plougastel ne date pas d’hier.
C’est au XVIIIe siècle que ce petit fruit rouge, apprécié de tous, est importé en France. Nous sommes le 17 août 1714, tout juste un an avant la mort de Louis XIV, le célèbre « Roi-Soleil ». Le commerce maritime est alors florissant.
Amédée-François Frézier est un brillant officier de Sa Majesté, mais également explorateur et cartographe. Après avoir passé deux ans au Chili, il accoste à Marseille. Il tient entre ses mains cinq plants d’une espèce de fraisier inconnue en Europe : La Fragaria chiloensis dite Blanche du Chili. À l’époque, on ne connaît en France que la fraise des bois. Ce nouveau fruit est plus gros et d’un rouge blanchâtre.
Au fil des ans, quelques plants sont diffusés en Europe. Toutefois, ils donnent beaucoup de fleurs, mais peu de fruits.
Ce n’est qu’en 1739, lorsque Amédée-François Frézier est affecté à Brest, que l’histoire de la Blanche du Chili prend un véritable tournant.
La Fragaria chiloensis est croisée à la Fragaria virginiana (originaire de Virginie en Amérique du Nord). En résulte le fraisier cultivé que l’on connaît aujourd’hui sous différentes variétés, et dont les fruits sont rouges : le Fragaria ×ananassa.
Le microclimat de la presqu’île de Plougastel est idéal : Peu à peu, la culture de la fraise remplace celle du lin et du chanvre.
Aujourd’hui, la fraise de Plougastel est reconnue comme un véritable produit du terroir et fait la fierté des habitants de la commune. Chaque année, en juin, on célèbre le fruit comme il se doit avec la « fête de la fraise ».
Tu peux également, pour en savoir plus, te rendre au musée de la fraise, ouvert toute l’année.
Le Fragaria ×ananassa, ou fraisier cultivé, est désormais décliné en une multitude de variétés.
À Plougastel, les plants sont identiques à ceux cultivés dans d’autres régions de France et d’Europe.

Aujourd’hui, plusieurs variétés de fraises sont donc cultivées sur le sol breton.
Tu souhaites en découvrir quelques-unes ? Lis donc la suite !
La gariguette est la variété la plus produite à Plougastel.
Elle est apparue pour la première fois dans les années 1970 dans le Lot-et-Garonne. Précoce, elle est la première à s’installer sur nos étals (dès le mois d’avril). D’une forme fine et allongée, elle fait l’unanimité avec sa saveur sucrée.
Variété reconnue en 1998, la ciflorette présente une couleur rouge orangé.
Elle est juteuse, peu acide et peut être récoltée de mi-mai à mi-juin.
La magnum, très parfumée, est une fraise ronde de couleur rouge vif.
Elle se récolte de mai à juin.
La charlotte est sucrée et peu acide.
À la différence de la gariguette, de la ciflorette et de la magnum, cette variété est dite « remontante », c’est-à-dire qu’elle a la particularité de fleurir plusieurs fois la même année.
La période de récolte est donc plus étalée dans le temps : de mai à octobre.
Fraise acidulée et juteuse, la cirafine est facile à cultiver. De même que la charlotte, il s’agit d’un plan remontant.
On la récolte de mi-juin jusqu’aux premières gelées.

La fraise de Plougastel est fragile.
Qu’elle soit cultivée en pleine terre ou hors-sol, elle se récolte à la main. C’est un fruit saisonnier qui se conserve peu de temps.
La gariguette, star de Plougastel, se consomme sur une très courte période (d’avril à juin). Certaines variétés remontantes, comme la cirafine, permettent de prolonger le plaisir jusqu’au mois d’octobre.
La fraise de Plougastel est délicieuse, ce n’est pas nous qui te dirons le contraire ! Et elle se déguste sous toutes ses formes.
Petit tour d’horizon des meilleures façons de la savourer.
Euh, c’est une recette ça ?
Eh bien, sache qu’en Bretagne, la fraise se suffit à elle-même !
La gariguette, juteuse et délicieusement sucrée, s’apprécie à peine cueillie. Chez toi, évite de la mettre au réfrigérateur, son goût en serait altéré.
Tu es un gourmand invétéré ? Accompagne tes fraises de sucre ou de chantilly maison !
Pour profiter de la fraise tout au long de l’année, quoi de mieux que la confiture ?
Sur une bonne tranche de pain, elle est encore meilleure accompagnée de beurre salé.
Il est courant en France de réaliser des alcools de fruits.
La fraise ne fait pas exception et se déguste également en liqueur à l’apéritif, ou en guise de digestif.
Déguster un bon sorbet à la fraise de Plougastel sous le soleil breton : le rêve !
La fraise est exquise en pâtisserie.
On te donne ici quelques idées de recettes :
La presqu’île de Plougastel regorge de producteurs locaux… du coup, comme toujours, on te conseille le circuit court et l’achat en direct !
Notre conseil : privilégier les productions de pleine terre.
À ce jour, la fraise de Plougastel n’est pas un produit bénéficiant de l’IGP (Indication Géographique Protégée).
En 2017, un collectif de 32 producteurs se réunit dans le but d’obtenir cette reconnaissance juridique. Le secteur prétendant à l’IGP s’étend du pont de l’Iroise au nord, jusqu’à Hanvec au sud.
Des études ont été demandées pour prouver que le nombre d’heures d’ensoleillement et les températures y sont plus élevées. La qualité de la fraise de Plougastel serait ainsi liée à son origine géographique.
Début 2022, la procédure n’a pas encore abouti car le cahier des charges à remplir est lourd.

Les meilleures fraises se dégustent à Plougastel-Daoulas à partir du mois d’avril.
Le reste de l’année, on te conseille d’avoir toujours un pot de confiture chez toi.
Histoire de satisfaire ta gourmandise ! 😉
Pour changer du traditionnel croque monsieur jambon fromage, aujourd’hui, je vous propose une recette un peu plus originale : un croque monsieur à la tomme de vache, épinards et poitrine fumée.
Et pour ça, j’ai remplacé le pain de mie par du pain acheté chez mon boulanger.
Vous pouvez y varier les plaisirs : pain de campagne / pain aux céréales / pain de seigle pour y apporter plus de saveurs…
Et pour donner du caractère a ce croque, rien de mieux que du bon fromage acheté chez votre fromager.
Pour 4 personnes, soit 2 croques par personnes :
Pour la béchamel :
Tu croyais que le safran était une épice lointaine, qui parcourt nécessairement des milliers de kilomètres avant d’arriver dans ta paella ?
Pas forcément ! Car si le safran est à l’origine une épice méditerranéenne, il pousse aussi en Bretagne !
Tu veux tout savoir sur le safran breton ? Comment le cuisiner, comment le choisir : on te dit tout dans cet article. On te parle aussi de ses bienfaits pour la santé, et tu vas voir, la liste est incroyablement longue !…
Comme tu t’en doutes, le safran ne trouve pas ses premières origines en Bretagne.
Sa culture remonte à plus de 5000 ans, d’abord dans le bassin méditerranéen, notamment au Moyen-Orient, puis un peu partout dans le monde grâce aux marchands arabes.
Le safran vient d’une fleur bulbeuse, le « crocus sativus » à la magnifique couleur mauve.
De cette fleur, on extrait le pistil rouge vif, que l’on met à sécher (en plein air dans les pays chauds, dans un four sous les latitudes plus fraîches). C’est le séchage qui transforme le pistil en épice et lui donne cette saveur un peu amère et légèrement miellée.
Le safran était historiquement consommé pour ses très nombreuses vertus médicinales mais également utilisé comme teinture.
Le mot « safran » vient du perse « za’farân » qui signifie » jaune ». Aujourd’hui, c’est d’ailleurs l’Iran qui est le premier producteur mondial, suivi de près par l’Inde, le Maroc et l’Espagne.
Mais la bonne nouvelle, c’est qu’on trouve aussi du safran en Bretagne : idéal pour les locavores !
On se demande encore pourquoi le safran n’est pas remboursé par la sécurité sociale, tant ses bénéfices pour le corps et l’esprit sont nombreux.
Par le passé, on l’utilisait pour soigner toutes sortes de maladies, de la variole aux indigestions en passant par la toux ou la scarlatine.
Incroyable, n’est-ce pas ?
Si tu veux consommer du safran pour ses vertus thérapeutiques, tu peux le faire infuser à raison d’un gramme par litre d’eau, ou en ajouter quotidiennement au lait d’or, une délicieuse boisson santé : on te donne la recette dans notre article consacré au curcuma.
Attention ! Le safran à fortes doses peut avoir l’effet inverse de celui espéré. Consulte ton médecin, notamment en cas de grossesse ou d’affection particulière. On évite aussi de donner le safran sous cette concentration aux enfants.

Choisis ton safran de préférence biologique, en filaments plutôt qu’en poudre.
Et préfère, si possible, les producteurs locaux pour soutenir le circuit court et limiter l’impact environnemental du transport !
Le safran est l’épice la plus chère au monde.
Et ce, pour plusieurs raisons :
On comprend mieux pourquoi le safran porte le surnom d’ « or rouge » !
Ingrédient indispensable de la paella, le safran se marie avec tous les plats de riz, de légumes, dans une soupe, dans des recettes de viandes blanches ou de poisson…
Pour bénéficier de toutes les saveurs du safran, il faut le laisser infuser en avance dans le liquide que tu utiliseras dans ta recette : du bouillon, du lait, de l’huile, de la crème fraîche ou encore du beurre fondu.
Le safran se cuisine aussi en dessert ! On l’adore dans une crème brûlée, un riz au lait au safran, des biscuits ou sablés, ou encore à incorporer dans une salade de fruits.
Chez certains producteurs, tu trouveras aussi des produits dérivés du safran : moutarde, miel, vinaigre, sel au safran…
Attention ! Le safran est puissant : il est à utiliser en très petite quantité car sa saveur pourrait vite prendre le dessus et déséquilibrer ton plat : 1 à 2 pistils pour un plat pour 4 personnes, cela suffit largement !
Le crocus sativus est une fleur délicate et sa récolte a lieu dans une fenêtre de temps très courte. De plus, les pistils doivent sécher à une température comprise entre 35 et 50 degrés.
Cela dit, ce n’est pas impossible et tu auras au moins gagné la jolie couleur de ses pétales !
Si tu as réussis à faire pousser du safran chez toi, viens témoigner en commentaire !
Sais-tu que d’autres épices que l’on croit « exotiques » poussent aussi en Bretagne ? On te parle du gingembre et du curcuma sur le blog, deux épices qui, par ailleurs, se marient très bien avec le safran !
Le sel de Guérande est un condiment reconnu à travers le monde entier pour sa saveur si particulière.
Les marais salants de Guérande sont exploités par des paludiers expérimentés pour la récolte du sel depuis des millénaires.
Toutefois, le processus de formation de cet or blanc est long et complexe…
Tu souhaites en savoir plus ?
En lisant cet article, tu vas devenir incollable sur le sel de Guérande : c’est parti !
L’histoire du sel de Guérande ne date pas d’hier
Il y est en effet récolté depuis la Préhistoire.
Le système de stockage de l’eau actuellement utilisé pour récolter le sel a été mis en place au Xe siècle. À cette époque, les moines de l’abbaye de Landévennec, après avoir étudié les conditions météorologiques et les marées, dessinent le plan des salines.
Aujourd’hui, celui-ci demeure quasiment le même.
Guérande connaît une belle période de prospérité à partir du XVIe siècle grâce à l’essor du commerce maritime. Depuis deux siècles, la production a fortement chuté. En effet, les industriels se rabattent sur le sel de mine et le sel méditerranéen qui sont moins onéreux.
Malgré tout, le savoir-faire des paludiers est aujourd’hui mondialement reconnu. Le sel de Guérande s’invite aux tables des fins gourmets et autres chefs étoilés.
Le sel de Guérande se décline en trois catégories :
Qu’est-ce qui les différencie ? Je t’en dis plus ici.
La fleur de sel est présente à la surface des bassins de récolte.
D’un blanc immaculé, elle agrémente aussi bien les hors-d’œuvre, les plats et les desserts. Pense toujours à la saupoudrer en fin de cuisson.
Le gros sel est naturellement plus dense que la fleur de sel, présente à la surface.
Il se récolte au fond des bassins (les œillets).
À l’état naturel, il est gris en raison de son contact avec l’argile du fond des œillets.
Le sel marin moulu est du gros sel broyé.
C’est le sel le plus communément employé en cuisine.
Je suis sûre que tu meures d’envie de connaître le processus de formation du sel. Tu es prêt ? Je t’explique tout.
La récolte du sel de Guérande, que l’on prénomme également « l’or blanc », est possible après de longs mois de labeur.
Le paludier prépare le terrain et gère les niveaux d’eau dans les marais salants. Du savoir-faire et de l’expérience sont indispensables.
Tu souhaites savoir comment se forme le sel de Guérande ? Explications.
Vus du ciel, les marais salants de Guérande sont semblables à un véritable labyrinthe ! Pourtant, cet enchevêtrement de canaux et bassins respecte un processus que seul le plus expérimenté des paludiers peut connaître.
Mais alors, comment sont alimentés les bassins de récolte, communément appelés les œillets ?
Dans un premier temps, l’eau de mer pénètre dans le Traict du Croisic. Zone humide où sable et eau se mélangent, il s’étend sur plusieurs kilomètres à l’intérieur des terres. C’est ce Traict qui alimente les marais salants de Guérande.
Lors des marées à fort coefficient, l’eau de mer remonte le Traict et pénètre dans les canaux, appelés étiers, qui permettent l’accès aux marais salants.
Ensuite, grâce à un ingénieux système de trappe, le paludier gère l’apport en eau dans le marais. Avant d’accéder aux œillets, l’eau de mer chemine à travers plusieurs bassins :
Plus l’eau de mer avance, plus elle est concentrée en sel. Lorsqu’elle arrive dans les œillets, le sel y est présent à hauteur de 250 g/l ! Cette forte concentration permet la cristallisation du sel. La récolte peut commencer.
Le sel de Guérande est récolté à la main au printemps et en été lorsque les jours sont les plus longs.
Un bon ensoleillement et un vent d’est sec sont des conditions très appréciées des paludiers. En effet, ces éléments favorisent l’évaporation de l’eau et la formation des cristaux de sel.
La fleur de sel est ramassée à l’aide d’une lousse, outil permettant de récupérer les cristaux à la surface.
Pour la récolte du gros sel, le paludier utilise un las, un outil au manche extrêmement long. Ce las lui permet d’écumer le fond argileux de l’œillet pour y récupérer le gros sel. Il forme des tas aux abords du bassin et les laisse sécher toute une nuit. Le lendemain, il revient chercher le gros sel pour l’acheminer jusqu’à son lieu de stockage.

Le sel de Guérande est un sel marin.
En effet, l’eau présente dans les œillets est de l’eau de mer. Pour arriver jusqu’aux bassins de récolte, elle passe par toute une série de canaux et de bassins. Plus elle s’approche des œillets, plus sa salinité est élevée. C’est cette forte concentration en sel qui entraîne la cristallisation.
Le sel de Guérande est un sel naturel qui possède de nombreuses vertus nutritionnelles.
Aucun additif n’y est ajouté au contraire du sel raffiné. C’est un cocktail d’oligo-éléments et de sels minéraux (potassium, magnésium et calcium notamment).
Une consommation quotidienne et raisonnée du sel de Guérande est bonne pour ta santé.
Tu l’as vu plus haut : la fleur de sel, le gros sel et le sel de Guérande moulu ne sont pas utilisés de la même façon.
Pour acheter du sel de Guérande, tu peux te rendre directement dans les exploitations au cœur des marais salants.
Celles-ci sont principalement situées à Guérande et Batz-sur-Mer. Parmi les plus importantes, il est possible de citer les salines de Guérande, les Artisans du sel ou encore l’Atelier du sel… ou encore, le Sel du Marais Rond, qui est situé dans les marais salants du Mès.
La région est très touristique : sur place, tu n’auras aucun mal à dénicher l’or blanc.

En métropole, le sel est produit de deux manières différentes.
Le sel marin, tel qu’on le récolte à Guérande, se retrouve également dans d’autres régions au climat favorable à son exploitation. Côté Atlantique, on retient notamment les marais salants des îles de Noirmoutier, de Ré et d’Oléron. Sur le pourtour méditerranéen, les salins de l’Aude ou encore de Giraud produisent du sel marin.
Le sel minier provient de gisements souterrains. On extrait ici des couches de sel marin fossilisées. De nombreux sites sont aujourd’hui exploités dans la vallée du Rhône, mais également dans l’est de la France, en Alsace-Lorraine.
Tu ne t’es encore jamais aventuré dans les marais salants ? Des visites sont organisées tout au long de l’année : Randonnées au cœur des marais, découverte du métier de paludier ou encore pauses gourmandes sont au programme.
De quoi ravir autant tes mirettes que tes papilles ! 😉
Dans le Pays du roi Morvan, en plein cœur du centre Bretagne, se niche la jolie commune de Guémené-sur-Scorff.
Célèbre pour son andouille qui ravit les papilles depuis des générations, peu de personnes connaissent toutefois son histoire.
Tu souhaites tout connaître sur l’andouille de Guémené ?
Dans cet article, on t’emmène pour un tour d’horizon complet !
La saveur unique de l’andouille de Guémené résulte d’un savoir-faire ancestral.
C’est dans le Morbihan, plus précisément dans la commune de Guémené-sur-Scorff qu’on retrouve trace de cette tradition.
Plusieurs andouilles et notamment celle de Guémené apparaissent en effet dans l’Almanach du comestible en 1778.
Depuis des générations, la recette reste inchangée.
Sans le temps humide de la Bretagne, les Guémenois n’auraient jamais pensé utiliser ce procédé !
C’est pour la conserver plus longtemps que la méthode de fumage a été popularisée.
Mise à sécher dans les garde-mangers, l’andouille pouvait ainsi être conservée de nombreuses semaines. Elle constituait une part non négligeable de l’alimentation paysanne de l’époque.
Tu te demandes comment reconnaître la véritable andouille de Guémené ?
Car en effet, le terme même d’andouille de Guémené ne dispose pas d’appellation comme l’AOP ou l’IGP.
Il est donc possible pour n’importe quel industriel de la fabriquer. Voilà pourquoi tu peux tout à fait retrouver ce produit sur les étals de ton supermarché !
Si tu te rends à Guemené-sur-Scorff, tu ne pourras pas passer à côté de la Maison de l’Andouille !
La famille Rivalan-Quidu perpétue la tradition de la véritable andouille de Guémené avec une méthode de fabrication qu’elle garde inchangée depuis 1931.
En 2017, la Maison de l’Andouille obtient auprès du Code des Usages de la charcuterie une nouvelle dénomination pour ses produits : l’Andouille de Guémené Tradition.
La provenance et la qualité du produit y sont ainsi garanties.
Entre terre et mer, la gastronomie bretonne est riche et variée… et les charcuteries et viandes de porc y tiennent une place de choix.
Véritable fleuron du Pays du Roi Morvan en centre Bretagne, l’andouille de Guémené fait partie de la culture locale.
Et c’est bien sûr à Guémené-sur-Scorff que tu trouveras les meilleurs produits.
Nous avons précédemment cité la Maison de l’Andouille, installée depuis 1931. Tu peux également te rendre à la Maison Levesque. Ce charcutier et traiteur a fait de l’andouille de Guémené artisanale sa spécialité.

Deux ingrédients seulement sont nécessaires à la fabrication de l’andouille de Guémené Tradition : des chaudins de porcs bretons et du sel de Guérande.
Mais pour ceux qui ne le sauraient pas : qu’est-ce qu’un chaudin ? Il s’agit tout simplement du gros intestin du porc.
La fabrication est traditionnelle avec un travail entièrement manuel. Et cela résulte d’un savoir-faire ancestral dont voici les étapes :
L’andouille de Guémené se déguste autant froide que chaude, à l’apéritif ou pour un plat principal.
Tu en as l’eau à la bouche, n’est-ce pas ?
La véritable andouille de Guémené se conserve extrêmement bien, et ce grâce à son fumage.
Dans ton réfrigérateur ou dans une pièce aérée, tu peux également la conserver plusieurs semaines. Malgré tout, elle est tellement savoureuse qu’il sera difficile de la garder aussi longtemps 😉.

L’andouille de Guémené n’a pas le monopole, loin de là.
On dénombre en Bretagne et dans tout le pays de nombreuses sortes d’andouilles.
L’ingrédient de base, le chaudin de porc, reste toujours le même. Seuls le procédé ou les ingrédients complémentaires changent.
Tour des France des andouilles les plus renommées.
Originaire de la commune finistérienne du même nom, la recette de l’andouille de Baye a été créée par Philippe Daniélou.
Boucher-charcutier, il propose notamment une andouille dans laquelle est incorporée une tranche de lard.
En raison d’une trop forte activité, Philippe Daniélou stoppe la production de l’andouille de Baye en 2019.
La marque reste déposée mais des andouilles à la recette de Baye reprennent le flambeau.
Impossible de ne pas évoquer l’andouille de Vire, qui se retrouve souvent en compétition avec l’andouille de Guémené.
L’andouille de Vire se différencie sur plusieurs points de sa cousine bretonne :
Charcuterie vosgienne typique, l’andouille du Val d’Ajol est composée de chaudins, d’échine de porc, mais également d’épices et de vin blanc.
Marque déposée depuis 1984, la recette reste la même depuis des générations.
L’andouille de Cambrai n’est pas fumée.
Composée de chaudins et d’estomac de porc, elle est cuite à 90 degrés dans un bouillon parfumé à la sauge. Elle est facilement reconnaissable à sa couleur extérieure entre le jaune et le brun.
Contrairement aux autres andouilles, la spécialité de Jargeau est majoritairement composée de maigre de porc, mais également d’abats (chaudin, estomac).
Selon les recettes, on peut y ajouter des oignons, des échalotes ou du persil.
Comment aimes-tu la déguster ? Partage-nous ta recette favorite !
Il y a des produits iconiques de la gastronomie bretonne, comme les crêpes, la charcuterie, le blé noir, les fruits de mer, les poissons, le lambig, le gâteau breton, le chouchen, les algues comestibles, le cidre, le kig ha farz, le beurre (salé, hein !!), le gwell… et encore tant d’autres…
Mais il y en a un qui fait rêver les plus gourmands… j’ai nommé le caramel au beurre salé !
C’est un caramel mou qui existe en Bretagne depuis la première partie du 20ème siècle et qui a été popularisé dans la France entière, après la seconde guerre mondiale.
C’est vraiment LA friandise, LA gourmandise, pour ne pas dire LA lichouserie 100% bretonne.
Et aujourd’hui, je te livre la vraie recette…
Et maintenant… à toi de jouer. 😋
Voici une recette originale, idéale pour l’apéritif du réveillon de Noël !
Vous en avez marre des sempiternels mêmes canapés à réchauffer au four ? Voici la solution : une recette facile et rapide, délicieuse et de saison.
Qui dit mieux ? 😋
La coquille Saint-Jacques est un incontournable des repas d’hiver et particulièrement de fin d’année.
Logique, puisque la saison de pêche de la coquille est du 1er octobre au 15 mai !
Mais quelle recette réaliser avec la Saint-Jacques, autre que l’incontournable (et délicieuse) Coquille Saint Jacques à la Bretonne ?
Et bien en voici une, que je vous partage : la noix de saint-jacques à la crème de chorizo, sur son « canapé » de galette sarrasin.
Une recette 100% bretonne, idéale pour un apéritif dinatoire ou une entrée !… Miam.
J’adore Noël…
L’ambiance, les chansons, le vin chaud, les chocolats, les grandes tablées… et les petits biscuits, bien sûr !
Il existe sur Internet des dizaines et dizaines de recettes de petits biscuits, mais je vais vous livrer ici, très subjectivement, la meilleure de toutes ! 😜
En plus, elle est super simple à réaliser, nécessite peu d’ingrédients, est délicieuse… et superbe à présenter.
Il n’y a plus qu’à se régaler… et à vous souhaiter un joyeux noël !
On lui préfère souvent son cousin rose, tout petit et tout mignon.
Le radis noir, n’a, en effet, pas un physique facile. Long, tout noir, la peau rugueuse, il suscite assez peu les convoitises et fait partie de la catégorie des légumes oubliés.
Mais franchement… il ne mérite pas ça !
Car en plus de son goût frais et piquant, le radis noir est une véritable bombe d’énergie et de vertus pour la santé.
On te dit tout sur ce radis d’hiver : origines, bienfaits, comment le cuisiner… Je te garantis qu’après ça, le radis noir sera chaque semaine au menu chez toi.
On prend les paris ?…
Le radis noir serait la première espèce de radis cultivée et consommée par l’homme, dès l’Égypte Ancienne !
Il a d’abord conquis la Chine, puis les Grecs et les Romains l’ont rapidement adopté. En France, il faut attendre le 18e siècle pour voir le radis noir sur les tables.
Le radis noir étant un radis d’hiver, sa saison s’étale de septembre à janvier.
Et cela tombe plutôt bien car ses nombreuses vertus permettent de lutter efficacement contre les petits maux de l’hiver !
Le radis noir est tellement bon pour le corps qu’il est utilisé en phytothérapie, sous forme d’ampoules, en cures détox.
Mais nous, on le préfère dans notre assiette !
Il agit en effet directement sur le foie, le pancréas et la vésicule biliaire, en augmentant les sécrétions et en aidant à la digestion. Un peu ballonné de ta dernière raclette ? Croque quelques rondelles de radis noir au repas suivant et tout rentrera dans l’ordre !
Le radis noir est aussi une source d’antioxydants qui renforcent les défenses immunitaires. Il contient des isothiocyanates et des glucosinolates qui lui confèrent des vertus antibactériennes et antifongiques. Il est enfin très bon pour lutter contre le rhume et la sinusite.
Riche en potassium, calcium, vitamine C et vitamine B9, il contribue à diminuer le taux de cholestérol.
Avoue, ça donne envie d’en manger des tonnes pour rester en pleine forme, non ? Mais attention tout de même aux brûlures d’estomac si tu en abuses… Le radis, ça pique !
Cru, cuit, personnellement j’adore le radis noir sous toutes ses formes !
À cru, le radis noir fait ressortir son côté vivifiant et rafraîchissant.
J’aime beaucoup réaliser cette recette pour l’apéritif à Noël, c’est léger et ça laisse de la place pour la suite !
C’est prêt !
Et pour une version végé, je supprime le saumon que je remplace par des graines de sésame torréfiées (gomasio).
Bonne nouvelle : c’est facile et les sols bretons s’y prêtent parfaitement !
Tu peux commencer à semer entre mai et août.
Petite astuce si tu sèmes sous serre : limite les apports en eau si tu veux tes radis bien piquants, ou au contraire arrose copieusement pour des radis plus doux.

Sais-tu qu’il existe d’autres radis d’hiver ? Le radis rouge par exemple, ou le daïkon, un gros radis long et blanc, que personnellement j’aime sauté au wok avec une sauce soja et du gingembre.
Mais c’est bien le radis noir qui présente le plus de bienfaits pour la santé.
Alors, convaincu ?
Encore un légume oublié revenu en force depuis quelques années : le chou kale, avec ses feuilles vertes et frisées, a reconquis les étals des marchés et nos paniers de légumes.
Et tant mieux ! Car ce légume ancien a beaucoup de bienfaits à nous apporter.
Saison, origines, vertus pour la santé… On te dit tout dans cet article, et je te donne une recette imparable pour faire aimer le chou kale à tes enfants !
Comme la plupart des légumes oubliés, la consommation du chou kale remonte à très loin : on en consommait déjà chez les romains, puis au Moyen-Âge, où il était davantage utilisé comme nourriture pour les animaux.
Il a plus de succès en Europe du nord : encore aujourd’hui, il est très consommé aux Pays-Bas dans le boerenkool, un plat traditionnel.
Chez nous, le chou kale a fait son retour sur le devant de la scène avec l’avènement des régimes végétariens et plus globalement de la healthy food.
Le chou kale est un chou de la famille des brassicacées, frisé et non pommé.
Il existe sous plusieurs variétés avec des nuances de couleurs : vert, violet ou même noir.
Si comme moi tu as déjà eu une hésitation devant l’étal de ton maraîcher, sache qu’on prononce « kale » à l’anglaise, donc « kèl ».
C’est un nom vernaculaire qui désigne plusieurs variétés anciennes et rustiques de choux frisés, non pommés, et dont on peut récolter les feuilles au fur et à mesure de ses besoins.
Le chou kale est disponible d’octobre à mars : parfait pour rester en forme tout au long de l’hiver !

Le chou kale est placé dans la catégorie des « super aliments ».
En plus d’être peu calorique, il est riche en :
Autant de bonnes raisons de mettre le chou kale régulièrement au menu !
Observe bien ses feuilles, elles doivent être bien vertes et sans tâches. Les tiges quant à elles, doivent être croquantes.
Le chou kale se conserve au frais quelques jours, mais je te conseille de le consommer rapidement pour bénéficier de toutes ses vitamines. Tu peux aussi le blanchir quelques minutes et le garder au réfrigérateur dans une boîte hermétique.

Le chou kale se consomme cru ou cuit.
Cru, on se contente des feuilles, les tiges pouvant être dures et fibreuses. Tu peux les émincer finement en salade avec d’autres crudités.
Le chou kale est également une excellente base de jus vert. Associe-le à la pomme et au kiwi + un jus de citron et une pointe de gingembre. Le cocktail idéal pour rester en forme tout l’hiver !
Cuit, on prépare le chou kale en soupe, en embeurrée, braisé avec des pommes de terre, des carottes et de la saucisse fumée, ou encore farci dans un bon plat réconfortant d’hiver. Miam !
Tu peux aussi faire sauter tes feuilles de chou kale et les ajouter à des œufs brouillés.
Certes, tu n’éviteras pas la question « Pourquoi ils sont verts, les chips ? » mais cette recette est excellente en plus d’être facile à réaliser !

C’est tout à fait possible car la plante est très résistante au froid. Tu peux mixer les variétés, les plants apporteront de la couleur dans ton jardin au cœur de l’hiver !
Prévois de l’espace et un endroit suffisamment ensoleillé pour favoriser leur bonne croissance.
Et toi, tu apprécies le chou kale ? Tu as d’autres recettes à nous partager ?
Comment parler de manger local en Bretagne sans évoquer la farine de sarrasin ? Indissociable de la recette de la crêpe, elle est un des emblèmes de la région.
Mais savais-tu que le blé noir n’a pas toujours été breton ? En fait, le sarrasin est, à l’origine, une fleur qui nous vient d’Asie.
Blé noir ou sarrasin ? Origines, goût, bienfaits et modes de préparation, on te dit tout sur la petite graine noire !…
Le blé noir est une céréale qui… n’existe pas !
Car ce que l’on appelle farine de blé noir est en réalité du sarrasin.
Le « blé noir » n’est que le nom donné à la farine obtenue par le broyage du sarrasin, tout simplement à cause de sa couleur : pas noire en réalité, mais grise.
On parle donc bien du sarrasin, qui n’est donc pas une céréale, mais une fleur de la famille des polygonacées.
Et ce sont ses graines, noires et triangulaires, que l’on broie pour réaliser la farine.
![Blé Noir ou Sarrasin ? Quelle différence avec la farine de blé ? [GUIDE] Blé Noir ou Sarrasin ? Quelle différence avec la farine de blé ? [GUIDE]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/sarrasin-2-1024x984.jpg)
La farine de blé « blanche » est, quant à elle, une farine de blé froment. Et le froment, lui, est bien une céréale.
La farine de sarrasin a un goût bien plus prononcé, avec des arômes de noisette. Si elle fait globalement l’unanimité, sa saveur puissante peut déséquilibrer certains plats.
Dans ce cas, on la mélange avec une farine plus neutre comme la farine de blé, ou de riz pour des recettes gluten-free.
On pourrait croire que le sarrasin trouve ses origines dans l’ouest de la France.
Que nenni !
C’est dans le sud de la Chine, que l’on retrouve les plus anciennes traces de sarrasin, qui s’est ensuite répandu en Europe durant le Moyen-Âge.
Son défaut : le blé noir n’est pas panifiable. Et l’industrialisation passant par là, dans les années 60, les cultures de froment, d’orge et de maïs remplacent peu à peu les champs de sarrasin dans le paysage européen : c’est le déclin du sarrasin.
Mais depuis quelques décennies, le sarrasin revient sur le devant de la scène : régimes végétariens ou excluant le gluten, intérêt croissant pour le locavorisme et la qualité de nos assiettes de manière générale… Il faut dire que la farine de blé noir a plus d’un tour dans son sac !
Mange du sarrasin pour te sentir bien !
Le sarrasin possède de nombreuses vertus :
Oui !
La farine de sarrasin est naturellement dépourvue de gluten, ce qui en fait la meilleure alliée des personnes sensibles ou cœliaques.
Seule ou en mix avec d’autres farines (riz, petit épeautre, maïs, châtaigne…) elle remplace à merveille la farine de froment tout en apportant ses bienfaits pour la santé.
![Blé Noir ou Sarrasin ? Quelle différence avec la farine de blé ? [GUIDE] Blé Noir ou Sarrasin ? Quelle différence avec la farine de blé ? [GUIDE]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/farine-ble-noir-1-1024x680.jpg)
Le blé noir est, on le sait, l’ingrédient phare de recettes traditionnelles bretonnes comme les crêpes (ou galettes, selon où l’on se trouve !) et le fameux kig ha farz.
Mais au quotidien, tu peux intégrer la farine de blé noir dans de nombreuses recettes !
Elle se marie merveilleusement avec le poisson, émiettée en crumble par exemple, ou avec les légumes d’automne : potimarron, butternut…
En pâtisserie, tu peux l’utiliser pour réaliser un cake, des muffins, en intégrer dans ta recette de cookies ou de sablés. Blé noir + chocolat : le mariage qui fonctionne à coup sûr, tout comme l’association avec le caramel au beurre salé.
Tu envisages de réaliser ton pain à la maison ? On te dit tout sur les meilleures farines à choisir (spoiler : le blé noir en fait partie !).
En Bretagne, tu as l’embarras du choix !
Quoi qu’il en soit, on te conseillera toujours de préférer, si possible, une farine de sarrasin bio et locale.
En Bretagne, et si tu n’as pas la chance d’avoir un meunier près de chez toi, je te conseille le label Be Reizh qui valorise des produits à la fois biologiques et locaux selon un cahier des charges strict.
En Ille-et-Vilaine, par exemple, le Moulin de Quincampoix produit une farine de blé noir répondant à ces exigences. Meuniers de père en fils depuis 4 générations, la famille Noël a à cœur de proposer une farine de qualité et de valoriser le circuit court.
Et nous aussi ! 😉
Connais-tu le café d’orge ?
Si tu fais partie des accros au café mais que tu cherches à acheter plus local, à limiter ta consommation de caféine ou tout simplement à t’ouvrir à de nouvelles saveurs, je t’invite à découvrir ce produit 100 % made in Bzh.
Où acheter du café d’orge ? A-t-il le même goût que mon expresso ? Vais-je bénéficier de l’effet « coup de fouet »?
On te dit tout !
Le café d’orge, ce sont des grains d’orge maltés, puis torréfiés, que l’on déguste en infusion.
L’orge est une céréale qui pousse localement. On l’utilise, entre autres, dans la fabrication de la bière ou du whisky.
Mais rassure-toi, avec le café d’orge, aucun risque au contrôle biniou !
Le café d’orge est très connu en Italie (on dit « caffè d’orzo » en italien) ainsi qu’en Asie et en Europe de l’est. Si sa consommation est très ancienne, son expansion a réellement démarré pendant la seconde guerre mondiale, lorsque l’importation de produits comme le café était difficile.
En France, le café d’orge reste confidentiel… Mais un breton a décidé de le faire connaître dans les années 2010 et a créé l’Orgé, dans les Côtes d’Armor.
Côté saveur, on est proche du goût du café avec des notes de noisette, de caramel, de pain grillé… et cette légère amertume qu’on aime tant.

Le café d’orge ne contient pas de caféine.
Il est donc une excellente alternative au café décaféiné, il préserve la tension et surtout, ne perturbe pas le sommeil !
L’Orgé est énergisant sans être excitant. Comme le café, il aide à la concentration. En revanche, on n’y retrouve pas l’effet « boost » parfois recherché… mais pas toujours bénéfique.
Fini de te demander si un petit noir est bien raisonnable après 17 heures : l’Orgé, c’est toute la journée !
Le café d’orge peut être consommé par les femmes enceintes, à qui il est recommandé de limiter la consommation de café, et même par les enfants.
Mais il a d’autres propriétés intéressantes :
Tu t’y perds un peu ? Pas de panique, on te dit tout :
| Café | Thé | Matcha | Café d’orge | |
| Digestibilité | ☹️ | 😐 | 😐 | 😋 |
| Caféine / théine | 🥴 | 🥴 | 🥴 | 😶 |
| Local | ☹️ | ☹️ | ☹️ | 😋 |
| Femmes enceintes | ☹️ | 😐 | 😐 | 😋 |
| Enfants | ☹️ | ☹️ | ☹️ | 😋 |
Il n’y a pas photo !
Local, digestible, non excitant, adapté aux enfants et aux futures mamans… Le café d’orge a tout bon !
L’hiver, on apprécie le réconfort d’une boisson chaude, bien lové sous un plaid, alors que l’été est plus propice aux boissons fraîches et désaltérantes.
Bonne nouvelle : l’Orgé se déguste aussi bien chaud que froid !
On le prépare comme une infusion, dans une théière ou une boule à thé. On le laisse quelques minutes dans de l’eau chaude. Plus l’infusion est longue, plus on tend vers la couleur et du goût du café. Sinon, on est plus proche de la saveur d’un thé ou d’une tisane d’orge. À toi de choisir !
Pour en extraire toutes les saveurs, tu peux aussi le préparer dans une cafetière à piston.
Oui, et c’est excellent ! N’hésite pas à remplacer le café par de l’Orgé dans un tiramisu ou dans une crème dessert.
En Bretagne, près de Saint-Brieuc, Yoann Gouéry est le seul, à ce jour, à produire du café d’orge en France.
Il a déposé la marque Orgé en 2017. On le retrouve en infusion ou en « expresso » pour les machines à café, sur sa boutique en ligne « Graine de breton » ou dans certaines épiceries.
L’Orgé de Yoann est biologique et certifié Be Reizh.
Une petite pépite bio, locale et délicieuse : what else ?
Chez Graine de Breton, Yoann propose également :
Kofé et Sobacha sont deux produits locaux (les céréales poussent dans la région) et certifiés bio.
Alors, tenté par l’Orgé et les autres alternatives au café ? Si tu as déjà goûté, viens nous donner ton ressenti en commentaire ! Sinon, c’est le moment d’essayer !
Voici une recette de saison dont la saison est : toute l’année !
Et oui, c’est l’un des grands avantages de la noix : grâce à sa coque protectrice, le fruit sec se conserve parfaitement à température ambiante.
Si on souhaite faire ce cake avec des noix fraîches, tombées de l’arbre, alors ça sera en France de Septembre à Novembre, en fonction de l’année et de la région.
Quoi faire de ses noix ?
Le choix est vaste et n’a de limite que votre imagination : En salade ou tarte, sur un plateau de fromages de saison, concassées dans un plat de pâtes ou sur un risoto… ou encore en cake !
La recette de cake au noix (sucré !) ci-dessous a l’avantage d’avoir peu d’ingrédients, donc facile à réaliser, et se prête parfaitement à un goûter sous un plaid un jour froid de Novembre ou Décembre…
Bon appétit !…
Oui bien sur.
Afin d’avoir le moins d’impact écologique, nous ne pratiquons pas de stérilisation.
Ainsi nous privilégions :
Parlons de la pasteurisation : C’est un traitement thermique à des températures inférieures à 100°C, visant à détruire les enzymes et les micro-organismes dans leur forme végétative.
Nos transformations sont acides (pH<4.5), nous ne sommes pas obligés de les réfrigérer (on les entrepose juste dans une pièces fraiches) : encore une économie d’énergie !
Et maintenant de la lacto-fermentation : La lacto-fermentation est une méthode de conservation ancestrale utilisant les bactéries lactiques présentes naturellement dans les légumes.
Ces bactéries se développent en milieu salé et dénué d’oxygène. Elles se nourrissent des sucres des légumes et acidifient le milieu en produisant de l’acide lactique, ce qui permet la conservation des aliments. Ces aliments sont ainsi protégés sans cuisson et sans conservateur.
Les bienfaits :



Le choix est large…
Produits transformés frais :
Pasteurisation de légumes :
Gelées de citron :
Lactofermentation de légumes : (la transformation par excellence !)
En fabrication, les Vinaigres :


Pour un maximum de qualité et de fraicheur, et limiter notre impact environnemental, nous travaillons exclusivement avec des maraîchers pratiquant l’agriculture biologique, majoritairement situés autour de Mellionnec (sauf pour certains aromates, épices et agrumes que l’on ne trouve pas par chez nous) !
Les principaux maraîchers ou entreprises avec lesquels nous travaillons :
A terme, nous aimerions que ce soit nos produits qui rentrent dans la composition de nos transformations.
En effet, nous plantons selon les principes de permaculture. Nous arrivons à nous nourrir principalement de nos produits mais pas suffisamment pour les autres.


Alors mon entreprise est une microentreprise pour le moment.
Mon conjoint est l’initiateur de cette idée puisque c’est lui qui a crée le « Délice de citron » et qui m’a dit : « pourquoi tu ne crées pas une entreprise pour partager et vendre cette gelée? » .
J’ai aussi mes enfants, Nathan et Timothé qui m’aident surtout pour la dégustation !
Merci à vous.
N’hésitez pas à téléphoner (02 96 36 44 96), ou même venir nous voir (Hakadour, 22110 Mellionnec) !
Je te vois déjà faire la grimace derrière ton écran.
On ne va pas se mentir : on a tous des souvenirs d’enfance de salsifis cuits à l’eau, insipides, à la cantine.
En plus, la scorsonère n’est pas le légume le plus appétissant du potager, avec sa peau épaisse et rugueuse, couleur charbon.
Pourtant, ce légume racine que l’on appelle aussi salsifis noir mérite un peu plus de considération et d’amour : il se prête à plein de préparations différentes et a de nombreux bienfaits pour la santé.
Je te propose un défi : faire la paix avec la scorsonère et la redécouvrir ! Tu viendras nous en dire des nouvelles en commentaire !
La scorsonère fait partie des légumes anciens et, à tort, oubliés. Elle était déjà consommée par les Grecs et les Romains en tant que plante médicinale, notamment pour soigner les morsures de serpent.
C’est vers le 17e siècle que la scorsonère, de la famille des astéracées, a commencé à s’inviter sur les tables et dans les potagers domestiques, puisqu’elle était auparavant récoltée à l’état sauvage.
Ses origines géographiques sont incertaines, mais elle viendrait principalement d’Europe du sud.
Son surnom de « salsifis noir » lui vient tout simplement de sa forme et de sa couleur, le « vrai » salsifis ayant une peau de couleur blanche.
Leurs goûts sont assez proches, bien que la scorsonère ait une texture plus fine et moins filandreuse. D’ailleurs, c’est celle-ci que l’on retrouve plus fréquemment chez les maraîchers sous le nom de salsifis.
La scorsonère est un légume d’hiver, mais on peut en trouver dès la fin du mois d’octobre sur les étals.
D’ailleurs, on l’appelle aussi parfois « asperge d’hiver ».

Le goût de la scorsonère se situe à mi-chemin entre le panais et de l’artichaut. Certains lui prêtent une légère saveur d’huître.
La scorsonère est un véritable allié santé !
Peu calorique (après… tout dépend comment tu la cuisines. Spoiler : le gratin de scorsonères-béchamel, c’est pas hyper light), riche en fibres et en inuline, elle est l’alliée des intestins fragiles et facilite la digestion.
Elle est riche en potassium, en vitamines B et E. Sa consommation est recommandée en prévention des excès de cholestérol et pour réguler le diabète.
Alors, toujours envie de la bouder ? Lis la suite !
Bonne nouvelle : il y a plein de préparations possibles pour le salsifis noir !
On te recommande de choisir tes scorsonères pas trop grosses, car elles seraient plus fibreuses, mais pas trop fines non plus, sous peine de ne plus rester grand-chose après l’épluchage !
Après achat, conserve tes scorsonères dans un endroit frais et sombre et consomme-les rapidement.
Attention mesdames, on oublie la manucure… Car la scorsonère tâche les doigts lors de l’épluchage !
Une solution, pas miracle mais qui réduit les dégâts, est de laisser les scorsonères tremper dans un bain d’eau fraîche une demi-heure avant de les éplucher.
Attention, c’est un légume qui noircit très vite. Dès que les scorsonères sont épluchées et avant de les préparer, couvre-les d’eau citronnée pour les garder bien blanches.
La précuisson peut se faire à la vapeur, à l’eau ou dans un blanc : 1 cuillère à soupe de farine pour 1 litre d’eau, du sel et du jus de citron.
Cette méthode évite au légume de noircir à la cuisson.
Compte une vingtaine de minutes selon la taille de tes scorsonères : il faut qu’elles soient tendres mais pas trop cuites, sous peine de se transformer en purée.
Sache que la scorsonère s’associe très bien avec la truffe. Quelques lamelles de truffe déposées sur une poêlée de scorsonères au beurre salé : la touche chic pour un repas de fête !
Ah, je savais que je te ferais changer d’avis sur les scorsonères. Et maintenant, tu veux leur faire une place dans ton potager ?
Excellente idée ! La scorsonère offre de bons rendements, à condition de lui offrir une terre légère et une bonne exposition.
Bonus : tu pourras même déguster ses feuilles en salade !
La scorsonère se sème au printemps pour une récolte dès la fin de l’automne. En décalant tes semis, tu pourras en consommer jusqu’au printemps suivant !
Si c’est la première fois que tu entends parler du cardon, c’est tout à fait normal : ce chardon géant comestible fait partie des légumes oubliés qu’on peine parfois à trouver sur les étals.
Une des raisons est sa culture qui nécessite de l’espace et pas mal de manutention.
Pourtant, le cardon est un légume rapide à cuisiner, bourré de bienfaits sur la santé et surtout délicieux !
Pour preuve, il est traditionnellement au menu pour Noël dans certaines régions de France.
Origine, vertus, recettes : on te dit tout sur le cardon !
Le cardon est un chardon géant méditerranéen, proche de l’artichaut, en aspect comme en goût. Normal, ils sont cousins ! Même feuillage, même fleurs violettes.
Sauf que chez le cardon, ce sont les côtes qui se mangent (comme pour la blette) et pas la fleur.
Le cardon nous vient donc de tout le bassin méditerranéen. Il était déjà cultivé par les romains.
Sa culture est assez particulière : pour que les côtes restent blanches, tendres et ne prennent pas d’amertume, on « blanchit » le cardon quelques semaines avant la récolte. Le maraîcher va entourer chaque plant d’une gaine afin de limiter la photosynthèse.
Dans certaines exploitations, on cultive même le cardon dans l’obscurité, comme pour l’endive !

Le goût du cardon est assez proche de l’artichaut mais avec une pointe d’amertume en plus.
Côté texture, on retrouve la consistance de la blette, en plus fondant.
Le cardon est un légume d’automne et de début d’hiver.
En réalité, il doit être récolté avant les premiers gels.
On trouve donc du cardon plus tardivement dans les régions plus douces, comme la Bretagne littorale.
Le cardon contient 90 % d’eau (c’est pourquoi il est déconseillé de le congeler), c’est donc un excellent diurétique.
Peu calorique, il a un effet détox pour le foie, on ne se prive donc pas d’une petite cure avant les excès des fêtes !
Il contient de l’inuline qui contribue à la régulation du diabète. Il est enfin riche en potassium, calcium, fibres et en vitamine B9, très importante pour les futures mamans et le développement de leur bébé.
Après achat, conserve tes cardons au frais et à l’abri de la lumière.
Ensuite, pour le préparer tu dois enlever la peau fibreuse (comme pour la rhubarbe) et le tremper dans une eau froide citronnée pour éviter qu’il ne noircisse.
Il faut blanchir le cardon quelques minutes dans une eau bouillante avant de le cuisiner pour enlever encore de l’amertume.
Tu peux préparer tes cardons au jus de viande, sautés à la crème, avec ou sans d’autres légumes.
Le cardon a l’avantage de cuire rapidement et d’être très fondant en bouche.
Le gratin de cardon ou gratin de cardes est une spécialité de la région lyonnaise, tout comme le cardon à la moelle : deux plats de fête que l’on sert traditionnellement à Noël.
Les cardons se prêtent très bien à la préparation en bocaux. Tu pourras ainsi te régaler toute l’année !

C’est prêt !
Il est assez facile de faire pousser des cardons, mais il te faudra un peu d’espace.
En plus, avec leur joli feuillage et leurs belles fleurs violettes, ils embelliront ton potager.
Tu devras juste veiller à blanchir tes cardons, comme expliqué en début d’article, sous peine de les trouver immangeables car top amers.
Les huîtres sont une des grandes « spécialités iodées » de Bretagne, au même titre que les langoustines, les moules, les algues comestibles ou encore le poisson.
Dans cet article, on vous dit tout :
Mis à part les deux variétés d’huîtres consommées fréquemment en France, il en existe une bonne centaine dans la nature.
L’on retrouve donc, sur nos étalages deux espèces : la plate et la creuse.
L’huître plate (ostrea edulis)représente 10 % de la production du territoire ; l’huître creuse (crassostrea gigas), le reste de la production, soit 90 %.
![Huîtres : Saison, Types, Élevage, Calibres, Variétés... [GUIDE COMPLET] Huîtres : Saison, Types, Élevage, Calibres, Variétés... [GUIDE COMPLET]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/00Huîtres.jpg)
![Huîtres : Saison, Types, Élevage, Calibres, Variétés... [GUIDE COMPLET] Huîtres : Saison, Types, Élevage, Calibres, Variétés... [GUIDE COMPLET]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/huitres-creuses-906x1024.jpg)
Les petites huîtres s’appellent naissains. Ces juvéniles, provenant d’une reproduction naturelle ou d’une écloserie, seront élevés selon différentes techniques : en suspension, en surélevé et au sol.
Selon les régions, on pourra déguster différentes huîtres.
Parmi les plates, on trouve :
Chez les creuses, on dénombre :
Bien entendu, question goût, tout dépend de chacun.
Mais depuis des années, on reconnaît la qualité de certaines huîtres élevées en Atlantique ou en Manche… et pour ma part, je vous répondrai sans hésiter : la Bretonne, d’où qu’elle vienne de nos belles côtes !
Pendant que la Gillardeau ou la Pousse en claire proviennent de Charente-Maritime, la Plate sauvage rade de Brest, la Pied-de-cheval de Cancale, ou la Creuse fine de Paimpol sont attrapées ou élevées en Bretagne.
La Normandie n’est pas en reste, car on y produit l’Utah beach ou l’Isigny.
Mention spéciale à l’huître creuse de Paimpol cultivée autour de l’île de Saint Riom, qui est devenue médaille d’or au Concours général agricole 2020.
![Huîtres : Saison, Types, Élevage, Calibres, Variétés... [GUIDE COMPLET] Huîtres : Saison, Types, Élevage, Calibres, Variétés... [GUIDE COMPLET]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/20200319_095841-1024x768.jpg)
![Huîtres : Saison, Types, Élevage, Calibres, Variétés... [GUIDE COMPLET] Huîtres : Saison, Types, Élevage, Calibres, Variétés... [GUIDE COMPLET]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/huitres-vue-ciel-1024x1023.jpg)
L’huître diploïde reste l’originelle, la naturelle.
Elle se reproduit dans des conditions ordinaires d’habitat, de mai à août. Durant cette période, elle devient laiteuse, car chargée de gamètes (œufs). Les acheteurs ne l’apprécient pas ainsi.
Étant donné que beaucoup sont consommées lors du marché estival, on a conçu, en laboratoire, une huître appelée triploïde. Triploïde signifie que l’individu possède 3 stocks de 10 chromosomes au lieu de 2 ; l’huître naturelle détient 2 stocks de 10 chromosomes.
Elle est issue d’un croisement entre une huître diploïde femelle et une tétraploïde mâle. Cette dernière, à 4 stocks de chromosomes, est également engendrée en laboratoire.
Le produit de cette « union » sera ensuite élevé en mer.
Cette huître née dans une écloserie est aussi appelée, plus joliment, « quatre saisons ». Elle est donc stérile et jamais laiteuse.
Une huître née naturellement aura donc de fortes probabilités d’être laiteuse aux mois de mai, juin, juillet et août.
Ceci dit, certaines personnes les aiment comme ça, même si elles ont un goût différent. Elles sont pleines de glucides !
On reconnaît la semence de l’huître (parce que c’est de ça qu’il s’agit !) à l’aspect blanchâtre de la substance qu’elle sécrète. Cela ressemble à du lait.
La légende des « mois en R » veut qu’il est bon de manger des huîtres lorsque les mois ont un R (Septembre, Octobre, Novembre, Décembre, Janvier, Février, Mars, Avril) et de ne pas les manger lorsque les mois n’ont PAS de R (Mai, Juin, Juillet, Août).
Historiquement, on ne devait en effet pas en consommer de mai à août car c’était une période durant laquelle les coquillages supportaient mal le transport.
Aujourd’hui, les transports frigorifiques modernes ont rendu obsolète cette légende et on retrouve des huîtres toutes les saisons.
Cependant, si vous les aimez naturelles et ne les voulez pas laiteuse, évitez d’en consommer de Mai à Août.
![Huîtres : Saison, Types, Élevage, Calibres, Variétés... [GUIDE COMPLET] Huîtres : Saison, Types, Élevage, Calibres, Variétés... [GUIDE COMPLET]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/huitres-leon-1024x386.jpg)
Le calibre d’une huître creuse varie de 0, pour les plus grandes, à 5, pour les plus petites. Pour les plates, il s’étalera de 000 à 6, selon la même logique.
Cette règle est un accord professionnel.
En France, les consommateurs choisissent la plupart du temps les calibres 4, 3 et 2.
Tandis que les calibres les plus petits (5, 4) seraient servis en apéritif, les moyens peuvent être dégustés en plat de consistance.
Quant aux plus gros (2, 1), ils peuvent être cuisinés, farcis ou gratinés !
Bon à savoir tout de même : au plus le mollusque aura passé de temps en mer, au plus il aura capté les saveurs de son terroir !
On peut en acheter sur les marchés, en grande surface ou chez son poissonnier. Et évidemment, directement chez l’ostréiculteur !
Et toutes les questions associées, à savoir : Pourquoi jeter la première eau ? Quand les manger après ouverture ? Comment savoir si elles sont bonnes ?…
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La tarte Bourdaloue a été inventé à Paris en 1860 par un pâtissier dont l’échoppe était située Rue… Bourdaloue ! Tout simplement…
Cette pâtisserie, qui est un mélange d’amandes et de poires, est au fil des années devenue un classique de la saison automnale (voir les saisonnalités des différents fruits).
Voici notre recette (un délice !)…


La saison d’automne est toujours accompagnée par les potimarrons (enfin, si tu manges les fruits et légumes de saison, bien entendu)…
Ça n’est évidemment pas pour me déplaire, car il y a milles façons de cuisiner le potimarron : en soupe, en gâteau, en curry, en velouté, en jus pour Halloween… et évidemment rôti avec du miel.
C’est le sujet de cette recette !

Et voila ! Bon appétit… 😉
On a tendance à penser les légumes anciens peu goûteux et un peu has-been… Bref, pas vraiment sexy !
Pourtant, les légumes oubliés ont beaucoup à nous offrir sur le plan gustatif et nutritionnel.
Certains comme le chou kale reviennent même sur le devant de la scène et n’ont jamais été aussi tendance !
Autre avantage : ces variétés souvent rustiques sont faciles à cultiver et offrent de bons rendements.
Suis-moi, je t’emmène faire un tour de potager !
Oublié avec l’arrivée de la pomme de terre, le panais, cousin de la carotte, est revenu sur les tables vers les années 50.
Avec sa saveur douce et sucrée, ce légume se prête à toutes les préparations : en purée, en soupe, en poêlée ou à la vapeur. Personnellement, c’est rôti au four, avec de l’huile d’olive quelques épices, que je le préfère !
Blette, bette à cardes, côtes de blette… On trouve ce légume feuille sous de nombreux noms.
Pas bête la blette, car tu peux tout manger !
Ses feuilles se consomment crues ou cuites comme son cousin l’épinard. Les côtes quant à elles, sont à déguster cuites, en poêlée, en gratin, ou en soupe avec d’autres légumes.
![Top 15 des légumes anciens et oubliés [Liste + Conseils cuisine] Top 15 des légumes anciens et oubliés [Liste + Conseils cuisine]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/bette-carde-768x1024.jpg)
Moins esthétique que le mignon radis rose de printemps, le radis noir, qui pousse en hiver, n’en est pas moins délicieux !
En plus, c’est un excellent détoxifiant, parfait entre la raclette et la fondue.
Tu peux le préparer cru, émincé, l’intégrer dans une salade vitaminée, ou le cuisiner à la vapeur, poêlé ou dans une soupe de légumes.
En savoir plus sur le radis noir.
La scorsonère est plus communément appelée salsifis noir.
Si le salsifis souffre de sa réputation liée surtout à de mauvais souvenirs de cantine, il mérite qu’on lui donne une seconde chance.
On rapproche sa saveur de celle de l’huître, de l’artichaut ou encore du panais.
En savoir plus sur la scorsonère.
Ne te fie pas à son aspect peu engageant, le cerfeuil tubéreux est un délice en cuisine !
Tu peux le déguster cru, râpé, en vinaigrette, ou cuit préparé comme une pomme de terre.
Son petit plus : une saveur de châtaigne. Miam !
En savoir plus sur le cerfeuil tubéreux.
On aime le topinambour pour sa facilité à cultiver et son excellent rendement.
Peu calorique, riche en vitamines et en fibres, il est excellent sur tous les points…
En savoir plus sur le topinambour.
Voilà un légume oublié qu’on a bien fait de retrouver !
Le chou kale a fait son grand retour récemment, alors que sa consommation humaine avait été abandonnée au profit de l’alimentation animale.
On déguste le chou kale juste poêlé au beurre, cuit à la vapeur, dans une quiche, un gratin ou des œufs brouillés. Plus gourmand, tu peux préparer les feuilles de chou kale au four, façon chips !
En savoir plus sur le chou kale.
![Top 15 des légumes anciens et oubliés [Liste + Conseils cuisine] Top 15 des légumes anciens et oubliés [Liste + Conseils cuisine]](https://dev.mangeons-local.bzh/wp-content/uploads/chou-kale-1024x866.jpg)
Assez proche du navet en aspect et en goût, le rutabaga est un légume ancien qui se consomme cru ou cuit.
Rôti au miel, c’est tout simplement un délice ! Mais tu peux aussi l’intégrer dans un pot-au-feu ou encore une purée.
En savoir plus sur le rutabaga.
Le cresson est une plante herbacée qui fait partie de la famille des crucifères comme son cousin le chou.
On déguste le cresson comme un légume, en salade ou en soupe.
As-tu déjà récolté du cresson sauvage ? Sais-tu où le trouver ? On t’en parle dans notre Top 20 des plantes sauvages et fruits comestibles !
En savoir plus sur le cresson de fontaine.
Si on le trouve aussi sous le nom de « crosne du Japon », c’est à Crosne, en Essonne, que ce légume ancien a été cultivé la première fois en France.
Légume ? Pas exactement : le crosne est une plante herbacée dont on consomme les rhizomes.
Derrière son aspect peu engageant, se cache un délicieux goût à mi-chemin entre l’artichaut et la noisette.
Le cardon, c’est tout simplement un chardon géant (qui a perdu son « h » !), peu connu et pourtant facile à cultiver au potager. Ses tiges, ou cardes, se consomment cuites.
Dans certaines régions, le cardon est typique de plats traditionnels : on le prépare avec un os à moelle dans la région lyonnaise, et en gratin, au moment de Noël, dans l’Ain, le Dauphiné et en Savoie.
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Ancêtre de l’épinard, originaire d’Asie centrale, l’arroche est une herbacée annuelle aux feuilles pourpres.
On consomme celles-ci crues en salade quand elles sont jeunes, ou cuites comme des épinards.
Ce fruit aux nombreux bienfaits, ramené du Mexique par Christophe Colomb (d’où son nom!) est aussi connu sous le nom de chayotte.
Bonus : zéro gaspi pour la christophine, toutes les parties se mangent !
En savoir plus sur la christophine.
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S’il existe un légume ancien par excellence, c’est bien celui-ci, car le pourpier était déjà cultivé par les Égyptiens, il y a 4000 ans !
Depuis son retour sur les étals, le pourpier est surtout consommé en mesclun aux côtés de la roquette, du pissenlit ou encore de la chicorée.
En savoir plus sur le pourpier.
La poire de terre nous vient d’Amérique du sud mais s’acclimate très bien dans les sols locaux !
Cuite, on la consomme comme la pomme de terre. Mais à la différence de sa cousine, la poire de terre peut se manger crue, râpée en vinaigrette par exemple.
En savoir plus sur la poire de terre.
Alors, sur ces 15 légumes oubliés, combien en connais-tu et combien en as-tu déjà cuisiné ?
En parlant de légumes anciens, on peut aussi citer les nombreuses variétés de tomates anciennes : cœur de bœuf, green zebra, ananas, noire de Crimée… Non seulement on varie les plaisirs sous les papilles, mais également à l’œil, car les tomates anciennes nous offrent un panel incroyable de couleurs !
Quels autres variétés de légumes anciens aurais-tu envie de nous faire connaître ? Dis-nous tout dans les commentaires !